Par le trou de la serrure…

Partageons les lauriers

On m’a souvent demandé où je trouvais l’énergie et le temps pour faire classe et écrire avec enthousiasme.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Cette citation de Confucius répond parfaitement à ces interrogations.

Pourtant, je ne suis pas la seule. Les professeurs blogueurs qui ouvrent la porte virtuelle de leur classe ne sont pas les seuls à faire un travail de qualité. Nous voulons bien montrer un peu de notre quotidien, mais combien d’enseignants mériteraient les éloges que nous recevons via cette sphère virtuelle ? Bien plus que ce que nos détracteurs voudraient nous faire croire.

serrure

Dans mon école, il y a derrière chaque porte de classe d’inestimables trésors pédagogiques. Regardons par le trou de la serrure…

Du bout du couloir, je perçois une voix qui en impose mais néanmoins chaleureuse. C’est Adelle, notre directrice. Elle a l’art et la manière de mêler fermeté et bienveillance dans sa pratique tout en menant le navire de façon exceptionnelle. De grandes qualités qui forcent l’admiration.

Ambiance zen juste à côté. C’est la classe de Clarisse. Patience et épanouissement des élèves sont ses mots d’ordre. Elle a réussi à monter un projet « yoga » avec une classe bien chargée et des élèves pas toujours faciles.

Je continue quelques mètres plus loin et je passe devant la classe de Faby. Cette enseignante de CP chevronnée ne baisse jamais les bras devant la difficulté.  Chaque année elle accompagne une trentaine de futurs petits lecteurs hauts comme trois pommes avec la même volonté.

Et que dire de Margot ? Toujours dans de nouveaux projets innovants. Encore cette année, elle nous épate en intégrant un projet de recherche nationale en mathématiques. Toujours dans le souci de faire progresser ses élèves…

J’arrive au bout de ce long couloir. Derrière la dernière porte du rez-de-chaussée se trouve Annick. Annick, c’est 40 ans de carrière avec la même motivation et la même « niaque ».  Des générations d’élèves sont passées sous sa craie expérimentée. En espérant un jour pouvoir lui arriver à la cheville mais la route est encore longue.

Et à l’étage ?

Je me décide à monter l’escalier menant à l’étage.

J’y trouve Luce, Cléo et Sélena qui est là en début de semaine. De jeunes enseignantes pleines d’énergie et de bonne volonté. Pas toujours facile de débuter sans formation… Pourtant, elles ont toujours le sourire et la motivation malgré la pression que ce métier leur impose.

Quelques pas plus loin, j’entends la charismatique Carla et sa voix rocailleuse qui cache un cœur d’or. Avec son binôme Éléonore, elles forment un super duo au service des élèves. Toujours dans de chouettes projets citoyens qu’elles mènent avec rigueur.

Notre « voyage » s’achève bientôt. Je passe devant la classe de Cécile, une enseignante pétillante dont on peut jalouser la belle écriture rondelette au tableau. Toujours de bonne humeur, elle sait mettre un cadre rigoureux et bienveillant dans son cours-double.

Tiens ! Une classe toute en couleur. Je suis frappée par la mise en avant des talents artistiques des élèves. Ce n’est autre que la classe de Célia, une enseignante qui a beaucoup voyagé et qui a ramené dans ses valises une ouverture d’esprit qu’elle met au service de sa pédagogie. Elle remplace Coraline, notre collègue et amie devenue conseillère pédagogique. Et on peut dire qu’elle redonne ses lettres de noblesse à cette fonction tant elle l’exerce avec humilité et justesse.

Nous terminons avec Laure, toujours à l’écoute de ses élèves préados. Un modèle de patience et de douceur qui laisse admiratif.

Le temps est venu de quitter ce petit monde.

Il est de bon ton par les temps qui courent de médire sur notre profession. Mais en regardant par le trou de la serrure, je me dis qu’on peut encore garder la foi.

 

À mes chères collègues.

 

Une chronique de Céline P

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