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Flexibilité et emploi

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La notion de “flexibilité et emploi” fait partie du chapitre Travail et emploi au programme de Terminale ES. Philippe d’Arvisenet l’explique dans cette vidéo. Il est chef économiste de BNP PARIBAS, responsable des économistes des équipes Economies OCDE, Risque-Pays et Economie bancaire. Vous pouvez reprendre librement cette vidéo sur votre blog.

Les liens recommandés

Le programme officiel de Terminale ES
Etude de cas : Les nouvelles formes de travail et d’emploi sur Melchior.fr
Activité : les formes de flexibilité de l’emploi sur Brises.org

Le téléchargement

En mp3

Le transcript

Ce problème ne s’est pas toujours posé. Les rigidités dont on parle beaucoup aujourd’hui, qui sont le contraire de la flexibilité, nous avons très bien vécu avec au cours de ce que l’on appelle “les trente glorieuses”. Ce qui s’est passé plus récemment, c’est qu’il y a eu un certain nombre d’à-coups conjoncturels, notamment dans les années 1970, suite au fameux choc pétrolier, et ensuite également,nous avons vu des transformations technologiques rapides avec l’introduction de l’informatique et des télécommunications qui a suscité des besoins en qualification de main-d’œuvre très différents de ce que l’on avait auparavant. De la même manière, les structures de la demande ont beaucoup bougé, les économies se sont plus ouvertes et donc il a fallu faire passer de la main-d’oeuvre de certaines catégories de secteurs, d’entreprises, d’activités, vers d’autres.

Il est bien évident que, dans ces conditions, plus de souplesse était nécessaire puisqu’il devenait plus difficile de faire le même métier toute sa vie au même endroit et dans le même secteur. Et donc, ces rigidités qu’on associe souvent au contrat de travail normal à durée indéterminée ont commencé à poser problème avec toutes ces modifications globales qui ont touché toutes les grandes économies. Pour pallier les conséquences de ces rigidités, qui étaient à la fois la difficulté de transférer du travail d’un secteur vers l’autre, etc. mais qui jouaient également contre l’incitation à la création d’emplois sont apparues par la porte de derrière, et sont apparues ainsi de nouvelles formes de travail qui ont introduit de la flexibilité.

Ces nouvelles formes de travail, que l’on appelle parfois atypiques, sont-elles encore atypiques ? Je n’en sais rien, parce qu’on les utilise tout de même de manière importante, recours à l’intérim qui s’est développé, et également lu recours au contrat à durée déterminée. Bien entendu, on a eu l’introduction d’une flexibilité qui s’est concentrée sur une partie de la population de manière récurrente, c’est-à-dire que l’on va passer d’un contrat à durée déterminée à l’autre, alors que ceux qui bénéficient d’un contrat à durée indéterminée continuent à en bénéficier avec toujours le même effet pervers qui est la désincitation à l’embauche, compte tenu, notamment, des contraintes légales qui accompagnent ce type de contrat.


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