L’histoire de M. Charles GOTTLIEB, rescapé d’Auschwitz-Birkenau.
30 11 2011
Un rendez-vous à ne pas manquer : comme chaque année, les élèves de 3ème sont invités par leurs professeurs d’histoire à participer au Concours National de la Résistance et de la Déportation qui aura lieu en début de l’année 2112.
Dans le cadre de la préparatrtion et au moment où ils étudient la Sevconde guerre mondiale, ils ont assisté, le mercredi 23 novembre 2011 à la venue dans leur collège de M. Charles Gottlieb ;
voici le reportage d’un des élèves.
Sa jeunesse
Il est né à Nancy le 25 octobre 1925.
Vers 16 ans il fuit avec ses parents la Lorraine devant l’envahisseur : l’armée allemande. Il rejoignent l’Allier où il sont recueillis par des paysans: M et Mme BESSON.
Pour manger, il doivent en échange fournir de la main d’œuvre en travaillant.
La résistance
Voulant se battre contre l’ennemi allemand, Charles GOTTLIEB, rentre dans la résistance du maquis en forêt et cela grâce à une connaissance. C’est le début de son engagement, et c’est à Clermont Ferrand, qu’il se rendra pour découvrir une résistance très organisée avec des missions actives.
La France traverse une époque difficile, à cause du Maréchal PETAIN et de la collaboration de certains avec l’occupant Allemands.
La résistance est assez mal vue par la population, qui ne comprend pas son action : A cours d’argent, il doit voler les garde-manger, ils se font traiter de « terroristes ».
Lors d’une mission de nuit, les avions anglais larguent deux parachutes remplis d’armes, d’argent, et de vêtements. C’est ce jour là, qu‘équipé, les sabotages contre les Allemands peuvent commencer.
Au fil des jours, les Allemands qui sentent la résistance monter en puissance, leur mènent une lutte acharnée. Ils attaquèrent le camp de Clermont Ferrand par surprise, renseignés par de jeunes miliciens français. Après des heures de combat, beaucoup d’amis de M GOTTLIEB furent tués et le groupe de résistants du se séparer.
Ils rejoignent Roanne, ou M GOTTLIEB travaillera à l’Arsenal, sous de faux papiers. Dans cette usine de fabrique d’obus pour les Allemands, il y fait des sabotages notamment en mettant du sable dans les armes pour les rendre inutilisable.
Toujours engagé dans son action résistante, il arrive à Lyon en 1944, et intègre un groupe de jeunes résistants.
Par groupe de deux ou trois maxi, pour éviter de mettre en péril toute l’organisation, M GOTTLIEB participe avec son groupe à divers actes de sabotage pour la résistance Lyonnaise. C’est le 25 juillet 1944 à Lyon, lors d’une mission de libération de jeunes résistants, que sont groupe est arrêté et conduit à la gestapo de Lyon. Le lendemain il sera interrogé et torturé par M Klaus BARBIE. L’interrogatoire est sans pitié (supplice de la baignoire, pieds et poings liés).
Il sera prisonnier et en cellule, au fort Montluc.
La déportation
Le 11 août 1944, il sera transporté à la gare de Lyon, et un nombre important d’autres prisonniers, il sera convoyé en Pologne au camp de Birkenau.
M GOTTLIEB y découvre des milliers de déportés et l’horreur Nazis. Les Nazis, tries les déportés : les femmes, les enfants de moins de 17 ans et les personnes âgées sont emmenés directement aux chambres à gaz. Les autres dont il fait parti sont dépouillés et enfermés dans des baraques en bois pour travailler.
Tout le monde perd son identité, douchés et tondus, ainsi MGOTTLIEB devient un numéro le 193189 que les Nazis lui tatoueront sur le bras. Il en changera même pour un autre avec un deuxième tatouage le B9664. Affublés de ce immonde tatouage, ils seront aussi contraint de porter un costume rayé avec cousu dessus un morceau de tissu de couleur les classant par classe de prisonniers (ex. jaune pour les juifs, rouge pour les prisonniers politiques etc.).
Les femmes de Birkenau sont particulièrement mal traitées par les SS (baraques pourries, sans chauffage). Depuis ce camp, les hommes valident partent pour un autre camp de travail polonais, celui d’Auschwitz.
- GOTTLIEB se retrouve au Bloc 14 A, premier étage, il travaille dans les commandos de carrière de sable.
- MI.
Une « journée en enfer »
La journée commençait dès 4 heures du matin, par l’appel des prisonniers dans la cours, debout sans bouger avec des températures pouvant descendre jusqu’à -40°.
Les SS comptaient et recomptaient, cette attente dans le froid pouvait durée jusqu’à 4 heures. Les plus faibles étaient tués. A la fin du décompte, la journée de travail pouvait commencée.
Le chef SS, se servait des Kapos : prisonniers employés par les SS, pour faire régner un climat de peur et de dénonciation. Pendant le travail, ils tuent des prisonniers pour alléger les effectifs.
Les repas sont sommaires : une louche de soupe pour celui de midi.
Le soir, de retour du travail, l’appel recommence pendant des heures debout dans le froid. A la fin du comptage, de retour au bloc le repas est composé d’une ration de pain fait avec de la sciure de bois et de la farine. En pleine nuit, souvent, les prisonniers sont réveiller pour quelconque raison et rassemblé dehors pour sélectionner et tuer nombre d’entre eux.
M GOTTLIEB fut affecté à un nouveau groupe en charge de creuser des fosses avec leurs mains pour y enfouir des tuyaux de canalisation. Parfois, des prisonniers épuisés étaient sous ordre SS enterrés vivant dans ses trous que devaient reboucher les travailleurs prisonniers.
De nombreuses industries locales (mines de sel) utilisaient cette main d’œuvre gratuite.
En octobre 1944, la Croix Rouge inspecte le camp mais ne remarque rien.
En décembre 1944, M GOTTLIEB entend les coups de canons qui résonnent au loin. Ce sont les russes qui ont déclenché l’offensive.
Les allemands comprennent la situation et déplacent les déportés vers d’autres camps. A court de camion, le 17 et 18 janvier 1945 les nazis accompagnent les déportés à pieds sur des centaines de kilomètres. Les conditions sont inhumaines (sans nourriture, sans eau), et des centaines de prisonniers meurent d’épuisement sur les bords des routes en Tchécoslovaquie.
Ils sont de nouveau transférés en train vers l’Autriche pour le camp de Matthausen.
La libération
Le 7 mai 1945, les SS ne sont plus là, le camp est vide. Les américains sont là ! Ils découvrent le carnage. C’est la liberté pour les déportés survivants.
La vie ….
M GOTTLIEB est libre. Seul, il retrouve sa famille à Nancy en 1947. Il y rencontre Estelle née à Nancy comme lui et elle aussi une déportée à Auschwitz. Elle deviendra sa femme, ils auront deux enfants.
J’ai découvert l’histoire de M GOTTLIEB, le récit de sa vie est surprenant et captivant : entre aventure et terreur, c’est la vérité. Elle fait parfois peur.
Nathanaël PERRIN. 3°2 Collège de l’Archet. Nice.
Catégories : 1.Vie du collège










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