La norme ISO

26 02 2007

:roll: Norme ISO = sensibilité

Les surfaces sensibles, papiers – films sont caractérisés par un indice de sensibilité ou dits de rapidité. La norme universelle est la norme ISO qui remplace les normes ASA (American Standards Association) et DIN (Deutsche Industrie Norm).

ISO = International Standard Organisation

Rapidité indices ISO

Films lents ou peu sensibles: 25 – 50 – 64 -

Films normaux ou moyennement sensibles: 100 – 125 – 200 -

Films rapides ou très sensibles: 400 – 800-

Films très rapides ou ultra sensibles : 1600 – 3200 -

- Un film de 200 ISO est 2 fois + rapide qu’un film de 100 ISO, on gagne la valeur d’un diaphragme ou d’une vitesse

- Un film de 400 ISO est 4 fois + rapide qu’un film de 100 ISO, on gagne ici la valeur de deux diaphragmes ou de deux vitesses

- Un film de 800 ISO est 8 fois + rapide qu’un film de 100 ISO, on gagne ici la valeur de trois diaphragmes ou de trois vitesses

- Un film de 1600 ISO est 16 fois + rapide qu’un film de 100 ISO, on gagne ici la valeur de quatre diaphragmes ou de quatre vitesses

ISO

DIAPH

TEMPS DE POSE

100

f/8

1/60

200

f/11

1/60

400

f/16

1/60

800

f/22

1/60

1600

f/32

1/60

Ou bien

ISO

DIAPH

TEMPS DE POSE

100

f/8

1/60

200

f/8

1/125

400

f/8

1/250

800

f/8

1/500

1600

f/8

1/1000

:roll: Film lent, rapide, priorité au diaphragme ou priorité à la vitesse, que choisir ?

Il faut toujours s’interroger sur la destination de l’image et opérer un choix dès la prise de vue. Dans le cadre d’un reportage sportif, on choisit généralement :

Christelle François “Sangs Mêlés”- un film très sensible

- on affiche une priorité à la vitesse, ainsi on fait le choix d’immobiliser l’action, le mouvement en utilisant une vitesse rapide ou de travailler avec des vitesses plus lentes et introduire une notion de « flou maitrisé ».

- on est très mobile.



Les vitesses d’obturation

26 02 2007

:roll: Vitesse d’obturation = durée = temps de pose
On compare l’obturateur de l’appareil photo à la paupière de notre œil qui s’ouvre et se ferme pendant un certain temps.

Barillet des vitesses d’obturationLe temps d’obturation est géré par le barillet des vitesses placé sur les anciens reflex et par l’électronique sur la nouvelle génération d’appareils photos. Il permet le passage de la lumière et l’impression du film. Il est gradué en fonction de l’unité de temps, la progression géométrique commence à 1 s et la raison est ½

ECHELLE THEORIQUE
DES VITESSES D’OBTURATION

1s – ½ – ¼ – 1/8 – 1/15 – 1/30 – 1/60 – 1/125 – 1/250 – 1/500 – 1/1000 – 1/2000 – 1/4000

Au 1/15 de seconde, l’obturateur reste ouvert 2 fois plus longtemps que pendant le 1/30 de seconde. La lumière a 2 fois plus de temps pour impressionner le film. La surface sensible reçoit 2 fois plus de lumière.

Sur nos reflex figurent aussi une position B, il s’agit de la pose longue manuelle. Tant que vous maintenez la pression du doigt sur le déclencheur, l’obturateur reste ouvert et laisse passer la lumière.

:roll: Souvenons-nous… schématiquement :

Vitesse lente 1/30 de seconde

Les vitesses lentes produisent du flou sur l’image. On considère qu’une vitesse lente se situe aux environs du 1/30 de seconde et en dessous.

Vitesse rapide 1/125 de secondeLes vitesses rapides produisent du net sur l’image. On considère qu’une vitesse rapide se situe aux environs du 1/125 de seconde et au dessus.

Pour éviter les flous provoqués par le bougé en photographiant à main levée, il faut :

1. être bien stable sur ses pieds

2. retenir sa respiration au moment du déclenchement

3. adopter une vitesse d’obturation égale à la longueur de la focale utilisée.

Focale fixe

Vitesse préconisée

de sécurité

28 mm

1/30

50 mm

1/60

100 mm

1/125

200 mm

1/250



Diaphragme

16 02 2007

:roll: Le diaphragme, c’est quoi ?

Au centre, le diaphragme constitué de lamelles métalliques.Le diaphragme est une ouverture circulaire dont le diamètre est réglable ; c’est un système constitué de lamelles métalliques qui s’ouvrent et se ferment limitant ainsi la quantité de lumière que reçoit la surface sensible (le film, le papier ou le capteur d’un appareil numérique). On le compare à la pupille de notre œil qui se contracte sous l’influence de la lumière et se dilate dans la pénombre. Ce système est placé au centre de l’objectif, comme nous le voyons ici.

 

Les nombres indiqués ci-après sont le résultat d’une progression géométrique produite par la racine carrée de 2 : √2 =1,414. L’échelle théorique des diaphragmes commence au nombre 1. A Chaque ouverture correspond une certaine quantité de lumière.

Echelle théorique des diaphragmes f/

progression géométrique

Plus le chiffre est petit, plus le diaphragme est ouvert (f/1)

1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22 32 45 64 90 128 180 256 360 512

Plus le chiffre est grand, plus le diaphragme est fermé (512)

D’après cette échelle, lorsque l’on passe d’une valeur entière à celle qui la suit immédiatement, il y a deux fois moins de lumière qui pénètre dans l’appareil photo à travers l’optique.

 

Exemples :

  • une ouverture f/11 procure deux fois moins de lumière sur le film qu’une ouverture à f/8
  • inversement, une ouverture f/4 donne deux fois plus de lumière sur le film que f/5,6

f/2,8f/4f/5,6f/8f/11f/16f/22
:roll: Astuces

  • On peut vérifier le produit de la progression géométrique en faisant tout simplement le calcul suivant:

f/1 x 1,414 = 1,414 on arrondit à 1,4

f/1,4 x 1,414 = 1,9796 on arrondit à 2

f/2 x 1,414 = 2,828 on arrondit à 2,8

f/2,8 x 1,414 = 3,952 on arrondit à 4 etc…

  • Ou encore, si vous retenez les deux premiers chiffres de l’échelle théorique, c’est à dire:

f/1 et f/1,4

vous retrouverez facilement l’échelle complète des diaphragmes en appliquant la table de multiplication par 2 sur ces deux premiers chiffres…

1 x 2 = 2

1,4 x 2 = 2,8

les suivants sont leurs doubles suivis eux-mêmes par leurs doubles.
2 x 2 = 4
2,8 x 2 = 5,6
4 x 2 = 8
5,6 x 2 = 11,2 ici on arrondit à 11
8 x 2 = 16
11 x 2 = 22
16 x 2 = 32 etc…

:roll: Se souvenir, plus le diaphragme est fermé, plus l’ouverture réelle est petite, plus le chiffre est grand (f/32) et plus il faudra de temps pour impressionner une surface sensible à la lumière.

 



 » La camera obscura  » ou chambre noire

3 02 2007

Rayons lumineux sur Etretat :roll: La lumière avance. Le mot lumière vient du latin lumen. Nous savons que la lumière a une trajectoire rectiligne, du latin recta, signifiant en ligne droite.

Nous savons aussi qu’en Chine, un philosophe nommé Mo Ti (v.472 -v.391 av. J.-C), observait le phénomène des rayons lumineux et notait que l’image des objets produite par les rayons lumineux passant par un petit orifice était la représentation exacte mais inversée de ces mêmes objets.

Plus tard, le philosophe Aristote (384-322), observait les éclipses solaires dans une pièce sombre et se posait des questions sur la formation de l’image.

Rayons lumineux sur Etretat, ici, le soleil perce les nuages et dessine le parcours rectiligne de la lumière, on voit que la lumière avance.

 

:roll: Les siècles passèrent…
Au cours de la Renaissance, le phénomène de la camera obscura est décrit puis livré au monde de l’art en partie grâce à Léonard de Vinci (1452-1516).

Chambre noire, par KIRCHER, 17°siècle.

Lorsque des images d’objets illuminés pénètrent par un petit orifice dans une chambre très obscure, captez-les sur une feuille de papier blanc [...], ils auront diminué de grandeur et ils se présenteront dans une position inversée, à cause de l’intersection des rayons lumineux [...]

Léonard de Vinci

;) La chambre noire est donc un procédé optique qui permet d’obtenir la projection de la lumière sur une surface plane à l’opposé du petit orifice. L’image se forme car les rayons lumineux traversant le petit trou se croisent en leur intersection en suivant des lignes droites. l’image est inversée dans son axe horizontal et dans son axe vertical.

;) L’engouement de la chambre noire par les peintres fut total !

Table à dessiner

En plaçant un miroir à l’intérieur de la camera obscura, l’image formée par une lentille simple se reflétait et était renvoyée sur le dessus de la boîte, sur un écran plat; l’artiste n’avait plus qu’à recopier le dessin.

:roll: Rappel : la formation de l’image

ici l’image ne se forme pas

 

 

 

Ici, l’image ne se forme pas

 

 

formation de l’image

 

 

Ici, l’image se forme car on a fait un petit trou dans le mur. Les rayons lumineux traversent le trou, se croisent en continuant leur trajet en lignes droites jusqu’à la paroi opposée au trou. Dessins : Lucienne Deschamps

 

:roll: Tous les appareils photographiques fonctionnent sur le principe originel de la camera obscura.