Nelson Rodrigues : la fleur de l’obsession

13 10 2008

Nelson Rodrigues (Recife 1912 - Rio de Janeiro 1980)

À la nouvelle rentrée du blog, je veux élargir le sujet de mes articles. Si, premièrement, j’écrivais sur les poètes de Pernambouc, maintenant j’essayerai de parler des auteurs brésiliens que j’aime bien. Allons-y !

Il y a quelques semaines j’ai lu un recueil de chroniques de Nelson Rodrigues. C’est une lecture trop agréable, car l’écrivain mélange dans ses textes la mémoire passée avec les faits autour de son quotidien, toujours imprégnés d’une ironie acide. Connu comme réactionnaire, par sa position politique, Nelson s’affirme anticommuniste, en s’opposant aux idées de gauche qui se trouvent dans la société et, surtout, parmi les intellectuels de son temps. Mais ce n’est pas seulement ça, l’auteur remarque les personnages sociaux très singuliers, parfois, comiques : le canaille, la veuve, les personnes de la haute société, le communiste, le brésilien, etc. Quelqu’un peut dire que l’écrivain répète beaucoup les thèmes et les personnages dans ses chroniques. Bon, ce n’est pas complètement faux. Mais je pense que cela n’a aucune importance, parce qu’il n’aborde jamais un sujet ou une personne par le même aspect. L’écrivain était aussi dramaturge, romancier et nouvelliste. C’est important remarquer que Nelson est l’auteur de phrases et d’images géniales qui nous font réfléchir, rire et qui nous émeut :

« Dans notre siècle, le « grand homme » peut être, en même temps, une bonne bête. »

« Le mari ne doit pas être le dernier à le savoir. Le mari ne doit jamais savoir. »

« Le lit est un mobile métaphysique. »

Wilson, étudiant FLE, français 7




La ville de Paudalho et l’histoire de son nom

7 10 2008

La ville de Paudalho se trouve à 37 kilomètres de Recife (capitale de l’ État de Pernambuco). Elle est la porte d’entrée de la « Zona da Mata Norte », région où il y avait l’ancienne Forêt Atlantique.

Cet endroit a commencé à être peuplé en 1591 lorsque les franciscains ont formé un village indien qui s’appelait « Miritiba », variation du mot indien « Mbiri-tyba » qui selon Teodóro Sampaio (1855-1937), historien brésilien, veut dire jonchaie. La culture de la canne à sucre et avec elle l’installation des moulins à sucre, a commencé dans la région au début du XVIIe siècle. Le premier moulin à sucre à y être arrivé, a été celui du Mussurepe, vers 1630. En 1660, le moulin à sucre Aldeia a été construit et à la fin du siècle, il y en avait environ 58.

Le 8 janvier 1711, arriva le colon portugais Joaquim Domingos Telles et y établit un nouveau moulin à sucre qui s’appelait « Páo do Alho » (à la lettre: Bois de l’Ail. Le « bois de l’ail » – Gallesia integrifolia ou Gallesia gorazema – est un arbre originaire du Brésil et du Pérou. Ce moulin à sucre portait ce nom singulier parce que dans la région où il avait été installé, il y avait beaucoup d’arbres dont les feuilles avaient une odeur qui rappelait celle de l’ail.

À cause de la croissante production de canne à sucre, il s’est formé autour de ce moulin à sucre un petit village qui portait le même nom du moulin, Páo do Alho. En 1789, il était devenue une commune de la ville de Nazaré da Mata, étant connue comme Pau d’alho (Bois d’ail). Le 18 août 1811, grâce à une loi signée par João VI de Portugal, il a acquis le statut de village. La loi du 4 février 1879 a élevé le village à la condition de ville, nommée Ville du Saint Esprit. Le 3 août 1892, un décret lui a donné le nom qu’elle porte jusqu’à aujourd’hui: Paudalho.

Cette paisible ville est l’endroit idéal pour ceux qui veulent passer un très agréable week-end. Et pour ceux qui ont de la curiosité, il y a un parc, appelé Parc Beira Rio, où on peut sentir l’odeur du « bois d’ail ».

Adriano, étudiant-auditeur FLE




Le Cordel, c’est aussi de la littérature

7 10 2008

La Littérature de Cordel, c’est une manifestation très populaire à Pernambuco.Il s’agit d’une sorte de poésie composée en vers mesurés et publiée en petits feuillets qui sont colportés dans les marchés de plein air. Ce mot, Cordel, vient de corde, où étaient autrefois exposés les feuillets. Mais pour les poètes qui produisent cette littérature, sa signification est plus intéressante : c’est une manière de penser, de s’exprimer et de compter l’histoire du Nord-Est et de son peuple.

Cette manifestation traditionnelle a un peu plus de cent ans. À la longue, beaucoup de transformations sociales et culturelles sont venues s’y ajouter, mais les Cordelistas (des personnes qui écrivent le Cordel) ont seulement modernisés leurs compositions, après avoir énormément résisté. Aujourd’hui, les thèmes rapportés par la Littérature de Cordel sont beaucoup plus variés que pendant le XXe siècle. C’est encore possible de voir des feuillets parlant de sujets romanesques et héroïques, comme autrefois le faisait, Leandro Gomes de Barros, le plus important Cordelista Brésilien du XIXe siècle. Mais la demande de ceux qui parlent du gouvernement, de la situation sociale et de la politique du pays et de ceux qui protestent d’une façon générale est plus grande. Plus il y a des thèmes, plus on a de la poésie de Cordel ! Voici un petit exemple : O lobisomen e o Coronel !

Pour savoir plus sur cette littérature populaire actuelle, entrez en contact avec Vetor Cultura !

Edmilson Ferreira, étudiant FLE, français 7




Paulo Leminski

7 10 2008

Paulo Leminski est né à Curitiba le 24 août 1944. Au cours de sa vie, il a travaillé comme professeur de rédaction et d’histoire. Il était ceinture noire et aussi professeur de judo, directeur et rédacteur publicitaire, traducteur et par-dessus tout poète.

Ses premiers poèmes ont été publiés en 1964 dans le magazine Invenção, porte-parole de la poésie concrète de São Paulo. Bien qu’il ait écrit aussi en prose, la poésie est la meilleure de ses facettes. Poète d’une œuvre singulière et originale ayant reçu des influences de la musique, de la philosophie, de la culture orientale, et d’autres encore. Son œuvre et est pleine d’ironie et d’humour. C’est l’influence de la culture orientale qui a donné un grand nombre de haïcais, genre de poème japonais qui constitue la partie la plus connue de son œuvre.

Bohème dans le corps et poète dans l’âme, il a eu une vie rare. Il a même écrit à une amie qu’il laisserait les beuveries car il ne voulait pas mourir comme Fernando Pessoa. Par ironie ou par hasard, le brésilien est mort au même âge et de la même maladie que l’auteur portugais.

L’acide, le passionnant et génial Leminski nous a laissé son meilleur legs : sa poésie.

Fernanda, étudiante FLE, français 6




João Cabral de Melo Neto

7 10 2008

João Cabral de Melo Neto, né le 09 janvier 1920 et mort le 09 octobre 1999, est un grand poète brésilien.

L’essence de son activité poétique essaie de dévoiler les éléments concrets de la réalité, qui se présentent comme un défi pour l’intelligence du poète.

Toujours guidé par la logique et le raisonnement, ses poèmes évitent l’analyse et l’exposition du moi et se tournent vers l’univers des objets, des paysages, des faits sociaux, sans jamais recourir au sentimentalisme.

Par conséquent, le plaisir esthétique que sa poésie pourrait causer découle d’une lecture rationnelle et analytique plutôt que de l’implication émotionnelle avec le texte.

Ses descriptions acquièrent une valeur symbolique dénonçant la critique sociale que le poète veut mettre en place.

Marcus Tulius, étudiant FLE, français 6




Un Grand Écrivain Brésilien : Osman Lins

7 10 2008

Osman Lins, grand écrivain brésilien et contemporain, est né le cinq juillet 1924 à Vitória de Santo Antão – une ville à cinquante kilomètres de Recife, la capitale de son État, au nord-est du Brésil. Il est mort en 1978 et a été essayiste, romancier, dramaturge et théoricien littéraire. Par ailleurs, il a reçu quelques prix littéraires à niveau national. Bien que brésilien, son oeuvre n’est pas très connue par ses compatriotes. En revanche, il est connu dans le continent européen, surtout en Allemagne, où il est considéré un des meilleurs écrivains latino-américains de son époque, à côté de Julio Cortázar (Argentine) et Guimarães Rosa (Brésil).

Quelques critiques littéraires, comme Lourival Holanda (professeur de littérature à l’Université Fédérale de Pernambuco – UFPE), signalent deux oeuvres comme étant les plus importantes dans la production d’Osman : Nove, novena (1966), contes, et Avalovara (1973), roman. La première est le sommet de la phase la plus experimentale de sa carrière d’écrivain et a été traduite en français avec le titre « Retable de Sainte Joana Carolina » (1971). La deuxième, son chef-d’œuvre, a eu une grande répercussion au Brésil et est resté pendant quarante semaines au top de la liste des dix livres de fiction les plus vendus dans la revue brésilienne « Veja ».

Il paraît qu’un jour, l’écrivain Julio Cortázar aurait dit : « Si j’avais écrit Avalovara j’aurais pu ne pas écrire pendant dix ans ».

Enfin, l’écriture d’Osman Lins est vraiment ravissante et tout cet enchantement est dû aux grandes innovations esthétiques de cet artiste : la connexion de la littérature avec la musique, par exemple, à travers un rythme qui mélange la prose et la poésie, et celle de la littérature avec la peinture, car il utilise dans son art d’écrire quelques techniques qui créent des images plastiques comme dans les tableaux. Une autre caractéristique de son écriture est la rigueur. En effet, il exige du lecteur l’amour pour la lecture, car la bonne littérature si elle est passionnante, elle est par contre “orgueilleuse”. Lui-même a écrit dans un livre de théorie littéraire (Guerra Sem Testemunhas) “J’écris pour les bons lecteurs, ceux qui apprécient les textes littéraires avec patience et compulsion, ceux qui les comprennent comme un moyen pour arriver aux lieux que le langage commun n’est pas capable d’y arriver” (notre traduction) . Bref, faire la connaissance des livres de cet auteur est une affaire indispensable pour tous ceux qui veulent connaître la meilleure littérature de l’Amérique-Latine contemporaine.

Lucas et Victor, étudiants FLE, français 6




Le palais du gouvernement de Pernambuco

7 10 2008

En 1535, l’empereur de Portugal a donné les terres de Pernambuco à Duarte Coelho pour qu’il les gouverne. Quand il arrive sur place, il est enchanté par l’endroit et il s’y installe.

Le lieu a reçu le nom d’Olinda à cause d’une phrase qu’il a dite. Cent ans après, les Holandais arrivent à Pernambuco pour détruire les plantations de cane-à-sucre qui étaient principalement à Olinda. Ils brûlent cette ville et prennent le bois pour construire Recife.

À cette époque, l’allemand Maurice de Nassau a été convoqué par les Holandais pour gouverner Pernambuco. Il construit un palais ( le Palais de Friburgo) pour être le siège du gouvernement de l’État. Ce palais sera aussi sa résidence. Nassau a fait beaucoup de choses pour aider le développement de l’État.

Après le départ des Holandais de Pernambuco, le siège du gouvernement a déménagé dans une école de jésuites. Ces deux bâtiments n’existent plus aujourd’hui. En 1840, le gouverneur était Francisco Rêgo Barros (Comte de la Boa Vista) et le Palais du Campo das Princesas (Champs des Princesses) commence à être construit. La construction sera terminée en 1841.

Paula et Rhuana, étudiantes FLE, français 6




Les danses de Pernambuco – Brésil

7 10 2008

Le passé historique allié à la créativité a légué au peuple pernambucain une culture populaire assez riche et diversifiée.

De l’Europe sont venus les goûts pour les danses de la royauté, les ballets et les épopées. La religiosité et les rythmes cadencées venus des nègres esclaves. Les indiens, eux, ont contribué avec leurs mysticismes, plaisanteries et leurs mouvements légers, typiques d’une race qui avait dans la danse le reflet de son leur quotidien.

Ainsi sont apparus les expressions populaires de danse les plus variées, presque toujours associées aux principaux cycles de fêtes:

Cycle du Carnaval: C’est la principale fête populaire, d’origine religieuse. C’est avant tout le prétexte de réjouissances païennes. Il y a des manifestations comme des cortèges, des clubs, des écoles de « samba », et des danses comme le « frevo », le « maracatu » et le « caboclinho ».

Cycle de juin: Pendant tout le mois de juin, on rend hommage à Saint Antoine, Saint Jean et Saint Pierre. Les rues son décorées avec de petits drapeaux et des ballons. (Il) Ça vaut la peine d’apprécier les danses comme la « quadrilha », le « forró», la « ciranda », le « xote », le « xaxado », le « coco » et le « baião ».

Cycle de Noël: Son principal représentant c’est le « pastoril ». On remarque aussi le « pastoril » profane, le « reisado », le « fandango » et le « bumba-meu-boi ».

Helana, étudiante FLE, Français 6