Manuel Bandeira
8 11 2008Manuel Bandeira (Recife, Pernambuco, 1886 – Rio de Janeiro, RJ, 1968) interrompt des études d’architecture en 1913 pour un séjour dans un sanatorium suisse où il rencontre Eugène Grindel, le futur Paul Eluard. De retour au Brésil en 1917, il sera toute sa vie critique, traducteur, journaliste, professeur de langue portugaise et de littérature, mais surtout poète. La modernité de son expression déjà sensible dans son premier recueil, A cinza das horas (1917), éclate dans Carnaval (1919), au ton ironique. Libertinagem (1930) marque le sommet de sa trajectoire et contient ses plus beaux poèmes. Par la suite Estrela da manhã (1936), Lira dos cinquenta anos (1940), Opus 10 (1952), Estrela da tarde (1963) jalonnent une carrière sans défaillance qui aboutit à la publication de ses poésies complètes en 1966 (Estrela da vida inteira). Il a également publié des anthologies poétiques, une biographie de Gonçalves Dias, des chroniques, un guide touristique (Guide d’Ouro Preto, 1938) et une autobiographie littéraire (Itinerário de Pasárgada, 1954).
La voix la plus haute du » modernisme dans la continuité ”, Manuel Bandeira, est aussi une des figures les plus captivantes de toute la poésie brésilienne : familier et ironique, créateur de mythes qui entreront ensuite dans le patrimoine poétique collectif. C’est un des rares écrivains capables de ces sauts hors du quotidien et de l’analytique jusqu’à l’universel qui sont les véritables bases de la poésie.
Marcus de Barros, étudiant FLE, Français 6
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