Bonnes vacances !

4 12 2008

Voilà, notre année universitaire (2008) se termine ! Merci pour vos articles qui, j’espère, vous ont permis d’améliorer votre français !

Je souhaite à tous de bonnes vacances et à l’année prochaine !

Je profite aussi pour souhaiter à tous, y compris les visiteurs occasionnels de notre blog, un JOYEUX NOEL et une BONNE ANNEE 2009 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Maria Sailler




Graciliano Ramos

4 12 2008

Toute son œuvre est profondément marquée par un Nord-est dépourvu d’exotisme : ni description complaisante des paysages, ni vision paternaliste des problèmes, mais une attitude critique, étude de l’homme dans son milieu, sa lutte pour la survie, dans ses souffrances et ses aspirations.

Les trois premiers romans, écrits à la première personne, se livrent à une dissection psychologique de l’être. Un peu timide dans « Caetés » (1933), où le héros, employé de commerce, écrivain raté, nourrit une passion coupable pour la femme de son patron, cette timidité s’affine dans « São Bernardo » (1934) et Angoisse (« Angústia », 1936). L’homme est seul, confronté au mal, sans perspective de salut, dans une société moralement et politiquement corrompue. Dans Sécheresse (« Vidas Secas », 1938), seul roman à la troisième personne, comme dans les contes, l’analyse psychologique cède le pas à l’étude des conditions de vie. Dans les mémoires, Enfance (« Infância », 1945) et Mémoires de prison (« Memórias do Cárcere », 1953), biographie et fiction se mêlent étroitement dans l’injustice et l’incompréhension de certaines situations de l’enfance, comme dans la violence et l’arbitraire de la prison sous la dictature de G. Vargas. À l’image de l’univers hostile, le style est sec et dépouillé. L’adjectif est banni, G. Ramos recherche la concision, le mot juste ; les expressions populaires  » sertanejas  » font leur entrée en littérature. Il s’élève contre le langage pédant et fleuri des  » bacheliers « . G. Ramos a su capter l’essentiel de la personnalité humaine, réconciliant régionalisme et universalité.

Marcus Tulius, étudiant FLE, niveau 6




LE FREVO ET LES CABOCLINHOS

4 12 2008

Le frevo est une musique typique de Recife. C’est un genre de polka très rythmée, beaucoup plus populaire que la samba. Il se joue avec des cuivres: saxo, trombone, trompette, tuba et clarinette. C’est un rythme très accéléré. Les danseurs exécutent certaines figures traditionnelles : dobradiça, parafuso et saca-rolha, mais le plus important c’est que les passistas (danseurs de frevo) dansent avec une grande liberté d’initiative. Pour compléter la beauté de la danse, les danseurs utilisent un parapluie ouvert. On peut dire que le frevo est une création de compositeurs de musique légère, faite pour le carnaval. Les musiciens voulaient donner au peuple plus d’animation pendant les fêtes. Au fil du temps, le frevo a gagné des caractéristiques propres accompagnées d’une danse unique de pas libres et acrobatiques.

Les caboclinhos ou enfants de caboclos (métis d’indiens) forment l’un des plus anciens groupes de danse dont rites et costumes se réclament de la tradition culturelle indienne. Plumes d’oiseau multicolores, pagnes, arcs et flèches servent aussi à rythmer la musique, normalement improvisée. Les figures dansées reprennent des thèmes de la vie quotidienne de l’Indien : chasse, pêche, cueillette, les batailles et les victoires.

Lucia, étudiante FLE, niveau 6




Le Palais du Gouvernement de Pernambuco

4 12 2008

Il y a deux vitraux au Palais du Gouvernement de Pernambuco : le premier représente la Révolution Pernambucaine et le deuxième la Confédération de l’Équateur.

Dans le premier vitrail, il y a, au centre, un homme habillé en marron qui représente José de Barros Lima, un leader de la Révolution. Il tient le drapeau de la Révolution qu’aujourd’hui est le drapeau de l´État de Pernambuco. Il y a aussi d’autres personnes qui ont participé à cette Révolution. À gauche, en deuxième plan, il y a une femme qui tient une couronne de laurier dans la main ; elle représente la république qui n’est pas encore arrivée. Il y a aussi un lion ; c’est le Lion du Nord qui représente la bravoure du peuple Pernambucain et autour du vitrail, il y a quelques dates pour rappeler des choses importantes pour l’État.

Dans le deuxième vitrail, la femme qui dans le premier tenait la couronne dans les mains est couronnée pour montrer que la République est arrivée. Il y a trois autres femmes ; la première tient le drapeau du Brésil républicain, la deuxième l’enseigne de la République brésilienne et la dernière s’appuie sur un livre qui porte l’année de la Révolution Pernambucaine et l’année de la Proclamation de la République. Il y a cinq blasons dans ce vitrail pour représenter les cinq États qui ont participé à la Confédération de l’Équateur : Pernambuco, Alagoas, Rio Grande do Norte, Paraíba et Ceará. Et tout au-dessus, il y a l’année de la Proclamation de la République.

Paula et Rhuana, étudiantes FLE, niveau 6




Avalovara et Le fléau et la pierre

4 12 2008

Avalovara

Ce roman est le grand projet artistique d’Osman Lins : son chef-d’œuvre. Donc, pour arriver aux innovations de cette belle œuvre, l’auteur a eu besoin de réfléchir sur la littérature. Alors, il écrivait quelques essais, en pensant aux questions littéraires, pour comprendre mieux l’art d’écrire et lui-même les a publiés dans des recueils, comme par exemple : « Guerre Sans Témoins » (notre traduction de « Guerra Sem Testemunhas »).

Le motif d’Avalovara est la construction elle-même du roman. Pourtant, Osman Lins allait plus profond que les autres auteurs qui restaient dans la surface de cette question métalinguistique. Il a conclu que l’écriture artistique peut atteindre un univers que le langage commun n’est pas capable d’y arriver. En effet, il faut que les aficionados de la bonne littérature fassent la connaissance de cette œuvre et de cet auteur.

Le fléau et la pierre


On a parlé, à propos de ce livre, de nouvelle Enéide, de roman populiste et même de western. La vérité est que nous avons ici un livre inclassable, un récit dont l’écriture, par ses rythmes, ses cadences, donne puissance et beauté à l’affrontement d’un juste avec les tentations du mal, une histoire où la nature, indiscrète, apporte des notes aiguës ou tendres dans le concert des passions, une tragédie qui force les particularismes jusque dans ses dimensions universelles, de telle sorte que dès les premières lignes, rien ne nous est plus étranger et moins indifférent que le destin de Bernardo et de Teresa. Une révélation pour ceux qui ont conservé le goût de la découverte.

Victor et Lucas, Français 6




…. (suite)

4 12 2008

Concernant encore la période de juin, nous avons le “forró” qui était, à l’origine, un bal animé par plusieurs genres musicaux, comme le « baião », le « xote », et le « xaxado ». Aujourd’hui, le forró est un genre musical auquel plusieurs rythmes sont concernés. Il est originaire de la campagne du Nord-est.

Le « xaxado » se danse en file indienne. Dans un premier temps, on avance le pied droit et ensuite on recule le pied gauche. Sa musique est traditionnelle et ses paroles sont agressives.

Le « xote » est l’un des rythmes qui composent le “forró”. Par contre, celui-ci est plus lent et se danse à deux. Ses origines viennent de l’aristocratie de la fin du XIXe siècle qui se développait au Nord-est.

Et pour terminer, voici la période de Noël qui se compose du « pastoril » profane, du « reisado » ainsi que du « bumba-meu-boi ».

Le « pastoril » est un mélange de danse et de théâtre qui parle de la naissance de Jésus Christ. Il est Composé de jeunes filles divisées en deux groupes – bleu et rouge – qui chantent et dansent en hommage à l’enfant Jésus.

Le « reisado » est un mélange de représentations scéniques de Noël et des chants de rois. Ses personnages dansent, chantent et conversent vêtus de vêtements colorés.

Le « Bumba-Meu-Boi » est l’un des spectacles populaires du nord-est et se déroule dans une arène animée par un orchestre, où le public debout entoure les interprètes. Les rôles féminins sont interprétés par des hommes déguisés en femme.

J’espère que vous profitez de ces informations sur la danse à Pernambuco!

Helana, étudiante FLE, niveau 6




Pernambouc en poésie

2 12 2008

Je vous invite à venir
Dans un jour spécial
Pour connaître Pernambouc
Un lieu phénoménal
Le plus bel État qu’on ait
Dans ce pays magistral

Vous pouvez voir ici
Toute la beauté qui s’exhibe
Les vieux ponts sur les eaux
Du grand fleuve
Beberibe
Le paysage magnifique
Autour du Capibaribe

Pour ceux qui aiment les plages
’Y en a beaucoup où l’on est
Janga, Porto de Galinhas
Serinhaem, São josé
Calhetas, Boa Viagem,
Gaibu et Tamandaré

On a des fêtes toute l’année
Fort soleil, c’est naturel
Artisanat, carnaval
Aboio, Coco et Cordel

Tourisme religieux

Diversité culturelle

Serra Talhada, cangaço
À Bezerros, papangu
Tribu indigène à Pesqueira,
Forró à Caruaru

Les poètes sont les grands
Artistes du pajeú

Nos plus célèbres écrivains:
Jomar, Lucila Nogueira,
César Leal, Carlos Pena
Gilvan, Ascenso Ferreira
João Cabral de Melo Neto,
Nabuco et Manoel Bandeira

On a aussi de grands musées
qui montrent notre histoire
De beaux spectacles aux théâtres
Il faut aller les voir
Une bonne infrastructure
Prêt à vous recevoir

Edmilson Ferreira, Étudiant de FLE, niveau 7




Une fois de plus : Bruno Tolentino

2 12 2008

Encore, je le sais ! Mais, qu’est-ce que je peux faire si le poète était et l’est, à travers sa grande oeuvre, un géant, vraiment. Bon, je pourrais parler encore de la personne, de Bruno lui-même, comme je l’ai déjà fait au dernier texte. Mais, non. Je désire raconter, ou même donner l’avant-goût d’un des livres de l’écrivain : A Balada do Cárcere (La Balade de la Prison). Juste pour celui qui n’a pas lu mon dernier texte, j’avais écrit ça :

<<A Balada do Cárcere à l’origine de l’expérience que Tolentino a vécu en 1987 dans la prison anglaise de Dartmoor, “L’île du Diable”, quand il a été condamné, sous l’accusation de trafic de drogues. Mais, l’écrivain a été libéré 22 mois après et a obtenu des excuses du gouvernement britannique pour avoir été accusé injustement. “J’ai aimé et essayé de tirer le maximum d’avantages“, a déclaré le poète en parlant de son expérience.>>

Cependant, l’histoire de cette prison ne s’arrête pas là. Il faut savoir ce que le poète a fait à l’intérieur de cette prison, pendant son incarcération. D’abord, il faut savoir que Bruno Tolentino a réalisé un cours pour alphabétiser et enseigner la littérature aux prisonniers – l’atelier littéraire s’appelait en anglais « Seminars of Drame and Literature ». Les prisonniers, ainsi, faisaient les premiers pas dans le monde de la littérature. Mais, A Balada do Cárcere, à vrai dire, raconte, en vers, la tragédie d’un des prisonniers que Bruno a connu là-bas – cet homme avait été condamné parce qu’il avait tué sa femme. Ce drame est raconté à travers la poésie et essaye de découvrir la psychologie tourmentée de cette personne. A Balada do Cárcere est, par conséquent, le chemin entre l’esprit confus d’un prisonnier jusqu’à la manifestation du langage poétique.

A Balada do Cárcere – La Balade de la Prison (1996)

Wilson, Étudiant FLE, Niveau 7