Le boeuf ailé

2 06 2010

En 1644, l’État de Pernambuco était sous la domination de la Hollande. La ville de Recife, située dans le littoral nord-est du pays, était gouvernée par le Comte hollandais Maurice de Nassau.

 Recife est une ville coupée par deux fleuves et à cette époque, elle n’avait pas de ponts pour permettre aux gens de traverser d’un côté à l’autre. Maurice de Nassau n’avait pas suffisemment d’argent pour faire construire un pont. Il a donc eu une idée. Il a fait courir une nouvelle qu’un bœuf volerait le 28 février 1644, près du fleuve Capibaribe. Tout le monde était très curieux pour voir le « Bœuf Ailé ».

Quand le grand jour est arrivé, les gens se sont placés proches du fleuve. Mais ils n’avaient pas comment traverser pour l’autre rive, où le bœuf irait voler. Un pont a été inauguré ce même jour. Tous les curieux ont payé un péage pour traverser le nouveau pont et voir le célèbre bœuf.

Maurice de Nassau a fait un bœuf avec de la paille,  du cuir et des cornes. Il a attaché une corde entre deux bâtiments et, dans la minuit, il a libéré le bœuf ailé. Ça a beaucoup amusé les gens qui sont retournés chez eux satisfaits.

Bruna, étudiante FLE, Niveau 6




À la classe de Français, niveau 6 !!!

17 04 2010

Bonjour à tous les étudiants de FLE de la saison 2010.1 de l’UFPE !!!

Je vous souhaite la bienvenue à notre blog ! J’attends vos articles pour cette année 2010 !

Bon travail à tous !!!

Rosário Sailler




GALLICISMES

29 11 2009

Quand j’étudiais encore au collège, une des « tortures » de mon apprentissage était les gallicismes. En ce temps-là, on parlait beaucoup de gallicisme et j’avais un professeur puriste qui le voyait partout.      Chaque langue contient un certain nombre de locutions particulières autorisées par l’usage. On désigne ces locutions d’idiotisme. Le gallicisme est un idiotisme exclusif à la langue française. En portugais, l’usage des gallicismes est considéré comme une erreur, mais nous avons des emprunts faits à la langue française et des locutions particulières à cette langue qui sont consacrés par l’usage.

En revoyant ici ce sujet dans une grammaire de portugais, je pense maintenant que la connaissance de quelques gallicismes pourra paradoxalement aider l’apprentissage du français. Voici quelques exemples de locutions qui sont considérées comme des gallicismes en portugais :

- « ter lugar  » pour « acontecer »

- « ponto de vista » pour  » modo de ver »

- « guardar o leito » pour « estar acamada »

- « chance » pour « oportunidade », etc.

 Beaucoup de mots sont déjà écrits avec l’orthographe portugaise comme abajur, chalé et autres.

 Odamil, étudiant, niveau 6




Les artistes au temps de la dictature

14 05 2009

Après le coup militaire de 1964 et l’endurcissement du régime après décembre 1968, l’art a pris aussi une fonction politique. Elle était là pour transformer et attaquer l’ordre de la dictature militaire à travers des représentations des groupes sociaux qui ont utilisé leur potentiel comme véhicule conducteur des idées adversaires.

Comment les artistes d’avant-garde agissaient en ce temps-là ? Quels véhicules médiatiques et quels supports ont été utlisés pour amener des messages critiques aux classes sociales avec la mission de former leur conscience ?

Les artistes agissaient dans les rues, dans les théâtres, à la radio, à la télé, etc… Ils ont chanté des chansons qui faisaient des critiques au régime militaire, ont utilisé des surnoms, ont écrit et chanté un Brésil libre, contre la censure.

La production culturelle est liée à la condition humaine et aussi aux relations économiques de son régime politique. Donc, les artistes sont comme des fenêtres qui laissent passer, d’une manière métaphorique, la situation du Brésil à l’époque de la dictature.

Les Brésiliens ont rompu avec les écoles traditionnelles pour s’engager dans un mouvement d’avant-garde et pour ouvrir un chemin aux nouvaux possibilités artistiques dans la littérature et différents arts.

Le mouvement a été composé par des intellectuels qui ont nié le régime imposé par les militaires du coup d’État de 1964.

Vous pouvez chercher les artistes de cette époque-là par leurs noms: Elis Regina, Gilberto Gil, Chico Buarque de Hollanda, Dias Gomes, etc.

Felipe, étudiant FLE, niveau 6




João Cabral de Melo

2 05 2009

João Cabral a été un poète renommé dans le Brésil et le monde. Né en 1920, à Pernambuco, quand les modernistes brésiliens mûrissaient leur conscience artistique, le poète va rencontrer son influence, des années plus tard, chez ces mêmes modernistes. Carlos Drummond et Manuel Bandeira éveillent chez Cabral un type de composition qui ira l’inspirer fortement. Diplomate, il trouve une variété de gamme thématique dans les lieux où il est passé, surtout l’atmosphère d’Espagne.
C’est chez Drummond que Cabral a découvert la connexion de la prose avec la poésie, d’où est sorti le poème «Os três mal-amados », inspiré de « Quadrilha », de Drummond. Avant, il avait déjà écrit « Pedra do sono » où il montre son accentuée préoccupation formelle. Dans les œuvres comme « O engenheiro », « Psicologia da composição » et « Fábula de Anfion », le caractère cérébral, mathématique de sa poésie se revèle profondément avec la surprise de formes inusitées. En 1950, avec « O cão sem plumas » et, après, avec « Morte e vida severina », João Cabral atteint le comble de sa production, quand il explore le lyrisme social. Le poète meurt en 1999, quand il était parmi les candidats pour recevoir le prix Nobel de littérature.

Leonardo, Niveau 6




Recife: pôle gastronomique

2 05 2009

Située au nord-est du Brésil, Recife, la capitale de l’État de Pernambuco, est l’une des plus importantes destinations touristiques du Brésil. L’expression culturelle locale est très riche et très diversifiée. Recife est aussi un pôle gastronomique très réputé de la région et du pays. Sa cuisine garde la tradition, les odeurs et les saveurs, résultat de la fusion des influences indienne, européenne et africaine.
Il y a une grande quantité de plats typiques. On peut donner, à titre d’exemple: le “coq à cabidela” (poule cuite dans son sang et servie avec du riz), la “mão de vaca” ( pied de bœuf servi avec de la purée de farine de manioc préparée avec de la sauce de viande) et le “sarapatel” (plat en sauce préparé avec des abats et du sang de porc). Parmi les desserts, le fromage au miel de canne à sucre, le “bolo de rolo” (gâteau roulé à la pâte de goyave) et la “cartola” (banane grillée couverte par tranches de fromage régional, du sucre et de la cannelle) sont ceux qui représentent le mieux notre cuisine.
Malgré toute cette variété, ce qu’on voit sur la table des habitants de Recife, à l’heure du déjeuner c’est le plat de haricot avec de la farine de manioc. En effet, c’est le plat le plus populaire et courant de la cuisine locale et aussi du pays.

Carolina, Niveau 6




Porto de Galinhas

18 04 2009

La plage la plus connue de Pernambuco est aussi une des destinations touristiques les plus connues au Brésil et à l’étranger. Son nom peu commun  a été donné en 1850 quand elle est devenue asile pour le trafic illégal des esclaves. On les cachait dans des bateaux en dessous de caisses de pintades. Alors quand ces bateaux arrivaient dans le port, les trafiquants annonçaient leur arrivée en disant “Il y a de nouvelles poules dans le port”. C’est ainsi que ce port a été baptisé Porto de Galinhas (Port de poules).

Situé à 65Km de la capitale, Recife, ce vrai paradis accueille un grand nombre de touristes qui s’enchantent avec la plage de sable blanc, de cocotiers et de piscines naturelles d’eau tiède et bleue, formées entre les coraux. La mer est aussi un espace pour beaucoup d’activités comme la plongée, le surf et des merveilleuses promenades en radeaux loués à des pêcheurs locaux. Les visiteurs peuvent aussi profiter d’une grande variété de restaurants, bars et magasins au long de la plage.

Porto de Galinhas est l’une des destinations les plus attractives du Brésil. Les touristes et les natifs sont amoureux de la beauté de cette plage, où le soleil brille toute l’année.

Leila, étudiante FLE, niveau 6




L’artisanat à Pernambuco

15 04 2009

Dans tous les pays, l’artisanat est une façon de montrer toute l’essence du peuple. Chez nous, ce n’est pas différent. Notre artisanat est riche et diversifié. On utilise des matériaux qu’on trouve en abondance dans la nature : argile, bois, fibres, coquillages, cuir, os, etc…Ces matériaux sont prélevés de l’environnement sans endommager l’écosystème.

Avec l’argile on fait des santons, des jeux d’enfants, des casseroles, etc… Le cuir est utilisé pour fabriquer des tongues, des sacs, des bottes, etc… Le bois est utilisé de plusieurs manières dans la confection de santons, meubles, objets pour la décoration, etc…Avec les coquillages et les os, on fait de très beaux bijoux ; les fibres sont utilisées pour fabriquer des hamacs et des porte-plantes.

Cette utilisation sert aussi au recyclage de quelques matériaux qui avant auraient été jetés. La plupart des artisans sont des gens pauvres qui font de la vente de ces objets un moyen de subvenir à leurs besoins.

Pendant le week-end, les petites et les grandes villes, font des foires d’artisanat pour vendre leurs produits. Et ça marche ! Il y a toujours du monde !

Clara, étudiante FLE, niveau 6




Fernando de Noronha: le paradis

15 04 2009

Visiter Fernando de Noronha signifie se loger au milieu de l’ocean Atlantique et s’entourer de nature par tous les côtés. On peut venir à Fernando de Noronha par la mer, en bateau privé ou dans un yacht de croisière ou encore, plus couramment ,en avion.

Avant l’atterrissage, l’avion fait un vol panoramique sur l’île pour montrer tout le paysage. Les touristes sont très contents parce que la vue est très belle. Noronha est considerée un des meilleurs endroits au monde pour faire de la plongée parce que ses eaux sont très claires et contiennent une faune marine variée.

Celui qui va à Fernando de Noronha doit visiter la “Baía dos Golfinhos” un endroit choisi par les dauphins pour se rencontrer et passer des heures à jouer et à faire des sauts qui enchantent les touristes.

Fernando de Noronha est maintenant une de finaliste du concours des sept merveilles du monde, mais mise à part des comparaison, c’est incontestable, la beauté de cet archipel. Noronha mérite d’être visitée avec beaucoup de respect pour la nature et pour tout ce qu’elle représente.

Marcela, étudiante FLE, niveau 6




Les deux « Gils »

13 04 2009

Moi, j’habite au Brésil. C’est un pays qui a un ministre (de la culture) très intéressant :  Gilberto Gil.  C’est vrai, il est vraiment un porte-parole de notre culture. Il peut, il a l’autorisation! Et comme j’adore sa figure… ! Maintenant, au moment où j’écris, Gil a déjà laissé son poste de ministre, mais, pour moi, je continue à penser qu’il est encore notre ministre.

Sur les photos: 2008. Il  est ministre, il porte une cravate et un costume, ses yeux sont heureux mais alertes. La photo du curriculum. Je regarde aussi une autre photo, celle du disque. Quarante années auparavant, en 1968, il s’asseyait en position du lotus, il portait un manteau violet, son sourire était calme. Je peux trouver une unité intéressante aux « deux Gils », c’est quelque chose  – ou plusieurs choses – qui n’a jamais changé tout le long de sa vie. Je dirai seulement deux choses de cette unité. D’abord, Gilberto Gil n’est jamais fatigué, son énergie est fascinante.
Et puis, tous « les Gils » chantent une nouvelle musique, de son nouveau disque, qui s’appelle « La Renaissance Africaine ». Il a déjà commencé à chanter et à briller: on va l’écouter! Lisez ici les paroles de sa chanson !

Rodrigo, étudiant FLE UFPE