Année de la France au Brésil !

9 01 2009

2009, c’est l’année de la France au Brésil et beaucoup d’événements sont prévus un peu partout dans notre pays ! Je vous livre ici le site Internet créé pour cette occasion ! Le voici : Ano da França no Brasil !

Bonne lecture !




Graciliano Ramos

4 12 2008

Toute son œuvre est profondément marquée par un Nord-est dépourvu d’exotisme : ni description complaisante des paysages, ni vision paternaliste des problèmes, mais une attitude critique, étude de l’homme dans son milieu, sa lutte pour la survie, dans ses souffrances et ses aspirations.

Les trois premiers romans, écrits à la première personne, se livrent à une dissection psychologique de l’être. Un peu timide dans « Caetés » (1933), où le héros, employé de commerce, écrivain raté, nourrit une passion coupable pour la femme de son patron, cette timidité s’affine dans « São Bernardo » (1934) et Angoisse (« Angústia », 1936). L’homme est seul, confronté au mal, sans perspective de salut, dans une société moralement et politiquement corrompue. Dans Sécheresse (« Vidas Secas », 1938), seul roman à la troisième personne, comme dans les contes, l’analyse psychologique cède le pas à l’étude des conditions de vie. Dans les mémoires, Enfance (« Infância », 1945) et Mémoires de prison (« Memórias do Cárcere », 1953), biographie et fiction se mêlent étroitement dans l’injustice et l’incompréhension de certaines situations de l’enfance, comme dans la violence et l’arbitraire de la prison sous la dictature de G. Vargas. À l’image de l’univers hostile, le style est sec et dépouillé. L’adjectif est banni, G. Ramos recherche la concision, le mot juste ; les expressions populaires  » sertanejas  » font leur entrée en littérature. Il s’élève contre le langage pédant et fleuri des  » bacheliers « . G. Ramos a su capter l’essentiel de la personnalité humaine, réconciliant régionalisme et universalité.

Marcus Tulius, étudiant FLE, niveau 6




Un Grand Écrivain Brésilien : Osman Lins

7 10 2008

Osman Lins, grand écrivain brésilien et contemporain, est né le cinq juillet 1924 à Vitória de Santo Antão – une ville à cinquante kilomètres de Recife, la capitale de son État, au nord-est du Brésil. Il est mort en 1978 et a été essayiste, romancier, dramaturge et théoricien littéraire. Par ailleurs, il a reçu quelques prix littéraires à niveau national. Bien que brésilien, son oeuvre n’est pas très connue par ses compatriotes. En revanche, il est connu dans le continent européen, surtout en Allemagne, où il est considéré un des meilleurs écrivains latino-américains de son époque, à côté de Julio Cortázar (Argentine) et Guimarães Rosa (Brésil).

Quelques critiques littéraires, comme Lourival Holanda (professeur de littérature à l’Université Fédérale de Pernambuco – UFPE), signalent deux oeuvres comme étant les plus importantes dans la production d’Osman : Nove, novena (1966), contes, et Avalovara (1973), roman. La première est le sommet de la phase la plus experimentale de sa carrière d’écrivain et a été traduite en français avec le titre « Retable de Sainte Joana Carolina » (1971). La deuxième, son chef-d’œuvre, a eu une grande répercussion au Brésil et est resté pendant quarante semaines au top de la liste des dix livres de fiction les plus vendus dans la revue brésilienne « Veja ».

Il paraît qu’un jour, l’écrivain Julio Cortázar aurait dit : « Si j’avais écrit Avalovara j’aurais pu ne pas écrire pendant dix ans ».

Enfin, l’écriture d’Osman Lins est vraiment ravissante et tout cet enchantement est dû aux grandes innovations esthétiques de cet artiste : la connexion de la littérature avec la musique, par exemple, à travers un rythme qui mélange la prose et la poésie, et celle de la littérature avec la peinture, car il utilise dans son art d’écrire quelques techniques qui créent des images plastiques comme dans les tableaux. Une autre caractéristique de son écriture est la rigueur. En effet, il exige du lecteur l’amour pour la lecture, car la bonne littérature si elle est passionnante, elle est par contre “orgueilleuse”. Lui-même a écrit dans un livre de théorie littéraire (Guerra Sem Testemunhas) “J’écris pour les bons lecteurs, ceux qui apprécient les textes littéraires avec patience et compulsion, ceux qui les comprennent comme un moyen pour arriver aux lieux que le langage commun n’est pas capable d’y arriver” (notre traduction) . Bref, faire la connaissance des livres de cet auteur est une affaire indispensable pour tous ceux qui veulent connaître la meilleure littérature de l’Amérique-Latine contemporaine.

Lucas et Victor, étudiants FLE, français 6




Vive La rentrée !

30 09 2008

Bonjour à vous tous, mes étudiants !

Nous recommençons un nouveau semestre avec de nouvelles publications d’articles mais pas seulement ça. Il y a aussi de nouveaux étudiants ! En effet, une nouvelle classe viendra s’ajouter à celle du premier semestre.

Donc, bienvenue à vous tous !

Rosário Sailler !