Olinda, ville historique et touristique

2 06 2010

Olinda est une ville de l’État de Pernambuco qui compte 394. 850 habitants (d’après le recensement de 2008). En 1982, elle a été considérée patrimoine historique et culturel de l’humanité. D’après une légende, le nom Olinda est dû au cri de Duarte Coelho, premier donataire de la Capitainerie de Pernambuco, devant une colline. Il a dit : « Oh, linda localização para se erguer uma cidade » (Quel bel endroit pour faire construire une ville)!

 C’est l’une des anciennes villes du Brésil. Lors de sa fondation, en 1535, c’était un village.  Le  donataire a tout fait pour le développement de la terre. Il a fondé le premier moulin à sucre, a  développé  l’agriculture. En 1537, Olinda a été élevée au rang de ville le 12 mars. Duarte Coelho a fait construire un bâtiment pour le Sénat d’Olinda. En 1676, ce bâtiment a été offert au premier évêque d’Olinda, Dom Estevam Brioso de Oliveira. Aujourd’hui, il conserve encore tous les aspects de l’époque.

Donc, Olinda est une ville qui a une richesse culturelle et historique. Elle attire chaque année de nombreux touristes venus du monde entier, surtout pendant le carnaval, fête qui donne lieu  à des manifestations artistiques et culturelles.

Marcelina, étudiante FLE, niveau 6




Le gâteau roulé

23 05 2010

Comme la culinaire brésilienne, la culinaire du Pernambouc a beaucoup d’influence de trois cultures différentes: la portugaise, l’africaine et l’indienne. La sophistication portugaise est restée dans la manière de préparation des plats, bien que quelques ingrédients utilisés en Europe aient été remplacés par des ingrédients semblables de l’Amérique du Sud.

Une recette assez célèbre et appréciée par les personnes qui connaissent la culinaire de Pernambuco est le « bolo de rolo » (gâteau roulé). Il a été adapté à partir d’un dessert portugais, créé  par les juifs qui se sont installés au Portugal, appelé « colchão de noiva » (matelas de mariée). Il prenait des amandes dans sa préparation originale.

Dans sa recréation brésilienne, on a changé cet ingrédient par la pâte de fruit de goyave, plus résistante et facile d’être trouvée dans cette région. D’une part, la recette présentée est très modeste en ce qui concerne les ingrédients ; d’autre part, elle révèle sa sophistication et sa délicatesse dans la façon dont on doit la préparer : en faisant rouler la pâte du gâteau avec la garniture, la confiture de goyave.

Girllaynne, étudiante FLE, niveau 6




Vitória de Santo Antão

23 05 2010

Vitória de Santo Antão est une ville localisée dans la zona da mata[1] de Pernambuco, à 51 km de la capitale, Recife. Vitória est une grande producteure productrice d’eau-de-vie et exporte l’eau-de-vie « PITU » vers plusieurs pays du monde.

Sa grande attraction touristique est le « Monte das Tabocas ». C’est une colline où il y a eu une bataille entre les Hollandais et les Luso-brésiliens,  le 03  août 1645.  Cette bataille a marqué le début du retrait des  Hollandais du Brésil.

Un autre point touristique de la ville est l’église Notre Dame du Rosaire des Hommes Noirs qui a été la scène d’un massacre en 1880. Ce massacre est connu comme « l’Hécatombe de Vitória », un conflit politique qui est arrivé la veille d’une élection municipale.

         Le Carnaval de Vitória est aussi un grand événement traditionnel qui présente plusieurs manifestations de la culture populaire, comme le « Frevo », le « Maracatu » et même un club de fados portugais appelé «Taboquinha».


[1] La « zona da mata » est une région proche au littoral, très verte. La végétation originale dans la zona da mata était majoritairement  la « Mata Atlântica », un éco-système qui couvrait tout le littoral atlantique du Brésil primitif.

 

Jose Williams, étudiant FLE, niveau 6




La musique de Pernambuco: une histoire de boue et diversité

11 05 2010

La musique de l’État de Pernambuco est très connue par la part de rénovation qu’elle a apportée à la culture du pays. Cette musique trouve son origine dans les racines africaines qui ont été laissées ici depuis l’esclavage.

Depuis, la musique de Permanbuco est née. Nos artistes ont travaillé sur quelques modifications dans les rythmes originaires et ont créé notre propre manière de faire de la musique. Le maracatu, le coco, la ciranda, le xaxado et le frevo sont aujourd’hui la représentation de la culture de notre État.

Vers la moitié des années 90, il est apparu la plus forte manifestation de notre musique. Quelques caractéristiques du rock mélangés avec des rythmes locaux constituent le trait principal du grand chef-d’œuvre de la musique de l’État. C’était le manguebeat ! Un  mouvement qui a été responsable de l’affirmation culturelle de Pernambuco. Et même après la mort de son grand idéalisateur, Chico Science, le manguebeat est encore vivant, comme montrent des artistes qui maintiennent le mouvement présent dans la scène musicale. Otto, Eddie, Mundo Livre S/A, et même le groupe Nação Zumbi  sont quelques-uns de ces artistes.

Mis à part le manguebeat, on ne peut pas oublier les grands maîtres de notre musique, Alceu Valença, Naná Vasconcelos, Isaar, Lia d’Itamaracá, entre autres qui font briller plus encore l’histoire de la musique de Pernambuco.

Rosana, étudiante FLE, niveau 6




GALLICISMES

29 11 2009

Quand j’étudiais encore au collège, une des « tortures » de mon apprentissage était les gallicismes. En ce temps-là, on parlait beaucoup de gallicisme et j’avais un professeur puriste qui le voyait partout.      Chaque langue contient un certain nombre de locutions particulières autorisées par l’usage. On désigne ces locutions d’idiotisme. Le gallicisme est un idiotisme exclusif à la langue française. En portugais, l’usage des gallicismes est considéré comme une erreur, mais nous avons des emprunts faits à la langue française et des locutions particulières à cette langue qui sont consacrés par l’usage.

En revoyant ici ce sujet dans une grammaire de portugais, je pense maintenant que la connaissance de quelques gallicismes pourra paradoxalement aider l’apprentissage du français. Voici quelques exemples de locutions qui sont considérées comme des gallicismes en portugais :

- « ter lugar  » pour « acontecer »

- « ponto de vista » pour  » modo de ver »

- « guardar o leito » pour « estar acamada »

- « chance » pour « oportunidade », etc.

 Beaucoup de mots sont déjà écrits avec l’orthographe portugaise comme abajur, chalé et autres.

 Odamil, étudiant, niveau 6




Le Carnaval d’Olinda et de Recife

29 11 2009

La fête du Carnaval à Olinda commence au mois de décembre. Dans la haute ville (Alto da Sé), plus précisément à l’Alto da Sé, il y a, tous les dimanches des mois de décembre et de janvier, ce que nous appelons les “Prévias de Carnaval”, qui sont des fêtes dans lesquelles nous allons nous amuser et danser beaucoup, en écoutant le “frevo”. Cette fête-là a l’intention de faire une préparation pour le mois de février, où a lieu, généralement, la fête du Carnaval proprement dite.

Quand on est au mois de février, la fête a déjà commencé. On continue tout ce que nous avons déjà commencé dans les “Prévias”. À Recife, la fête commence en février avec le “Galo da Madrugada”. Il y  a une bonne ambiance dans ces deux villes pendant le carnaval. Le rythme qui commande la fête est le frevo, avec sa musique gaie et très rapide.

On rencontre beaucoup de gens dans cette fête-là, parce qu’il y a du monde partout dans les rues. Quand la fête se termine, elle nous manque déjà et on la regrette parce que c’est une époque de l’année qui nous apporte un très grand bonheur.

Herbertt, étudiant FLE, niveau 6




Un poète du Pernambouc

29 11 2009

Beaucoup d’écrivains brésiliens sont nés dans l’État du Pernambouc. L’un d’eux s’appelle Manuel Bandeira.

            Bandeira est tombé malade encore jeune. Il a contracté la tuberculose. Sa maladie se reflète dans ses poèmes, qui sont tantôt tristes, tantôt plein d’espoir.

            En tant que qu’écrivain moderne, Manuel Bandeira a apporté d’importantes innovations à la poésie. Auteur d’une belle et lyrique littérature, il employait un langage simple et parlait de thèmes du quotidien, caractéristiques considérées non poétiques par les poètes qui l’ont précédé, les parnassiens.

            Poète populaire, Bandeira chantait les beautés de sa ville natale, Recife. Dans sa poésie, surtout « Evocação do Recife« , il parle de l’histoire de Recife, de ses rues, de ses rivières, de ses quartiers et parle de l’enfance et du quotidien que le poète a vécu dans cette ville.

            Pour toutes ces raisons, Manuel Bandeira est devenu un grand poète, mais c’est un grand poète surtout parce qu’il chante la vie, la volonté de vivre et l’espoir. C’est une étoile du matin que nous ne pouvons pas voir, mais que nous savons qu’elle est au ciel, brillant, selon l’auteur.

Jailton, étudiant FLE, niveau 6




La Pierre du Royaume en France

17 06 2009

 

Cette année est l’année de la France au Brésil. C’est pour ça que beaucoup de festivités se déroulent au Brésil. La France a influencé le Brésil en particulier dans la littérature avec ses auteurs comme Molière, Rimbaud et Verlaine. Alors, le Brésil reconnaît l’importance de ces influences et consacre cette année à la France.

Ariano Suassuna, un écrivain très connu au Brésil, a publié l’une de ses œuvres en français : « A pedra do reino ». Sa traductrice est docteur en  « Mouvement Armorial » par l’université de la Sorbonne. Le livre a été appelé La Pierre du Royaume.

La Pierre du Royaume est considéré comme un jalon de la littérature du Nord-est brésilien, après le cycle des nouvelles régionales de 1930. Le livre a été adapté pour le cinéma, le théâtre et la télévision.

Marcela, étudiante FLE, cours 6




Pourquoi j’étudie le français ?

17 06 2009

Il y a d’innombrables raisons pour apprendre des langues étrangères: pour satisfaire la curiosité intellectuelle, pour le travail, pour étudier à l’étranger. Dans tous les cas, ça demande du temps et quelques efforts. Voici mes raisons…

            Quand j’avais onze ans, j’ai eu mon premier contact avec la langue française. En 1969, on était obligé d´étudier deux langues étrangères à l’école: le français et l’anglais. Dès les premières leçons j’ai bien aimé la langue française. J’étais même passionnée par sa sonorité et je m’intéressais vraiment à la musique, à la littérature et à d’autres aspects culturels dans cette langue.  Après deux ans d’études de français à l’école, je me suis inscrite à l’Alliance Française de Recife où j’ai étudié pendant cinq ans, jusqu’à l’âge de dix-sept ans, quand j’ai réussi le concours d’entrée à l’École d’ Ingénieur.

            Avant de commencer mes études à l’université, je suis allée aux États-Unis pour un séjour de huit mois car la connaissance de la langue anglaise était très importante pour la carrière universitaire que j’avais choisie. À cette époque-là, la plupart des livres techniques était publié en anglais ; il y en avait très peu en portugais.

            Je n’avais plus de temps pour continuer mes études de la langue française. Mais, chaque fois que j’allais en France je me disais que c’était l’heure de reprendre mes études de français.

            Quand j’avais presque cinquante ans, j’ai commencé à penser souvent à ma retraite. Alors, j’ai décidé de revenir à l’université pour suivre le Cours de Lettres et j’ai choisi le français comme langue étrangère dont je serai professeur un jour.

            Maintenant, je suis heureuse d’avoir l’occasion de raconter l’histoire de mon intérêt pour la langue et la culture, à mon avis, la plus riche du monde.

Carolina, étudiante FLE, cours 6




João Cabral de Melo

2 05 2009

João Cabral a été un poète renommé dans le Brésil et le monde. Né en 1920, à Pernambuco, quand les modernistes brésiliens mûrissaient leur conscience artistique, le poète va rencontrer son influence, des années plus tard, chez ces mêmes modernistes. Carlos Drummond et Manuel Bandeira éveillent chez Cabral un type de composition qui ira l’inspirer fortement. Diplomate, il trouve une variété de gamme thématique dans les lieux où il est passé, surtout l’atmosphère d’Espagne.
C’est chez Drummond que Cabral a découvert la connexion de la prose avec la poésie, d’où est sorti le poème «Os três mal-amados », inspiré de « Quadrilha », de Drummond. Avant, il avait déjà écrit « Pedra do sono » où il montre son accentuée préoccupation formelle. Dans les œuvres comme « O engenheiro », « Psicologia da composição » et « Fábula de Anfion », le caractère cérébral, mathématique de sa poésie se revèle profondément avec la surprise de formes inusitées. En 1950, avec « O cão sem plumas » et, après, avec « Morte e vida severina », João Cabral atteint le comble de sa production, quand il explore le lyrisme social. Le poète meurt en 1999, quand il était parmi les candidats pour recevoir le prix Nobel de littérature.

Leonardo, Niveau 6