Recife: pôle gastronomique

2 05 2009

Située au nord-est du Brésil, Recife, la capitale de l’État de Pernambuco, est l’une des plus importantes destinations touristiques du Brésil. L’expression culturelle locale est très riche et très diversifiée. Recife est aussi un pôle gastronomique très réputé de la région et du pays. Sa cuisine garde la tradition, les odeurs et les saveurs, résultat de la fusion des influences indienne, européenne et africaine.
Il y a une grande quantité de plats typiques. On peut donner, à titre d’exemple: le “coq à cabidela” (poule cuite dans son sang et servie avec du riz), la “mão de vaca” ( pied de bœuf servi avec de la purée de farine de manioc préparée avec de la sauce de viande) et le “sarapatel” (plat en sauce préparé avec des abats et du sang de porc). Parmi les desserts, le fromage au miel de canne à sucre, le “bolo de rolo” (gâteau roulé à la pâte de goyave) et la “cartola” (banane grillée couverte par tranches de fromage régional, du sucre et de la cannelle) sont ceux qui représentent le mieux notre cuisine.
Malgré toute cette variété, ce qu’on voit sur la table des habitants de Recife, à l’heure du déjeuner c’est le plat de haricot avec de la farine de manioc. En effet, c’est le plat le plus populaire et courant de la cuisine locale et aussi du pays.

Carolina, Niveau 6




Pernambouc en poésie

2 12 2008

Je vous invite à venir
Dans un jour spécial
Pour connaître Pernambouc
Un lieu phénoménal
Le plus bel État qu’on ait
Dans ce pays magistral

Vous pouvez voir ici
Toute la beauté qui s’exhibe
Les vieux ponts sur les eaux
Du grand fleuve
Beberibe
Le paysage magnifique
Autour du Capibaribe

Pour ceux qui aiment les plages
’Y en a beaucoup où l’on est
Janga, Porto de Galinhas
Serinhaem, São josé
Calhetas, Boa Viagem,
Gaibu et Tamandaré

On a des fêtes toute l’année
Fort soleil, c’est naturel
Artisanat, carnaval
Aboio, Coco et Cordel

Tourisme religieux

Diversité culturelle

Serra Talhada, cangaço
À Bezerros, papangu
Tribu indigène à Pesqueira,
Forró à Caruaru

Les poètes sont les grands
Artistes du pajeú

Nos plus célèbres écrivains:
Jomar, Lucila Nogueira,
César Leal, Carlos Pena
Gilvan, Ascenso Ferreira
João Cabral de Melo Neto,
Nabuco et Manoel Bandeira

On a aussi de grands musées
qui montrent notre histoire
De beaux spectacles aux théâtres
Il faut aller les voir
Une bonne infrastructure
Prêt à vous recevoir

Edmilson Ferreira, Étudiant de FLE, niveau 7




ALLER À RECIFE

6 11 2008

(Au Portable)

- Où es tu?

- À Recife.

- Dis donc, je ne savais pas que tu étais sorti de Recife et que tu y étais déjà rentré.

- Mais je ne suis pas sorti de Recife.

- Alors, pourquoi tu as dit que tu étais à Recife ?

- Parce que je suis en ville.

- Je le sais, si tu n’es pas sorti de Recife, ça veut dire que tu es en ville. Avant, tu étais où ?

- Chez moi.

- Où est chez toi ?

- Au Derby.

- C’est un quartier de la ville de Recife ?

- Oui.

- Alors, explique-moi, s’il te plaît, comment est-ce possible d’aller en ville si on est déjà en ville et comment c’est possible d’aller à Recife si on est déjà à Recife ? Parles-tu du Vieux Recife ?

- Non, Je ne parle pas de ça. J’étais allé à la messe à l’église de Santo Antonio, après je suis allé au marché de São José et maintenant je suis en train d’aller au Centre Commercial de la Boa Vista.

- Alors, tu es au centre-ville.

- Oui, c’est ça, je te l’ai déjà dit, je suis à Recife. Que tu es compliqué!!! Mais alors, qu’est-ce que tu veux?

(Batterie Déchargée)

Auparavant, Recife n’était qu’un port et quelques maisons. Attachée à Olinda, l’ancienne capitale de l’État de Pernambuco, Recife n’avait pas d’importance, sauf pour l’exportation du sucre qui augmentait de plus en plus. Cette situation a changé au long du temps. Mais, dès l’époque de l’élévation de Recife à condition de ville, en 1710, jusqu’au début du vingtième siècle, sa région urbanisée n’était que le quartier Recife et quelques autres quartiers environnants (celui de la Boa Vista, de Santo Antônio, de São José et de Santo Amaro). Tous les autres n’étaient que des moulins à sucre, comme celui de la Benfica (le deuxième quartier après la Boa Vista, où il y a encore la maison de maître du moulin), ou des endroits presque inhabités, comme celui du Pina (Quartier situé à côté du quartier de Recife, mais qui est séparé de celui-ci par le Bassin du Pina). Les gens qui habitaient ces quartiers appelaient ville les quartiers urbanisés, par opposition à l’idée de campagne, même en habitant dans une ville. Et puisque aller au centre-ville était synonyme d’aller au quartier Recife, on disait simplement : « aller au Recife », même si on était déjà à Recife.

Aujourd’hui les choses ont beaucoup changé. A Recife, il n’y a plus de campagne et le centre-ville n’est plus le quartier Recife (celui-là est formé aujourd’hui par les quartiers de la Boa Vista et ceux de Santo Antônio et de São José). Mais l’habitude est restée. On continue d’aller à la ville de Recife et au Recife. Alors, ne vous inquiétez pas si les autobus ici affichent la pancarte avec la direction Ville, pour aller au centre-ville. C’est très simple : si vous voulez aller à Recife prenez l’autobus qui va à la ville.

Adriano, étudiant, auditeur libre, FLE.




Aboio : une mélodie rurale

6 11 2008

Quand on est a l’intérieur de Pernambouc, c’est bien possible qu’on écoute une sorte de mélodie mélancolique (mélopée), mais agréable. Il s’agit d’un genre musical très ancien appelé aboio, typique de cette région. Mais qui pratique cette manifestation? L‘aboiador, l’artiste rustique qui improvise ce chant. Initialement, il était lié aux travaux champêtres dans la personne du vacher. Mais, on peut simplement le reproduire en chantant le plus souvent a capella. L’aboiador s’habille de une façon traditionnelle, quelque peu stéréotypée, pour maintenir la représentation du monde rural qui est son milieu d’origine. En faisant l’exhibition au grand public, il s’intitule vacher et son aspect vestimentaire est de rigueur: jaleco (gilet spécifique), botina (de simples bottes) et chapéu de couro (chapeau de cuir).

Malgré l’importance de cette expression artistique, connue dans les campagnes du Nord-est, aujourd’hui il y a de moins en moins des personnes pour l’exprimer, probablement à cause de l’urbanisation récente.

Edmilson Ferreira, Étudiant de Français 7




La ville de Paudalho et l’histoire de son nom

7 10 2008

La ville de Paudalho se trouve à 37 kilomètres de Recife (capitale de l’ État de Pernambuco). Elle est la porte d’entrée de la « Zona da Mata Norte », région où il y avait l’ancienne Forêt Atlantique.

Cet endroit a commencé à être peuplé en 1591 lorsque les franciscains ont formé un village indien qui s’appelait « Miritiba », variation du mot indien « Mbiri-tyba » qui selon Teodóro Sampaio (1855-1937), historien brésilien, veut dire jonchaie. La culture de la canne à sucre et avec elle l’installation des moulins à sucre, a commencé dans la région au début du XVIIe siècle. Le premier moulin à sucre à y être arrivé, a été celui du Mussurepe, vers 1630. En 1660, le moulin à sucre Aldeia a été construit et à la fin du siècle, il y en avait environ 58.

Le 8 janvier 1711, arriva le colon portugais Joaquim Domingos Telles et y établit un nouveau moulin à sucre qui s’appelait « Páo do Alho » (à la lettre: Bois de l’Ail. Le « bois de l’ail » – Gallesia integrifolia ou Gallesia gorazema – est un arbre originaire du Brésil et du Pérou. Ce moulin à sucre portait ce nom singulier parce que dans la région où il avait été installé, il y avait beaucoup d’arbres dont les feuilles avaient une odeur qui rappelait celle de l’ail.

À cause de la croissante production de canne à sucre, il s’est formé autour de ce moulin à sucre un petit village qui portait le même nom du moulin, Páo do Alho. En 1789, il était devenue une commune de la ville de Nazaré da Mata, étant connue comme Pau d’alho (Bois d’ail). Le 18 août 1811, grâce à une loi signée par João VI de Portugal, il a acquis le statut de village. La loi du 4 février 1879 a élevé le village à la condition de ville, nommée Ville du Saint Esprit. Le 3 août 1892, un décret lui a donné le nom qu’elle porte jusqu’à aujourd’hui: Paudalho.

Cette paisible ville est l’endroit idéal pour ceux qui veulent passer un très agréable week-end. Et pour ceux qui ont de la curiosité, il y a un parc, appelé Parc Beira Rio, où on peut sentir l’odeur du « bois d’ail ».

Adriano, étudiant-auditeur FLE




Le Cordel, c’est aussi de la littérature

7 10 2008

La Littérature de Cordel, c’est une manifestation très populaire à Pernambuco.Il s’agit d’une sorte de poésie composée en vers mesurés et publiée en petits feuillets qui sont colportés dans les marchés de plein air. Ce mot, Cordel, vient de corde, où étaient autrefois exposés les feuillets. Mais pour les poètes qui produisent cette littérature, sa signification est plus intéressante : c’est une manière de penser, de s’exprimer et de compter l’histoire du Nord-Est et de son peuple.

Cette manifestation traditionnelle a un peu plus de cent ans. À la longue, beaucoup de transformations sociales et culturelles sont venues s’y ajouter, mais les Cordelistas (des personnes qui écrivent le Cordel) ont seulement modernisés leurs compositions, après avoir énormément résisté. Aujourd’hui, les thèmes rapportés par la Littérature de Cordel sont beaucoup plus variés que pendant le XXe siècle. C’est encore possible de voir des feuillets parlant de sujets romanesques et héroïques, comme autrefois le faisait, Leandro Gomes de Barros, le plus important Cordelista Brésilien du XIXe siècle. Mais la demande de ceux qui parlent du gouvernement, de la situation sociale et de la politique du pays et de ceux qui protestent d’une façon générale est plus grande. Plus il y a des thèmes, plus on a de la poésie de Cordel ! Voici un petit exemple : O lobisomen e o Coronel !

Pour savoir plus sur cette littérature populaire actuelle, entrez en contact avec Vetor Cultura !

Edmilson Ferreira, étudiant FLE, français 7