preload
mar 08

Affiche de propagande nazie, tirée à 15 000 exemplaires, et placardée en Février 1944 jusque dans les plus petits villages français est une offensive médiatique pour discréditer la résistance dans l’opinion.

Vidéo sur l’affiche

analyse de l’image

Depuis l’été 1943, le groupe FTP-MOI ( Francs tireurs et Partisans-Main d’œuvre Immigrée) composé de travailleurs immigrés et proche du parti communiste s’était engagé dans la lutte armée contre l’occupant multipliant attentats et sabotages. Les membres du groupe Manouchian sont arrêtés et condamnés. Présentés comme  » une armée de terroristes juifs immigrés à la solde de l’Angleterre et du bolchevisme », ils seront fusillés en Février 1944.

A la veille de sa mort, Manouchian écrira une lettre d’adieu à sa famille. Lettre qui inspirera à Louis Aragon, douze ans plus tard,  le poème « Strophes pour se souvenir » 1956.

Lire la lettre de Manouchian.

Lire « Strophe pour se souvenir »Aragon  1956

Poème mis en musique  ensuite par  Léo Ferré.

Image de prévisualisation YouTube

Cet événement sera aussi pérennisé par le cinéma :

« L’affiche Rouge » de F. Cassenti en 1976 et plus récemment « L’armée du crime » en 2009 » de Guédiguian

Fondation de la résistance.

La propagande nazie cherche à discréditer la Résistance.
C’est pendant les derniers mois de l’occupation, en 1944, que la répression contre les résistants, les maquisards et la population civile se mue en folie meurtrière. A Oradour-sur-Glane, le 10 Juin 1944, les SS enferment les femmes et les enfants dans l’église qu’ils incendient. Les hommes sont abattus à la mitraillette.
Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site du Musée de la résistance, Jean Moulin à Paris.
Ou découvrir Le chant des partisans
« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute… »
Lire le poème de Jean Tardieu  ORADOUR publié en Septembre 1944 dans le dernier numéro clandestin des Lettres Françaises.

« « 

On peut rapprocher la destruction d’Oradour de celle de Guernica par les bombardiers allemands et immortalisée par Picasso.

voir l’étude du tableau ici

Dans le poème La rose et le réséda. Aragon rend hommage aux résistants exécutés en 1941 .

Les couleurs de ces fleurs  évoquent métaphoriquement la couleur des affiches annonçant leur condamnation, l’une était jaune (le réséda), l’autre, rouge.

Gabriel Péri, député communiste, fusillé le 15 décembre 1941

Honoré d’Estienne d’Orves, catholique, exécuté le 29 Août 1941

Lettre d'adieux de Guy Moquet

Guy Moquet, fils d’un député communiste, exécuté à 17 ans, le 22 Octobre 1941, en tant qu’otage, en représailles à l’assassinat d’un officier allemand. .

Gilbert Dru, militant catholique, fusillé le 17 Juillet 1944.

Ce poème parut  le 11 mars 1943 et fut ensuite distribué sous forme de tracts anonymes  jusqu’à la fin de la guerre.

mar 03

Début de la matinée; nous sommes partis à 8h15 de la gare de Champagne pour arriver vers 9h30 à la gare de Lyon.   Pour aller aux Invalides, nous avons dû prendre le métro qui était rempli  de personnes qui allaient travailler.

Une fois arrivés devant les Invalides, nous sommes allés voir le tombeau de Napoléon qui est très grand et très impressionnant. Lire la suite »

fév 26

Dans l’Allemagne  hitlérienne, l’art et la culture se réduisent à la propagande pour le régime. Goebbels prend en charge le ministère de la propagande en mars 1933. Il se donne pour mission de contrôler toute activité intellectuelle et artistique à travers la musique, la littérature, le théâtre, la radio, les beaux arts, la presse et la radio. En 1933, un gigantesque autodafé est organisé. Des livres sont brûlés dont le roman de Erich Maria Remarque « A l’ouest rien de nouveau « .

photo de l’autodafé à Berlin

Les artistes sont menacés. Des écrivains, Bertold Brecht, Thomas Mann, le cinéaste, Fritz Lang, émigrent à l’étranger. Les tableaux d’Otto Dix sont interdits d’exposition.

Lire la suite »

fév 05

]
Bande annonce La viste de la Fanfare

Dans le cadre de « Collège au cinéma » 2010, nous avons vu « La visite de la fanfare » de Eran Kolirin 2007, premier long métrage de ce jeune cinéaste israélien.
Une fanfare d’égyptiens qui se retrouve par erreur dans un village paumé israélien. De là, des rencontres improbables tout au long de cette nuit de séjour forcé chez l’habitant. Un mélange de langues (anglais, arabe, israélien) de gestes, de sourires, de musiques. Des moments de burlesque, de nostalgie, de  poésie. Un très beau film d’amour et de paix pour des anti héros perdus dans un décor de nulle part.

Pour prolonger le film par la lecture d’un roman : Si tu veux être mon amie.

Une bouteille dans la mer de Gaza

jan 28

Brevet blanc de français

Quartier général du 5ème régiment

De l’armée terrestre de France

A Ilona Marinois

3, rue de la chapelle                                                                  Lire la suite »

déc 10

« Je n’ai rien dit…. »


poème de l’auteur allemand,

Martin Niemöller,

pasteur, survivant des camps nazis

( Dachau 1942)

Als die Nazis die Kommunisten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie die Juden holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Jude.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, car je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif.
Et quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

Sur le même thème, lire aussi Matin Brun, de F. Pavloff.

déc 03

Dans le cadre de l’Histoire des Arts, tous les élèves de 3è du collège sont allés voir L’Exposition « Orage de Papier » ayant pour thème la propagande  pendant la 1er Guerre mondiale. Cette exposition avait lieu aux Invalides, à Paris au mois de Novembre 2010.


Raiyan C.  3E nous livre ses impressions.


Moi et les Invalides

Ce matin là, le jeudi 4 novembre 2010, nous nous rendîmes mes amis et moi à la gare de Champagne. Le rendez vous était fixé à huit heures car nous avions un train peu de temps après pour aller à Paris.

Nous l’attendions sur le quai gris, par ces temps d’automne. Il arriva à l’heure. C’était un « petit gris » comme on les appelle, ce train de 1960-1970 peu esthétique mais fort utile en ces temps. Pour aller à Paris, il fallait faire un arrêt à la gare de Melun pour ensuite changer de train, ce que nous fîmes. Le second train était un « corail », ces trains modernes avec de nombreuses banquettes confortables mais peu de places assises. En raison du nombre, mes  camarades et moi  nous retrouvâmes dans les passages entre 2 wagons . Après ce petit voyage, nous arrivâmes à la gare de Lyon vers neuf heures et demie. Là bas, je vis tous les travailleurs obligés de faire notre voyage tous les jours dans le froid et la pluie.

Nous marchâmes à pied jusqu’au Invalides, ce  magnifique endroit servant de musée de l’armée et accueillant le cercueil de Napoléon.


Lire la suite »

nov 06

Cette affiche a été réalisée en 1915 par Abel Faivre pour le 2ème emprunt de la Défense Nationale. Le gouvernement demandait ainsi à la population de soutenir financièrement la guerre.

En France, la plupart des illustrateurs des affiches venaient de la presse. A. Faivre était, lui aussi, dessinateur  et caricaturiste notamment au Figaro. La figure est donc très dessinée au crayon et ensuite coloriée.

Une affiche est composée d’un slogan (un message) et d’un visuel (image qui renforce et illustre le slogan). L’art de l’affiche est né avec la publicité. Il est maintenant au service de la propagande pour véhiculer un message, « vendre une idée », celle de la guerre.

Le slogan.

2e EMPRUNT DE LA DÉFENSE NATIONALE : C’est un titre, écrit en lettres capitales. Il indique l’objet de cette affiche: demander à la population de donner de l’argent pour soutenir l’effort de guerre .

On les aura ! souscrivez : écriture manuscrite qui crée une proximité avec le lecteur.et qui donne l’illusion que ce sont les paroles du personnage.

On les aura: phrase exclamative, chargé d’émotion (la détermination, l’espérance). Le futur du verbe  projette le personnage dans l’avenir  et prend une valeur prophétique en annonçant la victoire prochaine et certaine. Le pronom indéfini « on »désigne les soldats et par extension tout le peuple français .

Le verbe »souscrivez » à l’impératif, est une injonction du soldat à ses proches qui doivent eux aussi faire un effort et  financer la guerre.

Les écritures sont disposées selon une diagonale inverse à celle du personnage  formant une croix  qui évoque  la défense du territoire.

D’autres inscriptions apparaissent sur l’image :

En bas et au milieu : Imprimerie Devambez, Paris

A gauche : la signature du dessinateur.

Le Visuel

Le personnage  est un jeune soldat français. Il est reconnaissable grâce à son équipement : un casque Adrian en acier ( 800 g), la capote ( manteau en laine) bleue, la chemise blanche, la besace en toile et le fusil Lebel.  Sur son col,  un numéro indique son régiment.

Par son attitude déterminée,  il montre qu’il va de l’avant. Il lève le bras et se tourne en arrière pour appeler les autres . Il montre la voie à suivre, c’est un leader. Son dynamisme est mis en valeur par la diagonale  qu’il forme sur l’image, par la contre plongée, par la lumière  qui illumine son visage  et particulièrement ses yeux clairs. Il incarne l’espoir et la victoire.

Il est  le héros courageux, intrépide, beau et sympathique auquel le public a envie de s’identifier.

Références culturelles

Cette affiche,  tirée à 200 000 exemplaires puis reproduite en carte postale est aussi  l’une des plus célèbres affiches de la guerre de 14-18  car elle fait écho à d’autres œuvres du patrimoine national.


La Liberté guidant le peuple par Eugène Delacroix (1830)

Dans ce tableau, l’allégorie de la liberté appelle les insurgés à la lutte. Son attitude, le bras levé est comparable à celle du soldat.

Pour aller plus loin cliquez sur le lien




La Marseillaise ou Le départ des volontaires en 1792, par Rude pour l’arc de Triomphe de l’Etoile (1833-1836).

Ces œuvres d’art mettent en scène des allégories qui apparaissent providentiellement aux moments forts de l’histoire pour soutenir le peuple français dans ses luttes. Ici, le jeune soldat qui emprunte la même gestuelle que ces figures, devient lui-même une allégorie, le sauveur de la patrie en danger.

Cette image a ensuite été reprise sous forme de carte postale.

Sources : Document pédagogique du Musée des Armées.

Site sur les peintres face à La guerre  14-18. la couleur des larmes.

nov 05
http://www.dailymotion.com/videoxac4o2

Film d’animation de Rémi Durin. 2009

Dessins animés traditionnels et ordinateur 2D-3D / 13mn

Scénario de Christophe Potier et Arnaud Demuynck, adaptation d’une  nouvelle de Maurice Genevoix La Mort de Près.

Maurice Gerbier, ancien combattant de la guerre de 14-18, accompagne sa petite fille au square. Mais il peine à rester dans le présent. A chaque instant sa mémoire l’entraîne dans ce terrible passé, celui du front, des combats, de horreur indescriptible et incommunicable. A chaque flashback, il remonte un peu plus loin dans le temps jusqu’à un étrange valse.

Ce film traite le thème de la mémoire collective et individuelle, de la difficulté de transmettre ces expériences traumatisantes d’une génération à l’autre. Comme le vieil homme, il cache  sous une sobriété et une retenue apparentes, une violence explosive.

Ce film a été présenté dans École & Cinéma  / Act’ Art 77


sept 23

Toutes les illustrations de cette page sont des cartes postales

Dans le cadre de l’Histoire des Arts : Arts, Etats et Pouvoir.

Visite de  l’exposition

Orages de Papier

La grande Guerre des médias

BDIC – Hôtel National des Invalides. Paris

du 26 Octobre 2010 au 15 Janvier 2011

Cette exposition, fruit du partenariat franco-allemand,  a d’abord été présentée à Strasbourg puis en Allemagne avant de venir à Paris. Elle montre comment la première guerre mondiale est aussi la première guerre des médias et donc la matrice des guerres modernes. Grâce aux nouveaux moyens d’impression (tracts, affiches, cartes postales ) au progrès de la photographie et du cinéma, à des moyens de diffusion plus rapides (trains, avions), c’est un  « Orage de Papier » qui va s’abattre de part et d’autre des  frontières et non plus  seulement un Orage d’Acier ( titre du roman de l’écrivain allemand Ernst Jünger 1920 ). C’est aussi grâce à l’école de Jules Ferry qui a permis à la population d’apprendre à lire et à écrire que l’écrit va devenir si important dans cette guerre. Parallèlement à la propagande, les soldats vont beaucoup écrire, des carnets, des journaux, des lettres, des poèmes, des cartes postales.  Dans un conflit qui fait, par jour, 800 morts, côté français et 1200 morts, côté allemand, il est nécessaire de maintenir un contact quotidien entre le front et l’arrière. Ainsi; un million de lettres seront échangées chaque jour.

Au dessus : la carte postale « On les aura » d’Abel Faivre. (cliquez pour lire l’analyse de l’image) Par son attitude, le personnage rappelle un autre tableau : La liberté guidant le peuple de Delacroix. Dans les deux cas, les personnages sont des allégories de la liberté et de la défense du droit. Ils indiquent la voie à suivre  et incitent le peuple à combattre.

La carte postale

Grâce à l’évolution des techniques dont l’invention de la photographie, la carte postale va devenir un moyen de communication très rependu, presque quotidien de 1900 jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Elle déclinera avec l’invention du téléphone.

Deux techniques graphiques sont utilisées : la photographie colorisée ou la gravure.

Certaines cartes utilisent le photo montage montrant la réalité du soldat au front et le souvenir des êtres chers.



Une jeune fille, allégorie de la France, appelle à défendre la terre des aïeux

Carte de vœux pour l’année 1916. Vœux de victoire symbolisée par le rameau et souhait pour les soldats de retrouver leur famille. Le bébé peut aussi être interprété comme une allégorie des générations futures. L’aube se lève sur une France  jeune, libre et victorieuse.

D’un côté, la pureté, la candeur de la jeune fille ou du nouveau-né, de l’autre la monstruosité, la bête immonde. C’est sous la forme d’une pieuvre que l’Allemagne est représentée sur cette carte de propagande. La pieuvre germanique coiffée du casque à pointe est une allégorie de l’Allemagne

Mais, de l’autre côté de la frontière, les cartes postales allemandes développent les mêmes thèmes de propagande : héroïsme, courage, sacrifice, camaraderie,  femme aimée  présente par la pensée et le souvenir.


Pour en savoir plus et  préparer votre visite,  consultez le dossier de presse de l’exposition: Orages de Papier>

Consultez le document pédagogique de l’exposition

Lisez le compte rendu de la visite de Raiyan

Sur le journal du collège, FGNews, des photos de la sortie.

Découvrez d’autres documents (photos peintures, affiches) sur le site du ministère de la culture :

Poilus- L’histoire par l’image

Au Musée de l’armée