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mai 07

Si tu t’imagines, poème de Queneau

Interprétation : Juliette Greco


Si tu t’imagines
Si tu t’imagines
Fillette fillette
Si tu t’imagines
Xa va xa va xa
Va durer toujours
La saison des za
La saison des za
Saison des amours

 

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mai 06

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Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

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avr 27

 

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Mon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie
Question travaux pratiques
Il s’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier
Pour fair’ des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en trans’
En nous racontant tout Lire la suite »

avr 27


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Poème mis en musique par Jean Kosma et interprété par Yves Montand.

Ce poème dénonce les effets de la guerre qui détruisent les villes comme Brest, bombardée par l’aviation allemande et aussi les êtres comme  Barbara, passante inconnue dont le poète imagine le destin.

Barbara

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
É panouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert, Paroles

avr 04

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l’un fut de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du cœur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Nos sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle
À la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle
La rose et le réséda

Louis Aragon, La diane Française

déc 10

« Je n’ai rien dit…. »


poème de l’auteur allemand,

Martin Niemöller,

pasteur, survivant des camps nazis

( Dachau 1942)

Als die Nazis die Kommunisten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie die Juden holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Jude.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, car je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif.
Et quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

Sur le même thème, lire aussi Matin Brun, de F. Pavloff.

mai 09

1854 Naissance de Rimbaud à Charleville ( Ardennes, près de la Belgique )

1860 Séparation des parents. Sa mère est très autoritaire.

Au collège, il est un élève brillant. Il a une relation privilégiée avec son professeur, Georges Izambart, âgé de 22 ans,qui lui fait découvrir de grands auteurs ( Victor Hugo, Rabelais…)

1870. A 16 ans : 1ère fugue à Paris. Il veut devenir journaliste.La France est en guerre contre la Prusse. Il voyage sans billet de train. Il est arrêté par la police et emprisonné.

Son professeur parvient à le faire libérer.

Il écrit des poésies tes que Roman, Sensations, Le dormeur du val, Cabaret vert, Ma bohème…

1871. Nouvelle fugue à Paris où il rencontre le poète Paul Verlaine. Celui-ci le surnommera : «  le poète aux semelles de vent « .Sa lecture du poème Le bateau ivre enthousiasme les poètes parisiens qui voient en lui, le  » nourrisson des muses « . Quelques mois plus tard, il lasse par son arrogance et son insolence.

1873 rédaction du recueil Une saison en enfer.

1873-1874 rédaction du recueil Les Illuminations.

1873. Escapade des deux poètes à Bruxelles et à Londres. En proie à l’alcool, Verlaine tire une balle dans la main de Rimbaud. Les deux amis se séparent.


A 20 ans, Rimbaud abandonne définitivement la poésie. Il se met à voyager en Europe puis en Afrique où il mène une vie d’aventurier. En 1880, il vit du commerce de peaux et de café. En 1885, en Ethiopie, il fait du trafic d’armes.


1891, il est rapatrié pour une tumeur au genou. Il meurt à 37 ans.

vidéo du film « Eclipse Totale » (Rimbaud – Verlaine) 1997.

Ce film traite de la rencontre et de la relation entre Arthur Rimbaud ( Leo DiCaprio ) et Paul Verlaine ( David Thewlis ) de 1871 à 1875.

http://www.dailymotion.com/videox3ffmr


mai 04

« L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain-clair, mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant.

Verlaine 1884





Affiche de Rimbaud
fresque éphémère d'Ernest Pignon Ernest, vers 1978.
Voici quelques uns des poèmes écrits en 1970 et 1971 à 17 ans.
Encore aujourd’hui, il continue d’être une source d’inspiration pour de nombreux artistes comme tu pourras le voir sur ces vidéos.
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mai 03

On est pas sérieux quand on a dix sept ans.

poème de Rimbaud interprété par Léo Ferré.

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mai 02

Sensations

Jean Louis Aubert ( ex-chanteur du groupe Téléphone ) chante Rimbaud.

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mai 01

Ophélia, poème lu.

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Ophélia, le poème de Rimbaud est traduit en anglais.

Les nombreux portraits des peintres pré-raphaélites évoquent Ophélia, à l’origine personnage du théâtre de Shakespeare.

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avr 30

 Rêvé pour l'hiver
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