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Ebook : Prépa Sciences Po – Philo – Dossier IEP – Le sport

LE SPORT – Dossier IEP 2012 – 40 textes philosophiques commentés

Niveau : Prépa Sciences Po

Auteur : Laurence Hansen-Løve

Professeur agrégé de philosophie, enseigne en terminale et en classes préparatoires littéraires à Paris. Directrice de collection chez Hatier et Belin, Laurence Hansen-Løve est co-auteur de La Philosophie de A à Z (Hatier, 1994) et Philosophie Anthologie terminales L-ES-S (Belin, 2004). Elle est également auteur de l’ouvrage Cours particulier de philosophie (Belin, 2006).

Extrait de l’introduction

« Les femmes ne sont pas faites pour courir » écrivait Jean-Jacques Rousseau en 1762… Il est envisageable de pardonner au romancier – sinon au philosophe – d’avoir prononcé cette sentence si l’on veut bien adopter un instant la perspective qui était la sienne. Si la femme, comme en restait convaincu l’auteur du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, est faite pour porter et chérir la progéniture de son compagnon, (« Quand elles fuient, c’est pour être atteintes », poursuit-il, dans le fragment cité), on ne voit pas très bien en quoi le fait de courir, ou, plus généralement, de faire du sport – du saut à la perche ou bien de la natation synchronisée, par exemple – pourrait lui être d’une quelconque utilité !

Ce petit détour par un moment de littérature légèrement daté nous fait tout de même mesurer le chemin parcouru depuis le siècle dit des « Lumières ». Non seulement la femme court aujourd’hui, mais elle prétend même rivaliser avec l’homme sur le terrain du sport, et même des sports les plus traditionnellement virils et agressifs, comme le football ou même le catch ! Les exploits du « beau sexe » sont désormais là pour prouver que, pas plus sur ce plan que sur n’importe quel autre, l’homme n’a de leçon à lui donner désormais. La « femme libre », c’est donc, symboliquement, « la femme qui court », ou en tout cas celle qui peut décider de « faire son jogging » chaque matin, avec ou sans l’aval de son conjoint, comme l’avait suggéré fort à propos un film emblématique des années 70 (« Une femme libre » de Paul Mazursky). C’est pourquoi j’ai choisi de conclure ce dossier par un récit de Marie-José Pérec.

Pris sous cet angle, on aperçoit à quel point le sport est bien ce « fait social total » que sociologues et philosophes voient en lui : il est l’expression de multiples dimensions de la condition humaine dont il constitue à la fois une métaphore, un raccourci saisissant, un miroir magique mais aussi, parfois, une pitoyable caricature. Quoi qu’il en soit, l’importance de cette dimension de l’existence humaine, et l’intérêt de la prendre pour objet d’étude, n’est plus à démontrer. En témoigne notamment, comme on va le voir, l’abondance des textes de philosophes, de sociologues et d’écrivains sur ce thème, notamment au XXe siècle.

Sommaire

  • Introduction
  • I. Un fait social total
  • II. Le sport à travers les âges
  • III. Le sport est une fête
  • IV. Sport et civilisation
  • V. Le sport dévoyé
  • VI. L’homme surmonté ?
  • Conclusion
  • Sujets de dissertation
  • Bibliographie

49 pages

Format PDF

Prix : 6,99 €

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