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Bac Philosophie

Philo - Justice et inégalité : est-ce compatible ?
Il est très tentant non seulement d’associer, mais aussi de confondre, la justice et le souci d’égalité. Des institutions justes s’efforcent de mettre tous les hommes sur un pied d’égalité, et l’on tient, par exemple, pour évident que le riche et le pauvre doivent bénéficier l’un et l’autre d’un avocat et être traités avec les mêmes égards lorsqu’ils sont inculpés par la « Justice » – dans le sens institutionnel du terme.
Sujet corrigé - Sciences Po - Jugez-vous excessive la place du sport dans la société ?
Lorsque l’on assiste à l’explosion de joie d’un peuple à la suite de la victoire de son équipe (la Nouvelle Zélande et la victoire des All blacks, octobre 2011), lorsque l’on est témoin du désespoir des supporters de l’équipe vaincue lors de certains matchs de foot, lorsque l’on sait quelles sommes fantastiques sont engagées pour construire les équipements nécessaires à l’organisation de JO à Londres en été 2012 (13 milliards d’Euros selon les dernières estimations), et à quels prix s’échangent les grands joueurs (transfert de Cristiano Ronaldo au real Madrid, 94 millions d’euros en 2009), on est tenté de penser – en effet – que nous accordons trop de place, et trop de « prix » à ce qui ne devrait être qu’un loisir, dépourvu de tout enjeu vital.
Sujet corrigé - Sciences Po Province - Peut­‐on concilier foi et raison ?
L’histoire des institutions religieuses, de la théologie et de la philosophie témoigne du fait que la foi et la raison peuvent se concilier et s’étayer l’une l’autre. Des rayons entiers de bibliothèques en témoignent. Les pères de l’Eglise, des philosophes musulmans et bouddhistes ont rédigé des milliers de pages pour démontrer que la raison peut et doit être soit l’alliée soit la servante de la théologie. Parallèlement, des philosophes comme Saint Augustin, Saint Thomas ou, pour les modernes, Pascal, Descartes ou Kierkegaard, ont expliqué pourquoi ils avaient la foi, mais sans renoncer pour autant – cela va de soi – à l’usage de leur raison. Mais que nous disent les philosophes croyants à propos de leur foi? Ils nous expliquent que la raison d’être de la foi, c’est qu’il y a de l’ « incompréhensible ».
Sciences Po et HEC – Philo – Une société sans conflit est-elle souhaitable ?
Le conflit (du latin conflictus, choc, de « confligere », se heurter), au sens large, est une opposition, voire un combat, une lutte. Même si ce type d’opposition n’est pas toujours violent, nous souhaitons le plus souvent l’éviter, car nous le jugeons douloureux et dangereux. Nous avons à l’esprit les conflits violents, par exemple les guerres entre nations ; mais les conflits d’ordre économique sont également redoutés, car ils portent la menace d’affrontements dont le plus fort est a priori le bénéficiaire.
Bac et Prépas – Philo – Kant, Critique de la raison pure (préface de la 2e édition)
S’il est vrai, comme Kant l’indique dans l’ouvrage, que la philosophie est la tâche qui consiste à répondre à ces trois questions : « Que puis-je savoir ? », « Que dois-je faire ? » et « Que m’est-il permis d’espérer ? », on peut dire que la Critique de la raison pure est une réponse à la première de ces questions, tandis que la Critique de la raison pratique (1788) répond à la deuxième et la Critique de la faculté de juger (1790) en partie à la troisième.
Bac et Prépa Sciences Po – Philo – Pascal, Pensées (sur la religion)
Par leur position polémique, les textes de Pascal questionnent et travaillent la philosophie. La pensée de Pascal n’est pas une philosophie de la religion. Elle n’est pas non plus une philosophie religieuse, un système philosophique inspiré par une idée religieuse. Elle est une explication religieuse avec la philosophie, qui emprunte beaucoup à la philosophie et la « froisse avec ses propres armes », pour reprendre la formule de l’Entretien avec M. de Sacy.
Bac et Prépa Sciences Po – Philo – Hume, Dialogues sur la religion naturelle
Dans le domaine moral et politique, le sentiment naturel soutenu par de bonnes institutions doit éliminer les principales causes du désordre sans qu’il soit nécessaire de brandir la menace de la justice divine.
Bac et Prépa Sciences Po – Philosophie – La religion
Qu’est-ce que la religion ? L’article défini singulier n’est pas anodin. Il ne s’agit pas ici de traiter d’une seule religion mais d’envisager la réalité commune aux faits religieux dans leur globalité. On empruntera donc des exemples à divers contextes religieux. C’est alors que commencent les difficultés : qu’y a-t-il de commun à toutes les religions ? Quel est le critère du fait religieux ?
Bac et Prépas - Dossier de philosophie - L'art
L’art, aujourd’hui, semble s’adresser à tous ; la conviction, largement partagée, qu’il concerne la société dans son ensemble s’allie aux moyens de communication de masse pour le rendre accessible même à ceux qui ne le rechercheraient pas spontanément.
Bac et Prépas – Dossier de philosophie – La liberté
Parmi les notions que la réflexion philosophique se donne pour tâche d’élaborer et de construire, la liberté occupe une place de premier ordre. Elle en constitue en effet à la fois le principe et la fin. Que la liberté soit au principe même de la philosophie, c’est là une évidence : philosopher, c’est en effet penser par soi-même, c’est-à-dire exercer librement son jugement, soumettre toute question au libre examen, refuser toute autorité étrangère à la raison. La philosophie atteste la liberté par l’exercice même de penser. Mais la liberté n’est pas seulement au principe de la philosophie. Elle est aussi au centre de sa réflexion et de ses débats. C’est que la liberté est l’idéal qu’elle vise et se propose, pratiquement, de réaliser. Exemplaire, à cet égard, l’Éthique de Spinoza trace le chemin rigoureux qui mène de la servitude à la liberté du sage.
Bac et Prépas - Dossier de philosophie - Le mal
Si le mal préoccupe les philosophes, ce n’est ni par goût pour l’horrible, ni par fascination pour le tragique. Bien au contraire, la démarche philosophique consiste à s’établir à une juste distance de ces figures extrêmes de l’expérience : ni trop près, ni trop loin. Ni trop près. Ici. pas plus qu’ailleurs, la philosophie ne peut se contenter d’être purement descriptive. Kant déjà rappelait, au début de La religion dans les limites de la simple raison, la place singulière de la plainte dans les traditions mythiques et poétiques. Et c’est un fait que l’homme, en réfléchissant sa propre expérience, a toujours accordé au mal une position privilégiée. Mais la philosophie ne peut se borner à cette constatation « de fait » de l’existence du mal ou de la souffrance dans le monde.
Bac et Prépas – Dossier de philosophie – La justice
Qu’est-ce que la justice ? À cette question, les réponses ne manquent pas, et chacun sur ce sujet a son opinion. Pourtant, s’agissant de justice, et par conséquent de la façon dont nous estimons que doit se régler notre rapport à autrui, il serait malvenu de rester sur son quant-à-soi. Toute opinion sur la justice doit au moins être débattue, à défaut d’être partagée. Il faudra alors tenter de justifier le point de vue adopté. Or, accepter le débat, se placer sur le plan de la discussion et de l’argumentation, tel est, au fond, l’unique parti pris de la philosophie. C’est sans doute la raison pour laquelle la justice fut et demeure l’une des toutes premières questions de la philosophie, celle qui l’anime dans ses commencements, comme en témoigne, par exemple, cet ouvrage de Platon qui lui est entièrement consacré : La République. C’est à réunir quelques éléments de réflexion nécessaires au débat sur la justice que ce petit livre souhaiterait contribuer.


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