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Archives pour 10/2008

Le Cambodge face à son passé

En 1973, les Etats-Unis quittent le Vitenam permettant la réunification de celui – ci sous l’autorité du Nord Communistes en 1975. Dans ce contexte de retrait américain, Pol Pot met en place, avec l’appui de la Chine communiste, un régime totalitaire au Cambodge, un des régimes les plus sanglants de l’Histoire, celui des Khmers rouges : le « Kampuchea démocratique ».

Un régime terrible

L’« Angkar » (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l’image de Phnom-Penh  dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, « identifiées » parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d’origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis (soit ¼ de la population environ).

La fin du régime Khmer

Pol Pot reçoit l’appui du gouvernement Chinois. C’est pour celui-ci un moyen de lutter contre l’influence du Vietnam dans le Sud Est Asiatique, celui –ci ayant imposé son influence au Laos en 1977. Le régime vietnamien se rapproche alors de l’URSS : en 1979, il intègre le COMECON. La même année, il met fin au régime de Pol – Pot, établissant un protectorat. Ainsi, le Vietnam reconstitue-t-il l’ancienne Indochine française ! Mais c’est inconcevable pour Pékin qui refuse l’  « encerclement » soviéto-vietnamien : les chinois envahissent le Nord du Vietnam. L’URSS intervient de loin par des envois d’armes. Finalement les problèmes intérieurs de l’URSS et de la Chine à la fin des années 80 permettent une détente. En 1990, l’ONU décide d’un plan de paix pour le Cambodge dans le cadre d’un règlement du conflit régional.

Le Cambogde face à son passé

En novembre 1990, le roi Sihanouk revient au Cambodge,

il est reconnu comme chef d’Etat, rompt avec les Khmers rouges. Ceux –ci cependant restent impunis. Il faut attendre  2003,  alors que Pol Pot est mort depuis 1998 et que ses lieutenants disparaissent à leur tour pour qu’un travail judicaire soit  entrepris suite à un accord entre l’ONU et le gouvernement cambodgien actuel.

article de rue89 sur les procès

le premier procès s’est ouvert cette année…

article de l’express sur le procès de Khieu Sampan

(président du régime des Khmers Rouges)

Rithy Pran, est cinéaste. Né au  Cambodge en 1964, il a perdu presque toute sa famille, morte selon ses propres dires « de faim et de tristesse ». Seul survivant avec sa sœur, il trouve refuge en France   en 1980.


Devenu cinéaste, il n’a de cesse dans ses œuvres de chercher la confrontation de son pays à sa propre histoire.  Son documentaire S21, la machine de mort khmere rouge, sorti en février 2004,  en est un exemple:

http://www.dailymotion.com/videox4zoae

S21 était le principal bureau de la sécurité. Entre 1975 et 1979, dans le centre de détention de Tuol Sleng situé au cœur de la capitale Phnom Penh, entre quatorze et dix-sept mille prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés.
Sept seulement ont survécu, deux reviennent vingt-cinq ans plus tard témoigner, lors d’une confrontation avec leurs bourreaux.

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1991: La fin de l’URSS

Sur le site de Radio canada, des articles relatent très clairement la chronologie des élèvements qui menèrent l’URSS à sa chute. Le rôle de M. Gorbatchev et celui de B. Eltsine sont particulièrement bien expliqués.

La fin de l’URSS

1989: la chute du mur de Berlin

Sur le site de la ville de Berlin, des articles (en français) très clairs et des vidéos (en V.O.) relatent cet évènement marquant de la fin de la guerre froide en Europe.

Un extrait d’un Journal d’Antenne 2 du 11/11/1989

On y voit le fameux Rostropovitch dont je vous avais parlé en classe…

1989: la répression contre les étudiants de Tien An Men (Pékin)

Alors que le monde communiste vacille et que les démocraties populaires s’apprêtent à faire tomber le rideau de fer, que le désir de réforme de Gorbatchev a permis une nouvelle détente et qu’un monde d’après Guerre froide se dessine, le gouvernement de Pékin refuse les évolutions démocratiques réclamées les étudiants Chinois.

retranscription d’un article de l’Humanité , dix ans après les faits :

IL Y A DIX ANS, TIEN AN MEN

3 juin 1989, le  » tremblement de terre  » de Pékin

Une lointaine silhouette en chemise blanche, sac plastique à la main, face à une colonne de chars. Le premier tank, indécis, tente de contourner l’homme, campé devant lui, immobile, opposant sa seule volonté à l’armée, qui tient le haut du pavé de l’avenue Chang’an.

Une marée humaine en liesse, rougie par une multitude de banderoles écarlates claquant dans le vent, qui balaie la première grande manifestation étudiante du Printemps de Pékin, le 27 avril 1989. Au petit matin, c’était un timide cortège qui était parti de l’université de Pékin (Beida), s’épaississant au fil des barrages policiers franchis, pour arriver place Tien an Men, en une vague déferlante, conquérante et adulée par une foule de Pékinois, massés sur les trottoirs.

Des tentes montées à la diable sur cette même esplanade géante, où l’on s’enivre de mots, avec des gamins aux fronts enserrés d’un bandeau blanc qui reçoivent, tel l’empereur de cet empire céleste, l’hommage de leurs aînés venus de toutes les entreprises de la capitale.

Puis ce sont des cris déchirant la nuit, celle du 3 au 4 juin, quand, un peu après minuit, les nouvelles de l’ampleur de la répression écrasent la confiance des occupants de la place. L’armée a tiré sur le peuple, et la Chine a changé de visage. Les militaires bloqués depuis quinze jours aux portes de la capitale par les Pékinois ont pris d’assaut les grandes artères, mitraillant sur leur passage ceux qui s’opposent à leur avancée.

4 juin 1989. Un jour poisseux se lève sur Pékin, resté sans sommeil, cité violée au cours d’une longue nuit apocalyptique, rythmée par les salves des armes. Les mots se sont envolés. Seuls restent, avec le silence pesant qui enveloppe la ville, des regards lourds d’incompréhension et de haine. Le ciel est noir comme les grands draps de deuil qui flottent sur les grilles de l’école normale supérieure.

Quelles images, livrées dans le désordre, sont à retenir de ces cinquante jours de Pékin qui ébranlèrent la Chine ? Les unes ont fait le tour de la planète. Il en reste d’autres plus intimes fixées dans la mémoire : des rencontres chuchotées dans les inhospitaliers dortoirs de Beida ou dans la touffeur sous les tentes de Tian an Men, des visages happés dans un cortège le temps de quelques questions, et pour lesquels même un nom capté à la hâte ne brise pas l’anonymat.

Des leaders se sont imposés : c’est Wu’er Kaxi, qui s’agenouille sur les marches du siège de l’Assemblée populaire, suppliant le pouvoir d’accepter la pétition des étudiants. Dialoguer, c’était ce que réclamaient essentiellement les manifestants. C’est aussi Wang Dan, bégayant ses premiers discours publics dans un mégaphone sur la place du Triangle à Beida, devenue un véritable forum au centre du campus.

Il y eut des images et aussi des bruits, des sons : L’Internationale reprise à pleins poumons, rythmant les défilés gigantesques, ou plus funestement, à l’aube du 4 juin, la marche de l’exode des étudiants quittant la place en une longue chaîne humaine ; le hurlement des sirènes, lors de la  » révolution des ambulances « , lorsque la population de Pékin se mobilisa, solidaire des étudiants en grève de la faim ; le roulement des chenilles de chars qui labourent les rues laissant des sillons si profonds que des mois durant, voire des années, les cicatrices du macadam feront vibrer les voitures dans une douloureuse complicité du souvenir.

Aux crépitements des armes, aux cris de douleur des blessés, à ceux de colère de la foule qui incendièrent quelques tanks succède la chape de silence des jours sombres de la répression qui suivirent l’intervention militaire. Dix jours plus tard, le 14 juin, la publication d’un avis de recherche assommait Chinois et observateurs étrangers. La liste des personnes recherchées comportait vingt et un noms, ceux des étudiants tenus responsables des troubles  » pour leur participation au Syndicat autonome étudiant « . On y retrouvait Wang Dan en tête, Wu’er Kaxi, Chai Ling, etc. La moyenne d’âge des intéressés n’atteignait pas vingt-quatre ans. Était-ce vraiment eux qui avaient tant effrayé le régime ?

 » Le mouvement n’a jamais été dangereux pour le pouvoir « , a toujours assuré M. Wu, cadre d’un organe de presse officielle.  » Si on en est arrivé à ce point, c’est bien à cause des évidentes dissensions au sein du pouvoir, engendrées par les réformes économiques et l’ouverture vers l’étranger. Avant les manifestations, tout baignait dans l’opacité. Le mouvement de contestation a fait apparaître les controverses au grand jour et le pouvoir en était affaibli. Ce qui est jugé comme intolérable en Chine parce que assimilé à une perte du mandat du Ciel, selon la tradition impériale.  » C’est ainsi qu’au matin du 19 mai 1989, les larmes aux yeux, Zhao Ziyang s’est rendu auprès des grévistes de la faim place Tian an Men, et a présenté ses excuses aux étudiants pour être  » venu trop tard « . Il venait d’être limogé de sa fonction de secrétaire général du PCC. Le soir même, son rival, le premier ministre, Li Peng, décrétait la loi martiale, prélude à la répression.

 » On espérait une réforme politique ; nous avions des revendications concrètes et voulions dialoguer avec le gouvernement « , affirme aujourd’hui encore Cai Chongguo, ancien chercheur en philosophie de l’université de Wuhan, réfugié en France depuis 1989.

Dix ans après, les ondes sismiques de ce  » tremblement de terre  » sont-elles encore sensibles ? Pour Wu,  » ce mouvement est une page qu’on ne peut déchirer. Tout le monde a été marqué ; la leçon doit être tirée pour les gouvernants et pour les gouvernés. Le mouvement de 1989 fait partie du réveil historique de la Chine « , ajoute-t-il.  » Tian an Men était aussi une démonstration de rêve des jeunes, qui demandaient la démocratie et se battaient contre la corruption.  »  » Il y avait dans ce mouvement l’honnêteté, quelque chose qui est devenu rare en Chine « , nous confie cette enseignante d’université, membre du PCC et prise de doutes.  » Pourquoi étions-nous devenus un parti qui se dressait contre le peuple et les étudiants ? Ce n’était plus le même parti, celui auquel j’avais autrefois adhéré. « 

La contestation de la rue s’emparait des grands problèmes auxquels étaient confrontés le pouvoir et l’ensemble de la société. La libéralisation de l’économie, la corruption à grande échelle, la remise en cause d’un système social garantissant l’emploi à vie, les inégalités croissantes des revenus, exacerbaient les frustrations d’autant plus fortement que les libertés d’expression à tous les niveaux restaient bafouées. La très controversée Chai Ling, elle-même, avant de devenir la  » Pasionaria de la démocratie  » de Tien an Men, contestait publiquement le bien-fondé des réformes telles qu’elles étaient menées,  » génératrice, déclarait-elle alors, d’une prospérité économique superficielle et inégalitaire « . Mais beaucoup de gens en dehors de la Chine ont voulu voir dans la contestation de 1989 une extension des appels à la démocratie qui traversaient alors l’Europe de l’Est.  » Les étudiants ont érigé une  » déesse de la démocratie « , copie de la statue de la liberté à New York ; ils ont utilisé les symboles occidentaux non pour renverser le système et mettre en place une démocratie multipartite, ils voulaient seulement le réformer en dénonçant la corruption et le népotisme « , explique l’historien Jeffrey Wasserstrom, de l’université d’Indiana, auteur d’un ouvrage sur la contestation étudiante en Chine au XXe siècle. Pour ce chercheur,  » les causes qui ont produit le mouvement étaient intérieures et sont à puiser dans la décennie qui venait de s’écouler « .

 » Que voulions-nous ? a résumé quelques années plus tard Wu’er Kaxi : des chaussures Nike, du temps libre pour sortir avec nos copines, discuter librement entre amis, et le respect.  » Le  » tube  » du rocker Cui Jian ( » Tu ne veux pas venir avec moi, parce que je ne possède rien… Nous n’avons plus de but, plus d’idéal, nous n’avons rien. « ) a bercé durant cinquante jours les étudiants grévistes de la place Tien an Men.

Dominique Bari

Correspondante permanente de l’Humanité en Chine à l’époque des événements.

http://www.dailymotion.com/videox2fvur

Vidéo historiquement célébre et connu d’un jeune homme chinois courageux s’ooposant a l’envahissement de l’armée chinoise.
La rumeur disant que l’homme s’est fait écrasé par le char est fausse.
Quelques réponses:

L’incident se déroule à Pékin, le 5 juin 1989, à proximité de la place Tian’anmen, qui se trouve au sud de la Cité interdite. Au deuxième jour des violentes répressions des protestations par le gouvernement chinois.
L’homme est seul debout au milieu de la route quand les chars s’approchent. Les chars s’arrêtent devant lui et il semble leur faire signe de repartir. En réponse, le char de tête essaie de contourner l’homme mais celui-ci se place à nouveau sur le chemin des chars. Puis l’individu grimpe sur le dessus du char de tête et a une conversation avec le conducteur. Les versions de ce qui a été dit au conducteur varient : « Pourquoi êtes-vous là ? Ma ville est en chaos à cause de vous », « Faites demi-tour et arrêtez de tuer mon peuple » et « Partez ». Les vidéos montrent que des spectateurs anxieux ont ensuite éloigné l’homme et l’ont absorbé dans la foule, et que les chars ont continué leur chemin. Certains suspectent que les spectateurs étaient en fait des policiers en civil, mais ceci n’a pas été confirmé. Un journal britannique annonce également que l’homme a été exécuté, plusieurs jours après l’incident, mais sans que ceci ne puisse non plus être confirmé.

On ne connaît pas de façon certaine l’identité de l’homme.
Il existe plusieurs histoires non concordantes par rapport à ce qui est arrivé à l’homme après la manifestation. Bruce Herschensohn, ancien assistant député du président Richard Nixon reporta que l’homme fut exécuté 14 jours plus tard ; d’autres sources disent qu’il a été tué par un peloton d’exécution quelques mois après les protestations de la place Tian’anmen. Dans Red China Blues : My Long March from Mao to Now, Jan Wong écrit que l’homme est toujours vivant et se cache en Chine.

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Elections américaines

Un article clair et simple pour mieux connaitre les deux principaux partis politique, des vidéos qui espèrent séduire les candidats.

Good Bye Lenin

Ne pas manquez ce film très juste mais ausi très drôle sur la fin du communisme en RDA