Histoire Géographie

La Mare Carrée

16 novembre 2017
de myriambred
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TSTMG – Les partis politiques en France

Parmi les acteurs de la vie démocratique française, les partis politiques jouent un rôle essentiel. Dans la Constitution française de 1958, le pluralisme politique apparaît comme un pilier de notre république :
« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. (…) La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »
Ce respect de la diversité des opinions garantit la liberté d’expression. Les partis permettent d’accéder démocratiquement au pouvoir pour porter leur projet de société. En France, les partis politiques sont suffisamment nombreux pour que chaque idée et chaque choix de société soient représentés. Il arrive qu’un(e) élu(e) ne se réclame d’aucun parti existant. On dit alors qu’il/elle est « sans étiquette ».

Voici le document de l’activité de recherches sur les partis politiques en France.
Les partis politiques en France

26 octobre 2017
de myriambred
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TSTMG 2- Qu’est-ce que la Triade ?

Voici la Triade telle qu’on la représentait en 1985 : ce sont les trois marchés majeurs de la planète que sont alors le Japon, la CEE (dix membres à cette date) et les États-Unis, où toute grande entreprise multinationale se doit d’être présente. La « triade » ainsi délimitée regroupe la majeure partie du PIB mondial d’alors (75 % au début des années 1990). Les trois régions qui la composent réunissent les principaux acteurs de la mondialisation contemporaine et entretiennent des relations étroites avec leurs périphéries respectives : Amérique latine, Asie du Sud-Est, Europe de l’Est et Afrique.

La « triade » en 2015 : en rouge les principaux États, en orange leur périphéries intégrées respectives. La composition précise de chacun des pôles est sujet à débats, notamment vis-à-vis de la Chine.

Cette dénomination fait débat aujourd’hui et perd de sa pertinence du fait du rattrapage économique des puissances émergentes. L’appartenance de la Chine à la triade est aussi discutée, notamment par les fortes inégalités économiques et de développement que connait ce pays.

13 octobre 2017
de myriambred
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TS3 – Des films qui font accompagnent et les mémoires de la seconde guerre mondiale

Dans les années 1950 jusqu’aux années 1970 de nombreux films célèbrent la résistance mais abordent des thèmes assez variés en lien avec l’expérience des Français pendant la seconde guerre mondiale, mais aucun ne remet en question le résistancialisme en place dès 1944.
Le court métrage Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, réalisé en 1956 à la demande du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale et de déportés résistants, mélange les archives en noir et blanc et les images tournées en couleur et montre comment la déportation et l’extermination ont été réalisées sans état d’âme, avec une froide technicité. La commission de censure oblige à masquer la présence d’un gendarme, le rôle de l’État français dans la déportation n’étant pas encore reconnu à l’époque. Ce film est retiré de la sélection du Festival de Cannes sur demande du ministère des Affaires étrangères après intervention allemande, et présenté hors Festival, ce qui provoque des réactions du public et de nombreuses associations de déportés en France et en Allemagne.

En 1956, dans son film La Traversée de Paris, Claude Autant-Lara évoque le marché noir. En 1959, Henri Verneuil présente dans La Vache et le Prisonnier l’histoire véridique d’un prisonnier de guerre français tentant de s’évader avec une vache. Ce film fut un énorme succès, de même que Paris brûle-t-il ?, en 1966, dans lequel le réalisateur, René Clément, fait le récit de la libération de Paris. De Gaulle préside alors la Ve République et une énorme couverture médiatique est organisée pour la sortie de ce film « hollywoodien » qui réunit Kirk Douglas, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Orson Welles… et beaucoup d’autres qui ne font que de courtes apparitions. Mais ce film déclenche des polémiques : le parti communiste est mécontent car les communistes – ce mot n’est quasiment jamais prononcé, on voit juste apparaître Rol-Tanguy (joué par Bruno Cremer) – et les rolistes apparaissent comme des agités face au général Chaban (Alain Delon), qui représente le bon sens et la modération. Georges Bidault (ancien président du CNR mais en disgrâce en 1966) n’est pas représenté dans le film.

Paris Brule t il
1966
real : Rene Clement
Collection Christophel

En revanche, aucune polémique autour du film de Gérard Oury, La Grande Vadrouille, la même année. Ce film, qui présente des Français moyens entrant dans la Résistance par hasard, qui cachent des aviateurs anglais et échappent aux Allemands, a détenu pendant des décennies le record d’entrées dès sa sortie en salles (17 millions de spectateurs).

kinopoisk.ru

En 1967, Le Vieil Homme et l’Enfant de Claude Berri met en scène un antisémite pétainiste (Michel Simon) cachant pendant la guerre un enfant juif, sans savoir qu’il est juif. Il s’agit d’un film autobiographique, Claude Berri ayant été envoyé dans une famille d’accueil pour échapper aux rafles nazies.

En 1970, Jean-Pierre Melville, qui a rejoint la France libre dès 1942, présente dans L’Armée des ombres le fonctionnement d’un réseau de résistance, s’inspirant parfois de faits réels comme l’évasion de Raymond Aubrac organisée par sa femme Lucie.

1971 Sortie du Chagrin et la Pitié de Marcel Ophüls
remets en question la mémoire résistante (extrait vu en classe à 2 minutes du début)
Sur cette archive de l’INA, Arthur Conte président de l’ORTF, s’explique sur son refus de diffuser le documentaire Le Chagrin et la pitié consacré à la collaboration.

– voir activité Chagrin pitié

1974 Lacombe Lucien, fiction de Louis Malle. Le film retrace le parcours fictif d’un jeune homme qui, par dépit de ne pas avoir été pris dans la résistance, et par un concours de circonstances, se retrouve dans la Gestapo.
A sa sortie, le film déclencha une polémique : en montrant un Français moyen entré par hasard, sans idéologie, dans la collaboration — et qui aurait pu tout aussi bien suivre le chemin de la Résistance —, Louis Malle fut accusé de banaliser le mal et, au-delà, d’innocenter malgré lui les complices des exactions nazies… Accusations exagérées : quelles que soient ses ambiguïtés, le film a le mérite de montrer une réalité occultée et de maintenir ouvert le débat sur la collaboration.
Dans cette vidéo, le réalisateur présente son film et explique sa démarche.

1985 Shoah, un documentaire de Claude Lanzmann
un extrait : Image de prévisualisation YouTube
Dans cette archive de l’INA, Claude Lanzmann explique sa démarche:

1982 Papi fait de la résistance, fiction de Jean Marie Poiré

Film particulièrement intéressant pour la représentation des années de guerre au cinéma, parce qu’il a été perçu à sa sortie, en 1982, comme tournant en dérision les résistants. Ce film raconte l’histoire d’une famille d’artistes résistants qui, durant les années noires, à Paris, voient leur hôtel particulier réquisitionné par un général allemand et doivent loger à la cave. Ce film ne porte pas directement sur la Résistance mais sur les films de la Résistance et montre, par des allusions multiples, la grande connaissance de ces films par le réalisateur, mais aussi par les deux auteurs Christian Clavier et Martin Lamotte, à l’origine de la pièce de théâtre qui a précédé le film. L’emploi d’acteurs très connus, y compris pour jouer des rôles très courts, fait référence au Jour le plus long ou à Paris brûle-t-il ? L’officier allemand féru de poésie qui tombe amoureux de la jeune fille de la famille fait allusion au Silence de la mer. Le résistant que personne ne soupçonne est un clin d’œil au Père tranquille. Des scènes entières de films ont été rejouées : l’homme qui va être fusillé dans un tunnel et l’envoyé de de Gaulle qui remonte une rue sont des hommages à L’Armée des ombres, ainsi que l’extrait musical de Spirituals for Orchestra, de Morton Gould, utilisé aussi dans ce film. La scène dans l’église rappelle Le Jour et l’Heure, un film de 1942 de René Clément. La vie quotidienne durant les années noires est extrêmement bien reconstituée : les tickets d’alimentation, la couture des bas dessinée sur les jambes des femmes, les voitures fonctionnant au gazogène, la culture de tabac dans le jardin, les chansons de l’époque, les affiches de spectacles, la diffusion de Radio-Londres. On retrouve des expressions de langage qui sont aujourd’hui devenues désuètes comme « bouché à l’émeri », pour évoquer quelqu’un qui ne comprend rien. On y voit des Français qui collaborent, en vivant avec un Allemand comme la pharmacienne, ou en jouant au tennis avec un général allemand, des Français dans la Milice, des scènes de torture, mais aussi le fonctionnement des réseaux de résistance, depuis le recrutement jusqu’aux actions les plus dangereuses. Les styles cinématographiques sont multiples dans ce film : c’est un film comique, avec notamment le personnage de super-résistant, qui fait allusion aux illustrés des années de guerre tout en caricaturant le mythe résistancialiste. Le réalisateur utilise aussi des scènes de comédie musicale et de film de cape et d’épée. Des allusions sont véridiques, comme le réseau de résistance qui se cachait au musée de l’Homme à Paris, ou le résistant devenu ministre, ou encore le collaborateur réfugié avec sa famille en Amérique du Sud. Mais surtout, Jean-Marie Poiré a déjoué les critiques – qui furent peu nombreuses : des associations de résistants, le journal L’Humanité – en critiquant lui-même le film par la reconstitution, à la fin du film, d’une émission de la télévision française diffusée deux mardis par mois de 1967 à 1991 : Les Dossiers de l’écran. Cette émission était organisée en deux parties – la diffusion d’un film d’abord, suivie dans ensuite d’un débat avec des témoins ou des spécialistes au cours duquel les téléspectateurs pouvaient poser des questions. Dans la parodie du film, on retrouve le vrai présentateur, Alain Jérôme, et la critique systématique du film par les invités. Papy fait de la résistance, qui attira dans les salles un million et demi de téléspectateurs, est le premier film à se montrer irrespectueux à l’égard de la Résistance.
la fin du film avec le fameux débat sur la plateau des Dossiers de l’écran !
Image de prévisualisation YouTube
(source : https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/les-annees-noires-1940-1945/les-annees-noires-au-cinema/)