Histoire Géographie

La Mare Carrée

13 octobre 2017
de myriambred
0 Commentaires

TS3 – Des films qui font accompagnent et les mémoires de la seconde guerre mondiale

Dans les années 1950 jusqu’aux années 1970 de nombreux films célèbrent la résistance mais abordent des thèmes assez variés en lien avec l’expérience des Français pendant la seconde guerre mondiale, mais aucun ne remet en question le résistancialisme en place dès 1944.
Le court métrage Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, réalisé en 1956 à la demande du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale et de déportés résistants, mélange les archives en noir et blanc et les images tournées en couleur et montre comment la déportation et l’extermination ont été réalisées sans état d’âme, avec une froide technicité. La commission de censure oblige à masquer la présence d’un gendarme, le rôle de l’État français dans la déportation n’étant pas encore reconnu à l’époque. Ce film est retiré de la sélection du Festival de Cannes sur demande du ministère des Affaires étrangères après intervention allemande, et présenté hors Festival, ce qui provoque des réactions du public et de nombreuses associations de déportés en France et en Allemagne.

En 1956, dans son film La Traversée de Paris, Claude Autant-Lara évoque le marché noir. En 1959, Henri Verneuil présente dans La Vache et le Prisonnier l’histoire véridique d’un prisonnier de guerre français tentant de s’évader avec une vache. Ce film fut un énorme succès, de même que Paris brûle-t-il ?, en 1966, dans lequel le réalisateur, René Clément, fait le récit de la libération de Paris. De Gaulle préside alors la Ve République et une énorme couverture médiatique est organisée pour la sortie de ce film « hollywoodien » qui réunit Kirk Douglas, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Orson Welles… et beaucoup d’autres qui ne font que de courtes apparitions. Mais ce film déclenche des polémiques : le parti communiste est mécontent car les communistes – ce mot n’est quasiment jamais prononcé, on voit juste apparaître Rol-Tanguy (joué par Bruno Cremer) – et les rolistes apparaissent comme des agités face au général Chaban (Alain Delon), qui représente le bon sens et la modération. Georges Bidault (ancien président du CNR mais en disgrâce en 1966) n’est pas représenté dans le film.

Paris Brule t il
1966
real : Rene Clement
Collection Christophel

En revanche, aucune polémique autour du film de Gérard Oury, La Grande Vadrouille, la même année. Ce film, qui présente des Français moyens entrant dans la Résistance par hasard, qui cachent des aviateurs anglais et échappent aux Allemands, a détenu pendant des décennies le record d’entrées dès sa sortie en salles (17 millions de spectateurs).

kinopoisk.ru

En 1967, Le Vieil Homme et l’Enfant de Claude Berri met en scène un antisémite pétainiste (Michel Simon) cachant pendant la guerre un enfant juif, sans savoir qu’il est juif. Il s’agit d’un film autobiographique, Claude Berri ayant été envoyé dans une famille d’accueil pour échapper aux rafles nazies.

En 1970, Jean-Pierre Melville, qui a rejoint la France libre dès 1942, présente dans L’Armée des ombres le fonctionnement d’un réseau de résistance, s’inspirant parfois de faits réels comme l’évasion de Raymond Aubrac organisée par sa femme Lucie.

1971 Sortie du Chagrin et la Pitié de Marcel Ophüls
remets en question la mémoire résistante (extrait vu en classe à 2 minutes du début)
Sur cette archive de l’INA, Arthur Conte président de l’ORTF, s’explique sur son refus de diffuser le documentaire Le Chagrin et la pitié consacré à la collaboration.

– voir activité Chagrin pitié

1974 Lacombe Lucien, fiction de Louis Malle. Le film retrace le parcours fictif d’un jeune homme qui, par dépit de ne pas avoir été pris dans la résistance, et par un concours de circonstances, se retrouve dans la Gestapo.
A sa sortie, le film déclencha une polémique : en montrant un Français moyen entré par hasard, sans idéologie, dans la collaboration — et qui aurait pu tout aussi bien suivre le chemin de la Résistance —, Louis Malle fut accusé de banaliser le mal et, au-delà, d’innocenter malgré lui les complices des exactions nazies… Accusations exagérées : quelles que soient ses ambiguïtés, le film a le mérite de montrer une réalité occultée et de maintenir ouvert le débat sur la collaboration.
Dans cette vidéo, le réalisateur présente son film et explique sa démarche.

1985 Shoah, un documentaire de Claude Lanzmann
un extrait : Image de prévisualisation YouTube
Dans cette archive de l’INA, Claude Lanzmann explique sa démarche:

1982 Papi fait de la résistance, fiction de Jean Marie Poiré

Film particulièrement intéressant pour la représentation des années de guerre au cinéma, parce qu’il a été perçu à sa sortie, en 1982, comme tournant en dérision les résistants. Ce film raconte l’histoire d’une famille d’artistes résistants qui, durant les années noires, à Paris, voient leur hôtel particulier réquisitionné par un général allemand et doivent loger à la cave. Ce film ne porte pas directement sur la Résistance mais sur les films de la Résistance et montre, par des allusions multiples, la grande connaissance de ces films par le réalisateur, mais aussi par les deux auteurs Christian Clavier et Martin Lamotte, à l’origine de la pièce de théâtre qui a précédé le film. L’emploi d’acteurs très connus, y compris pour jouer des rôles très courts, fait référence au Jour le plus long ou à Paris brûle-t-il ? L’officier allemand féru de poésie qui tombe amoureux de la jeune fille de la famille fait allusion au Silence de la mer. Le résistant que personne ne soupçonne est un clin d’œil au Père tranquille. Des scènes entières de films ont été rejouées : l’homme qui va être fusillé dans un tunnel et l’envoyé de de Gaulle qui remonte une rue sont des hommages à L’Armée des ombres, ainsi que l’extrait musical de Spirituals for Orchestra, de Morton Gould, utilisé aussi dans ce film. La scène dans l’église rappelle Le Jour et l’Heure, un film de 1942 de René Clément. La vie quotidienne durant les années noires est extrêmement bien reconstituée : les tickets d’alimentation, la couture des bas dessinée sur les jambes des femmes, les voitures fonctionnant au gazogène, la culture de tabac dans le jardin, les chansons de l’époque, les affiches de spectacles, la diffusion de Radio-Londres. On retrouve des expressions de langage qui sont aujourd’hui devenues désuètes comme « bouché à l’émeri », pour évoquer quelqu’un qui ne comprend rien. On y voit des Français qui collaborent, en vivant avec un Allemand comme la pharmacienne, ou en jouant au tennis avec un général allemand, des Français dans la Milice, des scènes de torture, mais aussi le fonctionnement des réseaux de résistance, depuis le recrutement jusqu’aux actions les plus dangereuses. Les styles cinématographiques sont multiples dans ce film : c’est un film comique, avec notamment le personnage de super-résistant, qui fait allusion aux illustrés des années de guerre tout en caricaturant le mythe résistancialiste. Le réalisateur utilise aussi des scènes de comédie musicale et de film de cape et d’épée. Des allusions sont véridiques, comme le réseau de résistance qui se cachait au musée de l’Homme à Paris, ou le résistant devenu ministre, ou encore le collaborateur réfugié avec sa famille en Amérique du Sud. Mais surtout, Jean-Marie Poiré a déjoué les critiques – qui furent peu nombreuses : des associations de résistants, le journal L’Humanité – en critiquant lui-même le film par la reconstitution, à la fin du film, d’une émission de la télévision française diffusée deux mardis par mois de 1967 à 1991 : Les Dossiers de l’écran. Cette émission était organisée en deux parties – la diffusion d’un film d’abord, suivie dans ensuite d’un débat avec des témoins ou des spécialistes au cours duquel les téléspectateurs pouvaient poser des questions. Dans la parodie du film, on retrouve le vrai présentateur, Alain Jérôme, et la critique systématique du film par les invités. Papy fait de la résistance, qui attira dans les salles un million et demi de téléspectateurs, est le premier film à se montrer irrespectueux à l’égard de la Résistance.
la fin du film avec le fameux débat sur la plateau des Dossiers de l’écran !
Image de prévisualisation YouTube
(source : https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/les-annees-noires-1940-1945/les-annees-noires-au-cinema/)

7 octobre 2017
de myriambred
0 Commentaires

TS3 – Le résistancialisme

Voici une vidéo sur la libération de Paris, incluant le discours du général De Gaulle à l’hôtel de ville de Paris le 25/08/1944 (à 24 minutes 10)
Actualités de l’époque qui retranscrivent à la fois l’effervescence du moment et aussi l’empressement de mettre en avant une nation résistante.
http://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00005/la-liberation-de-paris.html

5 octobre 2017
de myriambred
0 Commentaires

TSTMG2 – Les migrations internationales

Le sujet d’étude en couleur
Une vidéo sur les opérations de sauvetage en Méditerranée : depuis S1 sujet d’étude
Selon SOS Méditerranée, du 3 octobre 2013 au 3 octobre 2017, ce sont 15696 personnes qui ont trouvé la mort dans la Méditerranée en cherchant à la traverser des côtes de l’Afrique.

La vidéo montrant l’action des ONG humanitaires en Méditerranée

26 septembre 2017
de myriambred
0 Commentaires

2C- Les Européens hors d’Europe

Voici quelques extraits de fictions ayant pour sujet l’immigration européenne aux Etats – Unis , une autre façon d’aborder ce sujet…

Sur l’immigration aux Etats – Unis
Gangs of New-York, de Martin Scorsese , 2002

Il y est question de la guerre livrée par les différentes communautés immigrées et les « natives » installés à New York, sur fond de Guerre de Sécession (fin du XIX° siècle). Il décrit la violence de la ville en pleine effervescence, livrée à la corruption et dans laquelle les migrants doivent trouver leur place.
Image de prévisualisation YouTube

Le Parrain 2 de Francis Ford Coppola, 1975

Dans la deuxième partie d’une trilogie sur la mafia italienne, on découvre l’arrivée du jeune Vito Corleone, immigrant italien, à New York au début du XX° siècle. Il y bâtira un empire basé sur la violence.
Image de prévisualisation YouTube

The Immigrant de James Gray, 2013

Ici on suit le parcours d’une jeune polonaise en 1921 qui arrive à New-York.
Image de prévisualisation YouTube

The immigrant de Charlie Chaplin, 1917

Court métrage mettant en scène le fameux personnage de Chaplin, « Charlot » dans la peau d’un immigrant qui devra traverser de multiples épreuves pour arriver à trouver sa place dans son pays d’accueil…
Image de prévisualisation YouTube