EINSTEIN A DIT ….

Apprenez d’hier, vivez pour aujourd’hui et espérez pour demain.

Apprenez les règles du jeu pour vous en servir
pour aller plus vite et plus loin.

C’est l’art suprême du professeur de réveiller
la joie dans le savoir et l’expression créative.

Ce ne sont pas les différences d’opinions qui gênent
le fonctionnement d’un groupe, mais la rigidité
de certains de ses membres.

Ce n’est pas que je suis si intelligent,
c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes.

Ce n’est que lorsque les hommes vivent pour autrui,
qu’ils commencent à vivre vraiment.e.

Ce qu’on appelle le bon sens est en fait l’ensemble
des idées reçues qu’on nous a inculquées jusqu’à 18 ans.

C’est le devoir de chaque homme de rendre
au monde au moins autant qu’il en a reçu.

Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir.

Concernant la matière, nous nous sommes trompés.
Ce que nous avons appelé matière n’est que de l’énergie

Des moyens parfaits et des buts confus semblent
être notre plus grand problème.

En plein coeur de toute difficulté, se cache une opportunité.

Essayez et testez, l’expérience s’acquiert via les essais et erreurs.

Faites toujours ce qui est droit, cela va satisfaire
les uns et étonner les autres.

Il devient indispensable que l’humanité formule un nouveau mode de
pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé.

Il est grand temps de remplacer l’idéal du succès par celui du service.

Notre technologie a dépassé notre humanité.

Il faut toujours penser par soi-même. Ne rien apprendre par cœur,
mais tout redécouvrir et, en tout cas, ne rien accepter qui ne soit prouvé.
Ne rien négliger de ce qui est concevable ou imaginable.

Il n’y a pas d’échec. Il n’y a que des abandons.

Il n’y a que deux façons de vivre sa vie : l’une en faisant comme si rien
n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle.

Inventer, c’est penser à côté.

J’admets avoir besoin de me rappeler cent fois par jour que
ma vie intérieure et extérieure dépend du labeur d’autres êtres
humains, vivants ou décédés. Je dois m’efforcer de
donner aussi largement que j’ai reçu et reçois encore.

J’aime penser que la lune est là même si je ne la regarde pas.
La fantaisie est plus importante que le savoir.

Je dois être prêt à renoncer à ce que je suis pour devenir ce que je serai.

Je hais violemment l’héroïsme sur ordre, la violence gratuite
et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable.
Je préférerais me laisser assassiner plutôt que de participer à cette ignominie.
Et pourtant je crois profondément en l’humanité. Je sais que ce cancer
aurait dû depuis longtemps être guéri. Mais le bon sens des hommes
est systématiquement corrompu. Et les coupables se nomment :
école, presse, monde des affaires, monde politique.

Je n’ai jamais fait une de mes découvertes à
travers le processus de la pensée rationnelle.

Je n’ai pas de talent particulier.Je suis seulement passionnément curieux.

Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l’homme.
Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure,
mais aussi d’après une nécessité intérieure.

Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois.
C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

Je suis réellement un homme quand mes sentiments,
mes pensées et mes actes n’ont qu’une finalité :
celle de la communauté et de son progrès.

L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une
personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.

L’éducation est ce qui reste après qu’on ait oublié
ce qu’on a appris à l’école.

L’étudiant n’est pas un conteneur que vous devez remplir,
mais une torche que vous avez à allumer.

L’expérience la plus belle et la plus profonde que puisse
faire l’homme est celle du mystère.

L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses
aspects innombrables, seraient le résultat d’un hasard aveugle,
est aussi crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie,
tous les caractères retombaient à terre dans l’ordre d’un dictionnaire.

La chose la plus importante est de ne pas s’arrêter de s’interroger.
La curiosité a sa propre raison d’exister.

La connaissance s’acquiert par l’expérience,
tout le reste n’est que de l’information.

La croissance intellectuelle doit commencer à la
naissance et s’arrêter qu’à la mort.

La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.

La logique vous emmènera d’un point A à un point B.
L’imagination vous emmènera n’importe où.

La paix ne peut être obtenue par la violence,
elle ne peut être atteinte que par la compréhension.

La perfection des moyens et la confusion des
buts semblent caractériser notre époque.

La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même, car le
progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.

La science est un outil puissant.
L’usage qu’on en fait dépend de l’homme, pas de l’outil.

La science sans religion est boiteuse,
la religion sans science est aveugle.

J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie.
Le sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l’art et la science.

La plus belle chose que nous pouvons avoir est le mystérieux.
C’est la source de tout véritable art et science. Celui qui est
étranger à cette émotion, qui ne peut plus s’arrêter pour
s’interroger et rester captivé d’admiration, est mort à
peu de chose près. Ses yeux sont fermés.

La seule source de connaissance est l’expérience.

La valeur d’un accomplissement réside
davantage dans la quête que dans le résultat.

La valeur d’un homme tient dans sa capacité à
donner et non dans sa capacité à recevoir.

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
La vraie valeur d’un être humain se mesure au degré de sa libération de l’ego.
L’amour est meilleur professeur que l’obligation.

Le génie consiste à voir ce que tout le monde
a vu et à penser ce que personne n’a pensé.

Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel
est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui
honore le serviteur et a oublié le don.

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,
mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

Le monde est davantage menacé par ceux qui tolèrent
le mal que par ceux qui s’emploient à le faire.

Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux.

L’effort d’unir sagesse et pouvoir aboutit
rarement et seulement très brièvement

Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse.

L’éternel mystère du monde est son intelligibilité.

L’homme et sa sécurité doivent constituer la première
préoccupation de toute aventure technologique.

L’imagination est plus importante que la connaissance.
La connaissance est limitée alors que l’imagination englobe
le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution.

Mes découvertes n’ont jamais découlé d’un
processus de raisonnement rationnel.

N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès.
Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.

N’importe quel type intelligent peut faire les choses plus compliquées.
Mais il faut du génie pour faire plus simple.

Nous devons faire de notre mieux.C’est notre responsabilité sacrée en tant qu’être humain.

Nous savons de la vie quotidienne que nous existons d’abord pour d’autres
personnes, car de leur sourire et de leur bien-être dépend notre propre bonheur.

Peu d’êtres sont capables d’exprimer posément une opinion
différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres
sont même incapables d’arriver à formuler de telles opinions

Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs
propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.

Rien n’est plus proche du vrai que le faux.

Rien ne peut être aussi bénéfique à la santé humaine et
augmenter les chances de survie de la vie sur terre que
d’opter pour une diète végétarienne.

Si nous savions ce que nous faisons, cela ne
s’appellerait plus de la recherche, n’est-ce pas ?

Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de 6 ans,
c’est que vous ne le comprenez pas bien vous-même.

Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez-leur des contes de fées.

Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la
à un but, et non pas à des personnes ou des choses.

Soyez curieux : c’est en cherchant à comprendre, en voulant apprendre
que vous devenez un expert, que vous trouvez de nouvelles solutions.

Tout le monde veut que ça change, mais personne ne veut changer.

Tout problème a une solution, ou bien vous faites partie du problème.

Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage
d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.

Un estomac creux n’est pas un bon conseiller politique.

Un être humain est une partie limitée dans le temps et l’espace, il fait
l’expérience de ses pensées et de ses sentiments comme quelque chose séparée
du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion
est pour lui une prison qui le limite à ses désirs personnels et à l’affection
pour les quelques personnes de son entourage. Sa tâche est de se libérer
par lui-même de cette prison en élargissant son cercle de compassion jusqu’à
y inclure toutes les créatures vivantes et la nature entière dans toute sa beauté.

Un homme doit chercher ce qui existe et ce qui devrait exister.

Un homme qui n’est plus capable de
s’émerveiller a pratiquement cessé de vivre.

Un problème sans solution est un problème mal posé.

Une nouvelle manière de penser est nécessaire
si l’humanité veut survivre.

Une personne intelligente résout un problème. Une personne sage l’évite.

Vous ne pouvez résoudre un problème avec le même
type de pensée qui a créé le problème.

1ère GREFFE DE PEAU PAR THERAPIE GENIQUE A 80% SUR UN ENFANT !

Après 2 ans et une tentative italienne malgré des grands spécialistes qui disaient qu’il n’y avait rien à faire, un jeune enfant de 7 ans plutôt condamné après cette greffe à partir de ces cellules souches corrigées génétiquement par des virus va très bien.

Gène sain ne veut rien dire en-dessous : il s’agit d’un allèle dont l’expression entraîne la synthèse d’une protéine d’adhésion entre cellules de peau et tissu de soutien

BIO & NON BIO

Article que peut vous intéresser et en particulier les 1ère S en vue de notre futur chapitre « Nourrir l’Humanité » qui pose la question quelle(s) agriculture(s) pour demain et comment en terme de santé et DD (Développement durable) ?

Au moins, ce qui n’est pas discutable, c’est que :

  • diminuer les entrées de pesticides dans le corps, c’est tout bénéfice, et çà le bio le garantit en très grande partie par rapport au non bio issu de l’agriculture conventionnelle qui utilise des pesticides de synthèse …
  • l’agriculture biologique limite le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques, « qui constituent une menace majeure de santé publique ».

Rappelons aussi que le bio, c’est ce que mangeaient nos arrière grands-parents et tous nos ancêtres avant 1945 … c’est l’agriculture la plus pratiquée de tous les temps avant qu’elle ne devienne une alternative à l’agriculture intensive développée après la seconde guerre mondiale, un label crée il y a 32 ans en France.

Il demeurera toujours complexe de mesurer d’autres effets santé du bio par rapport au non bio à moins d’une étude d’envergure sur des centaines de milliers de personnes avec tous le maximum d’autres paramètres de vie identiques : atmosphère environnante équivalente , même régularité d’activité physique, manger les mêmes produits (dans un cas bio, dans l’autre non bio), des échantillons de personnes équivalents etc ….

L’article n’apprend rien de bien nouveau mais quelques petits détails tout de même

Enfin, l’étude Nutrinet ou une autre à venir pourrait être encore affinée pour amener encore plus de réponses sur ce sujet …

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/27/les-benefices-d-une-alimentation-bio-pour-la-sante_5206526_3244.html#meter_toaster

https://etude-nutrinet-sante.fr/article/view/134

DU FINALISME, DE LA THEORIE DE L’EVOLUTION, DE LA NATURE DES SCIENCES … : POUR ALLER PLUS LOIN …

Actuellement, je corrige vos copies de DST # 1, et je m’aperçois dans la question de cours du finalisme que vous utilisez malgré les précautions que j’avais essayé d’initier avec vous sur ce sujet. Je peux le comprendre mais j’insisterai toujours sur ce point. Dans la nature, il n’y a ni but, ni valeur, ni morale.

Il n’y a pas un oeil pour voir, un cristallin élastique pour accommoder, des stratégies adaptatives évolutives, c’est-à-dire un animal qui s’adapte à son milieu …., une poisson ancestral qui a quitté les eaux en se dotant d’une patte pour échapper à ses prédateurs marins. aucun animal n’a organisé la « sortie des eaux ».

Il est difficile de s’extraire des tentations du finalisme mais il est nécessaire pour autant de s’en détacher totalement.

Chèr(e)s élèves, ce n’est pas moi qui vous le dit mais le grand spécialiste qu’est Guillaume Lecointre qui est à côté de nous au Museum D’Histoire Naturelle. Entendons le.

« Pierre-Henri Gouyon et Marc- André Sélosse  plaident pour une « vision unifiée du vivant » qui justifierait en Biologie l’emploi de termes issus du vocabulaire courant, tels que « gène égoïste » ou « stratégie tricheuse » d’une espèce, sans quoi nous encourrions le risque d’une surenchère de mots nouveaux et d’une dissociation maintenue entre les humains et les processus naturels, qualifiée par eux d’une « forme d’anthropocentrisme ». Cette question mérite qu’on s’y arrête parce qu’elle est au coeur de la compréhension qu’a le public de la Biologie et de l’enseignement de celle-ci. Leur plaidoyer élude la vraie question. Pour savoir si les métaphores telles que « stratégie adaptative », « honnêteté » ou « tromperie » sont légitimes ou pas en Biologie, il faut examiner les processus sous-jacents : sont-ils les mêmes ?

Les métaphores biologiques procèdent par analogie. Une analogie est une ressemblance de rapports. Supposons qu’un mécanisme A permette d’expliquer les relations entre les entités a, a’ et a’’. Par ailleurs, il se trouve que les rapports entre les entités b, b’ et b’’ressemblent à ceux qu’entretiennent a, a’ et a’’. Le mécanisme A est alors transposé métaphoriquement pour suggérer une explication des relations entre b, b’ et b’’, et cette transposition sert de justification pour supposer l’existence d’un mécanisme B similaire à A.

Le problème, c’est que l’analogie ne justifie jamais que la transposition de A sur b, b’ et b’’ soit adéquate, et ne peut alors pas avoir valeur de démonstration. Elle ne peut qu’être suggestive. Dès lors, une métaphore analogique sera légitime en tant que métaphore explicative si et seulement si, par coup de chance, le mécanisme B est vraiment le même que le mécanisme A. Car B ne provient pas d’une analyse approfondie des rapports entre b, b’ et b’’, mais de sa seule ressemblance avec A.

La métaphore analogique ne sera jamais autre chose qu’une superposition d’images destinée à suggérer des mécanismes similaires à deux phénomènes indépendants, ou à remporter l’assentiment. Elle restera dépourvue de valeur explicative. Si, par chance, il se trouve que l’on puisse démontrer que les mécanismes sont vraiment les mêmes, alors l’analogie se trouve être un bon moyen pédagogique. Dans ce cas seulement, le même mot peut et doit être gardé pour désigner le mécanisme commun. Sinon, l’usage d’un mot commun est pire que l’usage de mots différents, car au nom d’un rapprochement entre l’homme et la nature, nous laisserions le mot commun nous tromper, au moins potentiellement, sur ce qui rapproche vraiment de l’homme.

En ne rapprochant l’homme de la nature qu’analogiquement, nous reviendrions à des raisonnements pré-scientifiques. Or, nous sommes en droit de douter que ce que nous appelons « stratégie » chez un humain (il suffit de regarder un dictionnaire) corresponde, dans le processus même désigné par ce nom, à une stratégie adaptative d’une population ou d’une espèce. Sans entrer dans le détail, l’une des différences majeures est que la première est prospective, la seconde n’ayant un caractère prospectif apparent qu’à la lumière d’une reconstitution rétrospective. Cette métaphore, parmi d’autres, est vraiment trompeuse.

Enfin, il ne faut pas craindre les mots nouveaux, s’ils sont justifiés. C’est précisément le rôle des sciences : donner accès rationnellement à une foule d’objets et de mécanismes qui échappent à nos sens communs, et donc pour lesquels nous n’avons pas de mots disponibles dans la langue.

Notre pensée ne peut être précise qu’avec des mots précis, et cette précision a plus de valeur pour les scientifiques que l’évitement d’un éventuel « encombrement ». C’est en gagnant cette précision que l’homme se rattachera de la manière la plus exacte au reste du vivant.

« La métaphore de la “stratégie” trahit l’évolution »

En se replaçant dans l’histoire de la biologie, G. Lecointre explique une difficulté à comprendre le vivant dans sa dimension évolutive. C’est avec l’avènement de la théorie synthétique de l’évolution, qui intègre la génétique à l’évolution darwinienne, que le vivant est à nouveau perçu dans sa constance, son invariance (les chats font des chats, les chiens font des chiens), le rôle de la sélection naturelle étant alors d’expliquer comment peut changer ce qui nous apparaît constant. Cette conception stable du vivant est contraire à ce qui caractérise vraiment le vivant et que Darwin avait pourtant décrit : la variation comme caractère intrinsèque fondamental du vivant. Et c’est, justement, sur ces variations que s’exerce une sélection par l’environnement qui produit d’abord une constance, une régularité. En somme, la sélection explique d’abord pourquoi on a des régularités à partir d’une base de variations, avant que d’expliquer pourquoi et comment ça change quand le milieu change. Plusieurs obstacles à la compréhension de cette propriété évolutive du vivant sont identifiés, comme la conception « linnéenne » de l’espèce d’Ernst Mayr, un des fondateurs de la théorie synthétique, ou le déterminisme absolu associé à la métaphore du « programme » génétique.

G. Lecointre, très impliqué dans la formation des enseignants, est attentif aux mots utilisés pour décrire le vivant et ses propriétés. Il propose donc, ici, une mise au point sur un certain nombre de concepts diffus dans le public comme, par exemple, l’adaptation et la notion de « stratégie » appliquée à l’évolution du vivant. Les enseignants des Sciences de la Vie savent la difficulté à traiter de l’adaptation face à leurs classes. En établissant le constat d’un état de bonne adaptation de tel ou tel être vivant à son milieu de vie, car il possède des caractéristiques qui lui permettent d’y survivre, beaucoup d’élèves retiennent une action d’adaptation de l’être à son environnement (« être adapté » versus « s’adapter » : après tout, est-ce qu’on ne s’adapte pas dans le but d’être adapté aux conditions qui vont advenir ?). C’est la même implication finaliste qui est à l’œuvre dans la métaphore de la « stratégie d’adaptation », largement utilisée par nombre de scientifiques (en particulier écologues et généticiens des populations, note Guillaume Lecointre) dans leurs conférences devant un public pas nécessairement averti de cette subtilité de langage.

Comment se positionner vis-à-vis de l’évolution dans le cadre d’une croyance religieuse ? G. Lecointre rappelle qu’une théorie n’est pas une simple hypothèse à laquelle on devrait croire mais un cadre cohérent qui relie des faits,  mesures, et hypothèses testables… C’est un savoir qui a pu s’élaborer parce que la recherche scientifique s’effectue dans un contexte laïc : « les savoirs se distinguent des croyances religieuses et des opinions selon au moins 2 critères. […] Un savoir se justifie rationnellement. […] Il est légitime parce qu’il a résisté à de multiples tentatives de déstabilisation. […] D’autre part, les savoirs sont des productions collectives. […] Aucun résultat n’acquiert un statut de savoir s’il n’est corroboré par des équipes indépendantes, à plus ou moins long terme ».

En cette époque d’interrogation sur la place de la laïcité dans notre société et de débats sur la façon de l’affirmer ou de la réaffirmer, en particulier à l’école, ce petit livre est un incontournable, utile et agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un résumé que j’ai préparé il y a quelques années niveau lycée des principes de base de l’évolution 

L’évolution est naturellement contre l’intuition parce qu’elle est hors de nos sens, d’ampleur supérieure et sur des durées qui nous dépassent par rapport à l’échelle de notre vie.

Constat 1 :

Il existe une variabilité naturelle parmi les individus d’une espèce se reconnaissant comme partenaires sexuels potentiels (physique, génétique, d’aptitude …) : c’est la racine, le point de départ de l’évolution.

Constat 2 :

Dès les débuts de la domestication, l’homme a toujours modelé les êtres vivants à ses besoins par des croisements sélectifs (plantes, élevages animaux ..) : il existe pour une espèce une capacité naturelle à être sélectionnée : la sélectionnabilité. C’est parce que les variations sont héritables que cette capacité existe.

Constat 3 :

Tant que les ressources sont disponibles (alimentation, autres conditions optimales d’habitat), il y a reproduction des espèces. Les limites sont l’épuisement de ces ressources ou la prédation =>

Il y a donc une capacité naturelle au surpeuplement.

exemple : lorsque l’homme a par le passé introduit une espèce dans un certain milieu et qu’elle s’y est trop bien adaptée, elle est devenue envahissante et appauvrissante pour les effectifs des autres espèces : exemple : le lapin en Australie, certains rats, l’écrevisse américaine dans les cours d’eau

Constat 4 :

Une espèce est donc une limite pour les autres car elle peut les parasiter ou les consommer (prédation) ou consommer les mêmes ressources (compétition); donc les autres sont un agent sélectif biologique.

Constat 5 :

Il existe des facteurs physico- (luminosité,température,humidité,pression …) chimiques (pH, molécules odorantes …) qui jouent aussi sur la capacité de croissance et la reproduction des individus : ce sont aussi des agents sélectifs.

Remarques

1/ il reste toujours des variants « non optimaux » ou désavantagés par les conditions du milieu à un moment donné donc un individu n’est pas le plus adapté car l’adaptation est le résultat des sélections agissant sur les variants.

2/ il existe des variants « neutres », c’est-à-dire que la sélection naturelle n’agit ni positivement ni négativement sur leur nombre. Leur devenir est aléatoire selon la dérive génétique vue en séance 8. (exemple des groupes sanguins)

3/ dans la théorie de l’évolution, on essaie d’expliquer une réalité biologique, il n’y a ni destinée, ni but, ni valeur, ni morale, ni espoir : c’est une théorie scientifique.

exemple : un animal ne s’adapte pas à son milieu de son plein gré, ne se dote pas d’une carapace, un poisson n’a pas décidé pas de sortir de l’eau pour échapper à son prédateur un beau jour, un moustique de résister à un insecticide ou une bactérie à un antibiotique : il exprime une génétique en interaction avec son environnement, sans volonté

En dehors des grandes crises biologiques qui font disparaître un grand nombre d’espèces marines et continentales et qui restent des événements exceptionnels, ou des actions humaines (voir 6è, 3è et la partie « action de l’Homme sur la biodiversité »), les évolutions sont lentes et à l’échelle d’un être vivant, il n’y a pas de volonté de changement : il y a des caractéristiques héritées, des expériences acquises au cours de la vie, plus ou moins transmis à la descendance et des comportements dirigés par les hormones et les instincts. C’est tout : c’est individuel et propre à l’espèce.

C’est le maintien des variants de l’espèce dans les populations qui assure son avenir et non la « surdominance » des plus aptes à la survie et la reproduction.