Vous pouvez télécharger ici le sujet complet du brevet 2006 séries générales !
Correction du sujet de français paru en 2006 au brevet des collèges, séries générales, pour les académies d’AIX-MARSEILLE, de CORSE, de MONTPELLIER, de NICE et de TOULOUSE.
La dictée
Il observait avec minutie chaque coin de rue. Mais il se rassura rapidement. Il avait fait le bon choix. A cette heure de l’après-midi, le village était plongé dans la mort. Les rues étaient désertes. Les volets fermés. Les chiens même s’étaient volatilisés. C’était l’heure de la sieste et la terre aurait pu trembler, personne ne se serait aventuré dehors. Une légende courait dans le village qu’à cette heure, un jour, un homme remonté un peu tard des champs avait traversé la place centrale. Le temps qu’il atteigne l’ombre des maisons, le soleil l’avait rendu fou. Comme si les rayons lui avaient brûlé le crâne. Tout le monde, à Montepuccio, croyait en cette histoire.
Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta, 2004.
Le texte
Le Soleil des Scorta
Après une longue absence, un homme revient dans son village du sud de l’Italie. Sur un chemin de poussière, un âne avançait lentement. Il suivait chaque courbe de la route, avec résignation. Rien ne venait à bout de son obstination1. Ni l’air brûlant qu’il respirait. Ni les rocailles pointues sur lesquelles ses sabots s’abîmaient. Il avançait. Et son cavalier semblait une ombre condamnée à un châtiment antique2. L’homme ne bougeait pas. Hébété de chaleur. Laissant à sa monture le soin de les porter tous deux au bout de cette route. La bête s’acquittait de sa tâche avec une volonté sourde qui défiait le jour. Lentement, mètre après mètre, sans avoir la force de presser jamais le pas, l’âne engloutissait les kilomètres. Et le cavalier murmurait entre ses dents des mots qui s’évaporaient dans la chaleur. “Rien ne viendra à bout de moi… Le soleil peut bien tuer tous les lézards des collines, je tiendrai. Il y a trop longtemps que j’attends… La terre peut siffler et mes cheveux s’enflammer, je suis en route et j’irai jusqu’au bout.”
Les heures passèrent ainsi, dans une fournaise qui abolissait3 les couleurs. Enfin, au détour d’un virage, la mer fut en vue. “Nous voilà au bout du monde, pensa l’homme. Je rêve depuis quinze ans à cet instant.”
La mer était là. Comme une flaque immobile qui ne servait qu’à réfléchir la puissance du soleil. Le chemin n’avait traversé aucun hameau, croisé aucune autre route. L’apparition de cette mer immobile, brillante de chaleur, imposait la certitude que le chemin ne menait nulle part. Mais l’âne continuait. Il était prêt à s’enfoncer dans les eaux, de ce même pas lent et décidé si son maître le lui demandait. Le cavalier ne bougeait pas. Un vertige l’avait saisi. Il s’était peut-être trompé. A perte de vue, il n’y avait que collines et mer enchevêtrées. “J’ai pris la mauvaise route, pensa-t-il. Je devrais déjà apercevoir le village. A moins qu’il n’ait reculé. Oui. Il a dû sentir ma venue et a reculé jusque dans la mer pour que je ne l’atteigne pas. Je plongerai dans les flots mais je ne céderai pas.
Jusqu’au bout. J’avance. Et je veux ma vengeance.”
L’âne atteignit le sommet de ce qui semblait être la dernière colline du monde.
C’est alors qu’ils virent Montepuccio. L’homme sourit. Le village s’offrait au regard dans sa totalité. Un petit village blanc, de maisons serrées les unes contre les autres, sur un haut promontoire qui dominait le calme profond des eaux. Cette présence humaine, dans un paysage si désertique, dut sembler bien comique à l’âne, mais il ne rit pas et continua sa route.
Il s’enfonçait toujours plus avant dans les terres.Laurent GAUDE, Le Soleil des Scorta, Editions Actes Sud, 2004.
Notes :
(1) obstination : entêtement
(2) châtiment antique : référence aux héros de la tragédie grecque
(3) abolir : effacer
Questions
Toutes les réponses doivent être rédigées.
I – Un chemin difficile
1. Les mots ou expressions appartenant au champ lexical de la chaleur : “l’air brûlant”, “Hébété de chaleur”, “des mots qui s’évaporaient dans la chaleur”, “Le soleil”, “s’enflammer”, “dans une fournaise”, “la puissance du soleil”, “brillante de chaleur”.
2. “Comme une flaque immobile qui ne servait qu’à réfléchir la puissance du soleil.” (l.16-17)
“Comme une flaque immobile qui ne servait qu’à refléter/renvoyer la puissance du soleil.”
3. L’auteur insiste ainsi sur la chaleur pour souligner la difficulté de l’homme à marcher, pour montrer les obstacles qu’il surmonte, pour insiter sur la chaluer accablante.
4. “Enfin, au détour d’un virage, la mer fut en vue.” (l.13-14)
“C’est alors qu’ils virent Montepuccio”. (l.28 )
a. Deux adverbes : “Enfin”, “alors”
b. Le temps des verbes “fut” et “virent” est le passé simple. Son utilisation accentue la soudaineté de l’irruption.
c. Ces deux phrases marquent l’accomplissement du récit.
5. “Et son cavalier semblait une ombre condamnée à un châtiment antique.” (l.4)
En vous appuyant sur cette comparaison, dites quel est le destin qui selon vous attend le cavalier. (1 point)
II – L’obstination
1. “Je plongerai dans les flots mais je ne céderai pas.” (l.25)
a. Cette phrase fait écho à une autre phrase du même paragraphe :
“Il était prêt à s’enfoncer dans les eaux, de ce même pas lent et décidé si son maître le lui demandait.”
b. La relation entre l’homme et l’animal semble donc être une relation reposant sur la fidélité, la confiance.
2. “Ni l’air brûlant qu’il respirait. Ni les rocailles pointues sur lesquelles ses sabots s’abîmaient.” (l.2 et 3) et “Jusqu’au bout. J’avance. Et je veux ma vengeance.” (l.26)
a. Le passage est construit sur la répétition avec une structure en anaphore (“Ni … /Ni …)
b. Le cheminement de la monture semble être difficile, l’animal est dévoué à son maître, ils sont unis dans l’effort.
3. “Je devrais déjà apercevoir le village. A moins qu’il n’ait reculé. Oui. Il a dû sentir ma venue et a reculé jusque dans la mer pour que je ne l’atteigne pas.”(l.23-25)
a. Le village est ici personnifié, (figure de style : la personnification) : l’homme lui prête des caractéristiques
propre à l’homme, avec l’emploi de “reculé”, “sentir ma venue”.
b. Le cavalier prête au village un sentiment de peur, de crainte (puisqu’il recule devant l’homme).
4. Le verbe “reculer” est employé deux fois à deux modes différents :
“ait reculé” : mode conditionnel (hypothèse, irréel du passé : l’homme s’interroge, émet une hypothèse).
“a reculé” : mode indicatif (l’homme est convaincu que c’est bien ce qui s’est passé, c’est pourquoi il change de mode : l’indicatif affirme la réalité du procès.)
III – “La dernière colline du monde”
1. “Un petit village blanc, de maisons serrées les unes contre les autres,
sur un haut promontoire qui dominait le calme profond des eaux.” (l.29-30)
a. La nature de “petit” : adjectif qualificatif,
La nature de “qui dominait le calme profond des eaux” : proposition subordonnée relative.
b. Cette phrase appartient au discours descriptif.
c. Cette phrase donne l’image d’un village et d’un paysage paisible ce que suggère l’emploi de “calme”.
Elle marque aussi la petitesse des hommes dans l’infini de la nature, ce qui est renforcé par l’emploi de
“Cette présence humaine, dans un paysage si désertique”.
2. “L’homme sourit. Le village s’offrait au regard dans sa totalité.” (l.28-29)
a. Le sourire de l’homme peut être interpréter comme un sourire de satisfaction, de bonheur, de joie d’atteindre enfin son but.
b. Quelle hypothèse ces deux phrases vous permettent-elles de formuler sur la suite du roman ? (1 point)
3. Ce cavalier voyageur solitaire ayant pour seul compagnon un animal fidèle et dévoué qui suit un long chemimn difficile pour atteindre son but peut faire penser au récit du Vieil homme et la mer (de H. Hemingway), à celui de Don Quichotte, de Croc Blanc (de J. London), de Lassie Chien fidèle.
Réécriture
1. “Le cavalier ne bougeait pas. Un vertige l’avait saisi. Il s’était peut-être trompé”. (l.21).
“Les cavaliers ne bougeaient pas. Un vertige les avait saisis. Ils s’étaient peut-être trompés”.
2. “Rien ne viendra à bout de moi… Le soleil peut bien tuer tous les lézards des collines, je tiendrai.” (l.9-10).
“Le cavalier murmurait que rien ne lui viendrait à bout… Le soleil pouvait bien tuer tous les lézards des collines, il tiendrait.”
Il sera tenu compte, dans l’évaluation, de la correction de la langue et de l’orthographe.
Eléments pour un corrigé
- Vous pouvez télécharger au format pdf le sujet du brevet 2006 corrigé (document donné aux correcteurs pour corriger les épreuves).
- Téléchargez également le sujet du brevet 2006 ici.


anaphore
euh une question:
dans la 3eme partie, question 3, pk il y pas de question :O
anaphore
yaya :
j’ai acheté chez E. Leclerc un livre : “Plan brevet les fiches FRANCAIS” . c’est bien parce que il y a tout le programme de 3eme !
–> http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/9/2/9782210746299.jpg
anaphore
* une anaphore
)
anaphore
Un anaphore est une répetition de mot (s) dans une phrase. Exemple: Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir. –> L’anaphore est “Toujours”.
yaya
coucouc tt le monde
jé bientot mon brevet et je suis une vré pouff en français . si kelek1 peut me proposé des fiches de révision ou m’aider a en faire ce seré simpa :d:d
voila mon adresse yaya_7yahya@hotmail.com (envoyer des messages chui rarement connécté derniérement )
merci d’avance
Erwab
Je vien d’avoir se sujet au brevt blanc , il parrait compliqu” mais quand on y est dedant , c’est simple , juste se méfier de la reda’
A+
miitzi-piitzi
Ah ce sujet, je l’ai, c’est un sujet d’entrainemet. Je suis en train d’y travailler dessus et il m’enerve !
Il y a des questions que je ne comprends pas exactement ce qu’ils veulent surtout la question 5 ( je ne connais rien sur les tragédies grecques ) et la question 12 je ne suis pas fan de littérature et aucun personnage m’inspire =S !
Si quelqu’un pourrait m’aider jusqu’à 23 févrirer ce serait très très gentil !
Merci à vous.