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Sujet corrigé de français – Brevet 2007 (Séries technologiques et professionnelles)

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Voici une suggestion de correction du diplôme national du brevet 2007, en français, pour les séries technologiques et professionnelles. Il ne s’agit pas du corrigé officiel mais de ce que notre équipe de professeurs de français vous propose.

Le texte

Alex un adolescent sans histoires, entre un jour dans une librairie sinistre. Un livre à la couverture d’argent l’attire comme un aimant. Le libraire lui offre le livre.
Le soir venu, sitôt son dîner avalé, Alex s’enferme dans sa chambre. Il met un peu d’ordre dans ses affaires, puis prépare son sac pour le lendemain, tout cela sans cesser une seconde de penser au cadeau du libraire.
Depuis qu’il est entré en possession de ce recueil de nouvelles, son désir de s’y plonger n’a fait que croître, au point d’occulter une autre possession, prénommée Camille. Durant l’heure qu’il a passée avec elle, elle a parlé de tout sauf de la librairie. Son sourire était étincellant, son charme ensorcelant. A croire qu’elle faisait tout pour le séduire. Alex hausse les épaules à cett idée invraisemblale. Il soupire, se regarde dans le miroir de son armoire et se dit : « Après tout, pourquoi pas ? ». Aussitôt, une boule d’angoisse lui noue l’estomac ; il n’est pas très à l’aise avec les filles. C’est un garçon courageux, sportif, à l’occasion casse-cou, mais un piètre séducteur !
Il s’empare du recueil posé sur son bureau, saute sur son lit et s’installe conforteblament. Il pousse un soupir d’aise. Héros et hurlements, lit-il sur la couverture noire. Un titre qui sonne comme celui d’un film d’horreur de série Z. La première nouvelle s’intitule : Les yeux du pendu. Probablement une nullité crétinissime. « Juste trois lignes et je le balance », pense-t-il.

« Dans trois lignes, mon garçon, tu seras vert de peur, lit-il avec stupéfaction, car l’histoire que je m’apprête à te raconter a de quoi te congeler le sang. Mais avant, il faudrait créer l’ambiance ; il y a trop de lumière ici. »

Brusquement, sa lampe de chevet s’éteint, plongeant la chambre dans la pénombre. Il frissonne jusqu’à la racine des cheveux. Pétrifié, il regarde le crépuscule par la fenêtre. Un éclat de voix le fait sursauter.
- Alex ! Je ne trouve pas la lampe électrique. Alex !
- Heu, oui m’mam ? (L’émotion étrangle sa voix. Il prend sa respiration et lance avec plus d’énergie : ) C’est moi qui l’ai !
Il récupère une lampe de poche dans un placard et sort dans le couloir où sa mère l’attend :
- Ah, bien ! Merci, mon chéri.
- Les plombs ont dû sauter, dit-il.
- Je crois plutôt que ça vient de l’EDF. Il n’y a plus de lumière dans la rue. Je vais allumer des bougies. Tu en veux une ?
- Non, merci, j’ai ce qu’il faut.
C’est à la flamme vacillante d’une bougie-Père Noël qu’il replonge dans Les yeux du pendu.

Arthur Ténor, Le livre dont vous êtes la victime, éditions Pocket jeunesse, 2004.

I. Première partie : Questions

1. Donnez un titre à ce texte. Justifiez-le.
Réponses possibles :
Un livre mystérieux, une lecture étonnante, une lecture qui fait peur. Vous pouviez justifier en disant que ces titres annoncent le sujet central du texte : le livre, auquel est liée l’idée de peur.

2. Relevez quatre détails qui créent une atmosphère inquiétante pour le personnage. (2 points)
Réponses possibles :
L’atmosphère inquiétante pour le personnage est crée par le titre du livre qui contient le terme “hurlements” et “qui sonne comme celui d’un film d’horreur de série Z”, et celui de la nouvelle : “Les yeux du pendu”.

Les premières lignes de cette nouvelle crée un climat plutôt inquiétant également : “tu seras vert de peur”, “l’histoire a de quoi te congeler le sang”. L’atmosphère devient de plus en plus inquiétante, avec l’absence de lumière : “brusquement, sa lampe de chevet s’éteint”, “pénombre”, “crépuscule”.

3. a. Quelle est la classe (ou la nature) grammaticale de “brusquement” ?
Réponse :
Le mot « brusquement » est un adverbe.
b. Donnez-en un synonyme.
Plusieurs réponses sont possibles
, (il est important de donner un mot de même nature grammaticale) : brutalement, soudainement.

4. “invraisemblable” :
a. Quelle est la composition (ou la construction) de ce mot ?
Piste de correction :
Ce mot est composé ainsi :
préfixe in-
radical vraisembl-
suffixe -able

b. Donnez deux mots de la même famille.
Piste de correction :
Les mots de la même famille sont les suivants :
vraisemblable, vraisemblance, vrai, vraiment, semblable, sembler, ressembler

5. Expliquez l’expression “il pousse un soupir d’aise”.
Piste de correction :
L’expression “il pousse un soupir d’aise” signifie que le jeune garçon exprime son bien être, il se sent à l’aise, il se sent bien, il est décontracté.

6. Pour chacun des mots ou expressions ci-dessous, quelle proposition correspond le mieux au sens du texte ? Écrivez la bonne réponse sur votre copie.
Réponse : en gras

a. “a de quoi te congeler le sang”
- va te donner froid
- va te plaire
- va te faire peur

b. “pétrifié”
- étonné
- horrifié
- agacé

7. Expliquez l’expression “probablement une nullité crétinissime”.
Piste de correction :
L’expression à expliquer est celle que prononce le garçon devant le livre que le libraire lui a offert et qu’il s’apprête à lire. Le garçon pense que le livre qu’il a entre les mains est sans doute sans intérêt, peu intelligent.
En décomposant l’expression, on obtient :
- “Probablement” : sans doute,
- “une nullité” : désigne le livre de manière négative, comme quelque chose de peu d’intérêt,
- “crétinissime” : le suffixe “issime” est celui du superlatif de supériorité absolu  (issu du latin “–issimus”) et il fait de cet adjectif une forme superlative qui signifie très bête, tout à fait crétin.

8. A quel genre (science-fiction, fantastique, réaliste ou policier) appartient ce récit ? Justifiez votre réponse par deux arguments.
Piste de correction :
Ce récit appartient au genre fantastique. En effet, le livre qu’a offert le libraire au jeune garçon semble mystérieux. Au moment où Alex lit qu’il “faudrait créer de l’ambiance” et qu’”il y a trop de lumière ici”, sa lampe de chevet s’éteint “brusquement”. L’atmosphère est inquiétante, “il n’y a plus de lumière dans la rue”. Le personnage principal est effrayé, il est “pétrifié”, “frissonne jusqu’à la racine des cheveux”.

II. Réécriture

1. “Il s’empare du recueil posé sur son bureau, saute sur son lit et s’installe confortablement. Il pousse un soupir d’aise. Héros et hurlement, lit-il sur la couverture noire.”
Réécrivez cette phrase au passé simple.
Piste de correction :
Il s’empara du recueil posé sur son bureau, sauta sur son lit et s’installa confortablement. Il poussa un soupir d’aise. Héros et hurlement, lut-il sur la couverture noire.”

2. “Il met un peu d’ordre dans ses affaires, puis prépare son sac pour le lendemain, tout cela sans cesser de penser au cadeau du libraire.”
Mettez le sujet au pluriel et faites les accords nécessaires et les transformations qui s’imposent.
Piste de correction :
“Ils mettent un peu d’ordre dans leurs affaires, puis préparent leurs sacs pour le lendemain, tout cela sans cesser de penser au cadeau du libraire.”

III. Dictée (5 points)

Dos courbé et sans se lâcher la main, Camille et Alex courent jusqu’à la maison, qu’ils contournent en rasant le mur. Comme annoncé, ils trouvent une petite porte vitrée à l’arrière. Ils jettent un regard à l’intérieur. La cuisine est éclairée d’une simple bougie plantée dans un verre, lui-même posé au centre d’une grande table. Les deux adolescents échangent un regard et une même pensée : ils sont attendus.

Arthur Ténor, Le livre dont vous êtes la victime.

Deuxième partie : la rédaction

Vous traiterez au choix l’un des deux sujets suivants. L’utilisation d’un dictionnaire de langue française est autorisé.

Sujet 1 : le sujet d’imagination

Une fenêtre qui claque, une porte qui grince… Il vous est déjà arrivé, comme le narrateur d’être gagné par la peur. Faites le récit de ce moment d’angoisse, en une vingtaine de lignes.

Pour réaliser mon devoir, je tiens compte des conseils suivants :

  • Je structure mon texte en écrivant à la première personne.
  • Je précise les circonstances (où, quand, comment, pourquoi j’ai peur).
  • Je respecte les règles d’orthographe et de grammaire.
  • Je vérifie que mes phrases sont complètes.
  • Je soigne la présentation et l’écriture.
  • Je rédige un texte d’au moins 20 lignes.

Un suggestion de correction du sujet 1 :

Je travaillais tranquillement à mon bureau, la veille de passer les épreuves de brevet. Cela faisait une heure que j’étais plongé dans mes révisions d’histoire géographie, le nez planté dans mes cartes pour revoir les grands repères de la France.

Tout d’un coup, j’entendis les fenêtres de la maison claquer bruyamment, et j’étais si concentré que je sursautai en entendant ce bruit qui déchira le silence dans lequel je m’étais installé pour bien réviser. Je décidai finalement de ne pas prêter plus d’attention à cet incident et me replongeai dans la lecture de l’histoire de France. Mais soudain, j’entendis ma porte grincer. Je me retournai vivement, pour découvrir la porte de ma chambre grande ouverte, alors qu’un instant plus tôt elle était fermée. J’étais convaincu de l’avoir fermée car je n’aime pas travailler la porte ouverte, et je prends toujours soin de la fermer avant de me mettre au travail. Me sachant seul dans la maison, je commençais à perdre mon assurance. Tout d’un coup, j’entendis des bruits bizarres au-dessus de ma tête, comme des chuchotements, et je pris véritablement peur à partir de ce moment-là car je savais bien qu’il n’y avait personne au-dessus de ma chambre. Mon sang se glaça, ma gorge se noua. Une sueur froide dégoulina dans mon dos, des frissons me parcoururent le corps. J’essayais de trouver mon téléphone portable pour appeler à l’aide mais j’étais paralysé, je ne pouvais plus parler, je ne pouvais plus bouger. Ces chuchotements devenaient de plus en plus audibles, et au bout d’un long moment je pus enfin distinguer clairement les paroles qui étaient prononcées. Je me tenais toujours immobile et transi de peur. La voix que j’entendais me cria clairement : « réveille-toi, tu vas être en retard à ton épreuve d’histoire géographie ! »

Sujet 2 : le sujet de réflexion

Lire, c’est frémir de plaisir, d’impatience, éprouver des émotions (joie, peine, peur…). Partagez-vous cette opinion ? Pourquoi ? (20 lignes minimum)
Pour réaliser mon devoir, je tiens compte des conseils suivants :

  • Je structure mon texte.
  • Je donne des arguments, des exemples.
  • Je respecte les règles d’orthographe et de grammaire.
  • Je vérifie que mes phrases sont complètes.
  • Je soigne la présentation et l’écriture.
  • Je rédige un texte d’au moins 20 lignes.

Un suggestion de correction du sujet 2 :

Lire, c’est frémir de plaisir, d’impatience, éprouver des émotions (joie, peine, peur…) : Je partage cette opinion car j’éprouve beaucoup de plaisir en lisant, j’aime la lecture. Lorsque j’ai commencé le premier tome d’Harry Potter, je ne pouvais pas m’arrêter de le lire, dès que j’avais un moment de libre, je me jetais sur mon précieux ouvrage.
Assis dans le canapé du salon, seul face à mon livre, je ne suis en fait pas vraiment seul. Je découvre des personnages extraordinaires, je m’évade avec eux, j’ai eu peur lorsqu’ils sont confrontés à des monstres, je suis heureux avec eux, j’éprouve de la peine si quelque chose de triste leur arrive… Et je suis toujours impatient de connaître la suite de leurs aventures !
Cependant, ceci n’est pas vrai pour tous les livres et toutes les histoires. Certains ouvrages m’ennuient terriblement : je m’endors dès la première page ou je ne prends même pas la peine d’en feuilleter les pages. Par exemple, je déteste lire le journal : les histoires politiques ne m’intéressent pas et je trouve que les images n’y sont pas de bonne qualité. Je n’aime pas non plus les revues scientifiques qui restent trop près du réel et ne me permettent pas de m’évader !
Heureusement, il existe de nombreux genres, littéraires et non littéraires, tout le monde peut donc trouver le type de lecture qui lui convienne !


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Commentaires

  1. vanessa

    28 juin 2008

    c’est quand les resultat du brevet?

  2. vanessa

    25 juin 2008

    mercii de ta part donc en faite dans chaque matiere faut que j’ai au mois 7/20 a chaque matiere pense tu sais fesable?
    ps: en math je suis un peu forte
    en français histoire geo je pense que c’est fesable si je lis bien les ennoncé et les question que je repond pas a coté de la plaque

    2/ps: si exemple on a loupé une matiere mes que sa va le total et de 21 point on l’a quand meme?

  3. Camille

    25 juin 2008

    moi il me reste environ 28 point à rattraper .
    Bonne chance à tous pour demain et après-demain !
    bonne révision

  4. Camille

    25 juin 2008

    (Vanessa) Il te reste 21 point a rattraper, il te suffit d’avoir 21 sur 120 et tu as ton Brevet. Pour ceux qui veulent savoir comment j’ai fait, c’est ma prof d’espagnol qui a donné à la classe un moyen :
    Toi par exemple ta moyenne de l’année est de 13.60 (j’ai calculer ta moyenne en additionant tes moyennes de chaque trimestre en divisant par 3)
    Ensuite : tu multiplies ta moyenne de l’année par 11 et soustrais 170, ça va donner un nombre negatif :
    . (13.60×11) – 170 = 149.6 – 170 = – 20.4

  5. vanessa

    24 juin 2008

    sachant que il a les point continu derriere

  6. vanessa

    24 juin 2008

    salut je suis en 3DP6 mon brevet je le passe jeudi et vendredi j’ai eu

    13.56 3em trimestre
    13.57 2em trimestre
    13.69 au 1er trimestre

    combien il me reste de point a rattraper?

    Merci de me repondre a bientot et bon courage pour le brevet!

    biisOùS

  7. Alexandra

    1 mai 2008

    oui, tu peux l’avoir si tu arrive le jour du brevet et que tu rattrapes les points qu’il te manquent.

  8. Samia

    1 mai 2008

    Si on na 9 de moyenne générale a t-on des chance d’avoir le brevet blanc ??!

  9. leslie

    6 février 2008

    demain c’est le brevet blanc et j’ai peur pour l’épreuve de français car je n’est pa le bon raisonnement pour le texte et surtout je ne suis pa rigoureuse.

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