Quelles sont les conséquences de la crise financière ?
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Le 11 octobre dernier, Floriane se demandait quelles conséquences la crise financière aurait sur la “jeune génération“, demain ou dans quelques années… J’ai attendu quelques semaines avant de proposer quelques éléments de réponse, mais j’avoue qu’aujourd’hui encore, j’ai du mal à entrevoir la véritable issue de cette crise. Les fluctuations boursières sont telles que la nausée s’empare de quiconque s’y intéresse d’un peu plus près. Bien sur, les voix gouvernementales sont fortes (très fortes en Europe). Bien sûr, les mesures fiscales sont impressionnantes. Mais la catastrophe l’était tout autant. Qui peut dire si cela sera suffisant ?
Comme beaucoup, j’ai d’abord été stupéfait de constater l’impuissance des gouvernements à réagir. La France courbait le dos – persuadée que la Crise ne passerait pas par elle ? Et puis est enfin venu le temps des décisions européennes et nationales. Il était temps de prouver qu’une réponse politique pouvait être utile et surtout efficace. Avant tout, il fallait maintenant convaincre que tout était maîtrisé. Vraiment ? Sans esprit partisan, ni New York, ni paris, ni Berlin, ni Tokyo, ni même Pékin ne pourront éviter le contrecoup économique de la tempête financière.
Alors qui va payer ? Épargnants, salariés, consommateurs et, demain, contribuables vont en faire les frais… Bref, tout le monde car c’est l’économie dans son ensemble qui va pâtir des folies de Wall Street et Cie. « En France, la croissance devrait être nulle en 2009, estime Philippe Askenazy, professeur à l’Ecole d’économie de Paris. On ne redémarrera pas avant le début de 2010. » Encore s’agit-il là du scénario rose : selon l’ampleur et la rapidité de la contagion, la récession pourrait être plus ou moins longue et sévère. Beaucoup de Français en ont déjà ressenti les premiers effets.
Sur tous les fronts, la plupart des épargnants ont, désormais, l’impression que la crise a planté ses grandes dents dans leurs biens. Entraînant ce que les économistes nomment un effet d’appauvrissement. Didier Davydoff, directeur de l’Observatoire de l’épargne européenne, anticipe des changements de comportement : « Ceux qui pensent que leur patrimoine diminue vont reconstituer leur épargne au détriment de la consommation. » En privilégiant les valeurs refuges… Pour faire simple, au lieu de dépenser, les plus riches vont épargner. C’est autant de commandes en moins pour l’industrie. Qui dit moins de commandes, dit moins de travail. Et qui dit moins de travail dit moins d’embauches. Au mieux…
Pour ne rien arranger, dans ce contexte, le crédit sera plus rare et plus cher, ce qui va asphyxier encore plus la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Et étouffer l’activité. Confrontée à la concurrence internationale, tentée par les délocalisations, l’industrie, qui d’après l’Insee a déjà perdu 64 300 emplois entre janvier 2007 et juin 2008, risque d’être particulièrement à la peine. Comme l’explique Yvon Jacob, président du Groupe des fédérations industrielles, « quand les perspectives ne sont pas bonnes, une entreprise qui doit diminuer sa production préfère d’abord toucher aux emplois des autres et cesse de faire appel à ses sous-traitants ». Et ceux-ci, en manque de trésorerie, peuvent se retrouver très vite acculés à la faillite. Au-delà de l’emploi, dans les entreprises elles-mêmes, la vie risque d’être bouleversée. Salariés, attachez vos ceintures !
Mais ce n’est pas tout… Dans un contexte de croissance durablement molle – et a fortiori de récession prolongée – financer les retraites des baby-boomers et rembourser la dette publique risque de tourner à la quadrature du cercle. Qui va payer ? Nous tous, dès demain, et, à n’en pas douter, la génération suivante, à laquelle il reviendra, outre de se serrer la ceinture, de trouver une solution à ce casse-tête. De quoi lui donner du travail pendant quarante bonnes années… Au moins !
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La crise et ses conséquences vue par Jacques ATTALI : une lueur d’espoir ? (France 2 – JT du 11 octobre 2008)
Source : le dossier Ce que va nous coûter la Crise par l’Express.fr
- Le pire est-il à venir ? article de l’Express.fr
Tags : 2008, crise financière conséquences
A moins d’avoir vécu sur une autre planète depuis quatre ans, vous êtes sans doute au courant de la nouvelle de l’été : les Jeux olympiques ont lieu en Chine ! Un rapport avec la question ? Pensez-vous… Les autorités chinoises veulent évidemment profiter de ces Jeux pour offrir un nouveau visage. Il ne faut pas le moindre accroc durant toute l’organisation de cette compétition. Mais pourquoi tant d’efforts ? Parce que certains ne croient toujours pas en sa puissance !
Pour preuve, elle a récemment fait son entrée dans l’O.M.C – Organisation Mondiale du Commerce, le club des grands… Et pourtant, l’alchimie est complexe entre la mondialisation galopante et l’économie socialiste de marché. La métamorphose n’en est pas moins spectaculaire. Finalement, la véritable question est : peut-elle affirmer sa suprématie dans les domaines militaires, économiques, technologiques
En tous les cas, le régime chinois est un modèle. Oui, un modèle ! Du moins auprès d’un certain nombre de potentats et de faux démocrates qui rêve de connaître le même destin que ce pays qui connaît depuis plus de dix ans une croissance à deux chiffres et où la démocratie est réduite à quelques élections villageoises truquées. C’est ce qu’expliquait en mai dernier un excellent dossier de
Et bien, pour une fois, c’est moi qui me pose la question ! Malheureusement, en connaître la réponse ne m’aide pas beaucoup à retrouver le moral face à la pompe. Ce matin, le temps de faire une petite course dans le supermarché attenant – soit 30 minutes – la station service avait augmenté ces prix d’un centime… Mais jusqu’où cela va t’il aller ?
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