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Le World Trade Center avant le 11 septembre

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Il y a un an de cela, le site L’Internaute avait eu la bonne idée de revenir sur ce qu’était ce bâtiment aujourd’hui tristement célèbre. C’est un bon moyen de mieux comprendre pourquoi ce bâtiment a été choisi plus qu’un autre par les terroristes le 11 septembre 2001.

Dés 1959, le promoteur immobilier David Rockfeller accepte un défi de taille : redynamiser la pointe sud de l’île de Manhattan en y construisant un centre d’affaires international. Après plus de cent projets et plans différents, l’architecte choisi est l’Américain Minoru YAMASAKI. Le 18 janvier 1964, il dévoile au public son World Trade Center : six bâtiments dont deux tours jumelles de 110 étages. Les constructions doivent s’étendre sur 13 blocs, entre Vesey et Liberty Street et de Church à West Street.

Le 5 août 1966, les ouvriers préparent le site et démarrent la construction des fondations. La construction de la tour Nord démarre en août 1968 et celle au sud en janvier 1969. Le projet global  - estimé dans un premier temps à 525 millions – coûtera en réalité 900 millions de dollars !

Le 23 décembre 1970, après deux ans et quatre mois de travaux, la tour Nord est debout. Les premiers locataires, notamment des banques, emménagent dans les étages inférieurs alors que les aménagements intérieurs se prolongent jusqu’en 1972. La tour Sud sera achevée le 19 juillet 1971.

Si elles étaient connues sous le terme de « Twin Towers », les gratte-ciel du World Trade Center de New York n’étaient pas des vraies jumelles. Elles comportent chacune 110 étages mais la tour Nord mesure 417 m tandis que celle au Sud 415 m. Leur forme est un carré parfait  de 64 m de côté. Les façades d’aluminium comportent un treillis en acier sur lequel sont accrochées les 21 800 fenêtres de chaque tour.

Rapidement le World Trade Center devient le centre d’affaires le plus important de la ville de New York. A ce titre, les tours jumelles sont devenues un véritable symbole ; celui de la réussite américaine mais aussi, d’une certaine manière, du capitalisme gagnant, de « l’occident triomphant » diront même certains. Ces tours avaient d’ailleurs déjà été la cible d’un attentat le 26 février 1993. Ce jour là, une camionnette remplie d’explosifs a explosé devant le garage de la tour Nord. Si les tours n’ont pas été touchées, cet attentat est tout de même responsable de la mort six personnes et des blessures d’un millier de blessés.

La fin tragique des tours jumelles du World Trade Center se déroule en moins de deux heures, le 11 septembre. Un premier avion de ligne s’écrase dans la partie supérieure de  la Tour Nord à 8h46 heures locales. Le deuxième vise sa voisine à 9h03. Les tours s’effondreront à 10h et 10h28.

 

Qu’il me soit ici permis de rendre hommage aux victimes de cet odieux attentat tout comme à celles de tous les autres, tout aussi odieux et lâches.

Pour aller plus loin :

« La Quatrième Guerre mondiale débute le 11 septembre » par Philippe BOUCHÉ [30/12/2009]

Le dossier « 11 Septembre » très complet du journal 20 Minutes [11/09/2011]

« L’Amérique commémore le 11 Septembre » sur le site du Monde.fr

 

Article initialement publié le 11 septembre 2010. Mise à jour le 11/09/2011

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Berlin, 50 ans après la construction du Mur

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Si on a pris l’habitude de célébrer la chute du mur de Berlin,  on en a oublié sa construction… Cela fait pourtant déjà cinquante ans, le 12 août 1961, que le conseil des ministres de la République Démocratique Allemande  a annoncé «un dispositif de contrôle aux frontières de la RDA avec l’Allemagne de l’Ouest et les secteurs d’occupation occidentaux à Berlin». Dans les jours qui ont suivi, le Mur a été construit de manière implacable. De facto la ville allait alors se retrouver coupée en deux, entre l’est et l’ouest. Pendant ce temps, le monde regardait soit vers Moscou, soit vers Washington : c’était l’époque d’un monde bipolaire.

Nul ne pouvait alors imaginer que cette séparation allait durer près de trente ans, jusqu’au 9 novembre 1989. Que fallait-il faire de ce mur alors ? Spontanément, les Berlinois cherchèrent tout d’abord à le détruire, comme pour effacer les traces d’un passé douloureux. Et aujourd’hui, qu’en reste t’il ?

Pour Alain LE TREUT, journaliste et chercheur résidant à Berlin, les préjugés perdurent, sans être extrêmement violents: «Les Ossis voient par exemple les Wessis comme des personnes plutôt arrogantes et portées sur la consommation, les Wessis voient dans le comportement des Ossis des survivances du système communiste.» Quand on parle avec les étudiants, le commentaire est le même… Anna, 23 ans, s’esclaffe: «Ils ont un style particulier, tout droit sorti des années 80 !». «Ils», ce sont ces personnes au look un peu grunge, jeans troués et chevelure verte, très souvent issues des banlieues Est et qui vivent dans une certaine nostalgie du régime communiste, «l’Ostalgie».

Pour ce qui est de la division spatiale, La majeure partie du dispositif frontalier de la RDA avait disparu en 1991. «Il ne reste que très peu de vestiges du Mur, même si certains ont été reconstitués. En se promenant les touristes me demandent souvent de quel côté on se trouve», raconte Marc Fray, rédacteur en chef du site berlinenligne.com et fin connaisseur de la ville. Pour lui, il n’y a plus de plus de ségrégation spatiale entre Est et Ouest: «Berlin, beaucoup plus que Paris, est une ville de quartiers (les Kieze). L’identité des Berlinois se forge beaucoup plus par rapport à leur Kiez d’origine que par rapport au fait d’habiter Berlin Est ou Berlin Ouest.»

La suite en ligne sur le site de 20 minutes.

L’amitié franco-allemande

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Sur la page « A mon avis ! » proposé sur ce Blog, VEVEALEX (je respecte son anonymat, mais il ou elle n’aurait pas à rougir de donner ici sa véritable identité) a bien voulu publier un témoignage qui m’a particulièrement marqué. Je n’en citerai ici que quelques extraits. Vous pourrez en lire l’intégralité en cliquant  I  C  I.

« J’aimerai vous exprimer mon impression lors d’un très court séjour cet été en Allemagne . Je résidais dans un petit hôtel à quelques dizaines de kms de Berlin , dans l’ancienne RDA , avant la réunification de l’Allemagne en 1990. [...] j’ai fait la connaissance d’allemands d’une soixantaine d’années [...] (et au) fur et à mesure des rencontres, des échanges avec ses personnes,  je remarquais qu’elles faisaient tout pour me faire plaisir ou pour me rendre service comme ci elles se sentaient redevables de quelque chose. Alors , un peu perplexe au début puis ,à la limite d’être gênée , je me suis demandée s’il n’y avait pas un sentiment de culpabilité avec les évènements passés durant la 2ème guerre mondiale.« 

Comme VEVEALEX s’en est rendu compte après quelques recherches une fois revenu en France, non seulement cette culpabilité existe dans les coeurs de certains allemands mais en plus, elle a été clairement inculquée aux jeunes allemands dans les années 1950. Comment en être surpris quand on mesure le traumatisme vécu alors par l’Europe qui se réveille de ce cauchemar dans lequel elle était engluée depuis 1939 ? Comment imaginer qu’aucune rancœur n’existait dans chez ceux qui en avaient le plus souffert, dans leur chair et dans leur âme ? A ce sujet, VEVEALEX ajoute « Mon grand-père maternel a fait de la résistance aux côtés de Jean Moulin à Lyon , il a été dénoncé et emmené par la gestapo à Buchenwald où il est mort .Ses trois premiers enfants d’une fratrie de douze, ont été pris en otage par les allemands et déportés en camps de travail, ma mère en faisait partie. Elle a connu mon père , là-bas , lui aussi déporté. Mes parents ont vécu la terreur, les atrocités et l’horreur du nazisme, et malgré cela, ma sœur, mon frère et moi n’avons jamais été élevé avec la haine du peuple allemand.« 

Comment expliquer pareil comportement ? Mon propre grand-père a connu les camps de concentration. De retour après quatre années d’internement, il était méconnaissable, détruit de l’intérieur. Il est resté longtemps muet sur ce qu’il y avait vécu : jamais il n’a abordé le sujet avec ses propres enfants. Ce n’est qu’à moi, son premier petit fils, qu’il a commencé à en parler, très progressivement. Son voeu le plus cher : que j’apprenne l’allemand et que je puisse parler avec lui dans cette langue. Si je confronte mon témoignage avec celui de VEVEALEX, je me dis qu’une fois encore nous avons bien des choses à apprendre de nos ancêtres et de ceux qui ont vécu l’Histoire. Que penser alors de ceux qui, aujourd’hui encore veulent – comme l’écrit VEVEALEX –   »prôner des mouvements style extrémiste, néofasciste, raciste ou autres avec tous ces adeptes irréfléchis, fanatiques aveuglés [...] » ? C’est devenu tellement politiquement correct d’affirmer haut et fort cela qu’on en oublie que « la bête » n’est pas morte, qu’elle est toujours bien vivace et qu’elle attend son heure en se nourrissant de nos peurs et de notre xénophobie. Chacun sait ce à quoi elle peut nous amener. Personne n’est prêt à le croire – du moins à l’admettre. Et pourtant…

Nos voisins allemands ont longtemps cultivé la culpabilité. Quand pourra t’on enfin tourner cette page ? Voilà ce que nos ancêtres ont certainement rêvé une nuit dans leur prison : un jour , tout cela serait fini, nous serions de nouveau amis, frères… On a longtemps cru que l’union des peuples au sein d’un communauté (l’Union Européenne) aurait pu nous y aider. Le déchaînement de passions auquel nous avons pu assister cet été au sujet de l’aide à apporter au peuple grec à de quoi de nous faire réfléchir – on parla alors du dilemme allemand à ce sujet. Rien n’est fait, tout est sans cesse à construire.

Voilà , c’était un vécu qui méritait vraiment d’être partagé avec vous tous.

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Le projet OOo4Kids est pour vous !

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Informatique, numérique, télématique, tête à clics… Tout est bon pour passer au nouvel âge de la communication. Le fait que vous soyez sur ce Blog montre que, déjà, vous êtes assez familier avec cet outil bizarre qui est entrée chez vous. Mais l’utilisez-vous réellement de manière optimale ? En cette rentrée, j’ai pu faire le constat que certains rechignent encore à se lancer dans le traitement de texte : un comble ! Même si l’écriture n’est pas votre fort, il y a fort à parier que la maîtrise de ce type de logiciel est aujourd’hui devenue inévitable, aussi bien au quotidien que dans le cadre de vos études. Alors, pourquoi ne pas vous y mettre en douceur ?

Prêt à vous lancer une bonne fois pour tout ? Alors avant de vous perdre dans les arcanes de Word, le projet OOo4Kids est fait pour vous ! L’idée consiste à fournir un logiciel très simplifié pour les plus jeunes internautes (basé sur les sources du logiciel OpenOffice.org). Cette suite propose un traitement de texte, un tableur, un logiciel de création de dessins et un dernier de présentation. C’est coloré, facile à comprendre, les outils sont spécialement adaptés, avec une interface grossie. Une vraie réussite !

Pour télécharger le logiciel : la fiche du JdN

Pour en savoir plus sur le projet : la page OOo4Kids

Life on Mars, version US

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04 Life On Mars_

J’aimerai vous faire partager un petit bijou télévisuel que la chaîne Paris Première m’a offert cet été. Il s’agit d’une série intitulée « Life on mars ». C’est l’adaptation américaine de la série britannique originale portant le même nom.

Cette série raconte l’histoire de l’inspecteur Sam Tyler. Dans la série anglaise, il travaille à Manchester. Dans la version américaine, il est bien sûr new-yorkais… Il se fait un jour renverser par un chauffard qui prend la fuite, le laissant inconscient sur le macadam. Quand Tyler revient à lui, il porte un blouson en skaï moulant, une chemise avec un col en forme de pelles à tarte, un pantalon bien large vers le bas et une ceinture dont la boucle est à peine plus petite que sa plaque de police. A côté de lui, se trouve une bagnole carrossée façon « Starsky et Hutch », en beaucoup moins flamboyant. Il lui faut un peu de temps pour comprendre, mais il n’est plus en 2008… Il est en 1973 !

Mais que s’est-il passé ? Cette délicieuse question ne trouvera de réponse qu’à l’issue de la première (et seule) saison, soit au dix-septième épisode. A l’heure où des grandes séries comme Lost nous font attendre pas moins de six saisons pour nous offrir des réponses hasardeuses à toutes els questions semées durant six années de turpitudes diverses, où la série Desperate Housewives n’a pas encore livré tous ses secrets au bout de sept saisons, un tel choix m’inspire déjà le respect. Respect teinté de déception, tant je n’avais pas envie de quitter si tôt les personnages de cette série pas comme les autres.

Jamais, il n’est expliqué clairement si Tyler est fou, s’il est dans le coma et rêve son existence ou s’il a effectivement accompli un voyage dans le temps. Chacun peut le voir comme il a envie et peut interpréter les indices distillés de loin en loin comme il l’entend. L’intérêt est bien sûr de revenir sur les mœurs de l’époque et de les explorer. De se pencher sur une période pas si lointaine et de constater avec le héros combien les choses ont changé, combien le progrès s’est accéléré. Histoire, uchronie, nostalgie, tout y passe et avec quel talent – aussi bien pour les scénaristes que pour les acteurs !

Life on Mars n’est pas une simple (et énième) série policière augmentée de copieuses louches de nostalgie et matinée d’un soupçon de science-fiction. La série, créée en Grande-Bretagne en 2006 par Matthew Graham, se place davantage dans la comparaison avec le présent, Tyler ne pouvant oublier qu’il vient du XXIe siècle. Cet écart entre l’ancien et le nouveau présent de Sam Tyler sert de fil conducteur et il se double d’un fil rouge (en forme de traînée sanglante) et donne des frissons dès les premières images, historien ou non…

En adaptant une production qui n’a connu que deux saisons sur la BBC, le réseau américain (la chaîne ABC) jouait un petit coup de dés, mais avait pris quelques assurances avant le premier tour de manivelle. La production fut confiée à Josh Appelbaum (Alias), la réalisation à Gary Fleder (The Shield, Blind Justice) tandis que le casting incluait Harvey Keitel (inoubliable Mr. White dans Reservoir Dogs) qui semble avoir remonté le temps juste pour trouver une époque qui convienne à sa gueule et au timbre de sa voix. En parlant de voix, évoquons quelques secondes la musique qui accompagne les épisodes : elle est extraordinaire pour ceux qui aiment les seventies. Tous les grands titres US de 1973 sont là, à un moment ou à un autre. On commence évidemment par la chanson de David Bowie qui porte le titre de la série, puis on croise l’orgue de Ray Manzarek des Doors pour l’intro de When The Music’s Over puis on se balance dans son fauteuil dès que monte le tempo au clavier de Baba O’Riley de The Who. Puis après une petite référence à Led Zeppelin, on boucle par Out of Time des Rolling Stones, chanson dérivée d’un thème de Bowie. Un vrai bonheur ! Mais ne cherchez pas, la compilation n’existe pas – certainement trop chère à éditer. Mais grâce à Spotify, j’ai réussi à retrouver 98% des titres entendus dans la série. Si cela vous intéresse, et que Spotify est installé sur votre ordinateur, il vous suffit de cliquer  I  C  I pour découvrir cette playlist inédite !

Si on va plus loin dans la nostalgie, grâce à cette série, les plus anciens pourront effectuer un retour en enfance, à l’époque où n’existaient pas les téléphones portables, les ordinateurs, les voitures avec climatisation et air-bag, l’interdiction de fumer dans les bars et la coupe de cheveux de Fabien Barthez. On revient à une époque où la guerre du Vietnam était perdue, mais pas encore terminée. Les rues de New York n’étaient pas peuplées de Starbucks Coffee, dans le Village, on dansait sur les trottoirs en écoutant de la musique sur un vieux pick-up et la crise n’était pas devenue la source permanente de nos inquiétudes.

Mais Life on Mars n’est pas seulement digne d’intérêt pour les souvenirs qu’elle peut ranimer ou pour une curiosité anthropologique dont seraient soudain pris les plus jeunes, cherchant à explorer l’enfance de leurs parents. C’est surtout un grand moment de télévision où le talents des acteurs et des techniciens est mis au service d’un scénario hors du commun.

Si en plus je vous dis que le meilleur a été gardé pour la fin, vous aurez compris que cette série est à découvrir et à partager de toute urgence ! Elle n’est hélas pas encore éditée en DVD en France – ce qui n’est pas le cas aux États-Unis. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’une grande chaîne se décide, à son tour, à nous l’offrir. Il en est très sérieusement question : ne la laissez surtout pas passer !

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Fiche technique :

Tournée à New York par 20th Century Fox Television et ABC Studios. Producteurs exécutifs: Josh Appelbaum, Andre Nemec, Scott Rosenberg, Jane Featherstone, Stephen Garrett. Producteur: Jane Raab. Réalisateur: Gary Fleder. Scénaristes: Appelbaum, Nemec, Rosenberg. Inspirée de la série britannique créée par Matthew Graham, Tony Jordan, Ashley Pharoah.

Casting: Detective Sam Tyler(Jason O’Mara), Lieutenant Gene Hunt (Harvey Keitel), Detective Ray Carling (Michael Imperioli), Annie Norris (Gretchen Mol), Detective Chris Skelton (Jonathan Murphy), Maya Daniels (Lisa Bonet). Genre: drame policier. Saison 1. Début: 9 octobre 2008. Durée épisode: 42 minutes.

Sources :

- La critique du site Le Monde des Séries (14/10/2008)

- La fiche du site Allo Ciné pour découvrir photos et casting…

- Le Wikipédia de la série version US (en anglais)

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Découverte d’un nouveau système solaire

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D’après un article publié aujourd’hui sur le site LeMonde.fr, une équipe principalement franco-suisse a officiellement annoncé, le 24 août dernier, au cours d’un colloque à l’Observatoire de Haute-Provence, la détection confirmée d’un système qui pourrait contenir jusqu’à sept planètes autour de l’étoile HD10180, à quelque 127 années-lumière de la Terre ! Personnellement, une telle nouvelle me fait décoller du quotidien et me faire soudain prendre la mesure de mon petit univers. Vous imaginez un voyage de 127 années-lumière ?

Pour obtenir un tel résultat, l’équipe a utilisé le meilleur instrument actuel pour la chasse aux exoplanètes, le spectrographe HARPS –  installé sur un télescope  de l’Observatoire européen austral (ESO) au Chili. Après quinze années de recherche et près de 500 découvertes, la connaissance des exoplanètes (mondes qui orbitent autour d’étoiles loin de notre Soleil) a fait et continue de faire de grands progrès.

Pour l’heure, cinq des sept planètes ont été validées : ce sont des astres d’une masse semblable à celle de Neptune (entre 13 et 25 fois celle de la Terre), rangés de manière très régulière autour de leur étoile. Les deux autres signaux détectés demandent plus de temps d’observation pour s’assurer qu’il s’agit bien de planètes.

« L’une, sans doute beaucoup plus massive – explique le journaliste – semble très éloignée du centre du système. Mais c’est surtout l’autre qui attise les curiosités. Si son existence était confirmée, elle s’imposerait comme la planète la moins massive connue, avec 1,4 fois la masse terrestre, améliorant ainsi le record de Corot7b. Située trop près de son étoile, elle serait toutefois aussi hostile à l’apparition de formes de vie que la trouvaille du télescope spatial français Corot. »

Dans tous les cas, avec ses deux membres supplémentaires, le système deviendrait « le plus peuplé que nous ayons découvert jusqu’à présent« , indique Christophe Lovis (Observatoire de l’université de Genève). A une seule unité du système solaire qui n’affiche officiellement plus que huit résidents, depuis que Pluton a été dégradé en « planète naine ».

Pourtant mystérieusement passée sous silence dans les médias, cette découverte « met en évidence le fait que nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de la recherche : l’étude de systèmes complexes« .  De leur côté, les astronomes américains sont persuadés d’avoir, dans leurs cartons, une grande quantité d’exoplanètes de proportions proches de celles de la Terre et souvent situées dans des systèmes complexes.

Attention les prochains mois promettent une flopée de résultats qui achèveront de faire basculer la chasse aux mondes lointains dans une nouvelle ère !

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Source :

FENOGLIO Jérôme, « Un système solaire de cinq à sept planètes observé depuis le Chili »du site LeMonde.fr (28.08.2010)