Constantinople, capitale d’Empire

Née d’une colonie grecque, Byzance prend de plus en plus d’importance au cœur de l’Antiquité. La cité dispose d’un emplacement privilégié, s’élevant sur la rive occidentale du Bosphore, un détroit qui relie l’Europe à l’Asie. Attisant les convoitises, elle est souvent détruite et pillée, avant d’être finalement intégrée à l’Empire romain.

En 324, l’empereur Constantin le Grand décide que Byzance est parfaite pour y installer la nouvelle capitale de l’Empire. Elle est surnommée la « Nouvelle Rome ». La ville de Byzance devient Constantinole en hommage à l’empereur romain Constantin Ier, qui choisit d’en faire la capitale de l’empire dés 330.

Elle s’impose rapidement comme la deuxième ville de l’empire jusqu’à la chute de Rome.
Sous l’impulsion de son fondateur, elle devient rapidement le centre de la religion chrétienne et de l’Empire romain. Mais à la mort de l’empereur Théodose Ier, en 395, le territoire est partagé entre ses deux fils. L’Occident et l’Orient sont à nouveau séparés. Constantinople devient alors la capitale de l’empire Byzantin.

Tandis que Rome et l’Occident cèdent sous le poids des Barbares, Constantinople rayonne de plus en plus. Durant tout le Moyen-Âge, elle apparaît comme un prolongement de l’Empire romain, où la culture, l’architecture, la population et le commerce se développe,  notamment sous Justinien. En quelques décennies, la ville antique devient une des plus grandes métropoles de l’Orient romain grâce à son rôle politique et à ses activités économiques et aux incitations financières impériales. L’église de la Sagesse Sacrée (Sainte-Sophie) fut un des plus grand édifice religieux de l’antiquité et sa coupole restera longtemps la plus imposante jamais construite.

Repoussant toutes les tentatives d’invasions étrangères, elle fait difficilement face aux épidémies, aux tremblements et aux  désaccords d’une population d’origines diverses.
Moins peuplée, elle n’en reste pas moins la plus belle ville chrétienne et devient vite l’étape privilégiée des croisés.

Lorsque la Quatrième croisade fut détournée par les Vénitiens , la ville est mise à sac en 1204. La cité perd alors définitivement ses ressources commerciales au profit des Vénitiens et des Génois, puis l’Empire se scinde en trois états: le Despotat d’Epire, l’Empire de Nicée et l’Empire de Trébizonde.

En 1261, les forces de l’empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue la reprennent. Mais elle est vidée de toutes ses richesses, de ses habitants et aux trois quarts en ruine. En 1355 les Turcs ottomans, qui se sont déjà emparés de la totalité de l’Anatolie, passent en Europe et s’emparent en quarante ans de la Péninsule des Balkans : Constantinople est encerclée le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XII Dragasès meurt sur les remparts en défendant sa ville qui va devenir Istanbul sous la domination turque.

Erwan REBOURS (5eme C)

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