Juin 25

Bilan réunion harmonisation Bac 1°S Hist-Géo 2012

Vendredi 22 juin 2012, Lycée Faidherbe – Lille

Je cite l’IPR responsable de notre réunion :

« Il n’y a pas de liste exhaustive pour les cartes à attendre car il faut amener les élèves à construire des cartes en réfléchissant à celles qu’ils maîtrisent et qu’ils doivent savoir maîtriser pleinement. Dans tous les cas, chaque correcteur est appelé à faire preuve de bienveillance et valoriser au maximum les efforts qui ont été faits. »
Bilan : normalement, vous n’avez pas à vous inquiéter, d’autant que la notation est globale. Fin du stress. Pensez à l’oral de Français et ensuite… aux vacances.

Mar 05

Comment devient-on Président de la République ?

L’excellent site « 1 Jour 1 Actu » m’a donné l’idée de cette grande et belle question… A moins de descendre d’une navette partie faire le tour de Mars depuis quelques années, vous êtes certainement au courant de « l’évènement » : en avril, les Français vont élire leur prochain président de la République ! En quoi consiste le boulot ? Une fois élu, cette femme ou cet homme gouvernera le pays pendant cinq ans… et ce n’est pas de tout repos.  À ce jour, on compte déjà quatorze candidats sur la ligne de départ.
C’est la loi n°62-1292 du 6 novembre 1962 (et ses modifications successives) qui définissent les conditions que doivent remplir les candidats à la présidence de la République française. A ce jour, si le poste vous intéresse, vous devez :
– être électeur
– être âgé d’au moins 23 ans
– ne pas être privé de ses droits civiques
– ne pas être placé sous tutelle ou curatelle
– avoir satisfait à son devoir relatif au service militaire
– consentir librement à être candidat en l’attestant devant le Conseil constitutionnel
De plus, le candidat doit recueillir la signature de 500 élus, d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, sans que plus d’un dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département ou collectivité d’outre-mer. Oui, je sais, c’est un peu compliqué : eux aussi s’y perdent à force…
Le candidat doit également remettre au Conseil constitutionnel une déclaration de situation patrimoniale. Cette déclaration est renouvelée le mois précédant la fin du mandat présidentiel afin de constater tout éventuel enrichissement consécutif à la fonction présidentielle. Là, c’est la clause pour éviter les « incidents » financiers de campagne… D’ailleurs, la constitution d’un compte de campagne doit être déposée dans les deux mois suivant l’élection afin que le Conseil constitutionnel et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en vérifient la régularité.
Si vous n’êtes pas encore convaincu, voici une visite privée des lieux :
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Pour terminer, j’ai une bonne nouvelle pour vous : il n’est pas encore trop tard pour vous présenter pour les prochaines élections : vous avez jusqu’au mois de mars. Dépêchez vous !
Pour aller plus loin :
– l’article original de 1Jour 1Actu
– le texte officiel du site Vie Publique
– une petite histoire des présidents de la République

 

Fév 14

Depuis quand fête t’on la Saint Valentin ?

L’origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal connue, même si on sait qu’elle est célébrée depuis de très nombreuses années. Son histoire remonterait à la Rome Antique. Célébrée le 15 février, le jour du Printemps dans l’Antiquité, en l’honneur de Lupercus, dieu de la fertilité et de la fécondité, cette fête païenne est liée aux origines de la ville de Rome. Son nom signifie « loup » en latin et vient du Lupercal, la grotte au flanc du Mont Palatin dans laquelle la Louve aurait allaité les jumeaux Romulus et Rémus qui fondèrent la ville. Les Lupercales deviennent la grande fête du printemps et de la fertilité.

Le pape Gélase Ier obtint l’abolition des Lupercales en 495, jugeant cette fête religieuse trop décadente. Les Lupercales furent ainsi un des derniers rites païens à disparaître de la Rome devenue progressivement chrétienne. Pour en effacer le souvenir, l’Eglise aurait choisit d’honorer la mémoire de Saint Valentin le 14 février à titre de protecteur des couples…

Saint-Valentin, avant d’être saint, était un prêtre romain du nom de Valentin vivant sous le règne de l’Empereur Claude II (IIIe siècle). A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d’interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs. Malgré les ordres de l’Empereur, Saint-Valentin continua pourtant de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l’existence de ces mariages secrets, il le fit emprisonner. C’est pendant son séjour en prison qu’il fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d’être décapité, signé  » Ton Valentin « …

Un peu moins romantique, une autre origine remonterait au Moyen-Age. On dit en effet qu’à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse ! C’est ainsi que depuis, à la Saint-Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps…

Bonne fête à tous les amoureux… et une dédicace spéciale aux Valentin et Valentine dont c’est aussi la fête aujourd’hui !

Quelques souces sur le Web :

– un article complet sur le personnage Saint-Valentin

– une présentation complète de la fête antique romaine

– un lien de circonstance vers un mini site d’Arte

Jan 01

Meilleurs Voeux pour 2012 !

Comme on dit en Alsacien, e glëckliches nëies.
Comme on dit en Créole, bon lanné.
Comme on dit en Basque, urte berri on.
Comme on dit en Breton, bloavezh mat.
Comme on dit en Corse, pace e salute.
Comme on dit en Lorrain, Porscht nei Johr.
Comme on dit en Provençal, bónna annada.

Bref, on ne le dira jamais trop,
Bonne année !

Déc 20

La Corée du Nord, l’autre pays de la dictature

Le dictateur est mort, vive le dictateur. Dimanche, la télévision nord-coréenne a  annoncé la mort de Kim Jong-il, décédé samedi d’une crise cardiaque lors d’un voyage en train. Sauf surprise, son fils cadet, Kim Jong-un, devrait lui succéder. Mais qui est-il ? Quel ce pays étrange dont on parle un peu quand on traite de la guerre de Corée (1950-1953) et puis qu’on oublie aussi vite ? Que s’est-il passé là bas depuis 1953 ? La réponse est simple : rien. Absolument rien n’a bougé depuis. Le pays est figé dans une posture improbable et attentiste : ces Coréens paraissent attendre. Oui, mais quoi ? Une époque plus belle ? Ils n’ont aucun moyen d’imaginer ce qui se passe ailleurs puisqu’ils sont, à l’heure du tout-numérique et de l’info planétaire, complètement coupé du reste du monde. Pour eux, rien ne change, rien ne bouge. Surtout pas le pouvoir en place, soit la famille du premier grand dictateur communiste, Kim Il-sung.

Secrétaire général du parti communiste de Corée en 1945, Kim Il-sung a été élu secrétaire général du parti du Travail en 1946.  Il devient chef du gouvernement et sera reconduit à ce poste jusqu’en décembre 1972, date à laquelle il abandonnera le poste de Premier ministre et sera « élu » chef de l’État. Mais il n’a pas attendu cette date pour bâtir sa propre dictature car dès les lendemains de l’armistice de Panmunjom (1953), il fait peser l’impopularité de la désastreuse guerre de Corée sur les cadres du parti, condamnés ou sévèrement critiqués pour les erreurs qu’il leur avait fait lui-même commettre. Très vite, Kim Il-sung se débarrasse de ses adversaires avant que ceux-ci n’aient réalisé qu’ils l’étaient devenus…

Suivant une voie distincte de celles de l’Union soviétique et de la Chine, sa « révolution culturelle » est supposée avoir eu lieu en Corée du Nord avant celle de Chine, mais dans le respect de l’ordre… Véritable despote, au sens classique du terme, Kim Il-sung édifie un gigantesque palais de 240 000 m2 qui célèbre sa gloire et sa pensée, il organise le culte effarant dont il est l’objet, l’étend à sa famille, dont il forge une biographie d’autant plus exemplaire qu’elle est imaginaire. Ce despotisme familial, exceptionnel dans le monde communiste, aboutit à la mise en avant de son fils, Kim Jong-il, qui joue un rôle politique, dès 1974, et devient l’homme du terrorisme d’État (attentat de Rangoun, en 1983, contre une délégation sud-coréenne). La tradition nord-coréenne en la matière est ancienne : elle caractérisera les relations entre les deux Corées jusqu’en 1990.

À sa mort, en juillet 1994, son fils Kim Jong-un prend donc sa succession sans difficulté véritable. Face à la grave famine qui sévit dans le pays, il n’y a pas de place pour les les partisans de l’ouverture, place à « l’autosuffisance nationale » ! Des dissensions persistent pourtant au sein du parti et elles amènent les Nord-Coréens à assouplir de manière pragmatique certains principes qui prévalaient jusque-là en matière économique et à améliorer leur relation avec l’extérieur. Ainsi, ils s’engagent dans le processus de réconciliation avec Séoul et cherchent à normaliser leur relation avec le reste du monde… Mais qu’entendent-ils vraiment par « normaliser » ? Tout est question d’interprétation, car la situation des Nord-Coréens ne s’est guère améliorée et les années de pénurie se succèdent. La Corée du Nord reste un des pays les plus pauvres du monde.

Sauf surprise c’est donc Kim Jongun qui devrait succéder à son père… et continuer de tenir le pays d’une poigne de fer ! On ne connait pas grand chose sur lui car même sa date de naissance officielle (le 8 janvier 1984) est contestée. Fils cadet de Kim Jong-il, il aurait gagné les faveurs de son père à mesure que l’ainé, Kim Jong Nam, tombait en disgrâce. Dépourvu d’expérience, Kim Jong-un a été bombardé en septembre 2010 à des postes de responsabilités politiques et militaires, devenant officiellement l’équivalent d’un général quatre étoiles. Son nom figure en tête de la liste des personnalités composant la commission d’organisation des funérailles de son père, ce qui semble signifier qu’il la présidera. La soeur de Kim Jong-il et son mari ont aussi été promus en 2010, ce qui pourrait être le signe de la constitution d’un triumvirat familial permettant à cette dynastie de poursuivre un règne entamé dès la création du pays au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Sauf surprise, la 3e génération devrait maintenir le cap. Les experts de la Corée du Nord considèrent que Kim Jong-un, qui a notamment étudié en Suisse sous un pseudonyme, a l’intelligence et la fermeté nécessaires à la conduite du régime, même si son âge et le faible délai qui lui a été laissé pour se préparer à la succession de son père constituent des handicaps. Sauf surprise…  Mais l’année 2011 nous en a réservé quelques unes des plus étonnantes. Alors que devons nous attendre de 2012 en Corée du Nord ?

http://www.dailymotion.com/video/xn3ydt

Pour en savoir plus :

– article « Corée du Nord » sur Larousse.fr

– article « Qui est Kim Jongun ? » sur 20 minutes.fr

– article Kim Il-sung sur Wikipedia

– article  « Pourquoi pleurer la mort d’un despote ? » sur 1Jour 1 Actu

– article « La CIA n’était pas au courant… » sur Slate.fr

– article « Les pires folies de Kim Jong-il » par l’Internaute

Déc 12

Votre lettre au Père Noël 2

Il y a trois ans, sur une idée originale du journal en ligne 20minutes.fr, quelques élèves avaient eu la bonne idée de me confier leur lettre au Père Noël. Et bien, cette année, je renouvelle l’expérience : je vous propose de déposer ici, sous forme de commentaire, votre lettre au Père Noël. Quoi ? Vous pensez qu’il n’existe pas ? Ça, c’est ce que vos parents veulent bien vous laisser croire, car en vérité… Non, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Tout ce que j’ai le droit de vous annoncer c’est que j’ai quelques cadeaux pour vous. Oui, oui, pour VOUS ! Mais il va falloir écrire de belles lettres, et sans fautes d’orthographe si possible… Et surtout, surtout, penser le plus possible à ce dont les AUTRES ont besoin. Réfléchissez un peu, c’est facile…

Et oui, car, en réalité, vous en aviez toujours rêvé : vous allez enfin pouvoir écrire au Père Noël en étant certain qu’il vous répondra. Je ne suis pas autorisé à vous donner son adresse, mais vous pouvez me faire confiance : il m’a assuré qu’il répondrait à chacun d’entre vous ! Alors, pourquoi encore hésiter ?

Vous avez des reproches à lui faire (ce Power Ranger que vous aviez commandé en 1999, vous n’en avez jamais vu la couleur), des demandes (un iPhone, la paix dans le monde, le Brevet à la fin de l’année)… C’est le moment où jamais. Posez vos questions dès maintenant, et le Père Noël vous répondra régulièrement sur ce Billet. Et à chaque fois, il ajoutera quelques surprises… Joyeux Noël !

Premier petit cadeau du Père Noël (déjà ?), voici une planche inédite de la série « Les Psy » (par Cauvin & Bédu) : PereNoel_croire

Second cadeau du Père Noël : un épisode d’une série sur les légendes et les coutumes de cette fête que tout le monde croit connaître proposée par Curiosphère. C’est par I C I 

Troisième cadeau du Père Noël : un calendrier de l’avent interactif Arthur Rimbaud. C’est par I C I 

Quatrième cadeau du Père Noël : Histoire des contes et comptines. C’est par I C I 

Cinquième cadeau du Père Noël : la petite histoire de la naissance de Mickey. C’est par I C I

Sixième cadeau du Père Noël : les illuminations de Noël (thanks Mister G. !). C’est par I C I