Sujet de BTS 2010 – CGE – Génération(s)

Voici le sujet de Culture générale et expression tombé hier lors de l’examen de BTS 2010. Le sujet concerne le thème Génération(s). Notre professeur de français mettre en ligne ici, dans quelques jours, le corrigé de ce sujet gratuitement ! Qu’avez-vous pensé de ce sujet ? Avez-vous réussi ???

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PREMIERE PARTIE : SYNTHESE (40 points).
Vous rédigerez une synthèse concise, objective et ordonnée des documents suivants.

DEUXIEME PARTIE : ECRITURE PERSONNELLE (20 points).
Préserver entre les générations une culture commune vous semble-t-il important ?
Vous répondrez à cette question d’une façon argumentée en vous appuyant sur les documents du corpus, vos lectures de l’année et vos connaissances personnelles.

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DOCUMENT 1

[Dans la pièce de théâtre Ciels, le père Charlie Eliot Johns communique à distance avec son fils resté au Québec. L'adolescent doit effectuer un travail — à partir d'œuvres d'art — dont le thème est la beauté.]

CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon. O.K. Ecoute ! Je n’ai pas envie de te parler de l’école, je ne veux même pas te parler de la nécessité de faire le devoir, O.K. ? Fais comme tu veux. Mais il y a peut-être une autre manière de voir la chose. Ecoute-moi : on te donne l’opportunité d’aller dans un musée pour regarder des œuvres d’art. Ne vois pas ça comme une obligation, O.K. ? Mais comme une occasion. Essaye de faire cet effort. Pas pour le devoir, non, tu as raison, le devoir n’a aucune importance, mais pour toi ! Il faut bien que tu te fasses une idée sur l’art et la beauté ! Comment tu veux grandir sinon ? Comment tu veux faire pour savoir qui tu es et d’où tu viens si tu ne (intéresses pas à ce qui a existé avant toi ? Tu vas voir des couleurs qui nous viennent du Moyen Age : un jaune, un rouge ! Tu vas être devant des bleus qui ont été posés sur la toile avant la fondation de Québec et qui ont gardé le même éclat ! Tu verras des verts qui étaient là bien longtemps avant ta naissance et qui vont continuer à être là bien longtemps après ta mort ! C’est une chance ! Ne passe pas à côté ! Ça te fera voyager, Victor, et peut-être ressentir des sensations nouvelles ! Tu n’es pas obligé d’y rester huit heures ! Tu fais le tour, tu vas boire un café puis tu retournes voir les tableaux qui te sont restés en tête ! C’est tout ! Quand je reviendrai, on y retournera et on les regardera ensemble ! Qu’est-ce que tu en penses ?
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K.
CHARLIE ELIOT JOHNS. Le pire qui puisse arriver, c’est que tu t’ennuies, c’est tout.
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K. !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon. Et ce que je te propose, c’est que ce devoir, on le fasse ensemble ; le diaporama, on le construit ensemble, on fait le montage des images ensemble, on discute ensemble sur la beauté, je t’aide à clarifier tes idées !
VICTOR ELIOT JOHNS. Comment ça ?
CHARLIE ELIOT JOHNS. Tu vas au musée, tu prends les photos des œuvres qui te plaisent, tu me les envoies par mail, on les regarde ensemble, je te propose un montage, je te pose des questions, on se fait des séances de travail et tout ça…
VICTOR ELIOT JOHNS. Ah O.K.
CHARLIE ELIOT JOHNS. Ça te plaît ? Moi, je t’avoue, ça me ferait extrêmement plaisir ! C’est vrai, on ne fait jamais rien ensemble…
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K. Je vais le faire !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon ! Ce qui serait vraiment bien, c’est que l’on puisse avoir les photos le plus rapidement possible, pour qu’on puisse avoir du temps… qu’est-ce que tu en penses ?
VICTOR ELIOT JOHNS. Oui, oui, je te… je vais y aller !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Et ne prends que les œuvres qui t’auront réellement plu ! C’est ton regard, ta manière de voir qui comptent. Tu me le promets ?
VICTOR ELIOT JOHNS. Oui, oui, je te… je te le promets !

W. Mouawad, Ciels (2009).

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DOCUMENT 2

Vieux et jeunes

Le cycle de la vie ne s’arrête pas de tourner. Le simple jeu du renouvellement des générations fait qu’on ne peut baisser la garde. On n’en a jamais fini avec la transmission du code culturel. Il faut le reprogrammer en permanence. Mais surtout, il faut programmer les nouveaux arrivants. C’est affaire de patience et donc de réussite. Pas sûr que les bleus1 adhèrent aux valeurs qu’on s’évertue à leur inculquer. Leurs pères auront beau leur dire que leur expérience leur a appris à ne pas retomber dans les mêmes errements, ils voudront le vérifier par eux-mêmes. Ils auront l’insolence de n’accepter l’héritage que sous bénéfice d’inventaire2. La rupture sera consommée avec le désir de fonder une contre-culture qui ne tardera pas à devenir, avec le temps, la culture de référence. L’histoire est toujours « à suivre », ouverte sur l’inconnu et le surprenant : « Le progrès est loin d’avoir toujours suivi une ligne droite ; l’histoire a connu des générations ayant, par un mouvement rétrograde, renoncé aux conquêtes des générations antérieures », comme l’énonce S. Freud.
Quelles sont les raisons qui conduisent les jeunes générations à ne pas suivre le chemin tracé par leurs prédécesseurs ?

– La rapidité des changements est telle que les vingt-cinq à trente-cinq années séparant parents et enfants creusent un fossé entre eux. Ils vivent sur des planètes différentes. Les parents ne sont plus dans le coup : ils sont obsolètes. Les jeunes n’ont rien à apprendre d’eux ; les fils ne prennent plus guère la suite de leurs pères, et si jamais ils le font, ils auront une pratique bien différente de celle de leurs géniteurs. L’influence des aînés est rejetée au profit de ses propres expériences faites avec ses comparses : les pairs remplacent les pères. Aussi les nouvelles générations n’auront plus de raison de se rebeller puisqu’elles se seront forgées elles-mêmes leurs valeurs. Et ce d’autant plus que leurs parents auront eu la prudence de ne leur transmettre que le principe d’autodétermination et non pas un contenu dont ils savaient qu’il serait bien précaire. Le grand écart ne cesse de se creuser. Les vieux sont de plus en plus débranchés, vivent dans leurs souvenirs et lisent des livres d’histoire ; les jeunes sont impatients de grandir, s’impatientent et plongent dans la science-fiction ! Ils ont retenu le discours des experts leur annonçant qu’ils devaient se préparer à faire trois métiers différents au cours de leur vie professionnelle – c’est le tempo qui change, finissant par briser les engagements à vie (travail, mariage…). S’imposent alors des séquences de vie, et ce qui ne tient même plus la distance d’une vie, comment imaginer le transmettre à la génération suivante ? Comment imaginer que l’on fera toute sa carrière, une bonne quarantaine d’années, dans la même entreprise ? Comment imaginer que l’on demeurera fidèle à son compagnon de route, alors que l’espérance de vie ne devrait pas rendre exceptionnelle la célébration des noces de chêne (quatre-vingts ans de vie commune) ?

– La volonté de suivre son propre chemin et de se faire sa religion, notamment au milieu de ses pairs ; les jeunes ayant l’orgueil de croire qu’ils peuvent tout inventer autrement. « Les fils répètent les crimes de leurs pères précisément parce qu’ils se croient moralement supérieurs », dit René Girard3. Les nouvelles générations corrigeront quelque peu le tir pour éviter l’implosion et feront d’“ensemble” et de “concrètement” leurs mots de référence.

– Le doute qui s’empare des parents se jugeant inaptes à transmettre quoi que ce soit. Ce fut particulièrement le cas de la génération krach, qui a eu 20 ans au milieu des années trente. Les enfants de Verdun ont connu la débâcle de juin 1940, Le chagrin et la pitié4, la collaboration et la résistance dans la France de Vichy. Ils ont obéi à leurs parents et plus tard à leurs enfants ; timides, ils ne veulent surtout pas être à charge, continuent à épargner et souscrivent des conventions obsèques pour payer le dernier service qui leur sera rendu !

– Une opposition parfois frontale entre parents et enfants : formés dans des contextes fort différents, ils ont connu des scénarios opposés. Il est question de responsabilité dans des guerres, ce moyen cynique qu’utilisent les vieux pour envoyer prématurément les jeunes au “casse-pipe”, et de la gestion du chômage des jeunes.

1. Nouvelles recrues, notamment dans l’armée; ici, les jeunes qui ne sont pas formés.
2. Les jeunes n’acceptent qu’un héritage sans dette(s).
3. Philosophe et essayiste français contemporain.
4. Titre d’un film de M. Ophüls dont le propos est explicité dans la suite de la phrase : collaboration et résistance sous l’Occupation.

Bernard Préel, Générations : la drôle de guerre in «De génération à génération » (Informations sociales n° 134, juin 2006.)

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DOCUMENT 3

« L’humanité est faite de plus de morts que de vivants1 » : au sens où les morts sont plus nombreux que les vivants, bien sûr ; mais surtout parce que sans cette mémoire de l’humanité qu’est la culture, l’individu ne serait que biologique, l’individu ne serait qu’une abstraction. C’est l’Humanité qui est bien réelle, seule réelle à travers ces humanités. C’est pourquoi Auguste Comte2 propose une « religion de l’Humanité », ce qui est souvent mal compris. Il veut dire là que notre humanité est reliée à cette grande collectivité humaine, seule à être immortelle, alors que les individus, les générations ne font que passer et meurent. L’héritage est loin d’être un esclavage comme l’instinct puisque l’on peut remanier, trafiquer même, prolonger, critiquer, enrichir ce legs. Ce que nous suggère cet héritage, c’est que l’humanité est le plus vivant des êtres connus, et en ce sens, malheureux l’inculte : il se prive de la grande compagnie des morts qui éclaire et enchante le monde des vivants. Comme le fait comprendre Oscar Wilde3 pour qui, sans la peinture de Turner4 , nous resterions insensibles à la beauté des brouillards Osés de la Tamise : « Là où l’homme cultivé saisit un effet, l’homme sans culture attrape un rhume. » Il y a peut-être pire, alors, que l’amnésie : c’est l’inculture, c’est le fait de se croire ou de se vouloir orphelin…
« Tel père, tel fils », alors ? On n’ose le soutenir, de peur d’être « mélo »5 ou fataliste. Mais tout de même, voilà quarante ans que la sociologie a avancé l’idée de capitaux symboliques, qu’elle démontre que nos héritages ne sont pas seulement économiques et matériels, mais aussi sociaux. De ce point de vue, nous sommes pris dans un véritable conflit d’héritage : d’un côté le grand héritage des humanités, celui qu’idolâtre Auguste Comte ; de l’autre côté, l’hérédité de nos appartenances sociales qui bloquent et interdisent l’accès à l’héritage culturel.

1. Citation d’Auguste Comte.
2. Philosophe français (1798 — 1857).
3. Écrivain et auteur dramatique anglais d’origine irlandaise (1856-1900).
4. Peintre, aquarelliste, dessinateur anglais (1775-1861).
5. « Mélo » : abréviation de l’adjectif « mélodramatique », synonyme de sentimental et niais.

E. Gruillot, Petites chroniques de la vie comme elle va (2002).

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DOCUMENT 4

Dessin de Plantu (Le Monde (12 novembre 1999).1

plantu-11

1. Allusion à deux phénomènes de l’année 19699 : la crainte du bogue de l’an 2000 (dysfonctionnement possible des systèmes informatiques au moment de l’entrée en service de la datation 2000) et l’éclipse solaire importante d’août 1999.


Tableau et plan détaillé de synthèse – génération(s)- BTS

Voici un dossier sur la génération virtuelle ou “Digital Natives”, avec une proposition de tableau de confrontation et de plan détaillé: cliquez ici!

BTS – Quiz de Français – Culture générale et expression – L’écriture personnelle

Ce petit quiz, réalisé par une prof de CGE (Culture générale et expression) en BTS vous propose de tester votre méthode concernant la partie “Ecriture personnelle” au programme de l’examen de CGE au BTS. 10 petites questions pour vous aider, et quelques précieux conseils à noter !

Pour faire un autre quiz, cliquez ici !

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BTS – Quiz de Français – Culture générale et expression – La synthèse

Ce petit quiz, réalisé par une prof de CGE (Culture générale et expression) en BTS vous propose de tester votre méthode concernant l’épreuve de synthèse au BTS. 10 petites questions pour vous aider, et quelques précieux conseils à noter !

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Le détour – définition

Empruntez une autre route!

Empruntez une autre route!

Qu’est-ce qu’un détour? Nous pouvons distinguer trois sens principaux: déviation, méandres et subterfuge

1/ Le détour est une déviation, un écart par rapport au “droit chemin”, ou de l’itinéraire prévu. Remarquons d’emblée que le détour semble relever davantage du vice (on dit un individu “tordu”) et la rectitude de la vertu. Nous pouvons donc penser que le détour est d’abord un égarement, un dévoiement. Mais cet écart par rapport à norme n’est-il pas justement ce qui rend possible la découverte d’autres horizons? Nous pouvons ainsi distinguer plusieurs thèmes à étudier:

a) L’errance morale et physique: aussi parlerons-nous de détours quand une personne pense, agit, se déplace sans repère, sans but. Sa conduite relève du vagabondage. L’homme est dans un état de dispersion. Comment mettre un terme à cette errance?

b) Les voyages: le détour est alors recherché pour lui-même. Mais le voyage est-il une fuite ou une source d’enrichissement?

c) Le détour qui éloigne mais pour mieux rapprocher: le détour peut être une erreur féconde, et même une erreur nécessaire à la découverte de nouvelles perspectives.

d) le détour comme moyen d’accès à la vérité: le détour devient la métaphore de la réflexion humaine, qui doit s’arracher à l’évidence des opinions immédiates pour accéder à la science.

2/ Le détour est un chemin avec des méandres : le détour renvoie à toute forme de circonvolution: volutes, arabesques, labyrinthe: que symbolisent de telles figures?

3/ Le détour est un biais, un subterfuge, un faux-fuyant:  le détour désigne le moyen indirect de faire, de dire, ou d’éluder quelque chose. L’expression “tours et détours” indique un stratagème. Au contraire, ” sans détour” signifie loyal, sans dissimulation. Plusieurs questions se posent:

a) Dissimulation ou prudence? Agir ou parler de façon indirecte, est-ce agir ou parler de façon malhonnête ou au contraire de façon avisée?

b) Stratégie: qu’est-ce qu’une action stratégique? Quels sont les détours à adopter pour atteindre son objectif?

c) Manipulation: Quand un détour devient-il manipulation?

Génération(s): le progrès de l’humanité (Pascal)

Dans ce passage extrait de la Préface du Traité du Vide, Pascal établit un parallèle entre la succession des générations à l’échelle de l’humanité et la succession des âges chez un seul homme: aussi, les hommes des temps anciens sont-ils encore des enfants du point de vue de l’humanité, et les hommes d’aujourd’hui, des adultes.

L’homme “n’est produit que pour l’infinité. Il est dans l’ignorance au premier âge de sa vie ; mais il s’instruit sans cesse dans son progrès : car il tire avantage non seulement de sa propre expérience, mais encore de celle de ses prédécesseurs, parce qu’il garde toujours dans sa mémoire les connaissances qu’il s’est une fois acquises, et que celles des anciens lui sont toujours présentes dans les livres qu’ils en ont laissés. Et comme il conserve ces connaissances, il peut aussi les augmenter facilement ; de sorte que les hommes sont aujourd’hui en quelque sorte dans le même état où se trouveraient ces anciens philosophes, s’ils pouvaient avoir vieilli jusqu’à présent, en ajoutant aux connaissances qu’ils avaient celles que leurs études auraient pu leur acquérir à la faveur de tant de siècles.”

Dans ce passage, Pascal souligne le caractère continu et cumulatif du progrès: les hommes se transmettent leur savoir de génération en génération, de sorte que les hommes d’aujourd’hui sont “plus vieux”, c’est-à-dire plus sages, que les hommes de l’Antiquité. Nous sommes comme si d’ “anciens philosophes” qui auraient vécu plusieurs siècles.

“De là vient que, par une prérogative particulière, non seulement chacun des hommes s’avance de jour en jour dans les sciences, mais que tous les hommes ensemble y font un continuel progrès à mesure que l’univers vieillit, parce que la même chose arrive dans la succession des hommes que dans les âges différents d’un particulier. De sorte que toute la suite des hommes, pendant le cours de tous les siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement… ” [en gras: citation à apprendre!]

Pascal compare donc le progrès de l’humanité au vieillissement d’un seul homme.

Mais n’y a-t-il pas rupture aujourd’hui dans la transmission des connaissances, des valeurs entre les générations? N’y a-t-il pas des discontinuités dans l’histoire des hommes, des parallélismes, des régressions? N’y a-t-il pas différentes évolutions selon les cultures?

Diderot au contraire, remarquait dans l’Avertissement au 8ème volume de L’Encyclopédie : “Le monde a beau vieillir, il ne change pas ; il se peut que l’individu se perfectionne, mais la masse de l’espèce ne devient ni meilleur ni pire” [à apprendre!]

Génération(s): le mythe de l’Age d’or

Jacopo Zucchi, L'Âge d'or, 1540

Jacopo Zucchi, L'Âge d'or, 1540

La notion de génération n’apparaît qu’avec l’émergence d’un temps proprement historique: chaque génération est synonyme de nouveauté. Mais l’idée que la succession des générations conduit à un déclin de l’humanité est propre au mythe gréco-latin de l’Âge d’or.

Voici un dossier proposé par Musagora très utile pour réviser le mythe de l’äge d’or, avec une riche iconographie:

Pour le consulter: cliquez ici!