Lettre ouverte: Vos Malabars…

23 01 2010

Mr le PDG de Cadbury,

malgré un certain respect que je vous dois, permettez-moi de vous dire que les manières que vous employez pour réduire au maximum le goût de vos chewing-gums sont plus qu’ignobles. Vous n’en avez pas le droit, vous n’avez pas le droit d’utiliser vos clients pour faire un gros bénéfice en leur faisant ingurgiter votre marchandise devenue de la mauvaise qualité.

Certes, et je le reconnais, Cadbury est une grande société qui a su innover, et est devenue au fil du temps la plus grande entreprise multinationale de bonbons et sucreries du monde. Mais plusieurs personnes, dont moi-même, sommes pour le moins outrés de l’arnaque qui est présente et indiscutable, en particulier dans vos «Malabars», entreprise française rachetée par Cadbury entre 1950 et 1995. Je suis prêt à parier que vos chimistes ont travaillé longtemps pour que le Malabar consommable ne réagisse que quelques minutes au contact de la salive et de la langue avant de perdre totalement sa saveur. Nous savons aussi pertinemment que ceci est fait pour que l’utilisateur en rachète un immédiatement après celui qu’il vient de jeter, le plus souvent par terre dans la rue, voire pire, dans la nature, et qu’il est très difficile à détacher lorsqu’il est collé à nos semelles. De plus, tout porte à croire que la texture plus collante après utilisation des Malabars que d’autres chewing-gums de marques différentes a été savamment étudié par vos chimistes, pour qu’on utilise par la suite des détergents dont les promoteurs sont sans doute alliés avec vous.

Mais je m’égare, et je pense que j’ai raison de croire que je ne vous procurerai que peu de surprise et de culpabilité quand je vous dirai que vous n’êtes qu’un charlatan, et que toute cette entreprise n’est mise en scène que pour récolter un maximum d’argent sur le dos d’honnêtes citoyens, et qui plus est innocents.

Pour ce qui est du prix, je ne sais pas quelle mouche a piquée votre organisation, mais il faut ne plus avoir toute sa tête pour les fixer à 15 cents en boulangerie! Ne me fournissez pas l’excuse de la crise économique qui nous frappe tous, et que vous avez donc un besoin urgent d’argent, car si elle existe, vous et votre S.A. en êtes pour une part, même infime, responsable.

Je vous fais donc part de mon indignation à travers cette lettre, de voir plusieurs dizaines de personnes par jour s’empiffrer de vos «denrées», les jeter, et en reprendre. Vous êtes par ailleurs indirectement responsable de tous les effets laxatifs que produisent vos Malabars, mais je n’en ferais pas tout un plat.

Je ne sais pas si je vous ai fait prendre conscience que ce que vous faites et immonde, mais je prie le ciel pour que oui, et , si un jour je vois le prix des Malabars baisser soudainement, que j’en prends un et qu’il reste plus de 10 minutes dans ma bouche sans perdre son goût, je penserai alors à vous et je vous remercierai intérieurement pour votre acte.

Monsieur, veuillez accepter un profond respect et tout mon espoir pour que les choses changent rapidement.

Cordialement,

Boubou 😉

bulot =)