Nouvelle, variation 1.

17 11 2009

Nous étions bloqués devant ce pont depuis plusieurs heures maintenant, ce pont de bois que mon mari refusait de traverser, sa peur du vide l’en empêchait. Cette peur était apparue le jour où son petit frère avait chuté dans un ravin. Mais nous étions attendus de l’autre côté, nous devions absolument le passer pour retrouver le couple d’amis qui nous accompagnait.

Alors je lui pris la main, bien décidée à le faire traverser. Nous avancions doucement, ses jambes tremblaient. A chaque pas, son cœur s’emballait, et je me devais de le rassurer :

« Ça commence par un simple « mouais », mais ça finit par un grand « wah ». Derrière un simple rocher, on peut trouver de grandes choses… C’est comme un livre, il ne faut pas se fier qu’à sa couverture, il faut aller bien plus loin. Tu es encore là ? Mais, monte, monte ! Escalade ce rocher. Ce rocher qui te bouche la vue. C’est bon? Ah ah ! Tu ne sais que dire! Donc maintenant, avoue, c’est vrai ce que je disais au départ. « 

 

Chloé, Théo, Maureen, Coline, & le texte d’Eva 🙂