Rêveries…

14 11 2010

Ma main est prise, elle bouge, et invente, analyse, crée et apprend…
Il est minuit et je travaille…
Une citation, une interprétation, un développement…
Il est minuit et je ne m’amuse pas…
La feuille est bien remplie, la lune haute, je la vois, et la fixe, mes muscles se détendent, et mon esprit se perd dans les méandres de sa blanchâtre pureté…
Il est minuit et je m’ennuie…
Je ne suis plus sur mon bureau, je suis en train de voler, la fenêtre n’existe plus, un océan se profile, je vole sur des flots…
Mais ce n’est pas de l’H²O…
Il est minuit, et la nuit m’ouvre les bras d’un autre monde…
Des images… un océan d’images, de toutes les couleurs, de toutes les formes, certaines que je ne comprend même pas… un visage… une femme parfaite…
Il est minuit et je pense à l’amour que je n’ai pas encore bien connu…
Une autre image… je la voyais errer dans mon esprit, telle une brebis égarée…
Je cesse de voler, et revois la lune blanche, mes muscles reprennent le pouvoir, et ma main reprend…

Il est minuit, et seules mes rêvasseries sont mes amies…

Mattéo



La Vie

14 11 2010

Dès le plus jeune âge, on nous dit que nous devons vivre heureux, mais la vie et la survie sont, dans ce monde, affreusement proches.

Enfant, on s’amuse, l’école est sympa, on a des copains, on est heureux, mais là, on ne vit rien, nous n’en avons pas les outils, on attend de pouvoir vivre, en s’amusant complétement, notre naïveté et notre candeur nous occultant un futur qu’on aimerait mieux ne pas connaitre.

L’adolescence est-elle mieux? on travaille et commençons à peine à jouir des plaisir de la vie, mais là encore, il nous manque de nombreuses choses pour vivre vraiment.

A 20 ans! Ah le bel âge! mais ici nous ne faisons que travailler, le point culminant de nos études, nous n’avons que peu de temps, on le fait pour notre avenir, mais là encore, au plus fort de notre jeunesse, on n’a pas le temps de vivre.

Ça y est je suis adulte, je travaille, je gagne ma vie, mais je ne peux pas croquer cette pomme pourtant si convoitée avec le harnais de la société, je dois attendre ce qu’ils appellent « retraite »! je ne fais que survivre dans une société où le labeur est omniprésent, je ne peux pas vivre complètement.

Le travail est terminé… mais… je n’ai plus la force de vivre pleinement, je survivrai donc….

mais…. je n’ai même plus le temps de survivre…..

La vie dans ce monde a cela d’horrible que la société nous empêche de vivre, et quand elle nous relâche…. on n’a généralement que la force de survivre…

Mattéo.