Elle !

29 03 2010

Mon esprit ne cesse d’être comblé par ce visage , ce sourire, ce regard et cette voix si naturelle .Un seul regard posé sur cette jeune demoiselle, ou devrais-je dire cet ange , m’a fait craqué. A ce jour, j’ai encore du mal à savoir si je mérite sa présence à mes côtés, comment j’ai eu la chance merveilleuse de partager sa vie. Je ne cesse de penser que c’est dans mes bras qu’elle se sent bien, elle qui hante mes pensées d’une façon tellement rêveuse ; la voir, l’entendre ou lui parler me font comprendre dans tous les sens et langues qui existent que je l’aime du plus profond de mon coeur. Son regard qui est si pur, reflète avec raison son âme. Son sourire me fait être le plus heureux. Que deviendrais-je sans elle ? Elle fait partie intégrante de mon coeur et de mon esprit , ma vie est désormais dépendante de sa présence ,et aura du mal en son absence .

Franck.



demi-rêve

13 02 2010

Plongé dans le noir de cette cabane en bois , je me vois attendre ,les yeux clos ,mon audition des plus attentives et mes pensées qui se confondent à des rêves .Je cherche des réponses ,un chemin ,une voie ou une personne qui me dirigerait car dans ce monde j’ai la vague impression d’être aveugle , sans pouvoir voir où je mets mes pieds .La réalité ou le rêve ? Ce n’est plus que confusion ,même en ouvrant les yeux, même en les levant vers ce ciel d’été : l’air frais et la chaleur des premiers rayons du soleil ne peuvent que me réconforter,je ne vois de solution que par le dévoilement de mes sentiments qui pourtant n’ont aucun intérêt .

Une silhouette se pose devant mon regard, cachant le soleil si chaud mais faisant apparaître un ange .Me revoilà dans mes pensées ,sauf que plongé dans son regard même si simple , il est sublimé de reflets orangés par les rayons lumineux .La réalité reste exceptionnelle quand on peut ressentir en regardant celle que j’admire ,et peu à peu je tombe amoureux .

Pourtant si bien caché ,mais renversé par un baiser .

Franck



Un bout de papier qui fait tout basculer

28 01 2010

Des milliers de corps gisaient à terre, il était presque impossible de marcher sans entendre des craquèlements peu ragoûtants sous ses pieds. La terre tremblait, nous déséquilibrant dans notre avancée suicidaire qui visait seulement à atteindre la cache de ravitaillement située à 500 mètres de nos dortoirs. Nos dortoirs, c’était seulement un endroit où on entendait moins le vacarme des bombes et des canons, mais du bruit, il y en avait assez pour nous empêcher de dormir. Le sang de nos camarades nous sautait au visage, la boue, qui s’écoulait des deux côtés du trou à rats dans lequel nous nous étions fourrés, venait se mêler aux corps désarticulés jonchant le sol ; le tout formait un revêtement de sol original mais funeste et sombre comme une nuit sans lune au milieu d’une forêt de conifères. Une pluie fine venait nous marteler le visage, où elle se mêlait à notre sueur ; nous étions obligés de cligner des yeux toutes les deux secondes au moins, si nous ne voulions pas voir comme à travers un verre recouvert de sucre et de buée. Les balles fusaient de tous côtés, et arrivés à destination, seuls des cadavres étaient là pour nous accueillir.

Dans le bâtiment, pas une cartouche ni une boîte de conserve en vue. Nous étions sûrement en avance, le camion de livraison ne devait pas être déjà passé. Nous attendîmes patiemment, jusqu’à ce qu’un soldat de notre régiment arrive, couvert de sang. Il tomba à genoux, puis s’étala à terre, son dos était criblé de balles, et un de ses bras ressemblait à un amas de chiffons. Nous voulions lui porter secours, mais nous ne sentions plus son pouls, la bataille était perdue pour lui. Je remarquai qu’il avait un papier dans la main, et malgré les taches de sang et de boue, je pus le déchiffrer. Je reculais horrifié : le convoi de livraison avait été intercepté par des soldats allemands, le prochain de ces convois n’arriverait pas avant un bon mois, nous étions condamnés à mourir.

 

 

Mattéo



un amour perdu !

23 01 2010

Un sentiment très étrange que j’ai ressenti un jour, je ne le comprends pas toujours .Comment une fille que je ne connaissais pas , en un regard a fait chavirer mon cœur ? je ne savais rien d’elle pourtant j’avais l’intime conviction que je ferais un long, très long parcours avec elle .De fil en aiguille, j’ai pu me rapprocher d’elle ,j’ai eu la chance la plus merveilleuse de ma vie de croiser son regard et son baiser .J’étais le plus heureux de tous ,tous mes problèmes ,toutes mes faiblesses n’étaient plus rien , je me sentais si bien à ses côtés ,elle avec qui je parlais de tout, de rien , qui me comprenait ,qui était comme moi .Ma vie était la sienne ,je ne pouvais être content que quand elle était dans mes bras ,sa joie de vivre si extraordinaire me surprenait toujours . Je me remémore nos moments inoubliables passés à se raconter tout et n’importe quoi , nous profitions d’être ensemble pour tout nous dire , … Mon amour, ma vie , mon ange , mon cœur , tous ces mots ne valent rien à côté de son importance pour moi .Ma vie s’est brisée le jour où j’ai compris qu’elle ne m’aimait plus ,j’ai senti au plus profond de moi un si grand déchirement que je ne peux encore à présent m’empêcher de pleurer comme un moins que rien .Je n’arrive toujours pas à me rendre compte que cette histoire si belle n’est que passé , elle qui m’avait appris à conjuguer le verbe aimer , je n’imagine même plus le futur ,depuis que je sais qu’il sera sans elle ; le présent a disparu de ma mémoire ,le passé quant à lui me fait endurer les plus atroces souffrances .Un idiot comme moi ne méritait pas de toute façon un être aussi pur. Ses expressions , ses manies ,je les connais toutes , son rire qui sonne pour moi comme une mélodie et ses fou-rires tels des symphonies .Je me revois encore jouer avec mes pouces et ses yeux grands ouverts tel un hibou , ou encore cette journée canoë-kayac ,tous ces bons souvenirs qui comme je le dis ne sont plus que souvenirs .Même si je ne peux plus être heureux comme avant ,je reste la tête hors de l’eau pour ne pas sombrer ,grâce à elle : je ne peux qu’aller bien que si elle va bien .Maintenant je la laisse mener sa vie sans qu’elle sache qu’elle reste gravée en moi pour l’éternité .Pour moi, elle est mon premier grand amour ,qui le restera pour toujours ; l’espérance restera quand même une délivrance ,mais si ce jour revient je ne le laisserai plus partir d’entre mes mains .

Franck. 



Un autre regard

17 01 2010

Mon regard est plongé dans ce ciel si clair et étoilé , illuminé par cette pleine lune qui éclaire toute la vallée . Je suis assis sur cette herbe si rafraîchie par la douceur de cette soirée d’été ,où mon esprit est emporté dans un autre univers ,que je ne cesse de contempler à l’envers .Je m’oublie du monde sur cette plaine étoilée ,avec pour seul accompagnement la nuit ,qui vaut à elle seul tout le réconfort des amis .Le silence qui m’entoure vaut plus qu’un long discours ,il nous fait chercher en nous toutes les solutions à nos problèmes ,nous fait réfléchir à la réalité du monde dans lequel on ne cesse de survivre chaque jour .Je n’ai pas à me justifier sur ma déduction philosophique de l’amitié ,pour la simple raison que l’amitié la plus profonde que je ne cesse de donner aux personnes que j’aime ,ne peut pas en échange me réconforter complètement ,je suis le seul maître de mes choix ,moi seul peux répondre à mes questions .Mais ce jour-là ,mon regard levé vers un ciel magnifique ,j’aimerais voir des miracles se produire , comme cette étoile filante qui traverse mon regard illuminé .Je suis heureux ,apaisé en sachant qu’à l’aube , le soleil me regardera l’admirer ,et saura ce que je dois faire .Je resterai allongé au sol les bras derrière ma nuque à sourire à l’idée que je ne sois pas unique .Pour qu’au premier rayon de chaleur qui ira réchauffer les cœurs , je me réveille avec dans les yeux ,l’espoir de voir enfin mon destin ,de partir dans un sourire ,retrouver les cieux .



un saut , un renouveau …

16 01 2010

… je ne peux m’empêcher de penser que c’est au bord d’une falaise d’où je vois ou plutôt devine l’océan dans ce paysage orageux .Une forte envie de sauter pour enfin me libérer et m’oublier de tous mes problèmes, toutes mes haines pourtant si petites par rapport à toute la misère du monde. Le vide de cette eau à la foi limpide et trouble m’appelle pour pouvoir me rafraîchir les idées, m’ouvrir les yeux sur les personnes et choses merveilleuses qui m’entourent .La crainte , la vérité , la solution à la raison  pour découvrir ce pourquoi les soucis comblent ma vie .Mon cœur est si lourd que je pèse de tout mon poids pour peut être tout à l’heure couler pour m’enfuir , me recueillir et me refermer sur moi-même afin de comprendre et de trouver ce chemin qui me mènera à mon destin .Toucher le fond pour remonter plus fort mais avec cette peur qui m’oppresse , non pas celle du vide ou même de la noyade car j’y suis déjà, dans mon chagrin , mais celui du souvenir , ce souvenir qui ne cesse de me poursuivre en ressassant tout ce passé qui me fait tellement mal .La tristesse pourtant partie provoque un vide , ce vide qui me détruit tous les jours un peu plus .C’est cette sensation de vouloir revenir en arrière , pour retrouver comme une vague , dans son mouvement de va-et-vient, qui s’étale dans mon esprit , vient et revient sans s’arrêter pour qu’un jour j’en ai assez , au point d’être ici au bord de ma destinée déjà toute tracée. Je tends à présent mes bras tels les ailes d’un ange sous une pluie battante pour ne plus réfléchir , j’ai l’impression que chacune de ces gouttes d’eau qui m’atteignent me purifient . Je prends mon élan comme poussé par le vent , j’atterris les yeux remplis de larmes ,enfin essuyées par cette mer d’eau salée .

Franck.