25 juin
2010
Texte libre
Je fermai une dernière fois les yeux. Une dernière fois avant d’y aller. J’inspirai profondément. Mon rythme cardiaque devait avoir triplé en moins de cinq minutes. Je pensais m’effondrer. J’étais presque en larmes. Mon corps tout entier tremblait ; comme si ma fin était proche. Je vis soudain ma mère apparaître. Elle venait me souhaiter bon courage. Lorsque sa main se posa sur mon épaule, mes jambes fléchirent instantanément. Je transpirais à grosses gouttes, et je ne cessais d’entortiller mes doigts sur le noeud de ma robe. Pour essayer de me reprendre et d’avoir un air détaché, j’entrepris la vérification de mon chignon. Je touchai du doigt mon élastique. Tout était en ordre. Puis j’entendis mon nom. Mon coeur se resserra, j’eus l’impression qu’il allait s’arrêter. Je m’avançai alors, tremblant comme les feuilles d’un arbre les jours de tempête. Le grand rideau rouge s’ouvrit. Je souriais, mais ma bouche se tordait comme un fil de fer en raison du stress . Mais j’avançai encore, me refusant à regarder toutes ces têtes tournées vers moi. Je m’assis alors sur mon grand siège noir, et à cet instant, mon coeur s’arrêta presque réellement. J’essuyai mes mains ruisselantes sur ma cuisse. Je tendis les bras, et touchai imperceptiblement du doigt mon fidèle piano. Soudain, alors que mon âme toute entière le refusait, et sans que je ne pus donner le moindre ordre à mes membres, la mélodie s’échappa de l’instrument. A cet instant, je n’entendais plus les chuchotement émerveillés des spectateurs. Je ne voyais plus leurs visages ravis tournés vers moi. Je volai littéralement au-dessus de tous. J’étais heureuse.
Lisa
Je fermai une dernière fois les yeux. Une dernière fois avant d’y aller. J’inspirai profondément. Mon rythme cardiaque devait avoir triplé en moins de cinq minutes. Je pensais m’effondrer. J’étais presque en larmes. Mon corps tout entier tremblait ; comme si ma fin était proche. Je vis soudain ma mère apparaître. Elle venait me souhaiter bon courage. Lorsque sa main se posa sur mon épaule, mes jambes fléchirent instantanément. Je transpirais à grosses gouttes, et je ne cessais d’entortiller mes doigts sur le noeud de ma robe. Pour essayer de me reprendre et d’avoir un air détaché, j’entrepris la vérification de mon chignon. Je touchai du doigt mon élastique. Tout était en ordre. Puis j’entendis mon nom. Mon coeur se resserra, j’eus l’impression qu’il allait s’arrêter. Je m’avançai alors, tremblant comme les feuilles d’un arbre les jours de tempête. Le grand rideau rouge s’ouvrit. Je souriais, mais ma bouche se tordait comme un fil de fer en raison du stress . Mais j’avançai encore, me refusant à regarder toutes ces têtes tournées vers moi. Je m’assis alors sur mon grand siège noir, et à cet instant, mon coeur s’arrêta presque réellement. J’essuyai mes mains ruisselantes sur ma cuisse. Je tendis les bras, et touchai imperceptiblement du doigt mon fidèle piano. Soudain, alors que mon âme toute entière le refusait, et sans que je ne pus donner le moindre ordre à mes membres, la mélodie s’échappa de l’instrument. A cet instant, je n’entendais plus les chuchotement émerveillés des spectateurs. Je ne voyais plus leurs visages ravis tournés vers moi. Je volai littéralement au-dessus de tous. J’étais heureuse.
Lisa
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