Pour les 3e – exercices de maths dans l'Allemagne nazie
Pour faire écho à ce que j’ai dit en cours ce matin au 3e5, voici un problème de « mathématiques » qui était proposé aux écoliers allemands sous le nazisme :
« Un aliéné coûte quotidiennement 4 marks, un invalide 5,5 marks, un criminel 3 marks. Dans beaucoup de cas, un fonctionnaire ne touche que 4 marks, un employé 3,65 marks, un apprenti 2 marks. Faites un graphique avec ces chiffres. D’après des estimations prudentes, il y a en Allemagne environ 300.000 aliénés et épileptiques dans les asiles. Calculez combien coûtent annuellement ces 300.000 aliénés et épileptiques. Combien de prêts aux jeunes ménages à 1000 marks pourrait-on faire si cet argent pouvait être économisé ? » (Manuel scolaire nazi, cité par A. Grosser, Dix leçons sur le nazisme, Fayard, 1976). »
…
Vous remarquerez que les « aliénés » sont associés aux « criminels » (catégorie très large pour les nazis, regroupant tous les opposants au régime). Je vous laisse deviner ensuite ce qui était suggéré aux jeunes Allemands par la conclusion de l’exercice. La phrase « si cet argent pouvait être économisé » est suffisamment parlante…
Pour en savoir un peu plus sur la façon dont les nazis ont détourné les sciences pour en faire une suite de mensonges à l’usage de leur politique raciste et criminelle, vous pouvez lire cette mise au point trouvée dans le journal Le Monde.
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source de la photo : Deutsches Historisches Museum, http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/ju004450/index.html



http://www.dailymotion.com/video/x5hg3o_hitler-la-naissance-du-mal-1_fun tenez monsieur c’est le lien pour la premiere partie apres sur dailymotion vous tapez hitler la naissance du mal partie 1 2 3 etc pour pas vous ennuyer avec le streaming parce que le film est long
Merci Mohamed pour le lien, je vais sans doute regarder le film ce soir. J’espère que d’autres en profiteront.
Bonjour monsieur.
C’est encore Andréa de 35.
J’ai lu tous le documentaire. C’est vraiment horible ce qu’a fais Hitler !!
J’ai aussi regarder en entier le documentaire film de Mohamed, je trouve que c’est bien et j’ai remarqué les échecs d’hitler : *devenir peintre
* et l’échec de la guerre.
J’ai mieux compris et cela à appronfondis mes connaisances.
Au revoir
En fait ce qui est choquant selon moi est le but de l’économie . Un peu comme quand aux soldes on cheche le jean le moins cher . A votre avis pourquoi est ce qu’ils gazaient les juifs à Auschwitz pour pouvoir faire des économies . Cela leur permettait de « recycler » leurs stocks de gaz de la première guerre mondiale ou des années antérieures .
Tu touches là un point essentiel de l’extermination des juifs et des tziganes par les nazis, Matthieu. Elle était conçue de manière industrielle et « rationnelle ». Une rationalité de fou, une rationalité criminelle, au service d’un crime contre l’humanité. Dans ce cadre, il était impératif pour les nazis de faire des économies, d’être le plus efficace possible.
Tu as très bien fait de regarder le film, Andréa, il est très éclairant après la leçon. N’hésite pas à le conseiller à tes camarades.
En même temps ce genre d’exercice ne m’étonne pas, tout le monde faisait de la propagande contre l’ennemi à l’école…
J’ai appris aujourd’hui qu’apres 1870 il y avait des cartes de France avec un bandeau noir sur l’Alsace-Lorraine (Mozelle…) perdue juste avant… C’était pas aussi direct mais aussi un moyen de faire naitre la haine des allemands dans les coeurs des plus jeunes !
Il y a tout de même une différence majeure Fabien : l’exercice n’aboutit pas à l’idée d’un réveil nationaliste, d’une (re)conquête territoriale. Il suggère la nécessité d’éliminer un groupe humain au nom de son « coût » pour la société… L’argument n’est donc pas militaire et politique, il est froidement comptable.
Pour eux l’idée n’est pas d’avoir des considérations humaines elle est de pouvoir économiser plus de monnaie et donc par la même fournir de nouvelles armes etc . On peut remarquer la généralité du terme criminel et 3 marks pour un homme dans un camp c’est peu car ce sont des frais de surveillance probablement . La chose que je voudrais savoir était si parmi les invalides il y les mutilés de la première guerre mondiale . Cela serait cohérent car ils sont invalides mais incohérent car il sont vu comme des héros et croient au nazisme
Les blessés de guerre étaient une population globalement choyée par le régime nazi. La décision d’ »euthanasier » les malades mentaux prise à l’automne 1939 par Hitler lui-même avait d’ailleurs pour prétexte de libérer des lits pour les blessés de guerre.
Encore fallait-il que ces blessés et anciens soldats restent de fervents patriotes. Les esprits critiques comme le peintre Otto Dix furent persécutés. Son tableau « Invalides de guerre jouant aux cartes » lui valut de voir son oeuvre classée par les Nazis dans « l’art dégénéré » :
Merci monsieur .
D’ailleurs je crois que cette décision a choqué la population et en particulier l’église . Ils se sont donc vu contraints d’arrêter .
Quelques voix courageuses de pasteurs et d’évêques se firent en effet entendre, obligeant les nazis à être vaguement plus discrets dans leurs crimes contre l’humanité. Mais il n’y eut jamais de critique massive et coordonnée du nazisme et de toute sa politique criminelle de la part des différentes Eglises. La peur régnait partout.
En outre, le « silence assourdissant » du Pape Pie XII face aux crimes antisémites dont il avait connaissance laisse encore aujourd’hui un sentiment de malaise.
Cela dit, il s’agit là d’un débat particulièrement vif entre historiens, les positions étant trop souvent marquées par des appartenances confessionnelles et idéologiques. Mais qui a prétendu que l’histoire était une science exacte ?
Il est vrai que le pape n’a pas fait grand chose . Monsieur est ce que le suisse a laissée passer les trains de la mort provenant d’Italie ? Il me semble que oui, mais je ne voudrais pas faire de torts au pays car c’est un acte grave .
D’après ce que j’ai trouvé Matthieu, la Suisse a eu un rôle en effet assez ambigu pendant la 2de Guerre mondiale :
1. Avant la guerre déjà, elle appliquait une « politique du refoulement », autrement dit, elle interdisait aux juifs et aux tziganes d’entrer dans le pays. Elle continua cette politique pendant la guerre et refoula donc des juifs et des tziganes cherchant refuge depuis l’Allemagne…
2. En revanche, d’après les sources les plus sûres que j’ai consultées, aucun train ne passa par la Suisse pour aller vers des camps. En outre, aucun des 12 000 Suisses juifs ne fut déporté. Et enfin, il existait une filière clandestine permettant à des juifs (venus de France notamment) de trouver refuge en Helvétie.
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Parmi les sources intéressantes, on peut trouver des éléments très précis sur le lien suivant :
http://www.aidh.org/Racisme/2e_guerre/index.htm
Merci monsieur . Honnetement je trouve que les suisses ont été habiles . En effet ils ont réussit à ne pas se faire envahir mm s’il étaient enclavés de pays fascistes . De meme que la suède . Tiens d’ailleurs il faudrait que j’étudie l’histoire de cette ancienne puissance devenue un pays « banal » .
merci pour les détails Monsieur ! C’est tres intéressant !
Qu’appelles tu un pays banale Matt ?
Je parle d’un pays qui était une puissance contrôlait la mer Baltique et rivalisait ac la Russie . Alors qu’aujourd’hui …
Bonjour tout le monde et bonnes vacances (enfin j’espere!)!!!
Excusez moi d’abord pour mes quelques semaines d’absence.
J’aimerais lancer un petit débat que m’ont inspiré mes amis par certaines réflexions :
Quelle est la différence entre pessimisme, réalisme (et éventuellement optimisme) selon vous et laquelle de ces philosophies pensez vous appliquer ?? Je connais déja les réponses de certains mais j’aimerais qu’ils s’expliquent car, personnellement, je trouve que tout ne va pas si mal!!! (si vous n’êtes pas convaincus, je vous reconseille la Chanson du Dimanche, pour voir…)
Vous me rédigerez donc une dissertation pour la rentrée en trois parties et… mais non je plaisante
Passez tous de bonnes fêtes et encore une fois bonnes vacances!
P-s : je m’inscris pour l’anecdote du dimanche cette semaine ou pour la prochaine si elle est déja prise…
Bonjour Etienne. Je laisse tes camarades répondre pour le débat, bien que j’aie moi aussi déjà quelques vagues idées de ce que certains vont répondre. Mais laissons-les nous surprendre.
Pour l’anecdote de ce dimanche, j’attends théoriquement celle de Fabien, mais je n’ai rien reçu pour le moment. N’hésite donc pas à envoyer la tienne !
Personnellement je trouve que l’optimisme ne sert à rien . Regardez dans Candide (c’est pas pareil je sais ) .
Après pour le réalisme je pense qu’il n’y en a pas qu’un seul . Il y aurait à mon sens le réalisme-pessimisme et le réalisme-optimisme;
le réalisme-pessimisme consisterait à voir les choses d’une manière la plus réelle possible sans en attendre qqch en particulier alors que le réalisme-optimisme serait de voir les choses telles qu’elles sont mais en attendant d’elles que par exemple elles finissent bien .
Tout est relatif…
Je pense que:
-Être pessimiste permet de prévoir les choses autrement, de remettre en cause ce qui nous est proposé et de toujours viser quelque chose de meilleur. Cela permet également de ne jamais (ne jamais dire jamais) être déçu puisqu’on s’attend déjà à quelque chose de « mauvais ». Mais cela « tue » en quelque sorte la vie dont on n’attend rien (/pas grand chose) et dont on ne profite aucunement.
-Être optimiste c’est faire preuve de confiance en soi et en les autres. C’est également voir les choses du bon côté en se disant que « ça finit toujours par s’arranger » (ou autre chose du même style). Mais c’est prendre le risque de vivre dans l’illusion et de voir tout ses espoirs emportés par le vent.
-Je rejoins Matthieu sur l’idée de différents réalismes (mais parlons bien du réalisme dans le sens courant et non du réalisme littéraire). Cependant il faudrait précisé la description des deux termes que tu (Matthieu) as employé et peut-être pourrions nous déceler au sein du « grand réalisme » d’autres « classifications ».
Salutation(s)!
Merci à vous deux pour vos contributions intéressantes. Étonnamment Etienne a disparu sans laisser son anecdote. Idem pour Fabien. Au lieu de ne savoir laquelle choisir, je me suis retrouvé bien dépourvu dimanche soir. Je n’ai donc rien mis en ligne, en attendant. Au passage, Matthieu et Thibaut, vous étiez pas sur la liste des possibles contributeurs par hasard ?
Absolument pas . Mais je veux bien essayer de vous en concocter une sur Souvorov . Ce sera plus une sorte de biographie .
Excellente idée Matthieu ! Pourras-tu faire ton article biographique avant dimanche (n’oublie pas qu’il ne faut pas dépasser les 20 lignes…)? J’attends de tes nouvelles.
P.S. : la composition avance ?
Hein? Euh? Eh ben je sais plus ^^’
Mais sérieusement j’en trouve pas…
Ah quel manque de panache Thibaut ! Tout ça par modestie. Et que font Fabien et Etienne ? Si vous les croisez, dites-leur que la gloire n’attend pas, ce blog étant vu par au moins 80 personnes par jour, c’est un début de célébrité que d’y rédiger un petit texte, n’est-ce pas ?
Je vais essayer de trouver le temps mai je ne vous garanti rein j’ai des vacances très chargées . Et pour Fabien et Etienne ils sont loin de tout pc .
Désolé, mais vous savez, ou vous saurez que moi et ma présence pendant les vacances ça fait deux…
C’est donc apres avoir traversé plus de la moitié de notre pays dans le sens de la largeur (celui qui trouve ou j’étais a gagner) que je viens répondre…
D’abord l’anecdote, je dois encore dire que je n’ai rien produit
Pour le débat…
L’optimisme c’est pas trop mal, profiter de la vie c’est important ! Pour moi, c’est pas seulement se dire que tout va bien, c’est se dire que pour le moment ça va, après ça risque d’être pire donc autant profiter de maintenant… voila mon optimisme…
Le pessimisme, ça mene a rien, si on se dit que tout va mal, on perd son temps a se plaindre et a attendre que ça aille mieux, ce qui n’arrive jamais…
Le réalisme.. pour moi c’est plutôt inutile, mais j’arrive pas trop a saisir l’idée… etre réaliste c’est quoi ? ne pas suivre ses rêves ? Alors dans ce cas c’est inutile…
Apres a vous de me trouver une autre définition…
(waou, hasard, le mot clef est « voltaire » :p )
Manque de panache plus que modestie parce que vous le savez tous aussi bien que moi; je suis une limace fainéante… Et c’est vrai que je sais pas quoi raconter! ^^’
Poitiers Fabien! ?
Je suis pas totalement d’accord avec toi Fabien: je pense que l’optimiste ne se dit jamais que « après ça risque d’être pire », ça correspondrait plus au réaliste ça tout comme « autant profiter de maintenant ».
Le pessimisme permet certaines choses au contraire. Exemple stupide mais vrai je pense: s’équilibrer avec l’optimisme pour préserver « l’équilibre de toute chose » (vous savez la théorie qui dit que tout fonctionne en paire avec son opposé).
Être réaliste ça ne veut pas dire « ne pas suivre ses rêves » mais plutôt croire en soi et se donner les moyens de les réaliser ainsi que prendre en considération tout les obstacles qui pourraient se mettre sur notre route.
Il faut optimiste et pessimisme en quantité égale pour vivre dans le bon équilibre du réalisme je crois mais aucun humain n’y parvient jamais…
(Le roi dagobert a mis sa culotte à l’envers!)
Dommage xD
Je suis tombé sur ce blog via le site d’arrêt sur image. Je voulais juste saluer le travail de l’auteur-professeur. Par les temps qui courent, ça mérite d’être rappelé : Vous faites un beau métier! Bonne continuation
Bonjour cher « étudiant35″ (un Breton ?) et merci beaucoup pour les encouragements. J’ignorais d’ailleurs que le site d’arrêt sur images permettait de tomber sur mon blog, c’est plutôt flatteur. Bonne continuation à vous aussi.