Pour changer des anecdotes et devinettes, je tente aujourd’hui une nouvelle formule : celle du débat autour d’un thème d’actualité.
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Dijon rayonne sans trop le savoir (et sans que personne ne s’en rende vraiment compte d’ailleurs) à travers le monde. Gustave Eiffel, à qui nous devons non seulement la tour qui porte son nom, mais aussi la structure métallique de la Statue de la Liberté, est en effet né là où la moutarde coule à flots. Deux des monuments les plus connus sur la planète sont donc issus (au moins partiellement) du cerveau génial d’un Dijonnais.
Mes chers élèves se sentiront tout naturellement concernés par un récent projet de développement durable (ainsi est-il présenté par ses promoteurs) qui vise à faire de la Tour Eiffel une sorte de pergola géante : un groupe d’ingénieurs a proposé il y a peu d’habiller le monument de 600 000 plantes diverses et variées, afin d’en faire « le poumon vert de Paris ».

La proposition n’a (pour l’instant) pas reçu de réponse officielle de la mairie de Paris, mais elle soulève déjà la polémique, comme on peut le voir à travers cet article du Monde et les commentaires d’internautes qui l’accompagnent. Idée géniale ou supercherie commerciale ? Exemple à suivre pour sauver la planète ou triomphe d’une écologie en toc ? Qu’en pensez-vous ?
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Illustration : Ginger (le groupe d’ingénieurs à l’origine du projet).
Pour prendre un peu de recul critique face à la notion de développement durable, voici un dessin du caricaturiste suisse Chappatte. Cet article s’adresse prioritairement aux élèves de 2de, mais vous êtes tous invités à réagir ! Merci au site www.globecartoon.com pour l’autorisation de publication.

© Chappatte – www.globecartoon.com/dessin
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Voici les sites dont je vous ai parlé pour mesurer votre empreinte écologique, autrement dit le nombre de planètes nécessaires si tous les humains avaient le même mode de vie et de consommation que vous :
- le plus précis est celui de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) ;
- celui d’universciences, un site animé par des scientifiques est un peu moins précis, mais tout de même assez complet ;
- vous pouvez comparer avec celui de l’association écologiste WWF. Il est moins précis mais vous donne quelques pistes intéressantes.
Faites les tests sur au moins un de ces sites et laissez vos résultats dans les commentaires, nous en reparlerons en classe !
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Pour avoir une idée, voici une représentation cartographique par anamorphose de l’empreinte écologique des différents pays en 2003 (elle est issue du site du WWF) :

Il fallait bien que quelqu’un ose et c’est la vaillante Mélanie R. de Quétigny qui s’est lancée la première dans la rédaction d’une uchronie. Le geste est d’autant plus louable qu’elle l’a accompli rapidement et que le résultat est fort impressionnant, surtout pour une élève qui va entrer en 3e. N’hésitez pas à réagir à son propos, la jeune Mélanie est de taille à se défendre hardiment. Que d’autres l’imitent, voilà mon souhait le plus sincère !
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Uchronie
L’or noir au placard !
En tant qu’ancienne « Brigade Verte », je tenais à vous donner un aperçu de ce qu’aurait été notre Terre si Eveleth et Bissell n’avaient pas découvert le pétrole en 1855. Si la source d’un colossal et inépuisable progrès n’avait jamais vu le jour et si les virtuoses de la modernisation n’avaient eu d’autre alternative que de compter sur la sève de nos arbres afin de pouvoir façonner les fondements de notre lente agonie. Nos besoins grandissent de jour en jour et nous nous efforçons de créer sans cesse des « outils » capables de répondre à nos attentes, de faciliter notre quotidien. Cela nous tue et nous le savons, mais nous en voulons toujours plus et ce au détriment des écosystèmes qui nous entourent. Nous fragilisons notre environnement de manière considérable, mais la plupart d’entre nous refusent d’en prendre conscience. Je vais tenter de vous exposer ce qu’il serait advenu de notre monde si les hommes avaient été un peu plus raisonnables et avaient développé plus tôt l’énergie éolienne… Lire la suite…
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