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Archives pour la catégorie ‘Histoire des arts’

Anecdote du dimanche (34) – Tante Amélie fait du vélo en short

Fabien, lycéen à Chalon et aujourd’hui en vacances en Irlande, nous a laissé cette anecdote juste avant son départ. N’hésitez pas à réagir !

Tous les Français, aujourd’hui encore, connaissent Radio Londres de la BBC, notamment l’émission «  Les Français parlent aux Français » et les vers de Verlaine devenus tristement célèbres.

Dès 1940, depuis Londres furent diffusés des messages de résistance par la « France Libre« . Ils étaient d’abord clairs puis codés et destinés aux résistants afin de diriger les opérations à distance. La radio durant la guerre devint une véritable arme car elle permettait l’accomplissement des missions avant que les Allemands n’aient le temps de décoder les messages.

L’émission les « Français parlent aux Français  » commençaient par un signal sonore que vous connaissez sûrement : les quatre premières notes de la cinquième symphonie de Beethoven. Ces notes, suivies du fameux « Ici Londres… » suffisaient à tirer les Français de leurs activités et de leurs tourments pour écouter des nouvelles de la France Libre. Ce choix n’était pas anodin car ces quatre notes, trois brèves suivies d’une longue ( . . . – ), correspondent en morse à la lettre V, qui représente bien sur ici le V de la victoire afin de rappeler sans cesse aux Français qu’ils n’avaient pas perdu et aux Allemands qu’un jour la vengeance arriverait ! Ainsi, le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 fut annoncé aux Résistants grâce aux vers de Verlaine « les sanglots longs des violons de l’automne… ».

Pour aller plus loin :

- il y avait déjà eu une anecdote sur le V de la victoire, notamment son origine et ses significations

- vous pouvez écouter de courts extraits des messages de l’émission «  les Français parlent aux Français  » (prenez le temps de regarder les différents messages, certains sont étonnants…)

- l’alphabet morse : http://www.limousin.iufm.fr/musee/musee_sciences/telegraphe/images/morse.jpg

Et pour finir par une ouverture musicale, la fameuse 5e symphonie de Beethoven :

Anecdote du dimanche (29) – Des vacheries et des hommes

Voici encore une anecdote sous forme de devinette, cette fois sans filet ni indice. Il s’agit de regarder avec attention le document ci-dessous, de l’identifier et de le comprendre. Afin d’avoir des réponses un peu méthodiques (on n’est pas là pour rigoler), je propose une série de quatre questions :

1. Quelle est la nature du document ?

2. De quand date-t-il ?

3. Que représente-t-il ?

et enfin, une question bonus :

4. Quel rapport y a-t-il entre ce document et la prochaine coupe du monde de football (il y en a bien un, ce n’est pas un piège) ?

vaches

Vous pouvez agrandir l’image en cliquant dessus pour mieux l’analyser. N’hésitez pas à vous lancer dans les hypothèses les plus audacieuses, qu’elles soient sérieuses ou grotesques !

Voir les réponses en cliquant ici.

sources : merci aux ayant droit de patienter le temps d’une semaine.

Anecdote du dimanche (28) – Les feux de l’amour

En 1967 en Californie, c’est le « Summer of Love » (L’été de l’amour). Des jeunes du monde entier sont rassemblés pour dénoncer la guerre du Vietnam, la société de consommation et au-delà toute forme d’autorité et de conformisme. Ils se nomment eux-mêmes « hippies » et partagent notamment un même goût pour les cheveux longs et la musique rock.

C’est dans ce cadre qu’est organisé un festival de musique gratuit dans la ville californienne de Monterey. De nombreux artistes alors très connus s’y produisent : les Mama’s and Papa’s, Janis Joplin, Otis Redding, Ravi Shankar… et un guitariste de génie, Jimi Hendrix.

Bien qu’Américain, Jimi est encore mal connu dans son pays et il veut donc marquer le public durablement. Mais la concurrence est rude : les Who vont également jouer. Or, ces derniers savent diablement bien s’y prendre  pour électriser les foules et concluent toujours leurs concerts en fracassant leurs guitares contre les enceintes et la batterie… Jimi est catégorique : il doit jouer après les Who, afin de faire plus fort et plus fou qu’eux. Mais les organisateurs refusent obstinément.

Furieux, Hendrix veut tout faire pour que les Who ne puissent pas le dépasser. Il propose alors un spectacle ahurissant : arborant une chemise orange et un pantalon rouge, il époustoufle le public par sa maitrise technique, allant jusqu’à jouer quelques mesures avec sa langue. Pour conclure son concert enfin, il décide tout simplement de brûler sa guitare sur scène en l’aspergeant d’essence ! Et en effet, après lui, même les Who parurent bien sages.

(Ne faites pas la même chose chez vous ! Ni ailleurs…)

Anecdote du dimanche (27) – A mon dernier repas

« Ceci est mon corps (…) ceci est mon sang ». Vous avez déjà entendu ces paroles des Évangiles (récits de la vie de Jésus contenus dans le Nouveau Testament). L’épisode est extrêmement important pour les chrétiens, car il s’agit du dernier repas de Jésus, appelé la Cène. Entouré des apôtres (ses compagnons), le Christ offre son corps (le pain) et son sang (le vin), pour annoncer symboliquement son sacrifice : il va mourir pour les hommes sur la croix.

La Cène est très fréquemment représentée dans la peinture chrétienne. Deux chercheurs américains (Brian et Craig Wansink) ont eu récemment l’idée d’étudier l’évolution des plats disposés devant Jésus et les apôtres à travers les siècles. En analysant 52 toiles de l’an mil au XXe siècle, ils ont réussi à déterminer que la taille du pain avait augmenté de 23,1 % (environ) et celle des assiettes de 65,6 %.

Comment expliquer cette apparente évolution ? Je vous laisse émettre vos hypothèses (vous pouvez maintenant voir l’hypothèse de Wansink dans les commentaires).

Voici quelques représentations la Cène (qui, soit dit en passant, ne semblent pas donner raison aux deux chercheurs) :

Cène - Fra Angelico

Fra Angelico, vers 1455

Cène - Léonard

Léonard de Vinci, sans doute la plus célèbre, peinte vers 1495

Cène - Ushakov

Simon Ushakov, de 1685

Cène - Dali

Salvador Dali, peinte en 1955

Enfin, puisque tout ceci n’est pas franchement sérieux, vous pouvez également vous amuser avec cette série de détournements du tableau de la Cène par la culture cinématographique et télévisuelle.

Ishu Patel – métamorphoses

En guise d’anecdote, n’ayant pas le courage d’en rédiger une pour ce soir, je partage avec vous une découverte faite lors d’un stage récent d’ »Histoire des arts ».

Il s’agit d’un montage vidéo de 1977 nommé  « Bead Game », du réalisateur indien Ishu Patel. C’est une animation réalisée avec des perles de couleurs retraçant l’histoire de la vie, des premières algues à l’ère nucléaire. Pour bien prendre la mesure de la performance technique de l’artiste, il faut avoir conscience que le travail a été réalisé image par image à partir de minuscules perles colorées disposées sur un plan de travail. Dans ce mouvement de perpétuelles métamorphoses, apparaît un questionnement  poétique sur la place de l’homme dans son environnement. En 1977 pourtant, on ne parlait pas encore de « développement durable »…


Vous pouvez aller jeter un oeil sur le site officiel d’Ishu Patel.

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