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Archives pour la catégorie ‘3. Epoque Moderne’

Galilée : scientifique et rebelle

Une nouvelle biographie rédigée par Denis D. qui entre en 4e dans quelques jours. Bravo Denis !

L’un des plus grands astronomes de l’Histoire : Galilée

Galilée (en italien: Galileo Galilei) est né à Pise le 15 Février 1564 et est mort le 8 janvier 1642 à Arcetri.

Pendant son enfance, ses parents déménagent à Florence et ils le confient alors à un prêtre. En 1581, son père, Vincenzo Galilei, l’inscrit à l’université de Médecine de Pise. En 1583, il est initié aux mathématiques mais en 1585 il sort de l’université sans avoir terminé ses études et sans diplôme. Il a cependant acquis de très nombreuses connaissances et une grande curiosité scientifique.

Entre 1585 et 1592 Galilée démontre des théorèmes sur le centre de gravité de certains solides mais ce qu’il essaie par dessus tout, c’est d’être professeur dans une université. C’est chose faite car en 1592, à l’age de 28 ans, il part enseigner à l’université de Padoue où il restera 18 ans. Lire la suite…

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Pour les 5e – Humanisme, Renaissance et Réformes (révisions)

Homme_de_Vitruve - LeonardComme promis, voici quelques liens pour vous aider à réviser le chapitre sur la Renaissance, l’Humanisme et les Réformes :

- deux quizz : le premier est centré sur l’Humanisme et la Renaissance, le second porte également sur la réforme protestante et la (contre)-réforme catholique.

- un site qui vous permet de visiter le chef-d’œuvre de Michel-Ange : la Chapelle Sixtine. C’est réellement magnifique et cela vaut la peine d’être patient (attention, votre ordinateur peut avoir besoin d’installer un logiciel gratuit, vous pouvez le faire sans crainte).

=> une fois sur le site, vous pouvez diriger votre regard en tout sens et zoomer sur toutes les fresques, au plafond comme sur les murs.


image : L’Homme de VitruveLéonard de Vinci – vers 1490- Musée de l’Accademia- Venise

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Anecdote du dimanche (22) – Ambroise Paré nous démontre le bienfait des légumes sur la santé

Certains d’entre vous connaissent sans doute Ambroise Paré, considéré comme le plus grand médecin du XVIe siècle. Sa réputation lui permit même de devenir « Premier Chirurgien » des rois de France Henri II et Charles IX qu’il servit brillamment (à ceci prêt qu’il ne put sauver le premier d’entre eux de sa fameuse blessure reçue à l’œil lors  d’un tournoi).

Un tel succès s’explique avant tout par son habileté dans l’art chirurgical. Ainsi, face à des cas d’amputation, plutôt que d’utiliser le fer rouge comme le faisaient alors tous ses collègues, il  décida de pratiquer des ligatures (sortes de nœuds réalisés sur des vaisseaux sanguins pour arrêter l’écoulement du sang), une technique qui était tout à la fois plus efficace et moins douloureuse.ambroise paré

Ses méthodes toutefois furent parfois plus originales et rudimentaires. Ainsi, il sauva  un jour la vie d’un tailleur d’habits parisien de façon fort étonnante. Ce dernier venait de se mettre à table avec cinq de ses amis, quand survint un incident qu’Ambroise Paré lui-même nous présente :

« Tous se mirent en devoir de bien escrimer de la dent. Un d’entre eux print un morceau de gros boyau cuilier : l’ayant mis en sa bouche, il luy tardoit qu’il ne fust en son estomach ; il l’avala sans mascher (…) : ce morceau luy demeura au milieu de la gorge, et ne peut passer, qui lui cauza une très grande difficulté de respirer, et tomba comme épileptique, le visage tout noir et livide« .

Appelé sur les lieux, le chirurgien s’approcha du malade, lui ouvrit grand la bouche et vit la gorge du tailleur bloquée par la viande. Son geste fut rapide et efficace : il aida le morceau à passer d’un coup de… poireau bien placé ! L’intervention frappe par son pragmatisme et sa rapidité, preuves indéniables de génie. Mais que ce geste soit celui du plus grand médecin de son temps, nous laisse imaginer l’état encore bien bredouillant de la médecine au XVIe siècle.

source : Madeleine Ferrières, Nourritures Canailles, Paris, 2007.

source de l’image : Théobald Chartran, « Ambroise Paré pratique la ligature des artères », XIXe siècle.

Anecdote du dimanche (21) – devinette et divination

« Le lyon jeune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle,
Dans cage d’or les yeux luy crevera,
Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. »


Ces lignes sont d’un certain Nostradamus, astrologue à la cour des monarques français Catherine de Médicis et Henri II (au XVIe siècle). De son vrai nom Michel de Nostredame,Nostradamus il est surtout connu pour son ouvrage appelé « Les Centuries » (ou « Prophéties« ), où il aurait annoncé un grand nombre d’événements à travers les siècles, de l’instauration de la Ière République française en 1792 à l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl…

Pour vous donner une idée du cheminement qui mène à voir de véritables prophéties dans ses écrits, je vous propose un petit jeu. Dans le quatrain recopié en début d’article, l’astrologue est censé avoir annoncé un événement ayant eu lieu de son vivant (mais après la rédaction de son ouvrage – paraît-il). L’idée est que chacun tente, par la simple lecture de ces quelques vers, de nous faire part des images qu’ils lui suggèrent. Pour que l’exercice fonctionne, vous ne devez pas vous aider d’un moteur de recherche, car il ne s’agit pas de deviner précisément quel événement serait ici prédit, mais de proposer une simple explication de ce texte, la plus basique possible. Nous saurons peut-être alors si les interprètes de Nostradamus tirent leur lecture par les cheveux, ou s’il s’agit d’une troublante vision…

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Je vous donne en commentaire quelques clés pour déchiffrer l’énigme.

Anecdote du dimanche (18) – le fouet pour toute consolation

Machine_de_MarlyComme vous le savez tous, le château de Versailles fut bâti sur d’anciens marécages, lieux a priori peu propices pour édifier quoi que ce soit de durable. Les conseillers de Louis XIV, alertés de son projet, tentèrent de l’en dissuader humblement. Mais le monarque absolu, déjà fort têtu et emporté par sa mégalomanie, refusa de changer d’un iota ses plans. Le royaume y engagea des sommes considérables et l’immense chantier compta jusqu’à 36 000 personnes !

Les conditions de travail étaient particulièrement dures et périlleuses. A chaque accident, les officiers du roi devaient verser une indemnité aux blessés qu’ils mentionnaient ensuite dans des livres de compte. Une jambe, un bras ou une côté cassés valaient 40 livres. Pour un œil crevé, on recevait 60 livres. En cas de décès, une somme de 60 à 100 livres était accordée à la famille du défunt (pour permettre des comparaisons, il faut savoir qu’une vache à l’époque coûtait environ 15 livres). Le pouvoir cherchait ainsi à calmer les fureurs populaires contre ce projet pharaonique.

Un jour de 1668 pourtant, une femme dont le fils venait de périr en chutant d’une machine,  ne put contrôler son courroux. Alors que le souverain passait à ses côtés, elle lui hurla quelques insultes bien senties, le traitant de « putassier, roi machiniste, tyran ! ». Il fallait vraiment être ivre  de colère pour lancer de telles paroles à l’adresse du Roi Soleil… Ce dernier se retourna vers la furie et lui demanda si c’est bien de lui qu’elle parlait. Plutôt que de se calmer, notre tête brûlée ne se démonta pas, lui rétorqua que oui et poursuivit par de nouvelles injures… Elle eut évidemment droit au fouet avant d’être jetée en prison.

La sanction peut paraître sévère pour quelques insultes proférées sous le coup de la colère, mais c’est tout à fait caractéristique de l’Ancien Régime, où la  monarchie était de « droit divin »… Ah, au fait, et dans notre Ve République, savez-vous ce que risque un citoyen qui oserait insulter de cette manière le Président ?

sources : Claire Constans, Versailles. Château de la France et orgueil des rois, Gallimard, 1991. image : tableau de Pierre-Denis Martin, « La machine de Marly », 1723, musée de Versailles.