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Archives pour la catégorie ‘Histoire’

Protégé : La Révolution en 2de3

26/05/2014 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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Leonardo – Códices de Madrid

El Leonardo interactivo es una herramienta que ofrece la versión digital de los Códices Madrid de Leonardo da Vinci, además de múltiples funcionalidades que nos acercan al mundo del genio toscano.Los Códices Madrid I y II contienen anotaciones y dibujos diferentes entre sí en cuanto a contenido y época.

Entre otros contenidos contextuales de interés, esta herramienta incluye una cronología de la vida de Leonardo y un somero acercamiento a las áreas del conocimiento o artísticas que abordó el pensador universal, a través de obras que forman parte de los fondos de la Biblioteca Nacional de España.

Sur ce site vous pourrez admirer des reproductions numériques des codex originaux de Léonard de Vinci : on peut y trouver ses traités scientifiques et techniques, écrits à l’envers et illustrés de nombreux dessins qui ont fait de Léonard une sorte d’ingénieur visionnaire. Ils sont conservés à la bibliothèque de Madrid, c’est pourquoi le site et tous les contenus interactifs sont en castillan.

A voir sur leonardo.bne.es

La vidéo du dimanche – Napoleon, he’s the one

Internet est une inestimable source de savoirs et chaque jour nous nous réjouissons un peu plus de profiter de cet Himalaya du progrès mondialisé. Je vous en propose ici une illustration émouvante : des professeurs d’histoire des États-Unis (d’Honolulu pour être précis) ont en effet ouvert une « chaîne » spécialisée sur youtube afin, je suppose, de rendre leur enseignement plus vivant. Ils ont ainsi créé de courtes vidéos musicales (des clips pour tout dire) mettant en scène des événements et personnages célèbres. En voici un exemple.

Image de prévisualisation YouTube

Je ne doute pas que votre compréhension orale de l’anglais soit excellente, mais vous pouvez vous aider des sous-titres. La chanson originale est Gone Daddy Gone, d’un groupe célèbre dans les années 1980, les Violent Femmes. J’ai longuement hésité avec une autre vidéo des mêmes enseignants où une fausse Lady Gaga chante la Révolution française.

Jean-Dominique Cassini, astronome italien et français (par Denis D.)

Voici encore un travail bien documenté de Denis D., du collège de Quétigny, où il persévère dans sa passion pour l’astronomie. Ce texte pourra par ailleurs servir à tous mes élèves de Seconde pour leurs révisions.


Biographie

Le 8 juin 1625 dans le petit village de Perinaldo (Italie), naît l’astronome et ingénieur italien, Giovanni Domenico Cassini, connu en France sous le nom de Jean-Dominique Cassini. Il travaille à l’Observatoire de Panzano, de 1648 à 1669, et enseigne la géométrie et l’astronomie à l’Université de Bologne. Grâce à sa réputation le sénat de Bologne et le pape le chargent de plusieurs missions scientifiques et politiques.

Plus tard, il se fait pourtant naturaliser en France où il est attiré par Colbert en 1669, où il devient membre de l’Académie des sciences. A la demande de Louis XIV, il dirige à partir de 1671, l’Observatoire de Paris. En 1710, il tombe aveugle et il meurt deux ans plus tard le 14 septembre 1714 à Paris. En hommage, les astronomes parlent aujourd’hui de l’astéroïde 24101 Cassini, du cratère martien Cassini et de la sonde Cassini-Huygens. Lire la suite…

Anecdote du dimanche (39) – La Croisade des Enfants de 1212

Voici encore un texte du vaillant Fabien. Il s’est lancé dans l’histoire médiévale sans frémir.


La croisade des enfants, que l’on devrait plutôt mettre au pluriel, désigne deux mouvements populaires qui se sont créés en France et en Allemagne durant l’année 1212. Elles avaient pour but, comme toute croisade qui se respecte,  de « délivrer Jérusalem ». Nous ne les connaissons qu’à travers des sources si incertaines que leur récit s’apparente bien souvent au légendaire.

En Allemagne, le leader du groupe aurait été un jeune (entre 12 et 14 ans) prénommé Nicolas. Il réunit à Cologne une foule de 20 000 personnes environ (dont beaucoup d’enfants, mais pas uniquement) et les mena ensuite le long du Rhin, puis à travers les Alpes jusqu’à Gênes. Bien que la croisade ait été rejointe par de nombreux pèlerins, le passage par les Alpes décima leur rang et ils ne furent que 7 000 à réellement atteindre l’Italie. A Gênes ils s’attendaient à voir la mer s’ouvrir devant eux, comme l’avait promis leur meneur. Mais rien ne se produisit et devant l’absence de miracle, la foule se dissipa, retourna chez elle, et la croisade prit ainsi fin, assez piteusement.

Du coté français, la réalité est difficile à cerner tans les nombreuses versions des faits sont différentes ! En mai-juin 1212, un peu moins de 30 000 enfants se seraient réunis dans le bassin parisien pour partir en croisade. Étienne, leur leader, les aurait d’abord menés à Paris pour parler au roi Philippe Auguste, et recevoir sa bénédiction. Mais le roi la leur refusa catégoriquement !

Selon plusieurs sources, la croisade se serait ainsi arrêtée avant même d’avoir commencé. Mais d’après un certain Albéric, moine à l’abbaye des Trois-Fontaines (en Champagne) ayant vécu au XIIIe siècle, les enfants seraient descendus jusqu’à Avignon puis Marseille, pillant tout sur leur passage. Mais ici encore la mer ne s’ouvrit pas pour eux et la déception fut au rendez-vous. Mais une opportunité s’offrit alors à eux : deux commerçant leur proposèrent de les emmener sur leurs bateaux jusqu’à Jérusalem. Les enfants s’empressèrent d’accepter et d’embarquer… Mais une fois en mer, les marchands les enfermèrent dans les cales et les conduisirent… en Algérie, où ils furent vendus comme esclaves. Une fin bien ironique pour ces enfants persuadés d’être chargés d’une mission divine !

Malgré les diversités des versions laissées par les sources trop peu nombreuses, contradictoires et lacunaires, il est certain qu’aucune de ces croisades n’arriva jusqu’à la Ville Sainte. Il est donc impropre, finalement, de les appeler croisades…


Sources : L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber; Wikipédia ; http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/4684,les-croisades-des-enfants.html

image : La Croisade des enfants vue par Gustave Doré, illustrateur et graveur du XIXe siècle.