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Articles taggués ‘République(s)’

Pour les Tle ES1 et les CYC3 ES – Quelques liens sur la IVe et la Ve

Étant convalescent et enfermé chez moi, je mets en ligne des liens pour aider mes courageux élèves de Terminale dans leurs révisions du bac.

– un collègue de Fontainebleau a fait une liste intéressante de vidéos sur la IVe République. Je vous conseille de profiter de son travail.

– le site officiel de l’Assemblée nationale met à disposition une chronologie illustrée (graphiques, photos et vidéos) de la Ve République. Un travail fort appréciable pour les révisions !

Et pour vous donner un avant-goût, voici une affiche conçue pour la campagne présidentielle de 1965. Elle est pas mignonne la Ve République ?

Anecdote du dimanche (15) – une galette très politique

Mantegna (Padoue 1431 - Mantoue 1506), Los Angeles, Paul Getty museumLa fameuse « galette des rois » qu’on mange (et qu’on remange et re-remange…) traditionnellement le 6 janvier est aujourd’hui vendue tout au long du premier mois de l’année, jusqu’à dégoûter les plus gourmands de la simple odeur de la frangipane…

Nous savons que la tradition remonte au moins aux Romains. A l’époque cependant, on l’appelait « gâteau des rois » et il était associé aux cultes du dieu Saturne. Les chrétiens s’approprièrent la cérémonie peu à peu et en firent une célébration de l’arrivée des trois mages venus apporter l’or, la myrrhe et l’encens au petit Jésus (comme le montre le tableau de Mantegna ci-contre). Le passage se fit sans douleur d’une culture à l’autre, on remplaça simplement les anciennes fèves des Romains par de petites figures de l’enfant Jésus.

Mais quelques siècles plus tard pourtant, lors de la Révolution française, notre chère galette faillit disparaître dans les abîmes du temps… Le député Pierre Louis Manuel affirma le 30 décembre 1792 devant l’Assemblée qu’un tel gâteau n’avait plus sa place dans une République, que sa célébration ne pouvait qu’être « anti-civique » ! Un tonnerre d’applaudissements lui répondit… La galette était bel et bien menacée de disparition. Mais les pâtissiers, ulcérés de se voir retirer une telle rentrée d’argent et appuyés par le peuple qui tenait à cette tradition (et à son gâteau), firent une pression terrible. L’Assemblée finit par reculer et proposa un compromis : on parlerait maintenant du « gâteau de l’Egalité », il célèbrerait la « fête du bon voisinage » et des bonnets phrygiens remplaceraient le petit Jésus ! Mais malgré toutes ces concessions, la réforme ne fut jamais réellement appliquée et la tradition du « gâteau des rois » revint fort vite.galette

Question subsidiaire à tous mes lecteurs (mais il faut répondre sans l’aide d’un quelconque moteur de recherches) : combien y avait-il de fèves dans les deux énormes galettes (pas moins d’1,20 m de diamètre) récemment découpées avec appétit par Nicolas Sarkozy en personne dans le palais de l’Élysée ?

La réponse se trouve dans les commentaires !

sources : http://www.canalacademie.com/La-galette-des-rois.html, Albert Soboul, Dictionnaire de la Révolution française, 1989 ; source photo : AFP ; tableau : Mantegna (Padoue 1431 – Mantoue 1506), Los Angeles, Paul Getty museum.

L'anecdote du dimanche (10) – Paul en pyjama

Paul Deschanel (1855-1922) fut Président sous la IIIe République. Bien qu’élu en février 1920 pour sept ans, sa présidence ne dura que sept mois ! Son nom, pourtant, est resté dans les mémoires… Que put-il faire de si extraordinaire en un mandat aussi bref ?

C’est au cours de la nuit du 23 au 24 mai 1920 qu’il accomplit les gestes qui marquèrent durablement les esprits des Français. A 4h58 (environ), alors qu’il est à bord d’un train le menant à Montbrison, le Président se penche par la fenêtre de son compartiment et, pour des raisons qui nous restent encore mystérieuses, tombe du wagon, vêtu de son unique pyjama. Heureusement, les trains roulent lentement à cette époque et Deschanel n’est que légèrement blessé à la tête. Il erre quelque temps et finit par rencontrer un cheminot nommé André Radeau. Ce dernier, on le devine, reste méfiant face à un homme ahuri, le visage tuméfié, qui l’aborde en pyjama au cœur de la nuit et prétend être le chef de l’Etat… Radeau le présente malgré tout à sa femme qui devine avoir affaire à un grand homme, « parce qu’il a les pieds propres ».

paul_deschanel-v

Deschanel est bientôt guéri mais la nouvelle de sa chute incompréhensible est vite relayée par les journaux et la rumeur enfle : « le Président est fou » ! Il monterait aux arbres, signerait des décrets du nom de Napoléon, recevrait des ambassadeurs totalement nu… Des chansons populaires circulent alors, se moquant ouvertement du Président :

« Il est dingo

Ça n’est pas rigolo

Il a un cachalot

Niché dans l’ciboulot »

Malgré tous les démentis, Deschanel est l’objet d’attaques continuelles et s’enfonce dans la déprime. Finalement, le 21 septembre 1920 au matin, la mort dans l’âme, il adresse sa démission au Parlement pour « raison de santé »…

source principale : Gonzague de Saint Bris, Les septennats évanouis, 1995 [un livre souvent amusant, mais pas toujours très rigoureux].

source de l’image : site de l’Assemblée nationale, http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/presidents/paul_deschanel.asp

2de 2 Pontus – pour vendredi 3 avril

Ceci s’adresse avant tout à ceux que nous n’avons pas encore vus sur scène, merci de leur transmettre le message si vous les voyez. Pour vendredi prochain, il est prévu que :

Babeuf réagira à la Constitution de 1795 et nous dira en quoi elle l’a mené à mettre en place sa Conjuration des Égaux

Manuel Histoire Seconde Belin, 1996

Bonaparte et Fouché devront nous présenter l’insurrection royaliste du 5/10/95 ou 13 vendémiaire (Fouché n’apparaît pas sur cette page internet, mais il était bien présent dans l’ombre, déjà à donner des conseils à Barras et à Bonaparte). En plus de l’insurrection en elle-même, ils devront nous présenter la façon dont Bonaparte en a tiré un grand profit politique. Il serait bon d’être assez fins pour faire comprendre que les deux, plus que des républicains convaincus, sont avant tout soucieux de se mettre du côté des vainqueurs.

2de 2 Pontus – La presse pendant la Révolution

Pour ceux qui doivent rédiger tracts et journaux, voici quelques exemplaires pris au hasard dans le fond de la BNF (Bibliothèque Nationale de France) dont une bonne partie est consultable en ligne. Vous pouvez bien évidemment vous en inspirer pour vos productions, aussi bien sur le fond que sur la forme. Je compte sur vous pour travailler en autonomie. Ceux dont les noms suivent doivent donc :

* trouver un thème opportun, correspondant au point de vue des personnages qu’ils incarnent

* m’envoyer dans la semaine qui vient des brouillons d’articles que je pourrais corriger (une centaine de mots au minimum)

* ne pas hésiter à proposer des approches originales en utilisant l’outil informatique – toutefois, ne faites surtout pas vous-mêmes les photocopies, je m’en charge.

– Pour Brissot et les Girondins (notamment Olympe de Gouges) : Le patriote français

Le patriote françois : journal libre, impartial et national / par une société de citoyens ; et dir. par J. P. Brissot de Warville

– pour Camille Desmoulins : Le Vieux Cordelier


– pour Hébert, le Père Duchesne


– Pour Marat, L’Ami du peuple.  Je n’ai pas trouvé d’exemplaire sur le site de la BNF, il faudra donc se contenter des extraits ici publiés.