Le DIMA, explications
18 02 20091. DIMA : Dispositif d’initiation aux métiers en alternance
2. « Le Dima (Dispositif d’initiation aux métiers en alternance) n’est pas quelque chose de nouveau mais simplement une appellation nouvelle. Le but est de clarifier le paysage du pré-apprentissage en fédérant tous les dispositifs existants (apprentissage junior, classe préparatoire à l’apprentissage). Il entrera en vigueur lors de la rentrée scolaire 2008. Xavier Darcos, ministère de l’Education Nationale, a fait état de ce nouveau dispositif dans la circulaire de préparation pour la rentrée 2008, déjà évoquée dans un précdent article (BO du 10/04/08).
L’apprentissage junior devrait être abrogé prochainement par le Parlement. Le Dima permettra à des élèves de collège âgés de 15 ans de découvrir un ou plusieurs métiers par une formation en alternance d’une année scolaire, tout en poursuivant l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences. Le public visé: les jeunes qui se destinent à la signature d’un contrat d’apprentissage à 16 ans. Le Dima devrait concernerenviron 10 000 jeunes par an (selon le ministère).
La principale différence avec l’apprentissage junior est que le Dima permet de respecter l’obligation de scolarisation jusqu’à l’âge de 16 ans. Il ne sera plus possible pour des élèves de 15 ans de signer un contrat d’apprentissage avec une entreprise. Les jeunes resteront donc exclusivement sous statut scolaire jusqu’à leurs 16 ans. L’autre élément important est la nécessité pour ces jeunes d’acquérir le socle commun.
Pour les élèves âgés de 14 ans qui ne seraient pas en mesure de suivre une scolarité habituelle au collège, il existe toujours les dispositifs d’alternance au collège. Ces élèves de 4ème en rupture peuvent passer quelques jours en lycée professionnel, en CFA ou encore en entreprise, tout en restant collégiens, précise l’entourage du ministre. À l’âge de 15 ans, ils pourront rejoindre les classes de Dima, implantées en lycée professionnel ou en CFA. Les cours seront assurés par les professeurs de lycée professionnel et les formateurs en CFA suivant le lieu d’implantation de la classe de Dima. » (explications empruntées sur le site du SNCL-FAEn Lorraine.
3. Exemplaire de dossier de candidature à une classe de DIMA proposé en format PDF par l’académie de Nancy-Metz.
4. Un article critiquant le DIMA :
http://www.sundep.org/spip.php?article494#forum852
5. Mon commentaire à l’article du SUNDEP :
Article faisant preuve d’un esprit obtu. Sortez de votre café pédagogique ! Je suis professeur de français, pas démissionnaire du tout, et professeur principal de 11 élèves de 4e en difficulté mais ne manquant pas de courage, mais qui sont en rage que la 3ed’insertion de notre collège soit supprimée, que la seule classe DIMA de la ville soit dans un autre établissement où 3 places leur sont peut-être réservées – on n’en est même pas sûrs, étant donné le mépris général dont l’ensemble de notre petit collège rural réunionnais fait l’objet. Dis donc, le rédacteur de l’article, crois-tu que le circuit électrique qui te permet d’allumer la lumière chez toi a été posé par un lecteur de Platon dans le texte ? Ou par un sombre abruti ? Et bien, ni l’un ni l’autre, figure-toi. Car j’ai depuis longtemps cessé de mesurer l’intelligence au nombre de diplômes. Mes élèves ont une intelligence qu’aucune leçon sur l’accord du participe passé ne mettra en valeur. Et pourtant, ils sont intelligents. Je pleure pour eux, parce que je vois que tout le monde se fout d’eux, que l’égalité à tout prix aboutit à l’injustice, que je n’ai rien à leur proposer. Finalement, nous mériterons la colère qui va nous tomber dessus. Votre site met en évidence mai 68 ? Je vous promets de beaux lendemains qui chantent avec une vraie révolte de tous ceux que vous méprisez autant. Voyez la Guadeloupe.
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