le marché de connaissances

La fin d’année approche et il n’est pas forcément difficile en toute dernière semaine d’organiser un marché de connaissances… Il faut seulement s’y prendre un peu à l’avance pour tout prévoir sereinement… Alors cet article revient à la mode…

Ailleurs nommé marché aux savoirs, ce moment est très important dans notre école.

Alors pour mieux vous expliquer, je vous conseille de suivre le déroulement ci-dessous. Un peu plus tard, j’ai publié de nouvelles images sur cet article -ci. 

Un marché se prépare au moins 15 jours à l’avance, voire plus si l’on souhaite inviter une autre école, une autre classe (ce peut être d’ailleurs l’occasion de rédiger une lettre d’invitation).

Lors d’un conseil, un élève ou le maître propose de préparer un marché de connaissance et incite les enfants à réfléchir à ce qu’ils voudraient partager avec les autres. Ils cherchent une activité dans laquelle ils pensent avoir acquis un savoir suffisant pour le transmettre à d’autres enfants. L’âge n’entre pas en ligne de compte. Même les GS se sentent à l’aise dans ce dispositif s’ils se sentent confiants, et non jugés par les autres.

Dans les semaines suivantes, les enfants vont devoir remplir petit à petit, une fiche de préparation de leur atelier (parfois avec l’aide d’un adulte). En équipe, dans mon école, les enseignantes balisent le temps prévu pour chaque atelier (15 minutes) et le nombre d’enfants qui travailleront en même temps à un atelier (3).

La fiche de préparation de l’élève recense le nom du stand, ce que les visiteurs vont apprendre, le déroulement de l’activité, et le matériel nécessaire (par exemple, de l’électricité, de la terre, des vélos etc …).

Une semaine avant le jour J, chaque enfant annonce le matériel dont il aura besoin pour que les enseignants aillent l’acheter avec l’argent de la coopérative, ou fassent appel à des familles (pour le prêt de vélos par ex). Chacun dessine, décalque, invente des feuilles qu’il colorie en vert, orange ou rouge; puis il conçoit une affiche de présentation de son atelier (avec un titre et un dessin pour les non lecteurs. Cela peut consister en un exposé pour les élèves de cycle 3) et un panneau de stand ouvert ou fermé.

Un plan d’occupation des locaux est alors élaboré. Celui ci, bien que très sommaire, a été fonctionnel (merci Annaïka pour ta présence d’esprit !)

Ensuite, il faut élaborer un planning de rotation des différents ateliers, en fonction de leur variété, des contraintes de locaux etc …

Pour cela, il faut partager les enfants entre visiteurs et animateurs. Pour 35 élèves, nous avons décidé de prévoir 3 temps de 3/4 d’heures pour environ 8 ateliers au choix (certains élèves étaient par 2 sur un atelier).

Ainsi, à raison de 15 minutes par atelier, chaque enfant pouvait tourner sur 2×3 soit 6 ateliers et ensuite être disponible 3/4 d’heure pour tenir son stand.

Avec un planning, c’est peut-être plus clair … 

Et voilà !

Il faut prévoir un encadrement suffisant surtout pour les activités sportives (pétanque, vélo, judo, gym) ou pour la cuisine (crêpes, roses des sables), mais parfois aussi pour baliser des enfants fragiles (à l’atelier couture ou découpage par exemple).

Nous faisons appel ponctuellement au conseiller pédagogique EPS, au représentant OCCE du département, à des parents bénévoles agrées par le directeur à cette occasion.

Il faut bien gérer le temps, et donner un signal de rotation des ateliers suffisamment fort pour que tout le monde l’entende malgré l’éparpillement des enfants.

Et pour le reste .. savourer, aller écouter aux portes, admirer les enfants à l’oeuvre, en train d’échanger leurs savoirs, tâtonner pour verbaliser une connaissance, argumenter pour convaincre, expliquer avec bienveillance, encourager …

Entre chaque stand, le visiteur obtient une feuille verte, orange ou rouge, pour valider son temps d’implication dans la tâche. Il doit coller sa feuille dans le grand arbre de connaissance qui se remplit eu fur et à mesure des échanges entre enfants.

A la fin de toutes les rotations, prévoir un temps pour « débriefer » avec tous et déguster les réalisations de l’atelier cuisine (tant que faire… pour fêter les anniversaires du mois de notre école !), observer la qualité des échanges entre enfants sur l’arbre de connaissances (nombre de feuilles rouges ou oranges).

Nous essayons d’organiser un marché de connaissance par trimestre ou bien à la fin de l’année quand on n’a pas d’argent pour sortir de l’école. C’est aussi un moyen de faire une journée festive quand certains élèves ne peuvent pas sortir de l’école. C’est un formidable outil pour évaluer le langage oral, écrit, le palier 6 et 7 (autonomie et initiative, mais aussi respect des règles de vie) que je vous conseille d’organiser!

Pour voir un exemple de déroulement, allez également voir chez Bruce Demaugé qui met en ligne une fiche de préparation formidable en cycle 3.