Les formes de discours

Toute mise en pratique du langage dans une activité écrite ou orale est appelée discours. On distingue 4 formes de discours :

* Le discours narratif rapporte un ou des événements et les situe dans le temps. Il permet donc de raconter des faits, une histoire… Il utilise des verbes d’action, des temps comme le présent ou le passé simple, et des connecteurs (indicateurs) temporels.

* Le discours descriptif vise à nommer, caractériser, qualifier un lieu ou un personnage. Il correspond souvent à une pause dans le discours narratif.  Dans un récit au passé, l’imparfait sera alors utilisé pour conjuguer des verbes essentiellement d’état. Des connecteurs spatiaux et des compléments circonstanciels de lieu ont un rôle prédominant.

* Le discours explicatif cherche à faire comprendre au lecteur une technique, un phénomène… Il est le plus souvent utilisé dans des textes documentaires, scientifiques, des notices de montage… Des connecteurs logiques articulent le discours.

* Le discours argumentatif valorise un ou plusieurs points de vue, une ou plusieurs thèses. Il permet de donner son avis, de le défendre et de tenter de convaincre le lecteur d’adhérer à son propos. Des connecteurs logiques articulent le discours.

Analyser les formes de discours, c’est :

1. Identifier les composantes de la situation d’énonciation : Qui parle ou qui écrit ? A qui ? Où ? Quand ?

2. Reconnaître les formes de discours qui dominent dans un texte, et leurs caractéristiques. On peut effectivement trouver diverses formes de discours dans un même texte, quelque soit son genre. Par exemple, un roman mêlera narratif et descriptif ; un article de journal mêlera narratif et explicatif, ou explicatif et argumentatif…

3. Prendre en compte la visée (l’intention, le but, l’objectif) du discours. Chaque forme de discours a une organisation spécifique (narrative, descriptive, explicative, argumentative) et une visée propre (raconter, décrire, faire comprendre, convaincre). Cependant, un texte narratif peut avoir une visée explicative, comme les contes et mythes des origines, ou encore argumentative, comme la plupart des fables de La Fontaine. Les choix d’écriture de l’auteur (statut et point(s) de vue du narrateur, lexique et niveau de langage, paroles rapportées…) sont alors des indices à observer.

4. Comprendre l’effet produit par la ou les formes  de discours du texte : persuader, dissuader, émouvoir, révolter, amuser, etc. L’effet produit diffère de la visée en ce qu’il fait appel aux émotions du lecteur. Ce ne sont pas des objectifs que se fixerait l’auteur pour modifier la vision de ses lecteurs ; ce sont les réactions que son texte provoque chez eux.

Source : Français en séquence, livre unique 3ème de chez Magnard

Bonne année !

Bon, d’accord, un peu en retard, et j’en viens donc directement au premier point de mon bilan de début d’année scolaire 2007-2008…

En relisant mon journal de bord de la rentrée, je m’aperçois que je n’ai pas évité les écueils qui me guettaient, à savoir la multitude de projets que je ne manque pas d’accepter… Du coup, un peu submergée et quelque peu désorganisée aussi… En vrac :

* Sorties :

- 6e2 et 3e5 : Ma collègue d’histoire et moi sommes allées visiter l’exposition de la BNF sur les héros (”de Achille à Zidane”, tout un programme !) et comptons les y emmener : ils travailleraient en binômes 6e/3e (si, si !), avec des objectifs différents bien sûr, mais “main dans la main”… ! A organiser, donc…

- 5e1 : Les Fourberies de Scapin en représentation au théâtre de Villepreux, un soir, avec ma collègue de français qui a les 3 autres classes de 5e. Heureusement qu’elle a pris l’organisation de cette sortie facultative, donc, en main (ainsi que celle du devoir commun d’ailleurs, merci !)

* Projets :

- 6e2 :

1. Correspondance, comme l’année passée, avec les CM2 de l’école voisine, pour écrire des contes en binômes CM2/6e, sur le principe des cadavres exquis, avec ”publication” et lecture à voix haute lors d’une rencontre à la clé. C’est sympa car, même si cela demande plus de travail qu’on n’espère, cette liaison génère une situation de communication stimulante autant pour les élèves que les professeurs. De plus, certains 6èmes ont participé au projet l’année dernière en tant que CM2…

2.Défi Dictées avec les autres 6èmes de l’établissement, à organiser (je compte sur l’aide du collègue motivé qui a lancé l’idée pour l’organisation…)

- 5e1 : Simulation globale, en interdisciplinarité avec l’histoire, sur les récits de voyage et les Grandes découvertes, à organiser

- 3e3 : A eu la chance d’être “sélectionnée” pour un Projet Artistique et Culturel autour des “Disparus” d’Argentine : des séances de danse sur les heures de cours des profs participant au projet (EPS, espagnol, histoire, éducation civique, français et documentation) pour monter un spectacle qui constituera la 1ère partie du spectacle de professionnels correspondant, “Arrabal”, toujours à Villepreux. Une classe difficile, de fortes têtes perturbatrices, mais un résultat prometteur pour l’instant.

Ne parlons donc pas du site du collège à alimenter, ni du cahier de textes électronique à apprivoiser (tout en remplissant la version papier quand même au cas où), ni des autres envies de travail interdisciplinaire, ni des multiples réunions (conseil pédagogique, de discipline, commission de vie scolaire, suivi d’élèves en difficulté…), et encore moins des punitions et autres retenues à contrôler parce que ces élèves ne travaillent décidément pas beaucoup… !

La 5e1 dont je suis PP se révèle très pénible ; moi qui pensais avoir moins de travail avec ce niveau…

Je n’ai pas changé de disposition les tables de ma salle de classe, mais le ferai l’année prochaine : encore un sujet de réflexion intéressant et important, car cela conditionne la gestion de la classe et le déroulement des cours.

Notre nouvelle principale nous a tous reçus en entretien individuel à l’occasion de la notation administrative. Elle souhaite mettre en place de nombreux changements pour la fin de l’année scolaire et les années à venir, notamment pour répondre aux exigences ministérielles d’aide au travail le soir. Cela soulève bien des débats, de plus en plus houleux, et fera l’objet d’un prochain article…

Le traitement du temps dans un récit

La notion de temps

Le temps chronologique est divisé en 3 époques : passé, présent, avenir.

Le temps verbal (grammatical) est celui que l’on conjugue. Il exprime naturellement le temps chronologique, mais aussi l’aspect et la modalité.

Un récit se caractérise toujours par une organisation du temps à 2 niveaux : le temps de l’histoire et le temps de la narration :

1) Le temps de l’histoire

Il correspond à l’époque où se déroulent les événements, avec leur chronologie et leur durée. Il est marqué par les indicateurs de temps, appelé aussi connecteurs temporels.

2) Le temps de la narration

a. L’ordre du récit

Le retour en arrière # L’anticipation

b. Le rythme du récit

* Le sommaire (ou résumé)

* L’ellipse (=saut dans le temps)

* La pause (souvent descriptive, elle est comparable à un arrêt sur image)

* La scène (les événements en temps réel)

Les différents points de vue narratifs

Il faut tout d’abord distinguer le statut du narrateur (1ère personne : il fait partie de l’histoire ; 3ème personne : il n’en fait pas partie) et le point de vue narratif.

Il existe 3 points de vue narratifs différents :

A la 3ème personne :

1) Le point de vue externe

Le narrateur, témoin étranger à l’action, s’en tient aux apparences extérieures. Il reste neutre et aussi objectif que possible. On compare souvent ce point de vue à celui d’une caméra.

2) Le point de vue interne

Les événements sont perçus à travers le regard, la sensibilité et le jugement d’un personnage derrière lequel le narrateur s’efface. Le lecteur entre alors dans la peau de ce personnage et vit les événements comme lui.

3) Le point de vue omniscient

Dans ce cas, le narrateur ne se situe nulle part. Il sait tout sur l’intrigue et les personnages. Il fait alors fréquemment partager au lecteur son savoir, intervient pour donner son opinion et ses commentaires, et joue avec le traitement du temps (ordre et rythme du récit : voir synthèse suivante).

A la 1ère personne :

Le point de vue est alors interne.

La poésie engagée

1. Définition

Articles du Petit Robert :

Engagement = (sens n°10) (1945) Acte ou attitude de l’intellectuel, de l’artiste qui, prenant conscience de son appartenance à la société et au monde de son temps, renonce à une position de simple spectateur et met sa pensée ou son art au service d’une cause.

Engagé = (1945) Mis par son engagement au service d’une cause. Le poète, de même que l’écrivain, le chanteur, le peintre,… peut, dans un contexte historique précis (guerres de religion, guerres mondiales, périodes de misère sociale,…) décider de mettre son art au service d’une cause. On parle alors de poésie engagée.

La poésie engagée est toujours ancrée dans la réalité, dans l’Histoire. On trouve donc souvent des noms de lieux, de personnes, et des dates.

Ex : « Napoléon Bonaparte » dans « Souvenir de la Nuit du 4 » de V. Hugo

« C’est Hitler, C’est Goebbels » dans « Le Legs » de R.Desnos

2. Caractéristiques formelles

La poésie engagée met en jeu des symboles, des personnifications, des allégories. Elle incarne les idées par des images concrètes.

Ex : L’allégorie de la liberté chez Eluard

Les figures de style : hyperboles, métaphores, comparaisons,.. sont nombreuses, et utilisées dans une démarche argumentative, afin de solliciter l’imagination et la sensibilité du lecteur pour susciter son émotion et son adhésion.

Le rythme et le jeu sur les sonorités sont particulièrement importants dans un poème engagé : la reprise d’expressions ou de structures syntaxiques (répétition et anaphore), les rejets et les enjambements, les parallélismes et les oppositions, les assonances et les allitérations, créent un dynamisme musical qui facilite la mémorisation et la diffusion des textes. Ces caractéristiques se retrouvent dans le poème classique (« Le Legs » de Desnos).

3. Thèmes

Le poète prend la plume lorsque les droits de l’homme sont bafoués dans différents domaines :

  • religieux (intolérance, fanatisme)
  • social (injustice, inégalité, misère, racisme…) : V.Hugo dénonce le travail des enfants dans « Mélancholia »
  • politique (guerre, dictature, violence…) : durant la 2ème GM, de nombreux poètes ont refusé l’indifférence et le silence face au nazisme ; ils ont parfois pris le risque physique de résister jusqu’à y laisser leur vie (R.Desnos).

4. Visées

Le poète engagé vise à :

  • révéler la réalité, témoigner, dénoncer
  • transmettre un message d’espoir
  • convaincre les hommes d’adhérer à une cause, défendre des valeurs
  • faire agir
  • mettre en garde contre l’oubli, rendre hommage

Pour atteindre ces objectifs, le poète engagé doit :

  • toucher la sensibilité du lecteur : l’émouvoir, l’indigner
  • toucher l’esprit du lecteur : le faire réfléchir, l’amener à une prise de conscience

Progression annuelle en 3ème

1) Le récit, la narration

OBJECTIF GÉNÉRAL : Revoir et approfondir toutes les caractéristiques du discours narratif.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Découvrir différents genres littéraires narratifs.

Repérer les caractéristiques générales de la nouvelle.

Distinguer nouvelle et roman.

2) Nouvelles à chute

OBJECTIFS GÉNÉRAUX : Découvrir la notion de chute et en comprendre le fonctionnement.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

  • Revoir les caractéristiques de la nouvelle.
  • Écrire un récit à chute.

3) Théâtre : Histoire et genres

OBJECTIF GÉNÉRAL : Reconnaître différents genres théâtraux.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

  • Apprendre le vocabulaire du théâtre dit « classique ».
  • Étudier l’art de la mise en scène : du verbal au visuel.
  • Découvrir l’histoire du théâtre.
  • Aborder les registres (=tonalités) littéraires.

3) Antigone de Jean Anouilh

OBJECTIF GÉNÉRAL : Aborder le théâtre contemporain par l’étude d’une œuvre intégrale.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Réactiver les connaissances sur le théâtre.

Repérer les spécificités du théâtre contemporain.

Comprendre comment des situations d’argumentation peuvent construire le tragique.

Consolider les acquis en analysant une situation d’argumentation.

5) La poésie lyrique

OBJECTIF GÉNÉRAL : Définir la poésie et le lyrisme pour comprendre et lire la poésie lyrique.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Découvrir des textes porteurs de références culturelles : ensemble de textes poétiques du XIXème et du XXème siècle.

S’initier à la lecture critique d’un texte poétique, à son interprétation.

Maîtriser des outils stylistiques et grammaticaux permettant cette interprétation.

Dans le cadre de “l’expression de soi”, travailler l’expression de la sensibilité, savoir faire partager une émotion.

Acquérir un vocabulaire plus abstrait : celui des sentiments, notamment.

6) L’autobiographie

OBJECTIF GÉNÉRAL : Travailler sur l’écriture autobiographique avant d’étudier une œuvre complète (un roman autobiographique).

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Créer des attentes de lecture.

Faire surgir des caractéristiques de textes autobiographiques.

7) Stupeur et tremblementsd’Amélie Nothomb

OBJECTIF GÉNÉRAL : Lire une œuvre intégrale contemporaine et autobiographique.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

  • Découvrir le style d’un auteur.
  • Débattre sur la condition de la femme et les conditions de travail au Japon.
  • Découvrir une autobiographie d’un genre nouveau.
  • Comparer une œuvre littéraire avec son adaptation cinématographique.

8) Le discours argumentatif : convaincre par l’image et le texte

OBJECTIF GÉNÉRAL : Aborder l’argumentation de façon concrète, notamment par le biais de la publicité.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Identifier l’argumentation dans un texte narratif.

Rédiger un texte argumentatif.

Analyser une image publicitaire, en partant notamment de la situation de communication.

Les figures de rhétoriques, dans l’image et dans le texte.

9) Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo

OBJECTIF GÉNÉRAL : Lire une œuvre intégrale argumentative.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

  • Distinguer les différents genres littéraires qui se croisent dans ce récit.
  • Revoir la construction et le fonctionnement d’un texte argumentatif.
  • Être capable de rédiger un paragraphe argumenté.
  • Explorer le thème de la dénonciation de la peine de mort.
  • Maîtriser les procédés oratoires.

10) La poésie engagée

OBJECTIF GÉNÉRAL : Découvrir des textes poétiques ayant pour vocation de dénoncer.

OBJECTIFS SECONDAIRES :

Axer les études des textes autour d’un thème : la guerre.

Revoir le discours poétique : versification et figures de style.

Passer de l’identification des procédés langagiers à leur interprétation.

Étudier l’implicite à travers l’argumentation.

Acquérir de l’autonomie dans la lecture analytique.

Acquérir de l’autonomie dans la prise de notes.

Si une de ces séquences vous intéresse,

n’hésitez pas à me la demander 

puis à m’en donner votre avis !

Rentrée

Ravie de rentrer ! Même si je ne le crie pas trop fort auprès de mes collègues…

Pré rentrée : de nouvelles têtes, jeunes, sympathiques ; un emploi du temps (provisoire) satisfaisant, même si j’ai souvent mes classes, quelles qu’elles soient, deux heures d’affilée…

Je suis bien organisée ; j’espère que ça durera et que je ne me laisserai pas, entre autres, submerger par de multiples projets : ma spécialité…

Rentrée avec les 5èmes dont je suis PP : RAS de notable pour l’instant. J’y suis allée de mon petit discours sur la nécessité de consolider ses bases et d’apprendre à travailler de manière autonome pour “affronter” plus tard la 4ème. Je ne les lâcherai pas scolairement : suivi de fer ! Si j’ai aimé être PP de 4ème l’année dernière, je le suis également avec des 5èmes car ce niveau demande moins de travail, à part gros soucis. Avec mes deux classes de 3ème, ce temps m’est précieux.

Après avoir vu trois de mes quatre classes et leur avoir présenté l’année, je m’aperçois que je suis plus sûre de moi dans ces entrées en matière.

J’ai envie de changer la disposition de ma salle de classe mais, comme je n’ai pas pris le temps d’y réfléchir, je l’ai de nouveau laissée en frontal. Puis-je changer en cours d’année de façon pertinente ? Quelle disposition adopter ? Celle optée par ma collègue d’histoire (nous avons nos quatre classes en commun !) est séduisante (groupes avec tables en L, par exemple) ; mais ma salle est bien plus grande que la sienne et je ne suis pas sûre que cela fonctionne…

Une année de changements positifs et de remise en question s’annonce, jusque dans l’arrivée d’une nouvelle principale. Nous aimions beaucoup l’ancien chef d’établissement, mais celle-ci semble plus axée sur le pédagogique, ce qui est bon signe.

BONNE RENTRÉE A TOUS !

A quoi vont ressembler nos nouvelles séquences ? (2)

Le débat est relancé, même si aucun document officiel ne vient l’alimenter.

Cette question a été posée sur la liste Weblettres et il semblerait que je me sois emballée pour la plupart de mes collègues. En effet, il ne s’agirait que d’officialiser ce que nous faisons tous déjà plus ou moins chacun de notre côté ; à savoir des “séances décrochées” pour la langue.

J’avais bien compris qu’il n’était pas question de recloisonner mais, a prori, il faut garder ce lien entre les séquences et la langue, ce qui me semble judicieux. Toutefois, il nous manque toujours les directives pour effectuer harmonieusement ces liens, tout en faisant des “leçons de grammaire à part entière”.

Retour à la case départ ? A ce casse-tête : la place de la langue dans la séquence ?

J’ai le projet de “décrocher” réellement les séances de langue, tout en annonçant en séquence le point à étudier quand il se présente.

Je voulais fixer une heure en semaine A et deux heures en semaine B pour ces séances de langue, qui auront leur progression propre, beaucoup plus cohérente. Mais certains de mes collègues pensent à juste titre que ce cadre trop rigide amènerait à continuer une séance non finie la semaine suivante, par exemple. J’aimerais effectivement éviter cela, mais aussi donner de la rigueur à cette heure et demie de langue par semaine, rigueur que j’avais du mal à conserver les années précédentes.

Qu’en pensez-vous ? Que comptez-vous faire ? Merci pour vos lumières.

Une évaluation en 5ème : L’énonciation

 

L’énonciation

Mémorisation : Restituez la définition des notions suivantes : l’énonciation, un énoncé, la situation d’énonciation.

Application : Lisez l’énoncé suivant.

« Chers concitoyens,

Par cette lettre, je vous informe des déclarations prises le 3 décembre dernier par le conseil municipal que je préside pour améliorer le cadre de vie de notre ville. Nous avons été attentifs à vos remarques concernant la circulation au cœur de notre cité, le manque d’espaces verts, l’insuffisance des équipements sportifs et plein air et la sécurité aux abords des écoles. C’est pourquoi nous avons adopté les mesures suivantes. »

Qui en est l’émetteur ? Qui en est le destinataire ? Résumez en une phrase le message qu’il contient.

Réinvestissement : Imaginez et écrivez une suite et fin à cet énoncé, en conservant la même situation d’énonciation, en environ 10 lignes.

Des exercices de grammaire en 3ème : Les reprises

Les reprises nominales et pronominales

EXERCICE D’IDENTIFICATION

Relevez toutes les reprises du nom Lolita. En quoi peut-on dire qu’elles mettent en place une ambiguïté dans le texte ?

Lolita se redressa, observa monsieur Robert de ses grands yeux gris-bleu. Depuis qu’il était rentré de sa promenade, elle le trouvait un peu bizarre. Sans retirer sa veste, il s’était assis dans le grand fauteuil de cuir éraflé, devant la fenêtre, et caressait machinalement sa pipe éteinte avec ses doigts, fixant la mer d’un œil vague, marmonnant sans cesse dans sa barbe.

Et il ne lui avait même pas servi son petit-déjeuner ! Elle se leva pour aller le voir. Elle n’avait pas toujours appartenu au vieux détective du Palace Hôtel. Alors, elle se frotta énergiquement, en ronronnant.

Romain Slocombe, Le détective du Palace Hôtel

EXERCICES DE TRANSFORMATION

n°3 et 5 p.59 de Grammaire pour les textes.

EXERCICES DE CRÉATION

Cherchez les noms génériques qui conviennent pour compléter les phrases suivantes.

1. Sur la table étaient éparpillées une marguerite, deux pensées et quelques roses.

Ces ______________________ étaient encore fraîches.

2. Mme Duchmol acheta au marché une salade, un chou, quelques carottes.

Elle estimait que les ____________________ étaient bons pour la santé.

3. L’homme observa longuement la vitrine dans laquelle se trouvaient différentes espèces de hannetons, deux ou trois coccinelles et une grosse chenille.

Il adorait les __________________ !

4. Il possède une étonnante collection : des furets, un renard, des loutres et même un sanglier.

Tous ces _______________________ empaillés sont présentés dans un lieu protégé.

5. La conférence de presse donnée par Amélie Moresmo et Laure Manaudou commencera à 16 heures.

Les deux _________________ vont répondre aux questions des journalistes et commenter leurs brillants résultats.

2)      Inventez une ou deux périphrases désignant chacun des personnages suivants. Cherchez dans un dictionnaire des noms propres ceux que vous ne connaissez pas.

1. Hercule Poirot : _____________________________________________________________________

2. Harpagon : _________________________________________________________________________

3. Marie Curie : _______________________________________________________________________

4. Gandhi : ___________________________________________________________________________

3)      n° 6 p.59 de Grammaire pour les textes. Consignes supplémentaires :

Votre texte fera environ 8 lignes.

N’oubliez pas de souligner les différentes reprises, et de noter la légende des couleurs utilisées.