Lettre D’Oscar     

Cher Dieu,

 Aujourd’hui tout s’est bien passé, Mamie-Rose m’a fait rire et m’a expliqué «  comment résonne une fille »… Enfin tu comprends.

Et la merde est arrivée, j’ai eu des problèmes notamment avec mes parents, ils ont été mis au courant de ma nuit passée avec Peggy-Blue et je peux te dire que j’ai passé un sale quart d’heure.

Il faut que je te raconte ! Ça a commencé violemment:

 Mon père : – Oscar ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire avec cette Peggy …?

 Direct « Même pas un bonjour. Comment tu vas? … »

Et là j’ai répondu : – OK, ça y est, ils ont eu besoins de tout dire ? Ça leur apporte quoi ? C’est qu’une bande de cons, c’est tout.

 A ce moment-là, j’avais compris qu’il ne fallait pas que je dise ça alors des larmes sont montés dans mes yeux, mais elles n’ont pas coulé.

Mon père : – Tu te fiches de nous ou quoi ? Explique-nous pourquoi, tu n’as pas l’âge.

Ma mère: – Nom de dieu, mais qu’est-ce qu’il t’arrive Oscar ?

Moi: – Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Mais c’est plutôt qu’est-ce qu’il vous arrive ? Vous faites une histoire juste pour cette nuit-là… Mais je vais vous le dire tout de suite. Maintenant je déballe tout et je m’en fiche de ce que vous pensez de tout ça. J’ai dormi avec elle parce que la nuit, il y a des fantômes et Peggy crie le soir, seulement quand je lui ai dit que je pensais que c’était elle, Peggy m’a dit qu’elle croyait que c’était moi. Alors j’ai tout de suite compris qu’on pensait l’un à l’autre. Ensuite elle m’a proposé de dormir avec elle et j’ai dit oui. On a parlé toute la nuit et fait plein d’autres choses, que ça vous plaise ou non. J’aime Peggy-Blue parce qu’elle n’est pas comme les autres, elle n’est pas conne et de plus sa peau bleue l’embellit. Et en plus je vais sur mes trente ans donc il faut que je profite de la vie, la mienne est courte. Alors maintenant, si vous ne comprenez toujours pas, cela n’est pas de ma faute, OK ? Je fais ce que je veux de ma vie, j’ai passé la majorité.

Mon père: – Oscar tu vas pas bien, tu n’as pas trente ans! Et t’as vu comme tu nous parles ? Tu nous prends pour tes amis ou quoi ? Je te signale qu’on est tes parents, parle encore une fois comme ça et ça va très mal aller pour toi.

Moi: – De toute façon vous ne comprenez jamais rien !

Mes parents se sont regardés avec une tronche, t’aurais dû voir !

Ma mère: – Oscar nous t’aimons et voulons ton bien, il aurait fallu que tu demandes et on aurait pu éviter de se disputer comme ça.

Moi: – Non ça n’aurait rien changer du tout, ils auraient dit non de toute manière parce que si tout l’hôpital fersait ça ce serait le bordel tous les soirs…

Ma mère: – Bien sûr mais sûrement qu’ils auraient fait une exception pour toi.

Moi: – OK… Vous me voulez pas hein ?

Mes parents: – Non ne t’inquiète pas mais il faut que tu comprennes qu’avant de faire quelque chose, demande.

Moi: – Passionnant votre vie.

Ma mère: – Oh non, tu vas arrêter maintenant d’être insolent avec nous!

Je me suis mis à rire nerveusement.

Mon père: – Ce n’est pas drôle du tout !

Moi: – OK, mais n’empêche que j’ai eu raison de dormir avec Peggy, ma future femme.

Mon père: – Oscar arrête ce jeu, non tu as eu tort et c’est pour ça qu’on est là et que nous en sommes toujours au même point.

Moi: – J’aurais dû demander je ne l’ai pas fait, et alors ??! C’est bon lâchez-moi j’ai compris la leçon !

Mon père: – Si tu le dis fils je te crois mais refais jamais ça !

Moi: – OK OK, pas de problème. Super la journée !

Mon père a continué avec ses « arrête », mais il a que ça à dire ou quoi ?

Mon père: – Bon viens là je ne t’en veux plus, vu que tu as compris.

J’ai souri mais j’étais toujours énervé.

Ma mère: – On t’aime très fort Oscar.

Moi: – Moi aussi.  

Ensuite mes parents m’ont fait un câlin et on s’est réconcilié. Je suis bien content que tout soit terminé.

Dieu, j’aurais quand même voulu que mes parents me fassent pas la morale mais bon d’un côté ils ont eu raison de l’autre c’est toujours pareil. Voilà je t’ai tout dit dans les moindres détails, j’ai honte mais j’assume. A demain ! Je sais que tu sais que je te parlerai de Peggy.

P-S: J’espère vraiment qu’un jour tu verras Peggy. Et mes parents avec leurs têtes…

Bisous, salut.

Oscar.

Katia.

     

Cher dieu,

Aujourd’hui mes parents sont venus à l’hôpital pour discuter de l’incendie avec Peggy blue … enfin moi je pense qu’il y vont un peu fort avec leur connerie d’incendie… Enfin toujours est-il que mes parents sont arrivés dans ma chambre suivis par le docteur Düsseldorf et l’infirmier de nuit.… ils avaient tous une drôle de tète.. O.K, je vais mourir, mais pas la peine de me prendre pour un pauvre petit condamné qui a peur de ce qui l’attend… moi j’ai trente ans, alors je fais ce que je veux !!
Mes parents ont continué à me fixer comme si j’étais la 6ème merveille du monde et que je tombais en ruine… Le docteur Düsseldorf et l’infirmier sont sortis de la pièce avec leur pas sec et silencieux qui me donnait la chair de poule… je vis alors mamie rose dans le couloir, elle me regardait et je compris que l’étrangleuse du Languedoc viendrait à ma rescousse en cas de besoins…
- Oscar… tu sais… a commencé avec une voix de canard étouffée mon père : il avait la chic pour faire de grands discours sur la vie.
- C’est bon, ton discours à la con tu te le gardes pour toi !

- Oscar, nous ne voulons pas t’énerver mais comprends bien ce que tu as fait !!
- Et qu’est-ce que j’ai fait ?!
- Pour ton amie avec qui tu as dormi voyons !
Quand mon père s’énerve, ça torche sec ! Ma mère a ensuite pris le relai. Moi j’approche de mes ternte ans alors leur leçon de vie, j’aurais aimé  laleur retourner !
- Mais pourquoi on aurait pas le droit… hein?! En plus on devait se protéger !
- Se protéger de quoi, Oscar ?!
- Bah des fantômes de l’hôpital.
C’est ça le problème avec mes parents, ils pensent à pleins de trucs sauf au principal…
- Mais ça n’existe pas crétin ! Ne joue pas à l’enfant !
- Ce n’est pas que ça ! C’est aussi parce que quand elle redeviendra rose, elle quittera l’hôpital et je ne la verrai jamais plus …
A ce moment-là, il y a eu comme une sorte de grand blanc… mes parents se sont regardés et comme la dernière fois, ils se sont dégonflés… mais à ma grande surprise ma mère a enchainé :
- On le sait mais comprends bien que ce que vous avez fait n’est pas autorisé !
- Mais je m’en fous du règlement, je veux juste être avec Peggy moi !
-Et pourquoi est-elle si importante pour toi hein ?! Mon père n’était apparemment pas très heureux et je voyais bien que la moutarde lui montait au nez.
- Bah parce que je l’aime bien, tout simplement, c’est juste madame Gommette qui a fait son show parce qu’elle n’avait personne sur qui crier !
- Mais même Oscar !
Je ne sais pas ce qui m’a pris, après, mais j’avais juste envie de les emmerder…
- Et qu’est-ce que ça vous fait à vous ?! Vous n’étes jamais là ?
- Et bien…
- Et oui !! Il n’y a rien de «gênant»,on voulait juste passer la nuit ensemble parce qu’on s’aime bien, que l’on voulait passer du temps ensemble et aussi pour se protéger !
Mes parents ne savaient plus quoi dire .… en même temps, il n’y avait rien à dire.
Ensuite mes parents m’ont embrassé et se sont en allés, je pense qu’ils ont bien compris ce qu’il y avait entre Peggy et moi… mais je suis assez triste car m’dame Gommette va faire la garde devant la chambre de Peggy pour éviter que j’y retourne… Je vais arrêter d’écrire car le crayon s’alourdit à chaque mot …
Bisous
Oscar
P.S : Je n’ai pas particulièrement de vœu à te faire, je te laisse au repos aujourd’hui mais ne m’oublie pas pour autant.

Marie G.

 

Oscar     

Cher Dieu

Comme d’habitude, je vais te raconter ma journée, j’étais à l’hôpital, je m’ennuie trop là-bas, c’est si chiant ! Mais heureusement il y a Peggy Blue, sinon ça serait encore pire, d’ailleurs je dois te raconter ce qui s’est passé cette nuit, c’était trop génial, au début j’osais pas aller dans sa chambre, j’avais la frousse, mais j’y suis allé, j’ai dormi avec elle, c’était genre pour monter la garde, mais non, j’ai vraiment dormi avec elle.

J’arrivais pas à y croire, c’est un truc de fou, c’est même elle qui me l’a proposé, cette nana est géniale, je l’aime tellement ma Peggy Blue !

J’étais aux anges mais le problème c’était le lendemain matin, quand la folle d’infirmière nous a retrouvé tous les deux dans le même lit, c’était le pompon ! Elle s’est mise à gueuler super fort sur nous, mais heureusement, ‘il y avait Mamie Rose pour nous sauver…

Mais c’est pas tout, l’infirmière a appelé mes parents, eux aussi ils m’ont engueulé mais franchement ça s’est quand même bien terminé.

Tients, je vais te dire la conversation dans les moindres détails, je m’en souviens comme si ça s’était passé il y a deux minutes :

- Mais Oscar, où avais-tu la tête ? Qu’est-ce qui t’a pris de faire cette bêtise, tu n’as que 10 ans mon fil.

- Mais oui papa je sais, mais je suis tellement amoureux d’elle, de toute façon tu peux pas comprendre, t’es nul.

- Quoi ? Change de ton tout de suite, je te le répète : je suis ton père tu n’as pas à me parler comme ça, si je te reprends encore une fois à me parler comme ça, ça va très mal se passer !!!

 - Mais tu peux pas comprendre quand même, je vais bientôt mourir, fallait bien que je dorme avec elle un jour, parce que ça sera la première et dernière fois que je passerai une nuit avec elle.

- Oui ça c’est vrai aussi mais encore, si tu avais demandé à l’infirmière l’autorisation, ça se serait mieux passé.

- Mais non, l’infirmière autorise jamais les personnes à aller dormir chez les autres, ça serait trop le bordel sinon. Et en plus je voulais la protéger des fantômes.

C’est à ce moment-là que mon père s’est mis à ricaner.

- Mais pourquoi tu rigoles ? Moi je ne trouve pas ça marrant, c’est chiant quand t’es comme ça, tu m’engueules alors que j’avais de bonnes raisons de dormir avec Peggy et après tu rigoles.

- Parce que je trouve ça mignon bien que tu aies désobéi à tout le monde.

- C’est vrai papa, alors tu n’es plus fâché contre moi ?

- Non, parce que je me dis que c’est vrai tout ce que tu dis, tu n’as pas tord, mais quand même tu aurais pu nous en parler à ta mère et moi, et pas faire ça en douce.

- Oui d accord, je le ferai la prochaine fois.

Tiens, voilà, c’est à ce moment-là que ma mère est arrivée, elle était au travail.

- Oscar, je viens d’apprendre ce qui c’est passé, tu n’as pas honte?

- Mais maman ça se fait pas, papa ‘déjà engueulé, ça suffit, j’ai compris

Ma mère a regardé mon père, l’air furieuse.

- C’est bon Oscar, arrête de parler comme ça à ta mère.

- Mais non, mais roh, pff, ça m’énerve, j’ai compris la leçon.

- Stop j’ai dit, c’est tout !!

N’empêche j’étais trop content, parce que je me suis dis qu’ils allaient peut-être demander

à l’infirmière si je pouvais dormir avec Peggy. Mais j’ai quand même bien compris la

leçon.

 

Voilà Dieu je t’ai tout raconté, j’avoue, j’étais pas très fier de moi, parce que mes parents ont raison, j’ai désobéi à tout le monde. C’est fini, je recommencerai plus, mais par contre, je ne regrette rien, parce que c’était génial cette nuit avec ma Peggy.

Bon je te laisse à demain pour de nouvelles aventures !!!!

 

P.S: Faudrait que tu viennes nous rendre visite un peu, ça seraittrop génial de te voir, tu me verras et tu verras Peggy.

Bisous

Oscar

Léna

Oscar et ses parents     

Cher Dieu

Comme d’habitude, je suis tout seul dans ma chambre mais heureusement j’ai Mamie Rose et Peggy Blue, sinon je ne m’en sortirais pas, enfin bref… Je vais te raconter ce qui s’est passé hier soir.

J’étais en train de dormir quand soudain Peggy Blue cria « AAAAAAAAAAAH », je me suis vite précipité dans sa chambre. En fait, ce n’était pas elle, c’était Bacon mais il a cessé de gémir au bout d’un moment. Il y eut un long dialogue entre nous et soudain elle m’a dit : « tu veux dormir avec moi ? » alors j’ai dit oui et puis plus tard nous avons dormi ,dans son lit, tous les deux, c’était génial. Ensuite un peu plus tard dans la matinée, une infirmière arriva dans notre chambre. Elle cria comme une dingue, elle disait «AAAAAAAAAAAH, quelle horreur ! », elle a direct appeler le docteur Düsseldorf et mes parents. Les infirmières m’ont tout de suite saoulé avec ma maladie, il m’ont dit « Tu ne dois pas être dans le même lit que Peggy Blue… » et tout à coup j’ai vu mes parents entrer dans l’hôpital et discuter avec les médecins. Un peu plus tard, mes parents arrivèrent dans ma chambre. Je vais te raconter ce qui s’est passé :

- Mais qu’est-ce qu’il t’a pris, Oscar ?

- Je suis amoureux de Peggy Blue !

- Qui est cette Peggy Blue ?

- On l’appelle Peggy Blue car elle a un problème aux poumons alors elle est devenue toute bleue.

- Mais enfin Oscar, sois réaliste enfin, tu ne peux pas dormir avec cette Peggy Blue avec ta maladie !

- J’en n’ai rien à faire de cette maladie de merde, de toute façon je vais bientôt mourir.

- Nous nous sommes faits du souci pour toi.

- Qui ça « nous » ?

- Les médecins, moi, ton père et les parents de cette Peggy Blue aussi, tu as pensé à eux ? Le mal que tu peux leur faire ?

- De toute façon, je suis marié avec elle.

- QUOI ?

- Vous pouvez rien y faire de toute façon…

- C’est pas parce que tu as décidé que tu allais te marier que ça va se faire, crois-moi !

- Bah si ! …

Bon bah voilà, je crois que ça sera tout pour aujourd’hui, je suis un peu fatigué alors je vais me coucher. Salut à demain.

A demain, bisous,

OSCAR

PS: S’il te plaît,  fais Peggy et moi garde sa couleur bleutée.

Florian

Oscar et ses parents     

Cher Dieu,

Aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans et mes parents sont venus tôt. C’est à cause de ces infirmières qu’ils sont arrivés, furax. Ils sont arrivés dans ma chambre en courant sans dire « Bonjour » à tout bout de champ comme d’habitude. Quand ils ont passé la porte, il se sont mis à me hurler dessus, un peu comme les infirmières tout à l’heure.

« C’est bon, pas la peine de gueuler ! »

Ils se sont arrêtés et ma mère a dit:

« Pourquoi tu sors de ton lit pour pour aller dans un autre, surtout que c’était une fille, alors que tu en as embrassé une autre?

- D’abord je ne l’ai pas embrassé, j’ y étais obligé. Et puis, j’aime Peggy.

- Hein ?!

- Bah oui. La Chinoise, elle, c’était un malentendu. Et, Peggy, elle aussi, elle m’aime.

- Ah bon ? Mais, en fait, Peggy, qui est-ce ?

- C’est l’enfant Bleue. Moi, je l’aime bien en bleue, j’ai pas envie de cette opération pour qu’elle devienne rose.

- Mais Oscar, c’est …

- Mais au fait, pourquoi vous êtes là ? Allez, hop hop hop, du vent !

- Mais Oscar, nous sommes tes parents, voyons !

- Si en plus vous m’empêchez de rester marié avec Peggy, alors là vous ne serez plus jamais mes parents.

- MARIE !?!

- OUI !?! Moi aussi je peux crier, ( moi au moins j’suis pas sourd.)

- Tu es en train de rigoler ?

- Non. On a fait tout ce que font les mariés : on s’ est embrassé, on est allé dans le même lit …

- QUOI !?!

- MAIS C’EST BON, FERMEZ LA !!!

- Mais tu n’as que …

- Que … ( quelle heure il est ? ) trente-sept ans.

- Euh …

- Oui.

- Bon, si tu veux, on ne voulait que ton bonheur.

- Oui c’est bien. ( mais mon bonheur à moi, c’est que vous partiez. )

- Au revoir Oscar!

- Adieu ! Passez une sale journée !

En tous les cas, j’ai appris une chose : mes parents ne veulent que mon bonheur. Mais quand on a des parents cons c’est dur. Bon Dieu, Toi, tu me fais mon bonheur.

A demain

Bisous,Oscar

P.-S.: Je voudrais que mes parents ne viennent pas pour me crier dessus, c’est tout.

Yacine

Les parents ne comprennent pas grand chose     

Cher Dieu,

Aujourd’hui c’est dimanche, le jour où mes parents viennent. Pour tout te dire, je n’étais pas pressé qu’ils soient là.

Ce matin, parce que mes parents ne viennent qu’en début d’après-midi, j’ai déjeuné avec Mamie-Rose qui m’a dit que l’infirmière-chef avait prévenu mes parents de là où j’avais passé la nuit. Mais ça, pas besoin de te le dire, je l’ai déjà fait dans ma dernière lettre.

Ce dimanche après-midi, je crois, était le pire de ma vie… Mes parents arrivèrent de mauvaise humeur. Je craignais le pire.

« - Où as-tu la tête Oscar ?

- J’aime Peggy Blue et ça, vous ne pourrez rien y changer !

- Peut être… Mais tu sais que tu n’as pas le droit de dormir dans sa chambre.

- De toute manière, je suis grand maintenant « , je vérifiais l’heure,  » Oui, j’ai 30 ans passés !

- Ce n’est pas une question d’âge ! « 

Maman commença :

 » – Tu sais, Oscar…

- Je me suis marié avec elle, là vous ne pouvez plus rien faire ! « 

A ce moment-là, ils sont restés un moment sans rien faire. Je ne disais plus rien. Ils m’ont regardé puis sont sortis cinq minutes. Quand ils sont revenus, ils avaient l’air plus calmes. Et là, ils m’ont dit :

 » - Écoute Oscar : d’une, tu n’as pas 30 ans passés, tu as 10 ans, et de deux tu ne peux pas être marié avec quelqu’un !

- Eh bien moi si !! Et puis, qu’est-ce que ça peut vous faire, je suis un adulte et je l’assume ! Et puis j’ai le droit de protéger ma femme !!

- De la protéger de quoi ? Ici, dans l’hôpital, elle ne craint rien.

- Si ! C’est que vous, vous n’y habitez pas. Il y a des fantômes, ici.

- Ah, parce que maintenant il y a des fantômes ! «  

Maman devenait de plus en plus rouge. Ce qui n’était pas bon signe. Papa lui fit signe de sortir pour se calmer. Alors là, je lui ai expliqué :

 » – Mais en fait c’était pas elle qui criait.

- Oscar, c’est quoi cette histoire d’âge ?

- C’est mon âge ! « 

C’est à ce moment-là que Mamie-Rose est arrivée. Apparemment, elle leur a tout expliqué parce qu’après il semblaient calmes et heureux, très heureux même, ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus comme ça. Alors, papa et maman sont revenus me voir et se sont excusés :

 » – Excuse-nous, Oscar. Mais tu sais, ça fait bizarre de voir son fils grandir si vite. Tu nous présentes Peggy ?

- Oui. »

Je leur ai présenté Peggy puis ils m’ont embrassé et sont partis. Après j’ai passé un moment avec ma femme puis Mamie-Rose nous a rejoint, on a mangé ensemble. Enfin, je suis retourné dans ma chambre et j’ai dormi.

À demain, bisous,Oscar.

P.-S. Pour aujourd’hui, si tu pouvais faire en sorte que les fantômes n’embêtent plus les patients de l’hôpital… Ce serait très gentil, merci.

Marie.D

Une dure étape…     

Cher Dieu, 

Tout ce que je peux te dire, c’est que ça a été hyper compliqué d’expliquer à mes parents la cause de ma merveilleuse nuit passée avec Peggy Blue. J’aimerais te la raconter plus en détails mais j’ai du mal à me remémorer la scène tellement j’ai de la haine contre eux….

Voilà, en fait ce matin je me suis réveillé à côté de cette beauté quand soudain, mes deux abrutis de parents sont accourus avec un regard de colère !!! Et là je ne te dis même pas comment cela s’est passé. Peggy Blue était horrifiée. Dans ma tête, je me suis dit qu’il fallait ne pas les regarder et faire semblant de dormir sous la couette ; mais quand mon sale père s’est approché de moi et a tiré la couverture , je ne pouvais m’empêcher de le regarder.

Mes parents m’ont fait un signe de tête et là, j’ai compris qu’ils voulaient me parler.

Ils m’ont emmené dans une petite chambre vide et je me suis assis sur une chaise en les regardant. Je me suis dit que ma pauvre Peggy Blue devait être si triste…

Ma mère s’exclama :

- Alors, tu peux nous expliquer ce que tu as fait là ? Je sais que tu es malade mon poussinet mais je n’admets pas que tu sortes de ta chambre en pleine nuit et qu’au matin , tout le monde soit à tes trousses !

- Mais bon sang ! Laissez-moi faire ce que je fais ! Je suis assez grand pour me contrôler, je suis un adolescent quand même !!!

Mon père déclara :

-Voyons mon grand, arrête de dire des sornettes, tu n’as que dix ans !!! Maman a raison, ne sors plus jamais de ta chambre seul, c’est compris ?

- Naan !

- De plus, pourquoi es-tu allé dans la chambre de cette fille, tu peux me l’expliquer ?

- Je… je voulais la protéger contre les fantômes !

- Mais arrête de raconter des bêtises, tu vas me faire croire qu’il y a des fantômes dans cet hôpital ?

- Bah oui puisque je te le dis ! M’exclamai-je.

Maman faisant un clin d’œil à papa déclara d’une voix plus douce :

- Je comprends mon bébé, mais à ce point-là ? Quels sont les autres causes ?

- Bah… Mais d’abord pourquoi vous insistez autant ? J’ai bien le droit de mener ma vie comme je l’entends non ?

- Non, c’est important que tu nous le dises…

- Bon, si vous voulez… Mais après foutez-moi la paix, je suis fatigué moi !!!

- Et arrête de nous parler sur ce ton, mon garçon !!!

- C’est simple, comme je vous l’ai déjà dit je voulais la protéger des fantômes, j’avais aussi de la pitié pour cette fille et puis moi je l’aime beaucoup Peggy Blue, elle est si belle… Et aussi je… je ne voulais pas la laisser toute seule dans sa chambre si obscure. J’en ai aussi ras-le-bol de rester toujours tout seul dans ma vieille chambre !!!

Mes deux parents déclarèrent ensemble :

- On comprend enfin, mon chéri.

Ma colère s’était radoucie, mes satanés parents comprenaient enfin !

Tous les deux se sont regardés puis ont fait un signe de tête vers l’arrière, ils se sont dirigés vers la porte puis m’ont laissé tout seul dans cette petite chambre toute vide.

Je me suis mis à courir dans la chambre de ma bien-aimée Peggy Blue puis en ouvrant sa porte, je l’ai vue allongée dans son lit en train de dormir. J’adorais  la voir comme ça puis je me suis mis à côté d’elle et on a dormi ensemble. C’était le bonheur !

A demain, bisous

Oscar.

P.-S. Ça a été une épreuve très dure pour moi mais en même temps j’ai obtenu Peggy Blue, merci pour tout Dieu. Grâce à toi, je peux battre n’importe qui rien qu’avec mon courage.

Marion.

OSCAR ET SES PARENTS     

Cher Dieu,

Aujourd’hui mes parents sont venus me voir à l’hôpital, ils voulaient me parler de ma nuit avec Peggy Blue. Ils m’ont dit que c’est madame Gomette qui leur avait dit. Puis ma mère a commencé à me rappeler le règlement de l’hôpital et papa aussi, dans le coin de ma chambre, me regardait avec un air sévère. Puis ma mère ayant fini ses belles paroles se tourna vers mon père pour le laisser parler. Et ilme dit :

-Pourquoi es- tu allé dormir avec Peggy ?

- Bah …

-Vas-y je ne vais pas te manger…

- Parce que je croyais que Peggy avait peur des fantômes …

- Des fantômes ?

- Oui ! Enfin je croyais que c’était elle et je lui avais promis de la surveiller pour ne pas qu’elle ait peur et quand j’ai entendu crier, je suis allé voir dans sa chambre : elle etait assise dans son lit je me suis approché ; le cri continuait mais Peggy avait la bouche fermée alors nous sommes allés voir tous les deux d’où venait le cri mais en fait c’était Bacon qui avait mal à cause de ses brûlures, alors nous sommes retounés dans sa chambre et puis on a dormi ensemble.

Mon père m’a regardé fixement, je ne savais pas trop ce qu’il pensait, on aurait dit qu’il se répétait tout ce que j’avais dit dans sa tête puis il se tourna vers maman pour lui laisser la parole. Elle me regarda et me dit :

- C’est bien de nous avoir dit tout ça mais ça n’explique pas pourquoi vous avez dormi ensemble !

- Mais c’est madame Gomette qui en fait trop, en plus quand elle est arrivée j’allais partir et puis quand elle voit quelqu’un qui transgresse le règlement, elle prend tout le monde à témoin alors qu’il n’y avait personne dans le couloir… et à cause de ça elle a réveillé tout le monde, en plus on faisait rien de mal avec Peggy ! Et puis madame Gomette n’avait pas besoin de vous prévenir…

- Mais au départ nous étions venus pour te faire une surprise quand madame Gomette nous a attrapé au vol pour nous parler de ce qu’il setait passé hier soir…

Là, mes parents avaient l’air plus détendus, comme s’ils avaient le feu aux fesses et qu’ils venaient de s’asseoir sur un seau d’eau fraiche, puis mon père prit la parole :

- Oscar, dis-moi, tu l’aimes beaucoup Peggy ?

- Bah…

- Dis-nous !

- Bah… Peggy… en fait je l’aime beaucoup et c’est pour ça que l’on a dormi ensemble.

A ce moment, maman m’a regardé avec un petit sourire, elle m’a fait un bisou puis mon père lui aussi m’a fait un bisou, puis ils sont partis.

Oscar

Clémence

 

Oscar et ses parents     

Cher dieu ,  

Ooh , mon cher dieu, tu connais pas la dernière ? Bah je vais t’expliquer : j’ai dormi avec Peggy Blue toute la nuit ! C’était super, elle me l’a demandé si simplement, on parlait des fantômes le soir puis d’un seul coup elle m’a dit : « Tu veux dormir avec moi ? » Elle me l’a dit si simplement, j’étais étonné une seconde mais je n’ai pas réfléchi et j’ai dit « Oui »  mais par contre la tête des deux infirmières qui nous ont trouvées le matin était moins super… Je t’assure, elles sont arrivées dans la chambre toute excitées, elles criaient, hurlaient comme si c’était la fin du monde ! Alors qu’il n’y a rien de méchant dans tous ça … J’ai dormi avec Peggy Blue car je voulais la protéger des fantômes et puis après tout, je suis assez grand maintenant. Par contre pour expliquer ça à mes parents, c’était autre chose… mais je devais leur expliquer, c’était la moindre des choses. Alors quand mes parents sont arrivés, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai respiré un grand coup et je leur ai dit :

    « - Bonjour Maman , Papa, Ça va ?

    - Oui et toi ? Comment vas-tu ce matin ?

    - Ça va très bien !!

    - Très bien ?

    - Oui très bien .. . D’ailleurs je voulais vous en parler ( Moi qui étais très gêné,  je continue ) j’ai passé la nuit auprès de Peggy Blue …

    - Comment ça ? Tu as dormi toute la nuit auprès d’elle ! Et mamie rose n’a rien dit ?

    - Non maman car mamie rose elle , sait que je l’aime , je voulais la protéger des fantômes de la nuit , mais elle m’a dit que ce n’était pas elle qui criait chaque nuit … 

    - Tu l’aimes ?

    - Oui papa, j’aime cette jeune fille , qu’elle soit bleue rouge jaune ou verte ! Elle est très gentille je t’assure et même qu’on s’est embrassé sur les lèvres … J’étais obligé tout façon, tous les copains nous regardaient .

    - Il faudrait que je parle à mamie rose » reprit mon père après un silence.

 Ensuite mon père est parti parler à mamie rose, mais mamie Rose tu la connais maintenant, elle lui a parlé et lui a fait comprendre que ce n’était pas un crime à notre âge de dormir auprès de celle qu’on aime. Elle lui a dit aussi que je l’aimais et que j’étais devenu un grand garçon. Et toi mon dieu ? Tu trouves mon histoire comment ? J’ai fait une erreur ou une bonne chose ? Je pense que tu es de mon avis, comme d’habitude. En tout cas je l’espère.

 A DEMAIN, BISOU, OSCAR.

Pauline

     

Cher Dieu ,

 

Je t’écris car hier soir j’ai passé toute la nuit avec Peggy Blue et c’était Gé-ni-al !

Seulement le matin à mon réveil mes parents m’attendaient mais pas n’importe où ! Dans la chambre de Peggy ! Ils étaient furax.

Sans attendre une seconde, ils me racontèrent directement que les infirmières leur avaient parlé de cette fameuse nuit où nous avions enfreint le règlement en dormant ensemble Peggy et moi … 

Je leur ai dit immédiatement, sans avoir peur d’eux :

« – Mais vous, vous êtes jamais tombé amoureux ou quoi ?! Je l’aime et elle aussi. Ensuite, si je suis allé dormir avec Peggy Blue dans sa chambre, c’est parce qu’ un jour avant, elle m’avait demandé de la protéger pendant la nuit contre les fantômes. Cette nuit-là, j’avais entendu des cris. Je m’ étais rendu compte que ce n’était pas elle seulement en allant dans le couloir. Et donc, à ce moment-là, elle m’a proposé de dormir avec elle. Et je lui ai dit OUI !! Ca vous va comme ça ?!»

    « – Mais enfin Oscar , tu sais parfaitement que tu n’as pas obéi au règlement ! Et de plus tu n’aurais pas dû accepter. »

    - Mais maman, moi , la nuit, tout seul, dans ma chambre, j’ai peur. Et vous croyez qu’à dix-huit ans je ne suis pas capable de dormir toute une nuit avec une fille ?! »

A ce moment-là, je fis semblant d’être fatigué :

« - Bon, je me sens pas très bien. Est-ce que vous pouvez me laisser seul un moment, je vais me reposer. »

- D’accord nous allons te laisser. Mais ne crois pas que ç’en est fini avec cette histoire ! Ta mère et moi nous reviendrons dimanche prochain. »

- Si vous voulez ! … Et maintenant, au revoir ! »

- Au revoir, Oscar. »

Et voilà cher Dieu, comment cette explication entre mes parents et moi s’est passée .  

A demain, Bisous

Oscar

Ps : Crois-tu que je m’en suis bien sorti ? Ah et pas de vœux pour aujourd’hui ! J’en ai eu assez .

Lina