fév 2 2010

Jim Carrey à la Cinémathèque française

Publié par cavpoinca dans Actualités du cinéma      

La Cinémathèque française organise une rétrospective Jim Carrey du 1er au 14 février, l’occasion de regarder d’un autre oeil des films comme Disjonté, Bruce tout puissant, Man on the moon, The Truman show ou Eternal sunshine of the spotless mind.

Ci-dessous l’article rédigé par la Cinémathèque à l’occasion de cet évènement.

Jim Carrey. L’homme médium.

Les corps du cinéma burlesque ne font pas autre chose que de nous parler du monde réel, présent, immédiat. Lorsque le cinéma n’est plus que le témoin de la fin d’une certaine conception de l’Histoire, de la crise de l’image comme enregistrement pur du visible, de la disparition de la frontière qui séparait virtualité et réalité, du règne totalitaire de l’image pure, il produit aussi la silhouette comique qui incarnera cette mutation. Jim Carrey n’est pas seulement un adulte qui a conservé les mimiques de l’enfance. Il est à la fois le témoin et l’antidote de la lente et désastreuse infantilisation de la société. Il est surtout le symbole d’une « médiatisation » générale du monde, de la transformation de celui-ci en pur spectacle, de sa substitution par un double façonné par les industries culturelles.

Jim Carrey est né à Newmarket au Canada le 17 janvier 1962. Il développe très jeune des talents comiques et débute dans divers cabarets de Toronto avant de s’installer, en 1979, à Los Angeles. Il débute au cinéma dans la comédie fantastique Once Bitten avec Laureen Hutton, tient un petit rôle dans Peggy Sue s’est mariée de Francis Ford Coppola, Pink Cadillac et L’Inspecteur Harry est la dernière cible de Buddy Van Horn, deux films produits par Clint Eastwood. Il devient au début des années 1990, la vedette du show télévisé comique In Living Color des frères Wayans.
On le découvre en France au cinéma avec The Mask de Chuck Russel. Le film impose l’image d’un corps humain à la plasticité assistée par des prothèses numériques, une mutation d’un personnage par l’intrusion du dessin animé, une redondance donc. Ou peut-être un contresens. Jim Carrey a inventé un personnage entièrement façonné par les logos, signaux et réflexes du divertissement de masse depuis un siècle. Ace Ventura, détective pour chien et chats, Ace Ventura en Afrique, Dumb and Dumber ont créé la figure « postmoderne » d’un comique régressif jusqu’à la scatologie, infantile. Mais il s’agit ici de la face noire et mortifère de cette sacralisation de l’enfance, de l’érection de celle-ci en modèle idéale de comportement dans les sociétés industrielles occidentales. « Tout ce qui se présente comme innocent est par définition glaçant » (1). C’est une forme hyperbolique, extatique, l’inflation jusqu’à explosion du babil enfantin, du balbutiement décomplexé, de l’imitation juvénile et candide d’un monde adulte qui serait encore hors d’atteinte. D’où un malentendu de départ. L’infantilisme étant une des clefs de son personnage, les films de Jim Carrey ont été considérés longtemps, par le public et les distributeurs comme uniquement destinés aux enfants. Pourtant, la capacité de l’enfance à reproduire, à mimer, à caricaturer ce qui la sollicite continuellement , devient, avec lui, une forme de critique radicale. Le mimodrame enfantin devient le miroir déformant de tous ces signaux vidés de sens émis aujourd’hui par les industries culturelles et les jeux de l’enfance se dévoilent comme un refoulé immonde, une détermination honteuse et obscène jusqu’à cette dégoûtante involution pré humaine que montre la scène d’accouchement du rhinocéros en plastique dont émerge un Jim Carrey entièrement nu dans Ace Ventura en Afrique. D’ailleurs, bien plus tard, dans Bruce Tout puissant, n’a-t-il pas obtenu le privilège recherché par chaque enfant, celui de voir le monde se plier totalement à sa volonté conformément aux impératifs d’un pur principe de plaisir ?

C’est sans doute dans Cable Guy (Disjoncté) en 1996 qu’ont définitivement été consolidées les bases théoriques du personnage de Jim Carrey. Il y incarne un installateur de télévision câblée qui harcèle jusqu’à plus soif un de ses clients, un jeune cadre incarné par Matthew Broderick, à seule fin de devenir son ami. Son personnage fut un enfant unique élevé par une mère célibataire et volage. Celle-ci le contraignait à rester devant sa télévision durant ses escapades sexuelles. Lâché désormais dans un univers dont il n’a perçu que le reflet filtré et déformé du petit écran, il va littéralement devenir un homme qui ne fera que médiatiser le bruissement du spectacle contemporain. Le cable guy n’a pas de nom. Ou plutôt il en a plusieurs, celui des héros de feuilletons télévisés des années 1970. Il régurgite ensuite, comme une seconde nature, les bruits indifférenciés du spectacle moderne, hurlements de dessins animés ou beuglements de la musique rock. Sur ce point, la scène ou il offre à celui dont il veut s’attacher l’amitié une installation de karaoké est évidemment essentielle, qui inaugure l’appropriation mimétique par les individus réels d’une culture artificielle et nécrophage (le rock) créé par le spectacle lui-même. Parmi ces bruits que l’on a le sentiment d’entendre perpétuellement, au point de vivre avec eux sans plus connaître leur origine, qui font irrémédiablement partie de l’environnement contemporain, il y a bien sur les râles et gémissements du cinéma pornographique. Lorsque le cable guy scrute l’appartement de son client, à la recherche de l’endroit idéal pour brancher sa prise, il caresse les murs avec l’obscénité d’un hardeur titillant le clitoris de sa partenaire et encourageant son excitation, transformant alors l’appartement en organisme vivant et ses murs en une gigantesque zone érogène par le seul recours à cette gestuelle triviale. Là est sans doute effleurée (si l’on peut dire) la vraie nature du spectacle publicitaire qui érotise sans vergogne jusqu’au moindre objet, jusqu’au moindre comportement de consommation. Mais cette stratégie est ici bafouée. Elle se détruit par inflation, par exagération, par débordement, par une expansion délirante qui inventerait une « clitorisation » générale de l’univers. Le corps de Jim Carrey semble avoir absorbé toute une sous-culture ambiante qu’il vomit ensuite sous la forme de borborygmes parodiques et obscènes. C’est la dérision d’un mode dominé par les lois de l’entertainment. On peut en tout cas y déceler une mise en boite du spectacle moderne, ce spectacle mis en scène par les industries culturelles et qui a colonisé l’esprit de nos contemporains.

Très vite au fait de la nature singulière du burlesque de Jim Carrey, Hollywood s’est mis à construire des objets théoriques et « self conscious » autour de son personnage. Ce sera bien sur The Truman Show de Peter Weir (1998), un film imaginant un personnage dont la vie elle-même n’est qu’un soap opera, dont le quotidien est la substance d’un spectacle mis en scène qui le dépasse. Le film de Peter Weir, d’une certaine façon, est un retour à l’ordre. A l’irruption du refoulé burlesque se substitue une critique plus sage du spectacle au service, in fine, du spectacle lui-même. C’est avec Man on the Moon de Milos Forman (1999) que Jim Carrey rencontrera un double lointain, un fantôme, celui du comique Andy Kaufman, roi du canular et du sabotage burlesque de la télévision, dont le film constitue une forme de biographie à la fois romancée et analytique.

Andy Kaufman est un amuseur qui interloqua les téléspectateurs américains entre 1975 et 1983, par ses excès et son style atypique. La frontière introuvable qui sépare l’ironie de la candeur, le premier degré du second, l’humour décalé et la ringardise, la naïveté et la manipulation est donc au cÅ“ur du film de Forman. Jim Carrey y fait rentrer son personnage dans une catégorie incertaine. Après avoir absorbé puis restitué tous les spectacles du monde, il incarne un individu qui pratique la destruction du spectacle lui-même, l’irruption du réel dans la fiction, l’aléatoire dans la programmation, l’actualisation dans la mise en scène, le retour de l’évènement dans un monde qui travaillait à le supprimer grâce à ses industries de l’imaginaire. Andy Kaufman retourne le personnage de Jim Carrey : il tente de parvenir à la suppression totale du spectacle, et le prolonge dans le geste de son abolition .

Jean-François Rauger


jan 28 2010

le fil télevision cavpoink 6

Publié par cavpoinca dans Non classé      

La sélection du blog CAVPOINK pour la période 28/01-10/02:

Jeudi 28 janvier

Le Maître de guerre, C. Eastwood (1986) à 20h35 (France 3)

Le goût des autres, A. Jaoui (1999) à 20h35 (Arte )

Incassable, M. Night Shyamalan (2000) à 20h35 (W9)

Rencontre du 3e type, S. Spielberg (1977) à 22h35 (NT1)

Dimanche 31 janvier

Blood Diamond, E. Zwick (2006) à 20h45 (TF1)

Breaking news, J. Toe(2004) à 23h05 (France 4)

Mercredi 02 février

Taxidermie, G. Palfi (2006) à 22h35 (Arte ): Attention, film très difficile à voir! Ame sensible s’abstenir…

Samedi 06 février

Vol au dessus d’un nid de coucou, M. Forman (1975) à 22h30 (France 3)

Dimanche 07 février

Spartacus, S. Kubrick (1960) à 20h40 (Direct 8  )

Jarhead, S. Mendes (2005) à 20h35 (NT1)

Raging bull, M. Scorsese (1980) à 20h35 (Virgin)

Lundi 08 février

Alphaville, J.-L. Godard (1965) à 20h35 (Arte)

Star wars épisode III, G. Lucas (2004) à 20h40 (M6 )

Janis et John, S. Benchetrit (2002) à 20h35 (France 4)

Mardi 09 février

Le nom de la rose, J.-J. Annaud (1986) à 20h35 (Virgin)

Mercredi 10 février

Les contes de Canterbury, P. P. Pasolini (1972) à 23h40 (Arte)


jan 28 2010

FREAKS AU CAMEO

Publié par cavpoinca dans Actualités du cinéma      

AU CAMEO Commanderiefreaks3
Dans le cadre de BEAUTES MONSTRES
avec le Musée des Beaux-Arts
FREAKS
de Tod Browning
VENDREDI 29 JANVIER à 20H15

séance suivie d’un débat avec
ANTOINE DE BAECQUE
Historien d’Art et journaliste


jan 27 2010

Avatar par cavpoink

Publié par cavpoinca dans Critiques      

C’est avec 10 millions de spectateurs de retard que j’ai vu ce week-end le dernier film de James Cameron. 5 semaines d’exploitation c’est déjà :10 millions de spectateurs, quatre mois de teasing redoutable (premières images du film, bandes-annonces, extraits intégrés aux publicités des marques « partenaires »), des centaines de critiques sur le film et déjà quelques dizaines sur ce que les journalistes appellent maintenant un « phénomène ». Avatar c’est donc d’abord  pour moi une terre battue, traversée de longs en larges par les amateurs, les professionnels, les cinéphiles et les cinéphages.

Cette terre que d’autres présentent comme unique, cette terre je la connais, je l’ai déjà vue. Ces fougères et ces chemins escarpés où chaque pas peut conduire à une chute fatale, c’est l’île mystérieuse où l’on a rencontré le King-Kong de Peter Jackson. Ces monstres canidés au pelage noir luisant qui attaquent Jack Sully sont les cousins des chevaux mortuaires de Monsieur Scrooge. Ces robots de guerre dans lesquels embarquent les soldats pour exterminer les na’vis, tentaient d’éliminer les crevettes de District 9 il y a quelques mois encore. Cette représentation uniforme des mondes futurs et fantasmagoriques lasse. Les concepteurs de ces univers virtuels (en 3D ou non) semblent tous semblables : Des geeks qui ont usé plusieurs DVD d’Alien et en connaissent chaque plan, et qui conservent religieusement sur des étagères en verre la collection entière des figurines de Transformers dans leur boîte d’origine (à la manière de Steve Carrell dans 40 ans, toujours puceau). Alors qu’est-ce qui fait d’Avatar ce lieu unique vers lequel des milliers de spectateurs accourent chaque semaine ?

La 3D, contrairement à son effet dans Là-Haut cet été, n’amène pas de supplément d’âme ; elle immerge un peu plus, et seulement ceux qui, contrairement à moi, n’ont pas eu à chausser la paire de lunettes magiques sur un autre, correctrice. D’ailleurs, à la sortie des séances, les spectateurs s’émerveillent davantage du vol de fraises tagada qui a précédé le film que des effets de fougères au premier plan lors des scènes de poursuite dans la forêt. Enfin, l’utilisation de la 3D s’accommode mal de plans en faible profondeur de champ, ce qu’on retrouve malheureusement plusieurs fois dans les séquences du QG-labo.

Si le monde proposé n’est pas inédit, que dire de l’histoire… ? Beaucoup ont souligné la légèreté d’un scénario oscillant entre fable écologique proche de Mia et le migou et réflexion sur le rapport entre le sacré et la science, un scénario écrit il y a longtemps mais qui n’a, sur ces thèmes, rien de visionnaire. Le mode du récit ne surprend pas ; chaque entrée dans le monde des na’vis est vécue comme le passage au niveau supérieur d’un jeu de plate-forme (forêt-premier combat-premier apprentissage, montagnes suspendues- deuxième combat – deuxième apprentissage…). Enfin, si James Cameron reste fidèle à ses personnages de femmes fortes, il ne traite pas celui du docteur Grace Augustine avec beaucoup de subtilité : obstinée, dominatrice et rebelle…et donc, portant culotte, buvant et fumant. Au final, Avatar est un monde familier, au sens où on l’entend à Hollywood c’est à dire familier du spectateur, une terre connue dans laquelle il peut se divertir en confiance, sûr ne pas être trop bousculé, surpris. Faut-il reprocher cela au film ? Pas sûr, car rien dans ce qui a précédé ou accompagné le film ne laissait espérer (ou redouter) un film d’avant-garde. Cependant, un mot a été maintes fois répété, celui d’ « EXPERIENCE ». Les téléphones portables et autre boisson à bulles partenaires n’ont cessé de le marteler. Alors quelle est donc cette expérience ? Est-elle véritablement proposée au spectateur ? L’expérience est en fait dans le film, c’est celle du personnage principal. Jack Sully, marine estropié, lui-même avatar d’un jumeau plus brillant, accède à l’immersion totale que la 3D du film ne nous permet pas d’atteindre mais qu’elle tente d’accompagner pour nous annoncer ce que sera le cinéma de demain. Ici, réside le propos le plus intéressant du film. L’expérience menée par Jack pourrait être la nôtre dès demain, l’expérience d’un cinéma sensoriel, immergeant le spectateur jusqu’à lui faire oublier son identité (ou retrouver ses jambes !). Nous sommes ainsi prévenus, la 3D n’est qu’un début, le cinéma doit faire sa révolution technologique, l’impression de réalité de la grande toile blanche, des vingt-quatre images/secondes ne suffit plus. Pour James Cameron, le monde physique de la fiction doit laisser la place au monde numérique, au virtuel. Le mode de récit et l’esthétique du monde des na’vis proches des jeux vidéos ne sont pas choisis par hasard ou paresse ; il renvoie le spectateur à cette nouvelle relation à l’image, relation qu’il a déjà souvent établie devant son téléviseur. (Qu’on pense simplement au chien virtuel qu’on caresse par capteurs d’écran interposés, aux balles de tennis qu’on frappe avec un raquette invisible mais qui pourtant vibre dans notre main). Avatar propose finalement plus qu’une expérience, il annonce (ou engage) une REVOLUTION. Reste une question cruciale: faut-il désirer cette révolution?


jan 27 2010

Quizz de vacances: les réponses!

Publié par cavpoinca dans Non classé      

 

Film 1: HUIT FEMMES, François Ozon

7

Film 2: LE CHANT DU MISSOURI, Vincente Minnelli

5

Film 3: MIRACLE SUR LA 34e RUE, George Seaton

8

Film 4: 2046, Wong Kar Wai

1013

 

 

 

 

 

 

 

Film 5: L’ETRANGE NOEL DE Mr JACK, Henry Selick

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Film 6: UN CONTE DE NOEL, Arnaud Desplechin

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Film 7: JOYEUX NOEL, BONNE ANNEE, Luigi Comencini

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Film 8: Y AURA-T-IL DE LA NEIGE A NOEL?, Sandrine Veysset

elle

 

 

 

 

 

 

Film 9: LE FILS DU DESERT, John Ford

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Film 10: TOUT LE MONDE DIT I LOVE YOU, Woody Allen

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Film 11: LES AMANTS DU PONT NEUF, Léos Carax

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Film 12: DANS PARIS, Christophe Honoré

city

 

 

 

 

 

 

 

Film 13: BATMAN RETURN, Tim Burton

souris

 

 

 

 

 

 

 

Film 14: DESTINS, Richard Pottier ( film dans lequel on entend , pour la première fois, Petit papa noël)

petit papa

Indice: L’homme au centre de l’image est Tino Rossi…

Film 15: L’HOMME DE LA RUE, Frank Capra

who

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Film 16: LA VIE EST BELLE, Frank Capra

chritsmas

 

 

 

 

 

 

 

 

Film 17: LA RUEE VERS L’OR, Charles Chaplin

nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Film 18: QUAND HARRY RENCONTRE SALLY, Rob Reiner

santa claus

 

 

 

 

 

 

Film 19: STRANGE DAY,  Kathryn Bigelow

fete

 

 

 

 

 

 

 

Enigme finale: Quel est le point commun entre ces trois acteurs?

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Ces trois acteurs s’appellent:

Magali Noël

Jean-Nöel Brouté

Noël Roquevert 

 Classement des élèves ayant participé au concours:

1- Marion petit (25 points)

2- Joanna (22 points)

3- Oriane (18 points)

4- Antoine (13 points mais avec un gros bonus pour l’humour des réponses)


nov 11 2009

Un site utile pour vos recherches…

Publié par cavpoinca dans Théorie      

Nous signalons à tous -élèves de Seconde curieux, élèves de Première engagés dans les TPE, élèves de Terminale qui pensent déjà à leur point d’approfondissement personnel et élèves de MAN et de Prépa studieux – l’existence d’un site répertoriant les index des principales revues de cinéma françaises ( actuelles ou passées). Vous trouverez les index de:

-Positif,

-Ecran,

-Midi minuit fantastique,

- Cinéma,

-Pour vous,

-LEcran français,

-1895,

-Image et son

mais pas Les Cahiers du Cinéma car la revue possède son propre archivage sur son site.

Cela facilite les recherches d’articles en lien avec un film, un genre, un réalisateur. Il faut bien entendu trouver le numéro ensuite ( voir salle 040, BM ou CRI)…

Cela permet aussi d’avoir un aperçu de l’histoire de la presse de cinéma et de la critique.

www.calindex.eu


déc 4 2009

Petit quizz de vacances

Publié par cavpoinca dans Non classé      

Jeu à faire si:

- vous trouvez qu’il fait trop froid pour sortir,

- vous êtes déjà allé voir Twilight 2, Le drôle de Noël de Scrooge, 2012 et Max et mes maximonstres

- votre critique ou votre étude de scénario est déjà rédigée,

- vous n’êtes pas en retard dans votre TPE,

- vous en avez assez des sites de réseau social…

La règle est simple:

Trouvez le titre (= 1pt) et le nom du réalisateur (= 1pt) des films ci-dessous.

Postez les réponses dans les commentaires en précisant votre identité…

Un petit indice: Chaque film a un lien avec les fêtes de fin d’année.

Film 1:

7

Film 2:

5

Film 3:

8

Film 4:

1013

Film 5:

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Film 6:

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Film 7:

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Film 8:

elle

Film 9:

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Film 10:

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Film 11:

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Film 12:

city

Film 13:

souris

Film 14:

petit papa

Indice: L’homme au centre de l’image est Tino Rossi…

Film 15:

who

Film 16:

chritsmas

Film 17:

nuit

Film 18:

santa claus

Film 19:

fete

Enigme finale: Quel est le point commun entre ces trois acteurs?

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Résultat du jeu en 2010!

Le jeu est ouvert à tous : élèves, parents, professeurs ou tout autre visiteur!


nov 25 2009

Du grain à démoudre pour une élève de l’option

Publié par cavpoinca dans Actualités du cinéma      

Oriane, élève de l’option en classe de Terminale participe cette semaine, en tant que membre du jury, au festival de cinéma Du grain à démoudre, qui se déroule à  Gonfreville L’Orcher, en Seine -Maritime. Organisé par des jeunes de 10 à 25 ans accompagnés de professionnels du cinéma, le festival Du Grain à Démoudre propose une compétition de longs et de courts-métrages inédits en présence de leur réalisateurs.

Vous pouvez consulter le scénario qui a permis à Oriane d’être retenue pour participer à cette manifestation à l’adresse suivante (le thème du concours d’écriture de scénario était: l’anniversaire)

http://www.dugrainademoudre.net/CONCOURS_SCENARIO_2009/CONCOURS_SCENARIOS_2009.html


déc 2 2009

la domination masculine par cavpoinca

Publié par cavpoinca dans Critiques      

Il est 23h48 et je reviens de la séance spéciale du film de Patric Jean, La domination masculine, à laquelle certains d’entre vous avaient été conviés. J’ai quitté une discussion en cours avec le réalisateur qui était monopolisée par des féministes dont le discours emporté et/ou chevrotant desservait totalement leur cause, en me disant que, finalement, je n’allais pas abuser de mon statut apparemment exceptionnel de femme libre qui peut aller seule au cinéma pendant que son mari garde les enfants…

En effet, le film traite du lourd sujet du rapport homme-femme et de la domination d’un modèle masculin qui envahit -  en vrac dans le film – les rayons des magasins de jouets, les livres pour enfants, les salons de l’automobile, les anniversaires arrosés des jeunes hommes, les représentations artistiques ou l’architecture des villes. Le film montre aussi que cette domination s’exprime concrètement à travers les violences faites aux femmes ou le meurtre de 14 jeunes polytechniciennes québécoises en 1989. Sujet grave, sujet sérieux mais qui, tout au long de la séance, a suscité des rires plus ou moins étouffés. Sur ces réactions j’aurai aimé entendre s’exprimer le réalisateur, mais le récit des histoires personnelles des spectatrices présentes dans la salle ne l’a pas permis. J’ai alors cherché à poser la question à Patric Jean via le forum du site du film, mais là encore impossible. En effet, les topics proposés relèvent uniquement du militantisme proféministe et ne laissent pas de place au discours sur le film…Faut-il alors y voir une sorte de réponse indirecte à la question qui me taraude? J’ose dire que oui. Patric Jean, lorsqu’il laisse libre cours à la démonstration pataude et stéréotypée des mini-balais et autres machines à laver miniatures du rayon fille du magasin de jouets, ou lorsqu’il nous dresse le portrait pathétique de ce jeune homme qui gagne des kilomètres dans sa tête en gagnant un centimètre dans son slip (citation du film!), ne cherche pas la dérision mais émet un discours sérieux, un signal d’alarme que le public ne perçoit que lorsqu’il multiplie des gros plans sur les blessures de femmes violentées. Pourquoi?

Parce que les témoins sont maladroits, caricaturaux, peut-être, surtout parce que le dispositif prête le flanc au doute quant à la sincérité des témoignages. En effet, le montage ne laisse aucune place au questionnement, le réalisateur observant une position de retrait contemplative devant son mur de reproductions de sexes d’homme, de femmes dénudées, de personnages politiques…Ce choix est d’autant plus gênant lorsqu’il s’agit de recueillir les paroles d’enfants sur le rôle des mamans et papas: entendre le questionnement aurait permis aux spectateurs de s’assurer que celui-ci n’était pas trop orienté, les voir aurait permis d’évaluer le contexte dans lequel ces paroles ont été collectées. D’autre part, jusqu’au générique de fin, les témoins n’ont aucune identité (seul le nom du meutrier de polytechnique est prononcé!) et n’ont que peu de statut, si bien que les propos choquants des “masculinistes” de la fin du film en deviennent presque trop énormes pour être vrais. Il faut alors lire quelques articles pour apprendre que le réalisateur s’est infiltré sous une fausse identité dans ce milieu très fermé. La plupart des témoins apparaissent face-caméra assis dans un confortable fauteuil et leur intervention est souvent unique, ramassée en quelques phrases, sans hésitation, sans silence, sans gêne. De plus, des effets de mise en scèn,  comme l’accrochage d’un tableau outrancier sur la femme castratrice ou l’opération “chirurgicale” de retouche spectaculaire d’une photo de mannequin, viennent encore alourdir le dispositif. Seule la strip-teaseuse a droit à un traitement différent. La caméra l’accompagne dans son activité professionnelle et dans sa vie privée (voiture, repassage à la maison) ce qui donne vie à ses paroles, rend son témoignage plus authentique.

Enfin, ces rires et ces doutes posent une réelle question: la situation est-elle si grave? mérite-t-elle qu’on sonne l’alarme? Oui, mais peut-être pas de cette façon…et que dire des sociétés où les droits des femmes faute d’avoir progressé, ne peuvent donc pas regresser? La France, le Québec, la Belgique, pourquoi pas, mais ailleurs alors?