nov 7 2010

« Racontez une séance de cinéma »: THIS IS IT par ALICE JOYE

Publié par cavpoinca dans Non classé      

Il y a exactement un an. A New-York (‘Tu rigoles, on va vraiment à New-York ? –Oui, mais tu as intérêt à en profiter de ces quelques jours, car on y retournera sûrement jamais. –Pas de soucis !’). La ville est vraiment intéressante, Central Park en Automne est magnifique, tout va bien. Arrive le dernier jour : je découvre que ma mère avait réservé il y a longtemps des billets pour THIS IS IT, le film qui retraçait la préparation de l’ultime concert de Michael Jackson.
Le soir, on prend un taxi (jaune, évidemment) qui nous amène devant le cinéma, très américain : gigantesque, à plusieurs étages, rempli d’affiches d’une taille affolante, aux tapis rouges et à la décoration très, très (TRES) kitsch. La séance est programmée à minuit, et il est onze heures, la queue s’agrandit derrière nous de façon époustouflante. Ils ouvrent enfin la salle, les gens se pressent. On arrive à avoir une place à peu près au milieu, en bas (oui, car il y avait aussi des spectateurs assis sur un énorme balcon très en hauteur). La pub commence, mais le son s’évanouit. Peu à peu, j’aperçois des sosies de M. Jackson qui se lèvent de leurs sièges. Ils se regardent tous et rient. Tout le monde les regarde. Un d’eux sort une chaîne hifi portable et l’allume. Le son est au maximum, et on entend Billie Jean. L’homme commence alors à danser, en imitant à la perfection son idole. Tout à coup, une femme se lève, et se met à crier : « HE’S ALIVE ! HE’S ALIVEEEE !! ». La salle explose de rire, et tous les sosies dansent jusqu’à la fin de la publicité. Le film passe (que des rires et des larmes des fans). J’essaye tant bien que mal de suivre les paroles de Michael Jackson et des autres, qui évidemment n’étaient pas sous-titrées… Je rie en décalé, mais tout va bien. La séance se termine et tous se lèvent, applaudissent et pleurent, certains refusant même de quitter la salle. Sans être fan du ‘Roi de la Pop’, c’était quand même une expérience à vivre…


oct 22 2010

LE FESTIVAL DU FILM DE SARLAT

Publié par cavpoinca dans Actualités du cinéma      

Comme vous le savez sûrement, les élèves de Terminale option CAV, se rendront au festival de Sarlat du 08 au 13 novembre 2010. Pour ceux qui partent, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent des informations sur cet événement, voici l’adresse du site:

http://www.ville-sarlat.fr/festival/

Nous tenons ici à signaler plus particulièrement les films africains programmés en accompagnement du travail effectué sur le nouveau film de bac, Yeelen de Souleyman Cissé, notamment pour les élèves de Première et de Seconde qui souhaiteraient prendre de l’avance…

Finye de Souleymane Cissé,

Touki Bouki de Djibril Diop Mambety,

Un homme qui crie de Mahamat Saleh Haroun, (encore à l’affiche du Caméo)

Darrat de Mahamat Saleh Haroun.


oct 20 2010

« Une séance inoubliable ! » August Rush de Kirsten Sheridan par Sarah Protain de TLC

Publié par cavpoinca dans Non classé      

 
Le Mercredi 19 Mars 2008.
Après avoir attendu le film pendant un an, car mon acteur préféré joue dedans donc en aucun cas je ne l’aurais raté (à ce moment j’avais vraiment une idée minime du cinéma , et c’était seulement un moyen pour moi de m’échapper de la réalité) . J’avais énervé ma mère car je voulais me rendre  au cinéma le voir le jour même de sa sortie en salle !
Problème… Le film n’était projeté qu’au Kinépolis, et à cette époque, je ne connaissais que l’UGC, et encore …
Il n’y avait qu’une seule séance le soir, et nous sommes parties à l’aveuglette, sans nous être renseignées sur l’emplacement de ce cinéma mystérieux !
Au final, après nous être perdu plusieurs fois, l’apercevant au loin, le loupant de près, nous retrouvant dans un cul-de-sac, nous arrivâmes … pile à l’heure… Au Kinépolis.
Nous nous pressâmes pour aller dans la salle;  je me souviens encore cette odeur de pop-corn. Les pubs passées, nous attendions encore que des gens entrent dans la salle … Car finalement, nous n’étions que deux !
J’ai donc passé le film, avec seulement ma mère dans la salle, à passer de siège en siège, cherchant la place idéale pour apprécier le film, puis à pleurer sur l’histoire et apprécier la musique …
Lorsque nous sommes sorties de la salle, nous repartîmes chez nous, en trouvant, cette fois, notre chemin du premier coup. Ce qui m’avait frappée en sortant c’était la lune qui éclairait la nuit, car la même était présente dans le film. Depuis ce jour, je préfère aller voir les films à la dernière séance pour pouvoir garder cet effet de rêve qu’on a après avoir vu un film. Et même si ce film n’a pas marché en France, le DVD est maintenant dans ma chambre sur une étagère spéciale, et c’est aussi mon film préféré, et non pas pour l’acteur, mais bien pour cette séance que je n’ai pas oubliée !


oct 13 2010

INCEPTION par LOUIS ANDRIEU 2nde

Publié par cavpoinca dans Non classé      

PREMIER ARTICLE  POUR LA SERIE « RACONTEZ UNE SEANCE »

Pyrénées Atlantiques, début août. Évidemment, il pleut, et le cinéma local ne passe pas le film de Nolan. Je suis obligé de me rendre dans le multiplexe Oscar situé entre un Décathlon et une Halle aux chaussures. En sortant de la voiture, stupeur: une file énorme, peut-être trente mètres. Et il pleut à verse.
En plus, un compteur indiquant le nombre de places restantes est présent. J’ai peur: Inception commence à devenir culte, je ne veux le rater à aucun prétexte.
Au bout du suspens, j’achète ma place, et pour en avoir pour mon argent, une glace (oui je sais c’est pas bien de manger devant un film mais là, c’est exceptionnel).
Avant les séances, je n’en crois pas mes yeux: je vais voir une œuvre magistrale d’un des meilleurs réalisateurs récents, et je me tape les pubs pour le Mékong, restaurant asiatique à Anglet ! Les multiplexes ne respectent vraiment rien.
Mais dès que le film commence, je me laisse submerger par le récit et les images, et quand la séquence finale de la toupie arrive, mon cœur bat à tout rompre, et je sens la tension de la salle, et quand le générique arrive, la salle se confond en jurons de stupéfaction, je trouve cela magistral, je ressors halluciné, incapacité de voir un autre film pendant trois jours.
Une séance mémorable.


oct 11 2010

RACONTEZ UNE SEANCE DE CINEMA

Publié par cavpoinca dans Non classé      

Petite proposition pour réveiller le blog…Partagez vos expériences de spectateur. Certaines séances laissent un souvenir marquant (problème technique, comportements particuliers de spectateurs ou films inoubliables); rédigez quelques lignes pour nous les raconter (en commentaire de cet article, les textes seront ensuite publiés en tant qu’article).

Le blog cavpoink commence:

A ORIGEM/INCEPTION

C’était un jour de juillet et il faisait 41°C à l’ombre. Impossible de se promener, de parcourir les routes du Portugal ou même de lire les Cahiers du Cinéma d’été, consacrés aux séries TV, à l’ombre d’un oranger. L’été n’est pas réputé pour être la saison du cinéma – les vacances proposent des vues panoramiques plus réelles et plus saisissantes que celles des blockbusters estivaux – mais quand la chaleur s’abat sur le cinéphile comme une chape de plomb, il ne lui faut pas longtemps avant d’envisager la fraîcheur de la salle obscure comme l’unique salut. Alors, ce jour de juillet caniculaire, je décidai de parcourir les pages culturelles du Diaro do Minho à la recherche de quelques heures d’images et de sons climatisés. Il n’y avait pas beaucoup de choix : les films portugais, rares, me sont inaccessibles ; les films français, rares eux aussi, sentaient le « déjà-vu ». Ne restaient donc que les films américains (pas de place pour l’exotisme sur les écrans portugais). Les options étaient au nombre de trois :

-          American Trip : « une comédie américaine sous-titrée en portugais : un vrai casse-tête linguistique ! »

-          Night and Day : « Tom Cruise, euh…ben non alors »

-          Inception : « Christopher Nolan…avant la sortie française ! Et le film dure 2h38 ! ok »

Le film était donné dans un multiplexe d’une grande ville du nord du Portugal à raison de six séances par jour, la dernière démarrant à minuit ; j’optai pour la séance de 21h30 (fidèle à mes habitudes nancéiennes).

C’était un soir de juillet et il faisait encore 35°C à l’ombre et 45°C dans le parking souterrain du centre commercial dans lequel se trouvait, contre toute attente, le multiplexe. Sortie de cette fournaise, je commençai à arpenter les allées de ce centre pareil à un mall américain quand je m’aperçus que les boutiques étaient ouvertes et que tout le monde se restauraient au dernier étage sans se presser. On m’expliqua que dans ce monde à part, on consomme jusqu’à minuit chaque jour de la semaine.  J’arrivai au multiplexe ZON, drôle de nom et drôle d’endroit. Certes, j’y retrouvais le placement de spectateurs assisté par ordinateur et l’accueil hyperglycémique de nos complexes, mais sous une enseigne qui correspondait à Numéricable  ou Orange plutôt qu’à Ugc et Kinépolis.

C’était une nuit de juillet et il faisait un agréable 25°C dans la petite salle allouée à la projection d’Inception. Après avoir subi le flot habituel de bandes-annonces gonflées aux hormones (The Expendables) ou à la 3D (Harry Potter, déjà), un message à l’adresse des spectateurs s’est alors inscrit à l’écran : il martelait en grosses lettres des règles de comportement qu’on adresse davantage à de jeunes spectateurs novices (éteindre le portable, ne pas salir la salle, ne pas poser les pieds sur les fauteuils, ne pas parler…). La séance commença enfin : 2h38 de film en anglais sous-titré en portugais…Ou plutôt 1h20, dix minutes d’entracte, et 1h18 !! L’entracte fut d’une violence inouïe : fin de bobine, fin de la première partie de la séance sur une des premières séquences de tensions et d’explications sur l’histoire du héros et de son épouse. La lumière se ralluma avec la plus grande brutalité et le visage de Marion Cotillard laissa place à un compte à rebours égrainant les minutes laissées aux spectateurs pour passer leur coup de fil  (ou le finir car certains l’avaient déjà commencé pendant le film) ou pour se réapprovisionner en pop-corn (puisque le premier paquet était au trois-quart tombé sur la moquette de la salle). Alors que chacun s’agitait ou commençait déjà à discuter d’un film à moitié-vu, je restais comme figée par cette rupture non-annoncée. Il fut compliqué de replonger dans le film, dans ce film ; avec un autre cela aurait sûrement été impossible… Quand les lumières se rallumèrent enfin, j’étais un peu comme les personnages du film qui croisent Dom Cobb, privée d’une part du rêve espéré.

Epilogue :

C’était un mercredi de fin septembre et il faisait 15°C devant le Caméo Commanderie. A l’intérieur, dans la salle Fellini régnait le silence et l’étonnement. Un homme avec une caméra parcourait une ville, l’enjambait, la triturait dans tous les sens… Lorsque les lumières se sont rallumées, ils sont sortis de leurs rêves profonds, de leurs rêves émerveillés ou de leur stupeur. Ils en ont discuté sur le trottoir de la rue de la Commanderie, et le soir, et le lendemain… Au sol, seul un gant noir  avait été laissé.