Sergueï Paradjanov

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(9 janvier 1924, Tbilissi en RSS de Géorgie – 20 juillet 1990 à Erevan en Arménie)

Artiste pluriethnique, musicien, plasticien, peintre, créateur de légendes et même auteur de légendes sur sa propre vie, Paradjanov est né Sarkis Yossifovitch Paradjanian, le 9 janvier 1924, à Tbilissi (ancienne Tiflis), en Géorgie, dans une famille d’ethnie arménienne. Réalisateur controversé en Union soviétique, il a été très défendu et apprécié par les cinéphiles occidentaux.

Il a élaboré une œuvre cinématographique en prise directe sur les traditions des régions où il tourne (Ukraine, Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie).

Comme son père, Iossif Paradjanian, était antiquaire, Sergei Paradjanov a eu un contact précoce avec les objets d’arts, qui ont façonné son imaginaire et son goût pour les collections. Il a inspiré sa pratique stakhanoviste des collages, qui tiennent à la fois de l’art conceptuel et du folklore naïf ; des films compressés en quelque sorte, que Paradjanov bricolait lorsqu’il ne pouvait pas tourner (en prison notamment).

Pour Paradjanov, l’essentiel n’était pas la narration mais la vision, l’image. Il disait s’inspirer souvent de ses rêves et ne faisait pas de distinction entre un tableau et un film.

La Médiathèque du Centre Culturel Français de Cluj

vous présente quatre films de son oeuvre


Les chevaux de feu (1965)

Paradjanov a été découvert dans les festivals internationaux avec ce film. Tiré de l’œuvre de Mikhaïl Kotzioubinski, ce conte met en scène des bergers et bûcherons des Carpates ukrainiennes. Douze chapitres retracent la vie tragique d’Ivan, paysan accablé par le destin, mis au ban de sa communauté.

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Sayat Noya / La couleur de la grenade (1968)

est inspiré de la vie d’un poète arménien mort en Géorgie. Au lieu d’un récit linéaire, le film se compose d’une série de tableaux vivants représentant des moments clés de la vie du poète. Paradjanov déclare : « Il m’a semblé qu’une image statique, au cinéma, peut avoir une profondeur, telle une miniature, une plastique, une dynamique internes… »

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La Légende de la forteresse de Souram (1984)

le film est tirée d’une nouvelle du Géorgien Daniel Chonkadzé selon laquelle une forteresse ne peut être sauvée de la ruine que si un homme y est emmuré.

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Achik Kérib, conte d’un poète amoureux (1988)

c’est tiré d’une nouvelle du poète russe Mikhaïl Lermontov, rappelle les contes des Mille et une nuits : un jeune troubadour pauvre tombe amoureux de la jolie fille d’un riche marchand. Pour pouvoir l’épouser il décide de faire fortune en parcourant le monde.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Paradjanov

http://simpleappareil.free.fr/lobservatoire/index.php?2008/02/17/47-sayat-nova

http://www.espritsnomades.com/sitecinema/paradjanov/paradjanov.html


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