En complément du site web et, afin de dynamiser davantage le CDI du lycée, nous avons mis en place ce blog à usage pédagogique.
Nous pouvons tous y participer et apporter ainsi notre pierre à l'édifice.
A vos claviers donc...
Vous trouverez le roman au CDI; voici la présentation de l’éditeur :
« Eté 1914. Dans la ferme de son père, située en Angleterre, Albert grandit en compagnie de son cheval, Joey. Pendant ce temps, d’immenses armées se préparent à s’affronter dans le cauchemar de la guerre. Dès lors, le destin de Joey est tracé. Vendu aux soldats anglais, il partagera leur existence et leur lutte pour survivre dans l’enfer des champs de bataille. Albert et Joey se reverront-ils ? »
Sur ce blog, vous y trouverez notamment des sites Internet très utiles, des programmes télé ainsi que des infos pour les classes de BTS tourisme et hôtellerie-restauration.
Duong Thu Huong est née au Vietnam en 1947 dans une famille membre du parti communiste vietnamien. A partir de 1980, elle conteste de plus en plus le manque de liberté et la censure. Elle est exclue du parti en 1990 pour « indiscipline » et est emprisonnée. Son arrestation provoqua un large mouvement de protestation en France et aux États-Unis, dans les organisations de défense des droits de l’homme. Elle fut libérée en novembre 1991 et a vécu en résidence surveillée dans son pays jusque début 2006. Elle vit désormais en France.
Résumé :
Bê est la fille d’une institutrice et d’un soldat de garnison en poste à la frontière Nord (avec la Chine). Elle vit avec sa mère dans un petit bourg du côté de Hanoi. C’est une excellente élève, mais son destin bascule le jour où elle est témoin d’un abus de pouvoir et décide de prendre la défense d’une écolière. Elle est alors exclue de l’école et mise à l’index dans toute la région. Avec son amie, elle décide de rejoindre son père. Ses pérégrinations nous font découvrir des régions misérables du Nord-Vietnam, des minorités ethniques, des zones insalubres, mais des habitants attachants.
Mes impressions :
En suivant ces deux très jeunes filles, on passe de la joie à la tristesse, de la nostalgie à la tristesse, on imagine aisément les odeurs, les couleurs, toutes ces petites gens qui vivent et survivent. On découvre la dure réalité de ce pays après la guerre contre les Français. Le style est vif, alerte, les phrases sont courtes et les descriptions simples. Un régal car écrit avec beaucoup de sincérité.
« Ils se donnent rendez-vous au sortir du virage, après Malmousque, quand la corniche réapparaît au-dessus du littoral, voie rapide frayée entre terre et mer, lisière d’asphalte. Longue et mince, elle épouse la côte tout autant qu’elle contient la ville, en ceinture les excès, congestionnée aux heures de pointe, fluide la nuit – et lumineuse alors, son tracé fluorescent sinue dans les focales des satellites placés en orbite dans la statosphère. Elle joue comme un seuil magnétique à la marge du continent, zone de contact et non frontière, puisqu’on la sait poreuse, percée de passages et d’escaliers qui montent vers les vieux quartiers, ou descendent sur les rochers. La dévisageant, on pense à un front déployé que la vie affecte de tous côtés, une ligne de fuite, planétaire, sans extrémités : on y est toujours au milieu de quelque chose, en plein dedans. C’est là que ça se passe et c’est là que nous sommes. Un panneau d’affichage leur sert de repère : derrière le poteau, le parapet révèle une ouverture sur un palier de terre sablonneuse semé de chardons à guêpes et de gros taillis inflammables, lesquels s’écartent à leur tour pour former des passages vers les rochers. On sait qu’ils vont venir quand le printemps est mûr, tendu, juin donc, juin cru et aérien, pas encore les vacances mais le collège qui s’efface, progressivement surexposé à la lumière, et l’après-midi qui dure, dure, qui mange le soir, propulse tout droit au cœur de la nuit noire. Chaque jour il y en a. Les premiers apparaissent aux heures creuses de l’après-midi, puis c’est le gros de la troupe, après la fin des cours. Ils surgissent par trois, par quatre, par petits groupes, bientôt sont une vingtaine qui soudain forment bande, occupent un périmètre, quelques rochers, un bout de rivage, et viennent prendre leur place parmi les autres bandes établies çà et là sur toute la corniche. «