C’était un soir d’hiver, le roi, Patrick Le brave avait organisé un grand banquet. Il y avait des gens du village, et une multitude d’animation ; c’était vraiment un banquet inoubliable.
Le roi appelle son chevalier préféré, Beowolf le brave. Son visage était carré, ses cheveux d’un noir comme du charbon, long et ondulé, faisaient ressortir le bleu azur de ses yeux, son teint était légèrement hâlé, et ses muscles durs comme la pierre restaient prononcés sous son armure de mithril. Il portait également une longue épée en argent, un bouclier de fer forgé et une lame de verre portée en bandoulière. De caractère dur, il était courageux, battant, fier et sûr de lui, mais il avait aussi goût pour la fête, la bière et les femmes, et restait d’ailleurs très galant et gentleman avec elles.
Le roi dit :
« – Beowolf, mon fils, suis-moi ! »
Et il l’emmène derrière son trône pour lui montrer la statuette d’un dragon en or, avec une pierre précieuse rouge à la gorge.
« – C’est un objet sacré que j’ai récupéré en tuant le dragon des montagnes de glace, et beaucoup de gens se sacrifieraient pour avoir cette statuette.
- Elle est magnifique mon roi », réplique Beowolf.
Le roi lui montre la pierre précieuse et lui dit :
« – C’est ici qu’il faut planter son épée, car c’est là que se trouve son cœur ! ».
Le roi laisse alors la statuette dans les mains de Beowolf, qui reste là, longtemps, à la contempler, émerveillé par sa beauté…
Brusquement la grande porte de la salle s’ouvre, et un homme, étranger à ce domaine, le corps totalement ensanglanté, pénètre difficilement avant de s’écrouler au sol.
Il portait une cape noire, une vieille couronne rouillée et une épée dont il ne restait que la moitié de la lame. Le roi et ses convives s’en approchent avec méfiance; Beowolf le retourne. L’homme, à bout de force, lui dit d’une voix étouffée :
« – Un dragon retient le pont des tulipes au sud de notre domaine, au delà de la mer, derrière ce pont se trouve un château, ou une princesse se trouve prisonnière. C’est ma fille, sauvez, sauvez… ».
Puis il mourut épuisé par son long et son fatigant voyage, plein de danger et de combats acharnés, afin de trouver de l’aide.
Beowolf se leva et dit:
« – Il est en mon devoir que j’aille a son secours !
- Si tel est ton souhait, Beowolf, mais promet-moi, mon fils, de me revenir vivant », lui répondit le roi. C’est ainsi que Beowolf partit seul au secours de la princesse, les gens de son peuple étant effrayés par le dragon …
Il partit vers le sud, traversa la mer puis trouva un village non loin du pont. Il trouva une chambre où passer la nuit, c’était une chambre de noble. Quand il arriva on lui offrit moult grâces.
A l’aube, il partit au pont, mais il n’y trouva pas de dragon, juste une gigantesque pierre de forme étrange.
Il commença à traverser, quand soudain les pierres se transformèrent en un grand dragon rouge terrifiant cracheur de feu, aux yeux de diamant noir, aux griffes bien tranchantes et pointues comme des épées bien forgées, ses ailes splendides couvertes de moult écailles, et une queue en cisaille comme une hache (à la fin de la queue). Le dragon voulut attaquer Beowolf d’un coup de queue, mais Beowolf réussit à l’éviter en faisant une roulade, puis il courut vers le dragon pour lui planter son épée dans le cœur, mais elle se cassa. Beowolf comprit que le dragon avait comme une armure invisible qui le protégeait.
Le dragon cracha une boule de feu sur Beowolf qui le projeta à l’eau, et éclaboussa le dragon, qui poussa un cri. Beowolf assommé par le choc eu la vision d’une fée, qui lui annonça que l’eau était son ennemi. Il reprit connaissance avant de se noyer et remonta à la surface, conscient que l’eau détruisait son bouclier invisible. Le dragon était en plein vol, restant sur place au dessus de Beowolf, qui grimpa sur un arbre et sauta sur le dragon, pour lui planté le cœur avec sa lame de verre, le dragon n’ayant plus de protection à cause de l’eau qui lui avait était projeté.
Le dragon tomba sur le pont, et émit son dernier souffle, avant de se réduire en poussière, ne laissant que de lui deux pierres noires qui faisaient ses yeux. Beowolf les ramassa et repris son chemin pour aller au château, chercher la princesse.
Il y arriva enfin, et contempla un instant ce remarquable château d’émeraude vert comme l’herbe d’été, étincelant de toute part. Beowolf entra dans le château, qui lui parut fragile à ce moment, les escaliers étaient en verre et craignant qu’il ne s’effondre, Beowolf avança doucement et prudemment.
En haut il y avait une porte, où il remarqua deux trous, dont les formes ressemblaient à la pierre noire. Sans doute il fallait y mettre ses pierres, ce que Beowolf fit.
Il plaça les diamants et aussitôt la porte s’ouvrit face à une dame qui lui sauta dans les bras, heureuse d’être délivré. Elle était très jolie, elle avait des cheveux longs bouclés, des yeux bleu comme le ciel, une peau «blanche» et douce comme la soie et un corps de sirène.
La princesse elle aussi attirée par le charme de Beowolf, lui donna un baiser en le remerciant, et tout deux repartirent ensemble pour rejoindre le domaine de Beowolf.
A leur arrivée Beowolf, annonça son amour pour la princesse Fiona, et le roi organisa un grand banquet le soir même pour fêter cela. Ils vécurent très heureux et eurent beaucoup d’enfants durant leur long règne.
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