Le conteur Yvan Hemmer est en ce moment même en train de faire le récit de l’Eneide au 6e 3 dans le cadre du cours de Mme Tennevin. Hier, ce sont les 6e 1 et le 6e 2 qui ont revécu l’Odyssée, avec Mme Sendra et la classe de FLS (photo) a suivi 5 contes différents en jouant autour de la langue française.
Cette série clôt pour cette année les interventions de M. Hemmer au collège. Mais dès l’an prochain, il reviendra nous conter ses histoires.
Petit rappel : Selon moi, la littérature de jeunesse n’est pas réservée aux moins de 18 ans et la littérature plus classique aux seuls adultes. Un adulte peut prendre beaucoup de plaisir à lire un livre édité dans des collections visant les plus jeunes car cette littérature offre souvent des titres de grande qualité. De la même façon, ce n’est pas parce qu’on est collégien qu’on ne peut pas aimer un livre qui ne s’adresse pas exclusivement aux jeunes.
Pour les livres du mois, je présente un livre tiré de la littérature de jeunesse et un autre, de la littérature « classique ». Pour autant, les deux livres sélectionnés s’adressent aussi bien aux élèves qu’aux adultes de l’établissement.
Littérature jeunesse
BEAUDE, Pierre-Marie. La Maison des lointains.Gallimard, « La Bibliothèque Gallimard ; Texte et dossier », 2004, 199p.
Nature : Roman
Genre : Aventure
Cote : R BEA
Personnages principaux :
- Jan
- Son père, Frankie
- Sa mère, Liselotte
- Kaboko, de la tribu des Khoi-Khoi
Lieu de l’action et époque de l’histoire :
Namibie, à une époque qui n’est pas précisée.
Résumé :
Jan est né là-bas, dans « La Maison des Lointains », une maison isolée, construite au milieu du veld (la savane), perdue en Namibie. Il grandit entouré simplement de ses parents et de leur employé, Kaboko, un africain de la tribu Khoi-Khoi qui lui enseigne tout ce qu’il sait sur le veld et les animaux qui le peuplent. Le garçon est donc élevé à la fois à la manière occidentale par ses parents et à la manière africaine par Kaboko.
L’existence est paisible, loin de tout et de tous, en harmonie avec la nature pourtant peu généreuse qui les entoure. Jusqu’au jour où un terrible accident va bouleverser la vie de Jan.
Mon avis sur le livre :
La longueur : Le livre n’est pas très long mais l’histoire n’avance pas à un rythme soutenu alors on peut se lasser par moment.
Le niveau de lecture : Le niveau de langue n’est pas difficile mais l’auteur utilise tout un vocabulaire assez précis (expliqué dans un lexique). De plus, pour apprécier l’histoire, il faut une certaine maturité alors je le conseillerais plutôt à partir de le 3e ou aux 4e bons lecteurs.
Les personnages : Il y a peu de personnages. On s’attache facilement à Jan et sa famille ainsi qu’à l’étrange Kaboko. Après l’accident, Jan va vivre une sorte de voyage initiatique et on se sent proche de lui, on comprend ses sentiments et sa douleur.
L’histoire : L’histoire se déroule au rythme calme de cette vie reculée et loin de tout. On suit Jan depuis sa naissance jusqu’à son passage dans la vie adulte. Il règne dans le livre une sorte de poésie. Par moment, on approche du récit fantastique ou du conte.
En général : Ce livre est un récit initiatique. L’auteur conte avec talent les bons moments de l’enfance, la vie paisible dans la Maison des Lointains. Mais il n’épargne pas son lecteur et décrit avec toujours autant de talent la douleur, la mort, l’absence, la peur, la solitude… Il y a peu d’action, ce qui déplaira à certains lecteurs. Mais si on se laisse porter par la poésie et la magie du livre, on prend beaucoup de plaisir à cette lecture.
Il est, de plus, conseillé en lecture cursive en 3e et au lycée.
La première page :
« La porte avait sans doute été mal refermée. Un coup de vent l’ouvrit. Le chat en profita pour se sauver, et l’enfant le suivit. Il descendit les trois marches du perron sur les fesses, se retrouva debout face au grand ciel d’Afrique où couraient les nuages. L’enfant reprit sa marche hésitante, en levant les bras vers les nuages. Il arriva aux premières herbes et aux premiers buisson.
Une petit lionne courait après les papillons. Elle bondissait sur ses deux pattes arrière, lançait très haut ses pattes avant, retombait, roulait, bondissait à nouveau sur les papillons. Ils entraînaient la petite lionne aux travers des buissons et des herbes, toujours plus loin. Parfois, elle s’arrêtait pour guetter un gecko ou un rat, ou encore un crapaud, ensuite elle reprenait sa course.
Soudain, la petit lionne vit remuer quelque chose… »
Lien : La notice BCDI de ce livre
Littérature « classique »
QUENEAU, Raymond.Exercices de style. Gallimard, « Folio », 2009, 158 p.
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Quai_gare_Saint_Lazare.JPG
Nature : Poésie
Genre : Jeux d’écriture
Cote : P QUE
Personnages principaux :
- le narrateur
- un homme avec un long cou et un chapeau
- un troisième homme, ami du deuxième, qui porte un pardessus mal ajusté
Lieu de l’action et époque de l’histoire :
Cette histoire se passe à Paris dans les années 1940, à l’époque où l’auteur l’a écrite.
Résumé :
Une seule histoire. Une histoire toute simple. Dans un bus, le narrateur croise un jeune homme au long cou qui porte un chapeau dont le ruban est remplacé par un cordon et qui, malgré l’affluence, bouscule les passagers pour s’attribuer un siège qui vient de se libérer. Un peu plus tard, ce même narrateur revoit ce même jeune homme, devant la gare Saint Lazare. Il est en train de conseiller à un ami à lui de faire ajouter un bouton à son pardessus.
158 pages pour nous raconter seulement cela ?
Oui ! Seulement cela, mais 99 fois ! Et chaque fois de manière différente. En variant le ton, en jouant sur les sons, les mots, en abusant des figures de style, en s’amusant avec la langue française et avec ses lecteurs.
Mon avis sur le livre :
La longueur : Le livre n’est pas long du tout. De plus, il ne se lit pas forcément de manière linéaire. On peut piocher les textes au hasard, en se laissant guider par nos envies et les titres.
Le niveau de lecture : Le livre n’est pas difficile à lire par contre, il faut une certaine culture littéraire pour comprendre tous les jeux. On peut commencer à le lire dès la sixième mais plus on s’y connait en analyse de texte, plus on prend de plaisir à la lire.
Les personnages : Les personnages ne sont pas vraiment présentés. On sait peu de choses d’eux. Ils sont plus un support au jeu d’écriture.
L’histoire : L’histoire est banale et n’a pas vraiment d’intérêt. Ce qui est intéressant, c’est l’écriture et la réécriture de cette histoire banale.
En général : Ce n’est pas un livre qu’on dévore d’un trait, sinon, il devient vite lassant. Il vaut mieux le lire par petits bouts, sans prendre forcément les textes dans l’ordre. Il faut se laisser prendre au jeu et on s’amusera forcément. Certains textes deviennent absurdes, d’autres illisibles, ou réellement drôles. Pour moi, c’est irrésistibles.
Liens :
La notice BCDI de ce livre


photo credit: Ludovic_M a.k.a El-Profesor
Le saviez vous ? Aujourd’hui, 23 mars, c’est la journée mondiale de la météorologie.
Hier, c’était à la fois la journée mondiale de l’eau et demain, la Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose.
Il n’y a pas un jour dans l’année qui ne commémore ou ne célèbre pas quelques choses. Il peut s’agir de luttes très sérieuses, contre les discriminations, la violence, pour le respect des droits de l’homme, pour la recherche médicale, le soutien aux malades, aux personnes touchées par un handicap… mais aussi de fêtes plus fantaisistes.
Pour tout savoir sur ces journées : http://www.journee-mondiale.com/
C’est à la fois intéressant, amusant (saviez vous qu’il y avait une journée internationale du pied ?) et instructif.
Et pour nous, les professeurs, c’est un biais parmi d’autres pour ancrer nos cours dans l’actualité. On faire entrer l’actualité dans nos cours…(Psst ! Sur inscription, on peut recevoir chaque vendredi la liste des journées à commémorer la semaine suivante…)
Suite à une intervention de Bassem, j’ai apporté quelques corrections à cet article : http://lewebpedagogique.com/cdidaudet/2010/03/19/de-nouvelles-participations-deleve-de-4e-au-printemps-des-poetes/
Il s’agissait, en effet, du travail des élèves de 3e 4. Et j’avais écorché des prénoms.
Fautes corrigées, tout est rentré dans l’ordre.
Aujourd’hui, 22 mars, débute la 21e édition de la semaine de la presse et des médias dans l’école.
Cette année, le thème retenu nous propose de nous interroger sur « Qui fait l’info ? »
Pour la semaine à venir, des séances pédagogiques sur la presse vont se tenir au CDI et pour l’occasion, de nombreux périodiques sont à votre disposition pour découvrir et lire des titres différents de ceux habituellement proposés au CDI.
Venez nombreux découvrir le kiosque et n’oubliez pas qu’un cahier de suggestions est à votre disposition, si un titre vous inspire particulièrement.
C’était aujourd’hui le dernier jour pour envoyer ses poèmes. On termine ainsi ces jeux d’écriture poétique avec le texte d’une élève de 6e. Merci à tous les participants !
Je vois une femme
Elle est gravée dans mon âme
Elle est très jolie
Et je la sens très fatiguée, je la vois au lit!
Elle s’est réveillée
Et elle a cueilli des œillets
Dans son joli petit jardin
Elle a pris son bain
Et je la sens encore plus belle
Mais a t-elle
Une personne dans sa vie
Elle travaille à l’académie
Sara, 6e
Pour lire le poème de Johanna, cliquez sur l’image
Mohamed
Ta voix est si belle à entendre
Que même moi je ne peux pas la confondre
Toi qui as rougi quand
Je t’ai confié ma vie.
Jonathan
J’aperçus une femme qui me plait
Elle avait un regard hanté
Cela était bizarre mais j’appréciais
Je me posais des questions mais je me tus.
Azdine et Bassem
Elle qui est si charmante
Elle qui a le cœur rempli de chant
Elle avec sa voix enchantée
Elle que j’aime comme un petit enfant
Elle qui a le corps doux comme un livre
Ses atouts physiques me rendent ivres
Les diamants de ses lèvres pulpeuses
Iront se poser sur les miennes très goûteuses
La douceur de ses mains
Semblable à notre nouveau né de demain
Le bonheur qui emplie ton cœur de joie
Me rend fou de toi
La flamme de ton cœur
M’illumine toutes les quatre heures
Ton sourire illuminant
Me rend envoûtant
Kamel
Toi qui es la femme de ma vie
Toi qui es si jolie
Je t’offrirai les plus belles fleurs
Ainsi que mon cœur
Une chambre an bord de la plage
De la où les coquillages
Avec la mer transparente
Et toi qui es si charmante
Offrir des fleurs avec de belles couleurs
Qui définissent les sentiments
Que l’on ressent à chaque heure
Pour celle que l’on aime tellement
Laisse-moi ressentir ta joie
Laisse-moi être auprès de toi
Laisse-moi sentir ton doux parfum
Laisse-moi te faire de gros câlins
Nos chemins se sont croisés
Nos yeux se sont accrochés
Ton sourire est devenu mon soleil
Ta tendresse une grande merveille.
Whitney
La femme est une fleur
Elle qui sait s’imposer
La fille est une lueur
Qui ne s’éteint jamais
Elle seule sait nous réconforter
Avec leurs doigts de fée, elle sait nous contrôler
Mais ce qui est sûr
C’est qu’elle assure
Mais c’est qu’elles savent s’énerver ces dames
Elles savent toucher l’âme
Avec leur regard de tueuses
Elles nous font devenir peureuses.
Elle qui est si charmante
Elle qui a le cœur rempli de chant
Elle avec sa voix enchantée
Elle que j’aime comme un petit enfant
Elle qui a le corps doux comme un livre
Ses atouts physiques me rendent ivres
Les diamants de ses lèvres pulpeuses
Iront se poser sur les miennes très goûteuses
La douceur de ses mains
Semblable à notre nouveau né de demain
Le bonheur qui emplie ton cœur de joie
Me rend fou de toi
La flamme de ton cœur
M’illumine toutes les quatre heures
Ton sourire illuminant
Me rend envoûtant
Pour continuer de fêter le Printemps des Poètes, Laure, agent d’accueil, a proposé de publier deux textes qui ne sont pas, il est vrai, tout à fait en harmonie avec le thème mais auxquels elle tient particulièrement car il s’agit du texte de sa demande en mariage et de la réponse qu’elle a rédigée (après avoir dit « oui », bien entendu)
Chaque jour qui est passé,
Je t’ai d’avantage aimée,
C’est si doux de pouvoir vivre aux côtés,
D’une femme aux si nombreuses qualités.
Je ne paux plus rien souhaiter,
Car tu m’as déjà tout donné,
Et l’amour de ton cœur,
Est la source de mon bonheur.
J’aurais voulu pour ma demande,
T’emmener au delà des landes,
Mais finalement je le fais ici,
Devant ta famille réunie.
J’aborde ma nouvelle vie,
Et ce qui me vient à l’esprit,
C’est le vouloir la passer à tes côtés,
Car tu resteras à jamais l’être aimé.
Le matin je ne me lasse pas,
De me réveiller aux vreux de tes bras,
Mon rêve est de vive avec toi,
Cet amour infini sous un même toit.
Toi qui sera éternellement ma Marie,
J’ose enfin prendre en main nos vies,
Car pour toujours,
Je t’aime mon amour.
Pour cela je te demande ta main,
Veux-tu m’épouser ?
Jean Jacques
Toi le souffle ailé, qui fait frémir chaque jour mon être
Toi qui commande les bonds joyeux de mon cœur
Toi, mon amour que j’ai pris le temps d’attendre
Toi, tout ce qui fait ma vie et sa musique
Toi qui fait aussi son orgueil et sa force,
Toi, l’harmonie la plus douce, l’équilibre, la sagesse, la patience et la bonté
Toi qui a su trouver et suivre le chemin de mon cœur
Toi qui regarde dans la même direction que moi
Toi qui partage mes déboires et mes joies
Oui je te dirai et cela pour la vie.
Laure
Au nom de tous l’établissement : tous nos voeux de bonheur à tous les deux.
Voici les poèmes de la 4e Euro… en espagnol, bien entendu !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/20/Espagne_carte.png
Rihab
Se oye el dolor de los habitantes
Se oye la muerte de la madre y de su bebé.
Se oye la desesperanza
Se oye la tristeza de los hijos.
Se oye el crimen por todo el país
Se oye la muerte en Guernica.
Se oye la pesadilla de las víctimas,
Se oyen las lágrimas de las mujeres sin remedio.
Anaïs
Se fue la vida, llegó la muerte.
Se fue el sueño, ardió la esperanza.
Se fue la alegría, sufrió Guernica.
Se fue la paz, murió la libertad.
Pauline
Sólo 6 letras para expresar el dolor.
H
Sólo 6 letras para denunciar la muerte.
O
Sólo 6 letras para recordar a las víctimas.
R
Sólo 6 letras para decir el crimen.
R
Sólo 6 letras para pensar en el terror.
O
Sólo 6 letras para gritar el caos.
R
Carla
Lloró Guernica
Pidió ayuda Guernica
Murió Guernica
Llegó la nada,
Llegaron los gritos,
Se fue Guernica.
Léa
Dime, el horror ¿quién lo decidió?
Dime, la desesperanza ¿quién la ordenó ?
Dime, el crimen ¿quién lo mandó ?
Dime, el luto ¿quién lo causó ?
Dime, el dolor ¿quién lo provocó ?
Dime, la libertad ¿quién la negó ?
Marina
Huye Guernica,
Se va la esperanza,
Se va la paz.
Arden las víctimas,
Arde la libertad.
Gritan de dolor,
Gritan de miedo.
Mueren de desesperanza,
Mueren de tanto llorar.
Julie C
Se fue la paz, se instaló la guerra.
Se fue la vida, vino la muerte.
Se fue la libertad, llegó la dictadura.
Ilias
Se fue la libertad, llegó el terror.
Se fue la paz, llegó el crimen.
Se fue el sueño, llegó la pesadilla.
Se fue la alegría, llegó la tristeza.
Se fue la vida, llegó la nada.
Se fue la orden, llegó el caos.
Se fue la felicidad, llegaron las lágrimas.
Marine
Se fue la paz, llegó la guerra
Se fue el sueño, llegó la pesadilla
Se fue Guernica, llegó Franco
Se fue Guernica, llegó Picasso
Y la esperanza aún existe.
Célia
Se oye el dolor
Se oyen los gritos
Se oyen los llantos
Se oye el sufrimiento
Llega la nada.
Se oye el luto
Se oye el crimen
Se oye la muerte
Se oye el caos
Se oye Guernica.
Ornella
Se fue la libertad, llegó el terror.
Se fue la paz, llegó el miedo.
Se fue la risa, llegó la desesperanza.
Se fue la vida, llegó la muerte.
Julie B
Se fue la paz, llegó la guerra.
Se fue la esperanza, vino la nada.
¿Cuándo llegó la alegría ?
¿Cuándo vino el sueño?
¿Cuándo se fue la desgracia?
¿Cuándo se fue el dolor ?
¿Volverá la libertad ?
Bérénice
Guernica lloró
Guernica víctima
Guernica terror
Guernica desesperada
Guernica terror
Guernica sin libertad
Guernica muerta.
Rayane
Se fue la libertad llegó el horror.
Se fue la alegría llegó el terror.
Se fue la vida llegó la muerte.
Se fue la suerte llegó la desgracia.
Se fue el sueño llegó la pesadilla.
Se fue la paz llegó el caos.
Diana
Se fue la ciudad bonita Guernica
Se fue la ciudad alegre Guernica
Se fue la alegría, llegó el silencio
Se fue la paz, llegó el terror
Se fue la paloma, llegó un fantasma
Se fue un sueño, llegó la nada.
Charlotte
Guernica lloró porque sufrió.
Guernca lloró porque se fue la libertad.
Guernica lloró porque llegó la nada.
Guernica lloró porque llegó el crimen.
Guernica lloró porque llegó la muerte.
Osvan
Sólo 6 letras para gritar el dolor
H
Sólo 6 letras para denunciar elcrimen
O
Sólo 6 letras para pintar la bombilla
R
Sólo 6 letras para sentir la nada
R
Sólo 6 letras para tocar el terror
O
Sólo 6 letras para borrar la desesperanza.
R
Matthieu
Sólo 5 letras y 2000 muertos.
D
Sólo 5 letras y la muerte de un chico.
O
Sólo 5 letras y las casa destruidas.
L
Sólo 5 letras y llegó el caos.
O
Sólo 5 letras y una ciudad en lágrimas.
R
Albert
Sólo 4 letras para denunciar el terror
N
Sólo 4 letras para gritar la tristeza
A
Sólo 4 letras para romper el caos
D
Sólo 4 letras para contar la pesadilla.
A
Manon
Se fue a paz, llegó el terror.
Se fue el sueño, se intaló la pesadilla.
Se fue la alegría, empezó la tristeza.
Se fue la esperanza, gritaron la desesperanza.
Se fue la libertad, comenzó la guerra.
Se fue el amor, vino el terror.
Se fue la felicidad, apareció el dolor.
Se fue la suavidad, salieron los gritos.
Se fue la vida, llegó la muerte.
Flora
Se oye al soldado que está muriendo.
Se oyen los gritos de la madre.
Se oye el dolor de Guernica.
Se oye la tristeza de cada uno.
Se oye el caballo que está muriendo.
Se oye la desgracia de los habitantes de Guernica.
Yasin
Se fue la alegría, vino la desgracia.
Se fue la fiesta, llegó el terror.
Se fueron los colores, llegaron los gritos.
Se fue la vida, vino la muerte.
Se fueron los humanos, llegaron los fantasmas.
Séhalya
Se fue la libertad, apareció el dolor.
Se fue la alegría, se instaló el luto.
Se fue el amor, vino el odio.
Se fue la sonrisa, empezó la tristeza.
Se fue el sol, sucedió la tormenta.
Se fue el sueño, apareció la pesadilla.
Se fue el paraíso, se abrió el infierno.







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