ven, juillet 1 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Bac 2011 : réussir l’oral
Les résultats du bac 2011 tombent le 5 juillet (et ils seront sur letudiant.fr !). Si vous deviez passer les oraux de rattrapage ? 19 % des candidats au bac général et 22 % de ceux aux bacs technologiques étaient dans ce cas en 2010. La très grande majorité (12.5 % pour les premiers, 14 % pour les seconds) a finalement réussit. Nos conseils pour bien préparer, en peu de temps, l’oral de rattrapage et assurer face à l’examinateur.
mer, juin 29 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Gérez votre image sur Internet
| Réseaux sociaux, blogs, forums : Internet est un outil indispensable pour être visible auprès des recruteurs. A condition toutefois de veiller aux informations personnelles publiées en ligne. | ||
| Besoin de conseils pour réussir votre reconversion ? La rédactrice en chef de France 5 emploi peut vous aider |
mar, juin 28 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Revue de presse de juin de votre CDI
Arts magazine : Doisneau, derrière le mythe
Beaux-Arts : Dans les coulisses des grandes expositions
Centre Pompidou : la folie de l’Inde
Capital : 100 nouvelles idées de business pour s’enrichir !
Courrier international : hors-série L’Occident est-il fini ?
Dossiers de l’actualité : migrants, du rêve à la réalité
L’Entreprise : génération digitale
L’Etudiant : ce que les correcteurs attendent de vous
Géo : la Bretagne de Saint-Malo à la Baule, les trésors de côtes
LSA du 19 mai : Amazon redouble d’appétit en France
Management : l’art d’inspirer confiance
Phosphore : bac, XMEN et Pirate des Caraïbes
Que choisir : maigrir faut-il en finir avec les régimes ?
TDC :ArtSciences humaines : conflits au travail, de nouvelles mobilisations ?
La formation des enseignants : l’exemple finlandais et folie
Today in english : Goddbye Harry Potter
Vocable espagnol : Almodovar vuelve a Cannes
mar, juin 28 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Bac : 12 mois pour un sujet
| Article | Référence | Quantité | Prix | Sous-total |
| 1492 Christophe Colomb (Prêt + consultation) | DV29247 | 1 | 42.00 | 42.00 |
| Ressources Humaines (Prêt + consultation) | DV30428 | 1 | 48.00 | 48.00 |
| Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc Sec (Prêt + Consultation) | DV38660 | 1 | 49.00 | 49.00 |
| Frais de livraison | Z_PORT | 1 | 9.99 | 9.99 |
lun, juin 27 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Pour 2011, l’armée de Terre recrute environ 14 000 jeunes
Vous avez entre 17,5 et 29 ans ?Avec 14 000 postes, l’armée de terre vous donne accès à des parcours uniques |
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| Pour 2011, l’armée de Terre recrute environ 14 000 jeunes Française et Francais de tous niveaux scolaires (de « sans qualification » à BAC+5), pour répondre à un fort taux d’engagement opérationnel sur et hors du territoire national. | |
| Avant tout, un militaire | |
| Dépassement de soi, confiance, cohésion, formation continue, … sont les valeurs essentielles pour un parcours professionnel unique autour du métier de soldat, dans l’une des 400 spécialités possibles au sein de l’armée de Terre, en métropole, à l’outremer ou à l’étranger. | |
| De sans qualification à niveau BAC | |
| Pour l’armée de Terre, le recrutement des engagés volontaires de l’armée de Terre (EVAT) constitue un défi et une priorité. La formation qui leur est proposée est tournée vers l’action et vers la maîtrise d’une spécialité. [ en savoir plus ?... ] http://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/candidature-spontanee |
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| De BAC à BAC+2 | |
| Les sous-officiers sont plus généralement chargés de l’encadrement de contact des unités. Hommes et femmes d’action, à la fois cadres et spécialistes, leur efficacité et leurs compétences techniques s’exercent dans des domaines aussi variés que le combat, les technologies ou l’administration [ en savoir plus ?... ] | |
| De BAC+3 à BAC+5 | |
| Les officiers sont formés au commandement, à la tactique, ainsi qu’aux technologies de pointe, afin d’encadrer des unités opérationnelles et d’exercer d’importantes responsablités en état-major ou en école de formation, tout en s’appuyant sur une solide formation académique et militaire [ en savoir plus ?... ] | |
| Nous contacter | |
| Centres d’information et recrutement des forces armées de Paris : 01 34 77 82 10 | |
| Remplir un formulaire de candidature spontanée : www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/candidature-spontanee | |
| Nous découvrir | |
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jeu, juin 23 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Le BAC PROFESSIONNEL par LeWebPédagogique
http://lewebpedagogique.com/bac/
RAPPEL DU CALENDRIER du BAC PROFESSIONNEL
ANGLAIS
- Pour les épreuves d’anglais en bac PRO, CAP et BEP, consultez le blog de Mrs Assier, qui explicite clairement les connaissances et compétentes à valider et avec notamment des fiches de révisions de grammaire très bien construites et efficaces.
- Consultez le blog d’anglais de Thierry Sadiki pour apprendre de manière ludique.
- Effectuez des quiz d’anglais en ligne pour valider vos connaissances !
FRANCAIS
- Quelques articles pour réviser le bac pro français sur le blog bac Pro, avec notamment la description des épreuves écrites.
HISTOIRE-GEOGRAPHIE
Sur le blog Lettreshistégéo, des fiches téléchargeables et bien construites permettent de revoir toutes les notions essentielles pour le bac Pro en histoire-géographie :
- Des révisions en histoire,
- 10 leçons d’histoire téléchargeable pour la terminale bac pro,
- 10 leçons de géographie pour la terminale pro.
Ou encore des synthèses sur le blog Histoire-géographie au lycée agricole de Contamine.
ECONOMIE – DROIT
- Un blog dédié à l’économie droit pour les bac pro tertiaire présente une partie du cours à réviser sur les agents économiques et leurs relations et des études de cas pour s’entraîner.
- Un article sur la mondialisation au programme de la formation au bac pro.
ECONOMIE – COMPTABILITE – GESTION
- Pour s’entraîner et vérifier ses connaissances, des quiz de comptabilité.
- Des annales à consulter sur le blog Eco-gestion.
BAC PRO RESTAURATION
- L’examen pratique en 2011 : un exemple pour concevoir un argumentaire commercial sur le Blog des Terminales Bac Pro Restauration 3 ans de Menton.
D’AUTRES RESSOURCES
- Le portail Netvibes des bac pro SMR sur le blog du CDI de JBE.
- Le blog du CDI de Fontiville propose de nombreux liens vers des ressources utiles pour les révisions du bac pro. Un blog à consulter aussi pour sa riche documentation sur les métiers.
- Présenter son entreprise : une fiche pratique sur le blog des bac pro ROC SM.
- Le blog des élèves SPVL de Rostrenen présentent leur formation et leurs actions et projets.
- Le blog du CDI du Centre de Formation Forestière de Noirétable, administré par Bénédicte Jouhannaud-Dubost, professeur-documentaliste responsable du CDI.
- Le blog du CDI virtuel du Lycée Professionnel Saint Luc à Cambrai.
- Le blog BAC PRO 3 ans.
mer, juin 22 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Le métier de commercial : mieux que ça en a l’air
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| Le métier de commercial : mieux que ça en a l’air
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| Peu valorisant, stressant, salaires fixes au rabais…. L’image tenace du « commercial VRP » est plutôt mal perçue des étudiants, notamment ceux des écoles de commerce, qui lui préfèrent souvent les fonctions liées au marketing. Pourtant, le métier recrute — plus de 70.000 embauches prévues sur 2011 – et peut offrir quelques avantages. | |
mer, juin 22 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
L’apprentissage, une filière très classe : dossier du quotidien LIBERATION
Il séduit de plus en plus d’étudiants. Mais universités et écoles s’inquiètent du financement, alors que le gouvernement veut toujours plus d’apprentis. Enquête.
Par VÉRONIQUE SOULÉ
http://www.liberation.fr/societe/01012344240-l-apprentissage-une-filiere-tres-classe
(Sylvie Serprix / www.serprix.com)
«La prépa, c’était sympa, mais beaucoup de théorie. Alors, quand j’ai appris en arrivant à Centrale qu’il y avait une filière par apprentissage, ça m’a tout de suite intéressé. Enfin j’allais pouvoir faire du concret, pas seulement du calcul et des maths.» Vincent Algayres, 21 ans, fait partie de la première promotion d’apprentis centraliens: onze élèves – 9 garçons et 2 filles – choisis pour leurs motivations et leurs bons résultats scolaires en début d’année.
Etant à Centrale, Vincent a eu le choix des entreprises pour y faire son apprentissage. «Au départ, je pensais plutôt à l’aéronautique ou à l’énergie, explique-t-il. Mais l’informatique me tentait aussi.» Après s’être rendu à plusieurs entretiens, il a retenu Air France. «Je suis dans le département Recherche opérationnelle, à la Direction informatique, avec beaucoup d’anciens de grandes écoles. En ce moment, j’étudie des méthodes d’optimisation de la gestion de la vente des billets. Mon maître d’apprentissage est un centralien. Je ne regrette vraiment pas.»
Vincent Algrayres a signé un contrat pour trois ans, jusqu’au 15 décembre 2013 – les écoles d’ingénieurs proposent généralement l’apprentissage sur tout le cursus. Il gagne 1 080 euros par mois – le brut et le net se confondent en apprentissage. Conformément à l’accord négocié par Centrale pour ses apprentis, son salaire va augmenter chaque année jusqu’à 1 500 euros.
Les onze centraliens passent d’abord une journée et demie par semaine en entreprise. Au fil des mois, ils vont y aller de plus en plus. Le reste du temps, ils sont en cours avec leurs camarades du cursus classique. Déjà, ils n’ont plus les vacances scolaires mais les congés payés. «On n’arrête pas, reconnaît Vincent, mais ça apporte beaucoup, on devient vraiment des adultes.»
Mouvement de fond
L’ouverture de cette filière à Centrale, qui va y accueillir l’an prochain 20 étudiants, est révélatrice d’un mouvement de fond. L’apprentissage, au cœur d’une grande campagne du gouvernement qui a promis de passer de 600 000 à 800 000 alternants (1) d’ici 2015 – Nicolas Sarkozy a même poussé jusqu’à 1 million -, n’est plus cette voie méprisée, réservée avant tout aux élèves de CAP plus doués pour le manuel que pour les matières nobles intellectuelles. Au contraire. Il se porte de mieux en mieux dans le supérieur, pas seulement dans les IUT (Instituts universitaires de technologie), les STS (Sections de technicien supérieur) ou les licences professionnelles, mais aussi au niveau master.
«Loin de l’image d’une filière pour jeunes en difficulté, l’apprentissage est aujourd’hui une voie de réussite, affirme Simone Bonnafous, la présidente de l’Université Paris-Est Créteil, l’étudiant qui s’y engage doit à la fois suivre des cours et être en entreprise pour décrocher le même diplôme que les autres. C’est donc très exigeant. Cela permet en plus à des jeunes de s’accrocher et de trouver un sens à leurs études en ayant contact avec un métier.» L’une des premières à s’être lancée, son université propose 53 formations en alternance et compte 1 400 apprentis – 38% en master, 26,5% en licence pro, 22% en IUT, etc -, contre 1 000 en 2007.
Les chiffres restent toutefois modestes au niveau national. Mais la France n’est pas l’Allemagne qui a une longue tradition d’enseignement professionnel. On compte 103 000 apprentis dans le supérieur, soit un quart des effectifs totaux. Cela reste une part infime des étudiants du supérieur – 2,3 millions, dont 1,4 million à l’université, 94 000 en écoles de commerce, 118 000 en formations d’ingénieurs, etc.
Mais alors que le nombre d’apprentis dans le secondaire stagne, dans le supérieur il ne cesse de croître, surtout aux niveaux bac plus quatre et plus cinq. Les écoles de management et celles d’ingénieurs, ainsi que les universités, les plus récentes en tête, s’y sont mises les unes après les autres. Pour certaines, c’est même devenu une marque de fabrique, voire un argument pour attirer les étudiants – l’Ecole supérieure de commerce de Pau annonce fièrement ses 40% d’apprentis. Mais le nombre de places en entreprises étant limité, une concurrence se fait jour.
Formation à la carte
Chacun a sa formule – une semaine-une semaine, deux jours-trois jours, etc. Certains mettent les apprentis dans les mêmes cours que les étudiants «classiques», d’autres font des groupes spécifiques. Certains encore les dispensent de travaux dirigés ou de travaux pratiques. Quelques-uns ont créé leurs propres CFA, les centres de formation des apprentis qui collectent la taxe d’apprentissage et gèrent les relations avec les entreprises, comme l’Essec ou l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) avec qui Centrale a signé un partenariat.
Les candidats ne manquent pas. Face aux risques de galérer pendant des mois après leur diplôme, et de voir se succéder des stages sous-payés ou des CDD à répétition, beaucoup de jeunes sont désormais convaincus qu’une expérience professionnelle fait la différence. Et l’apprentissage permet souvent une insertion plus rapide. Mais encore faut-il suivre des études où on le propose – essentiellement comptabilité, commerce, gestion, informatique, ingénierie, etc.
L’université Paris-Est Marne-la-Vallée, en pointe sur la question, a mené une étude auprès de ses apprentis – 2 300 à la rentrée 2010, soit 22% de ses étudiants. Les diplômés de master par apprentissage sont 41% à être embauchés dans leur entreprise à la fin de leur contrat, contre 30% des étudiants qui font un stage de fin d’études. Ceux qui n’ont pas été recrutés mettent en moyenne 4,1 mois pour trouver un emploi, contre 5,2 pour les autres. Ils débutent aussi avec un salaire légèrement supérieur. Mais après 18 mois, souligne l’étude, ces avantages de départ s’estompent et il n’y a plus guère de différence.
La perspective d’être payé durant ses études constitue un autre attrait. Mais souvent, ce n’est pas l’essentiel. A moins d’accords particuliers, un apprenti touche entre 41% et 78% du Smic en fonction de critères comme l’âge. Mais s’il est boursier, il perd son allocation. Ses frais de scolarité sont par ailleurs pris en charge par l’entreprise – un avantage appréciable pour les écoles privées.
Mais contrairement à ce que l’on entend souvent, l’apprentissage ne serait pas un facteur d’ascenseur social. Dans une étude publiée en décembre 2010 par le Cereq (Centre d’études et de recherche sur les qualifications), la chercheuse Prisca Kergoat estime ainsi que «l’apprentissage dans le supérieur devient l’apanage des classes intermédiaires» et que «loin de réduire les inégalités, il aurait tendance à les renforcer». «Les apprentis du « haut » ne sont pas les apprentis du « bas », écrit-elle, plus le niveau de formation s’élève, plus la proportion d’enfants d’ouvriers diminue parmi les apprentis.»
Ecoles comme universités y voient un autre avantage: l’apprentissage fait évoluer la pédagogie pour tous les étudiants et la rend plus attractive. «Souvent les jeunes aujourd’hui ont du mal avec les cours ex cathedra, souligne Jean-Paul Soubeyrand, directeur de l’Institut supérieur d’électronique de Paris (Isep), avec l’expérience de l’apprentissage, on met en place des démarches plus inductives, partant de problèmes à résoudre».
Arrière-pensées
Tout le monde ainsi y trouverait son compte: l’étudiant, l’établissement, qui reçoit des fonds de l’apprentissage, et enfin l’entreprise, qui forme à moindre frais un personnel qu’elle pourra embaucher plus tard et qui sera tout de suite opérationnel.
En fait, davantage que sur le dispositif même, les critiques portent sur le rôle que l’on veut faire jouer à l’apprentissage dans la politique de l’emploi, notamment avec la campagne de promotion lancée par Nicolas Sarkozy. «On nous refait le coup de l’apprentissage pour régler le chômage des jeunes, estime Emmanuel Zemmour, le président de l’Unef, on dit que l’on veut mieux former les jeunes au travail mais on ne crée pas d’emplois. C’est de l’hypocrisie.»
Sans le dire ouvertement, les universités et les écoles craignent, elles, un effet d’annonce. En effet, comment multiplier le nombre d’apprentis sans augmenter les sources de financement ? Or les universités s’inquiètent du fait qu’à partir de cette année, un étudiant apprenti ne comptera plus que pour la moitié d’un étudiant classique dans le calcul de la subvention de l’Etat. Les grandes écoles, elles, s’alarment du gel du «hors quota», la part de la taxe d’apprentissage qui leur était versée pour leur fonctionnement.
L’inquiétude a gagné les régions, autre grand finançeur de l’apprentissage. «L’Etat veut plus d’apprentis mais il diminue ses subventions, explique Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France qui abrite le tiers des apprentis du supérieur. Or avec la crise qui touche les entreprises, la taxe d’apprentissage baisse. On se tourne alors vers nous mais nos ressources ne sont pas extensibles à l’infini. Il faut réformer le financement de l’apprentissage.»
Les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Apprentissage réfutent tout désengagement de l’Etat. Ces changements, expliquent-ils, visent à mieux cibler les aides sur les apprentis et personne n’y perdra au bout du compte. Devant l’incertitude, certaines écoles préfèrent déjà limiter leur publicité sur la filière apprentissage.
(1) Les jeunes en contrat d’apprentissage, de professionnalisation et en stage alterné.
«Une expérience très valorisante sur le CV»
Interview
Etudiantes, présidente d’université, ministre… Toutes s’entendent pour vanter les mérites de l’apprentissage.
Recueilli par Véronique Soulé
(Sylvie Serprix / www.serprix.com)
Emilie Czaniecki
23 ans, apprentie en troisième année à Telecom Ecole de Management, à Evry (91)
«Dans notre école, nous avons le choix de faire notre troisième et dernière année entièrement par apprentissage, ou de faire six mois à l’école et six mois en stage dans une entreprise. Moi, je ne voulais pas être stagiaire. Je l’ai déjà été. Lorsque l’on est stagiaire en entreprise, on ne vous considère pas du tout. Vous n’avez pas les congés payés et souvent pas de fiche de paie. Tout est au bon vouloir… Apprentie, c’est le contraire. Vous êtes une employée à part entière. Vous bénéficiez de tous les avantages des salariés – congés payés, RTT, tickets restaurant, mutuelle – et à Telindus (société high-tech de réseaux internet, ndlr) où je fais mon apprentissage, ils sont nombreux.
«En plus, vous n’avez pas à payer les frais de scolarité, l’entreprise prenant en charge la formation – je paie 1 100 euros l’année à Telecom qui n’est pas une école de commerce très chère.
«L’apprentissage, avec un pied dans l’entreprise et un autre à l’école, je trouvais que c’était un bon compromis. En dernière année, vous regardez vers le futur, c’est-à-dire vers le monde de l’entreprise. C’est comme une page qu’on tourne, celle de la scolarité. Depuis septembre, je me retrouve ainsi trois semaines par mois en entreprise et une semaine à l’école. En plus, mon poste à Telindus me plaît. Je suis chef de projets junior, c’est-à-dire que je coordonne les différents acteurs qui se trouvent dans différents services pour réaliser des projets dans les délais. C’est très enrichissant, et cela entre tout à fait dans ma spécialité, le « management stratégique ».
Je ne l’ai pas fait pour des raisons financières. Mes parents auraient pu continuer à payer mes études. En plus, j’habite toujours chez eux. Mais bien sûr à 23 ans, c’est agréable d’être autonome, bien qu’avec mes 860 euros par mois, je suis parmi les apprentis les moins bien payés de ma promo. Je l’ai fait pour l’expérience et l’insertion professionnelles. Telindus m’a d’ailleurs déjà fait une proposition d’embauche à l’issue de mon apprentissage fin août 2011. J’ai refusé : le job me convient, mais le salaire proposé est trop bas. A la sortie de Telecom, on peut obtenir plus. Pour chercher du travail, cette année en apprentissage sera un plus sur mon CV.»
Marie Piferrer
24 ans, apprentie en Master Communication à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (77)
«J’ai fait mon stage de fin de première année de master à la Poste, en « communication développement durable », sujet qui m’intéresse particulièrement. A la fin, ils m’ont proposé de continuer en apprentissage. J’ai dit oui. Et j’ai signé pour douze mois, du 1er octobre 2010 au 29 septembre 2011. Je gagne 1 600 euros net par mois – à la Poste, ils sont généreux. Contrairement à d’autres entreprises, ils ne m’ont pas fait miroiter une possible embauche à la fin de mon contrat. Mais j’aurai travaillé un an et demi dans la même entreprise, dans un domaine correspondant à ma formation, une expérience qui sera très valorisante sur mon CV.
«Les trois premiers jours de la semaine, je travaille à la Poste, au siège du courrier à Paris. Les deux autres jours, j’ai mes cours de master 2 à l’université – six heures par jour. En tant qu’apprentie, je n’ai pas les vacances universitaires mais seulement les congés payés. C’est donc une année très dense. On a beaucoup de cours différents en fac, tous exigeants, des dossiers à faire et un mémoire à préparer, avec des entretiens à réaliser. J’ai parfois l’impression d’avoir des milliards de choses dans la tête. Il faut absolument être organisé. Mais j’ai fait khâgne et hypokhâgne, et je trouve que c’était encore plus dur en prépa.
«J’aurais pu continuer à financer mes études. Je suis boursière à l’échelon maximal. Et j’ai toujours beaucoup travaillé l’été – serveuse chez McDo, aide charcutière, vendeuse de fruits et légumes, etc. Mais nous les jeunes, on le sait bien: l’expérience professionnelle est un énorme atout sur le marché du travail. C’est pour cela que j’ai opté pour l’apprentissage. J’apprends énormément. Je crois qu’on n’apprend jamais aussi vite que sur le terrain. En fait, je ne vois que des avantages à l’apprentissage. Il faudrait que cela se développe. Après mon contrat à la Poste, je vais chercher du travail. Il n’y en a pas tant que cela dans la communication. Mais je ne m’inquiète pas trop. Comme ancienne apprentie, j’ai droit au chômage, ce qui est énorme aujourd’hui. Les étudiants classiques à bac plus cinq, eux, n’y ont pas droit. Je peux attendre une offre qui me convient, dans le secteur de la responsabilité sociale. Et je sais qu’avec mon parcours, j’aurai mes chances.»
Françoise Moulin-Civil
Présidente de l’Université de Cergy-Pontoise (95)
«Ce sont les universités nouvelles créées il y a une vingtaine d’années, comme Cergy-Pontoise, qui ont montré la voie. Plus ouvertes à l’innovation et davantage ancrées dans le tissu économique local, elles ont créé des diplômes professionnels – licences, masters, etc – qu’elles ont proposés par apprentissage. Les universités traditionnelles ont suivi et le mouvement a été lancé.
«L’apprentissage est une voie sûre vers l’insertion professionnelle. De plus en plus d’étudiants s’y intéressent car ils y voient la possibilité d’associer des études de haut niveau avec une expérience de terrain très formatrice qui, en plus, va les aider à trouver un travail. L’apprentissage joue aussi, dans une certaine mesure, un rôle d’ascenseur social. Il permet à des étudiants qui n’envisageaient pas de longues études en raison de leur coût, de poursuivre jusqu’au master par exemple.
Il a une autre vertu pour l’université elle-même : il lui permet de développer des partenariats avec les entreprises. Via le CFA (centre de formation des apprentis), à Cergy par exemple, nous plaçons nos étudiants dans des entreprises du Val-d’Oise mais aussi à la RATP, à la SNCF. Et cela a des retombées pour nous. L’an dernier, nous avons ainsi créé une fondation qui veut servir de tremplin pour nos jeunes. Et les grandes entreprises ont répondu présentes. L’apprentissage va donc dans le sens de la responsabilité sociétale des universités.
«On sent actuellement un encouragement officiel. Et c’est une bonne chose. Mais j’ai entendu des chiffres qui me paraissent faramineux. Il faut être réaliste. Toutes les formations ne peuvent se faire par apprentissage. De plus, les places dans les entreprises et surtout les fonds de financement, notamment ceux des régions, ne sont pas infinis. Nous commençons à ressentir douloureusement ces limites financières et nous sommes inquiets. On peut vouloir plus d’apprentis, mais si le financement ne suit pas… Les universités ont contribué à faire évoluer l’image de l’apprenti. En 2004, quand je suis arrivée à la tête de Cergy, on regardait encore souvent de haut ces filières, les apprentis étaient vus bizarrement. Peu à peu, on a introduit l’apprentissage dans des disciplines plus classiques – nous avons par exemple un master en droit pénal et financier. Il a fallu l’imposer, mais on a réussi à faire bouger les mentalités.»
(1) Françoise Moulin-Civil est également présidente de la commission Formation et insertion professionnelle de la CPU (conférence des présidents d’université)
Nadine Morano
Ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle
«L’apprentissage a trop souvent été considéré comme une voie par défaut alors même qu’il constitue un véritable « prêt-à-l’emploi ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 8 jeunes sur 10 trouvent un emploi à l’issue d’une formation en alternance ! Parce qu’elle resserre le lien avec l’entreprise, l’alternance est une garantie d’insertion professionnelle rapide et aussi un puissant levier de progression sociale, comme nous le démontre l’exemple allemand. La feuille de route du Président de la République est claire : passer de 600 000 à 800 000 alternants d’ici 2015. C’est pourquoi j’ai décidé de mener une véritable « révolution culturelle » dans notre pays pour changer le regard sur ce sujet, et rappeler que l’apprentissage est aussi une voie d’excellence.
«Pour ce faire, j’ai créé un « Club de l’apprentissage », avec des personnalités comme Guy Savoy, Franck Provost, Gérard Dorey, le président de Carrefour proximité, Robert Mahler, ex-président d’Alsthom, ou encore Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles. J’ai ensuite lancé, avec Xavier Bertrand, une campagne de communication sur l’apprentissage à destination des jeunes et de leurs familles - »un métier, un diplôme, un revenu : c’est ça l’apprentissage ! » (www.emploi.gouv.fr). Cette campagne souligne que l’apprentissage offre une palette de formations diversifiées, du CAP au Master.
«Dans le cadre des nouveaux Contrats d’Objectifs et de Moyens que je suis en train de négocier avec les régions, le gouvernement est très attentif à ce que face à un euro de l’Etat, la région s’engage également sur un euro, et qu’un effort particulier soit consenti sur l’apprentissage post-Bac. C’est le cas du premier Contrat que j’ai signé le 1er juin avec la région Languedoc-Roussillon. Parce que l’emploi des jeunes doit être un objectif national partagé, il faut une mobilisation sur ce sujet. L’intérêt des jeunes doit dépasser les clivages politiques !
«De même dans le cadre des 500 millions du Grand emprunt consacrés à l’apprentissage, des projets sont dédiés à son développement dans l’enseignement supérieur. Dix-neuf millions d’euros ont déjà été annoncés pour le financement de quatre projets intégrant l’apprentissage dans le supérieur.»
mar, juin 21 2011 » Juin 2011 » Pas de Commentaire
Alternance : un passeport pour l’emploi
Dossier Spécial Alternance ; 70% des alternants, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, sont embauchés !
Consultez aussi :
- ALTERNANCE : La recherche de contrat alternance
- Alternance – Les filières les plus prisées par les entreprises
- Alternance : Témoignage de Jean – « J’ai de vraies journées de travail ! »
- Alternance : Témoignage de Sonia « Il faut beaucoup de rigueur et d’organisation pour tenir »
- After Work
- Logement étudiant
« Ce dispositif est apprécié par les jeunes qui reçoivent une formation qualifiante tout en étant rémunérés, mais aussi par les employeurs qui ont à disposition des candidats directement opérationnels. De plus en plus d’entreprises y recourent et l’intègrent dans leurs politiques de recrutement », constate Brigitte Ustal-Piriou, présidente de la commission intergénérationnelle à l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANRDH). D’après cette association qui a mené une enquête sur l’insertion des jeunes dans le marché de l’emploi en février dernier, l’alternance est citée comme première source de recrutement par 59% des entreprises. Ce constat a donné des arguments au gouvernement désireux de doper l’emploi des jeunes dont le taux de chômage atteint 23,1% (source Insee). En mars, Nicolas Sarkozy a présenté une série de mesures dont l’objectif est de passer de 600000 à 800000 alternants dans les trois prochaines années. L’Elysée prévoit ainsi de relever de 3 à 4% le quota de jeunes en formation imposé aux entreprises de plus de 250 salariés (sous peine de sanctions financières) et d’offrir un bonus de 400 € par contrat à celles qui dépassent ce nouveau seuil.
Certains secteurs n’ont cependant pas attendu les directives du gouvernement pour agir. Dans la bancassurance, la grande distribution, la restauration, l’artisanat ou les services, la pratique est courante et en pleine expansion. Ainsi, BNP Paribas va accueillir 1300 alternants de bac + 2 à bac + 5 en 2011, la Société générale va signer 1100 contrats cette année, Carrefour 3 000, le groupe Casino 800, EDF 2 400, France Télécom 4 500, le groupe Flo (restaurants) 200… « Dans nos magasins, nous avons en moyenne deux alternants. Ils suivent des formations de type brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme universitaire de technologie (DUT), voire licence pro, et occupent des fonctions de conseiller de vente ou de responsables de rayon. A l’issue de leur formation, notre objectif est bien évidemment de les recruter », explique Amélie Fray, responsable ressources humaines Ile-de-France chez Leroy Merlin.
100000 jeunes suivent une formation supérieure
Car, au-delà des idées reçues, l’alternance ne concerne pas uniquement les jeunes qui préparent des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) ou des bacs pro. Si près de la moitié des apprentis ont moins de 18 ans, environ 100000 jeunes suivent une formation supérieure (licence pro, master, formation d’ingénieurs…).
« Un tiers des alternants préparent un diplôme de niveau bac + 4 à bac + 5. Leur profil nous intéresse dans la banque de détail pour des postes de conseiller en gestion de patrimoine, de directeur adjoint d’agence ou de commerciaux, mais aussi pour les postes informatiques ou le juridique », déclare Laurence Lavanant, responsable des relations école et du prérecrutement à la Société générale.
Pour faire face à la demande accrue des entreprises, de nombreuses grandes écoles comme l’Essec, Centrale Paris, l’école supérieure de management ESCP-EAP, l’école des Mines d’Alès, l’école d’ingénieurs Esigelec… se sont ainsi lancées dans l’alternance. Des reconversions bienvenues pour revaloriser cette formule longtemps assimilée à une voie de garage pour mauvais élèves… alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui !
http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/alternance-un-passeport-pour-l-emploi.html
• Les filières les plus prisées par les entreprises Quels métiers recrutent dans le secteur de l’alternance ?
• Témoignage de Sonia – « Il faut beaucoup de rigueur et d’organisation pour tenir »
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