Après quelques années d’existence CE  blog prend fin .

Il est remplacé par le portail du CDI appelé  e-sidoc sur lequel les élèves peuvent  retrouver leurs  rubriques habituelles  et bien d’autres aussi, enrichies par de nombreux liens et des  articles conseils.

Les enseignants quant à eux, y ont un espace qui leur est dédié , intitulé  » équipe éducative » qui leur permet désormais d’accéder à un certains nombre d’outils, de liens utiles.

A noter  l’accès direct et rapide  à notre base documentaire BCDI  ainsi que la mise en ligne régulière des acquisitions ( affichage des premières de couvertures des documents et les abonnements du CDI)

Vous pourrez accéder au portail à partir soit du site du lycée soit  de l’ENT dès que les liens seront faits par le technicien informatique .

En attendant suivez le lien .. . et bonne navigation

http://0340076y.esidoc.fr    ( à épingler dans vos favoris )

                                                                                                                                                            P.H

 

 

 

 

Publié le vendredi 31 août 2012 dans Non classé | Aucun commentaire »

 

Pourtant, malgré les projectiles qui pleuvaient sur la baraque son propriétaire ne montrait toujours pas le moindre poil de barbe (à poux bien sûr).

– Il n’est pas encore huit heures, dit Kévin, on a le temps d’aller voir !

– Non pas question on n’a pas le temps !

– Menteur c’est parce que tu as peur !

– Et non, mais on doit aller au lycée.

– OK bon, allons en cours. On reviendra demain !

– D’accord.

Le lendemain matin, ils partirent avec des battes pour se défendre. Il pénétrèrent dans la maison pour voir Barbapoux. La maison était sale, il y avait plein de toiles d’araignées, plein de crasse, des portes cassées, les fenêtres aussi. Au fond, ils virent une porte entrouverte avec une petite lumière et une marque rouge sur le sol. Ils s’approchèrent doucement pour voir et tout à coup ils virent le corps de Barbapoux au sol. Kévin cria:

– Il faut appeler la police!

Éric répondit:

– Non, surtout pas! On va nous accuser.

– Et non, il faut les prévenir!

– Non, on va trouver le coupable nous-mêmes.

– Non, imagine que le meurtrier nous tue nous aussi.

– Ne t’inquiète pas, on va chercher des indices et après on le dénoncera à la police.

Ils commencèrent par chercher l’arme du crime. Ils cherchèrent pendant une heure puis ils trouvèrent un couteau dans une poubelle. Ce couteau était de la marque Lacoste et portait les initiales LM. Kévin prit une photo du couteau avec son téléphone portable puis les garçons repartirent car c’était bientôt l’heure de rentrer en cours. Depuis la salle de classe, Kévin fit passer un morceau de papier à Éric sur lequel était marqué :  »Ce soir on va regarder les factures au magasin Lacoste ».

Ils finirent à 5 heures et rentrèrent chez eux manger puis allèrent au magasin Lacoste et entrèrent par effraction pour vérifier les factures. Ils cherchèrent pendant toute la nuit mais ils ne trouvèrent rien. Kévin dit a Éric

– On va rentrer on ira directement au magasin Lacoste de Paris vendredi. Ok?

– Ok !

Ils passèrent la semaine comme si rien n’était.

Le vendredi les deux cousins partirent à la gare pour prendre le train pour Paris. Ils prirent leur train et ils descendirent Gare de Lyon où ils prirent le métro pour aller à la boutique Lacoste. Une fois sur place, les deux garçons rentrèrent dans la boutique par une fenêtre cassée. Tout à coup, Kevin dit :

– Po, ce survêt’, je vais le prendre c’est un monstre ! Ils partirent vers les archives pour trouver la personne qui avait acheté le couteau avec les initial LM. Après recherche, ils découvrirent que LM correspondait à Lucien Marin, le père de Kevin. Alors les deux enfants prirent quelques survêtements et partirent à la gare pour ne pas rater leur train. Une fois rentré, Kevin appela son père pour lui dire qu’il dormait chez Eric. Le soir, les garçons sortirent pour aller fouiller chez le père de Kevin pour trouver des indices. Ils fouillèrent. Puis, sans faire de bruit, le papa de Kevin arriva et leur demanda : ‘Mais qu’est-ce que vous faites ?’

Les deux garçons lui racontèrent ce qu’ils savaient, qu’ils avaient trouvé Barbapoux sans vie et qu’à côté du corps ils avaient trouvé un couteau et qu’ils s’avaient que c’était lui qui avait acheté la lame. Alors le père leur raconta sa version, qu’il avait acheté le couteau pour son fils, le frère de Kevin, à qui il l’avait offert. Les deux jeunes et le père partirent en voiture voir le frère de Kevin pour lui poser quelques questions mais le jeune homme était parti. Le père se rappela qu’il avait la clé et ouvrit la porte. Ils trouvèrent l’appartement complètement saccagé. Ils appelèrent la police qui arriva vite sur les lieux et vit l’ampleur des dégâts. Ils prirent les empreintes et demandèrent à Kevin s’il connaissait Maurice Bolet.

Kevin ne répondit pas. Les garçons partirent chez eux pour se reposer.

Le lendemain matin, Eric, Kevin et son père partirent chercher Maurice Bolet. Quand ils le trouvèrent, ils l’emmenèrent chez Lucien pour l’interroger. Ils l’attachèrent à une chaise avec des cordes pour ne pas qu’il bouge.
Le père lui posa des questions :

– Avez-vous volé le couteau de mon fils ?

Maurice répondit que non.

– Avez-vous tué Barbapoux le clochard ?

– Non.

– Pourquoi mentez-vous ?

– Je ne mens pas.

Les deux enfants appelèrent Lucien pour lui parler.

– J’ai une petite idée pour le faire craquer.

Les enfants rentrèrent dans la salle et dirent à Maurice :

– Si tu ne nous dis pas la vérité, on appelle les flics! Alors maintenant, avoue : as- tu volé le couteau de mon frère ?

– Oui j’ai volé le couteau pour quelqu’un qui m’a payé.

– On veut un nom !

– Je ne peux pas le dire ou je suis un homme mort !

– Mais si tu ne me le dis pas, tu vas aller en prison pour meurtre! A toi de choisir !

– Ok, je vous dis tout. C’est M. Calvet Morré qui m’a payé.

– Ok, on appelle les flics quand-même pour le vol.

– D’accord.

Kevin et Eric partirent chercher M. Calvet. Ils le trouvèrent et ils revinrent chez Lucien pour l’interroger.

– On m’a payé pour récupérer le couteau.

– Qui t’a payé ?

– M. Frich. C’est lui qui a tué Barbapoux le clochard.

– Ok, on appelle les flics pour qu’ils t’embarquent pour recèle.

Lucien partit chercher M. Frich. Ils le trouvèrent dans le bar où il se saoulait souvent. Il l’emmena chez lui pour l’interroger.

– As-tu commis le meurtre de Barbapoux ? Parce qu’on a des raisons de croire ça.

– Non, je n’ai tué personne.

– Pourquoi vous mentez ? Si vous continuez j’appelle la police et ça sera pire pour vous car il y a des témoins maintenant !

– D’accord, j’avoue, j’ai tué le clochard car il m’avait vu entrain de braquer une bijouterie. Je l’ai poursuivi jusqu’à sa vieille baraque, je l’ai cherché et je l’ai retrouvé grâce à la petite lampe qu’il a trouvé dans une poubelle. Je l’ai planté avec le couteau qu’on a volé pour moi.

– C’est enregistré, j’appelle la police.

– Non s’il vous plait, je ne mérite pas ça !

– Tu le mérites, t’es un meurtrier alors tu seras jugé !

Le père dit à son fils et à Eric :

– La prochaine fois que vous voyez quelque chose comme ça, ne jouez pas les détectives, parlez-en plutôt à la police !

 Geoffrey T  T CAP MVA

Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

 

Base Américaine, le 12 novembre 2023

 

« Georges, l’expérimentation est prête?

_Les paramètres sont OK, on peut y aller.

_D’accord et si ça marche, je te promets le prix Nobel. »

 

Le dernier qui vient de parler, pour tout vous expliquer, est Halane Stevenson, un généticien de renom,la cinquantaine mais aucun cheveu blanc, sur sa tignasse ébène, un peu siphonné aux premiers abords mais sympathique au fond. Pour parler de ses travaux, je pourrais vous citer le traitement de la mort subite du nourrisson, qui d’une manière étonnante a générer le traitement contre la calvitie, mais c’est une toute autre histoire. Il y a eu aussi la régénération accélérée de la moelle épinière, la greffe d’un bras entier né de cellules souches et bien d’autres… En tout, c’est l’homme ayant eu le plus de récompenses dans son domaine.

Et puis… Il y a moi, Cédric Alexander Navone, affublé du surnom de Georges par notre savant fou et sorti quatorzième de la promotion 2020-2021 de l’école Amamadeous Hilcht à l’âge de 25 ans. C’est la que j’ai rencontré le professeur et l’ai aidé dans ses projets de conquérir le monde… Euh, non il voulait empêcher un de ses collègues de s’en emparer en utilisant une légion d’informaticiens et en s’installant à l’école pour être plus discret. Mais manque de chance, la salle de chimie, se trouvant au dessus, a explosé entraînant la mort du pseudo-dictateur.

 

Actuellement nous, travaillons a créer un être pouvant produire de la soie (pour le milieu médical et industrielle) à partir de glandes semblables à celles des araignées. Nous avons donc commencé avec des plantes en utilisant la transgénèse mais sans succès. Les glandes étaient bien là mais à l’image d’une usine en grève, elles ne sécrétaient rien. Après des dizaines de tests, des plus simples aux plus complexes, qui furent tous des échecs lamentables, la seule idée qui nous restait était la réalisation d’une batterie d’électrochocs pour les stimuler. Pour se faire nous avons utilisé des bobines tesla, ce fut les prémices de nos ennuies. Aidé des indication d’Halane, je variais l’intensité du courant, tout cela se déroulait à merveille, même la plante produisait de la soie.

« Ça marche, enfin ça marche. » s’exclama le professeur.

 

Tout à notre excitation, je me suis laissé distraire, c’était la plus grosse erreur de ma vie. L’intensité du courant fit exploser le matériel dans une gerbe de lumière parsemée d’éclaires bleutés. Inconscients tous les deux, ensevelis sous les décombres, nous ne reprirent nos esprits qu’à l’arrivée des secours. A pied sur pied, hystérique, Halane se rua à l’emplacement de la plante et se mit à la dégager des gravats. Il ne trouva que les débris du pot et les racines sectionnées de l’OGM. Effondré, il ne dit pas un mot jusqu’à ce que nous soyons dans notre chambre d’hôpital. Inquiet par son silence, je me permis de le rompre en lui posant les questions fatidiques:

« Qu’avez vous vu? Que reste-t-il de la plante?

_Rien, il ne reste rien que les racines.

_Et la tige, où est-elle?

_Elle a disparu! Elle est surement en centre à l’heure qu’il est »

Après un long soupir il reprit:

« Deux années de recherche parties en fumée. Les données, les notes, les résultats, tout a été détruit.

_Mais on peut repartir à zéro, tout reconstruire, et finir ce qu’on avait commencé grâce aux racines restantes.

_Ha!La fouge de la jeunesse; je suis las de toutes ces années de travail, cet accident aurait pu nous tuer et a ébranlé ma volonté. Je te recommanderais auprès de confrères qui t’accepteront volontiers. Pour ma part, j’ai assez d’économie pour prendre ma retraite.

 

Découragé par son attitude, je me résignai à accepter son choix. Mais au fond de moi je pensais qu’il avait tord. Un mois plus tard, je travaillais à Phénix, tout en restant en contact avec le professeur. Le pauvre homme passait ses journées seul dans sa villa, rêvant de reprendre ses recherches, son travail; avec l’envie de remettre son cerveau en ébullition. A l’heure du déjeuner le téléphone sonna, c’était Halane qui tout excité me suppliait de revenir afin de se remettre au travail. Je ne me fis pas prier et sautai dans le premier avion. Mais en débarquant à l’aéroport, au lieu de prendre un taxi pour me faire conduire chez mon ami, je me fis déposer sur les lieux de l’accident, je n’y étais jamais retourné. Mais quelque chose m’attirait dans les décombres, je remarquais que la végétation avait repris ses droits très rapidement. A l’endroit même de l’explosion, la flore était plus abondante qu’ailleurs et anormalement haute. Bizarrement, j’avais l’impression d’être épié et en perpétuel danger. J’étais figé par cette sensation, quand soudain je vis ce que je supposai être notre ancienne expérimentation. Un entrelac de fils de soie plongeait dans un trou. Je n’avais qu’une hâte, me précipiter chez le professeur pour tout lui raconter et revenir avec lui, ainsi que du matériel pour comprendre ce qui se passait. Arrivé chez lui, je lui confiais mes observations. « Je n’en reviens pas qu’elle ait survécu. Mais si elle a tissé autant de fils que tu l’as dit, cela signifie qu’elle est mobile. Je comprends mieux pourquoi il ne restait que la base.

_Rendons nous sur place au plus vite.

_Mieux vaut en parler aux autorités, cela pourrait devenir un désastre. »

Tout fut organisé pour sécuriser le périmètre. Les autorités sanitaires et nos confrères nous prenaient au sérieux, et se mirent tous au travail, passionnés par cette nouvelle énigme. Chacun dans son coin cherchait, un je ne sais quoi qui pourrait tous nous éclairer. Toutes les cavités, trous et surtout celui dans lequel partaient les fils de soie, étaient visionnés par une caméra. C’est dans ce dernier que nous fîmes une découverte à laquelle personne n’avait pensé.

A force de modifications génétiques, le choc final de l’explosion a été si brutal qu’il a transformé la plante, qui n’en était plus une, en un animal (en forme de tête allongée, munie de quatre mandibules tournées vers un orifice buccale, surmonté de quatre yeux à facettes. Et la chose avait plutôt l’air agressif). Dés que la caméra fut introduite, elle la neutralise immédiatement en l’immobilisant de ses ramifications et en la broyant à l’aide de ses mandibules. L’attraper pour l’observer et l’étudier ne sera pas aisé, il allait falloir trouver des solutions solides pour la déloger sans l’abimer ou la tuer et la conduire au laboratoire.

 

Un botaniste fit remarquer que les plantes qui nous entouraient étaient tout à fait inconnues. Cette espèce géante de fleur avait elle un lien direct avec notre expérience, puisqu’il n’y en avait qu’à cette endroit. Le botaniste, qui effleurait les feuilles des plantes en nous donnant des détails, n’eut pas le temps de finir son exposé qu’il se fit dévorer devant nos yeux horrifiés. Personne n’eut le temps de réagir. Il fallait trouver une solution rapide, car la peur emplit le groupe. Les trois quart de l’équipe se mirent à fuir; les militaires firent évacuer ceux qui restaient, avec interdiction de revenir. Pour eux il n’était pas question de continuer, il fallait l’annihiler immédiatement. Des militaires furent déployés sur la zone, et se mirent à tirer sur les plantes qui avaient avalé le malheureux botaniste. Quelques uns d’entre eux leur servirent également d’encas, si bien que les troupes se retirèrent pour trouver une solution plus musclée. On envoya un hélicoptère pour brûler la zone de ces carnivores, qui étaient en fait la garde rapprochée de la chose qui était toujours terrée dans son trou. En me retournant, je vis la tête sortir de son bunker souterrain et grimper sur l’un de ses gardes végétal avec lequel elle fusionna. Elle se mit à grandir, à hauteur de l’hélicoptère, lui envoya une multitude de fils de soie dans les pales, si bien que ce dernier se crasha.

 

La situation se détériorait d’heure en heure, et la veuve verte (comme l’appelaient désormais les militaires) devenait de plus en plus forte. L’heure n’était plus à la plaisanterie, il fallait sortir l’artillerie très lourde. La décision fût prise de la bombarder avec les chars. Quand à notre veuve, dés qu’elle les vit, elle sortit ses racines du sol et devenait mobile et extrêmement rapide par rapport à sa grande taille. A présent il était difficile aux chars de la poursuive dans les vallées,sur la route de la ville la plus proche. Toute la population était à présent en danger. L’affolement était total. Après une course poursuite entre les militaires et leur cible, cette dernière arriva au centre ou elle fût encerclée et bombardée. Une fois de plus elle leur échappa en creusant le bitume et s’enfonça dans les sous sols de la ville. Un silence de mort s’abattit sur la ville, il fût rompu par la violente attaque de la veuve verte.

 

Le prédateur attaqua les chars par dessous, en soulevant le bitume de ses puissants pétales et elle les broya les uns après les autres. Plus elle en avalait, plus elle en avait besoin et plus ses couleurs s’assombrissaient. Le carburant contenu dans les réservoirs des véhicules la rendait plus forte et encore plus rapide. Elle se mit en quête de trouver de ce breuvage et se mit à piller toutes les stations service.

 

Bientôt non seulement la ville mais aussi les états voisins furent mis à feu et à sac par cette bête, qui n’en finissait pas de grandir et de s’abreuver de ce nectar fossile. Personne n’avait de solution et aucune force armée ne semblait l’affecter. Le dénouement de cette histoire se produisit à la saison des tornades. Celles-ci étaient plus violentes et plus nombreuses que d’habitudes. De mémoire d’homme, la nature ne s’était jamais déchainée de la sorte. Les éclaires foudroyaient le sol et faisaient exploser roches, maisons, arbres; on se serait cru dans un bombardement digne d’une guerre mondiale. Étonnamment plusieurs tornades se dirigeaient vers la veuve noire( ainsi appelée depuis qu’elle ingurgitait des produits pétroliers). Foudroyée de toute part, elle fût transformée en brasier, broyée et éparpillée par les éléments déchainés.

 

Une fois encore l’être humain, voulant aider ses semblables n’avait réussi qu’à déchainer une catastrophe. Quand donc apprendra-t-il qu’il ne faut pas manipuler la nature avec autant de désinvolture, car la nature se débrouille seule depuis des millénaires sans faire de fausses notes et qu’à la fin elle reprend ses droits et trouve une parade pour réparer ce que l’homme a abimé ou désorganisé……….Mais jusqu’à quand?

 Pierre -Julien F. 2°4

Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

Eric était nouveau dans le quartier. Heureusement, son cousin Kévin se faisait une joie de l’initier aux coutumes locales. Pour démarrer la journée en beauté, il fallait tout d’abord enquiquiner Barbapoux ! Il n’y voyait pas malice, tous les gamins du coin en faisaient autant !

 – C’est encore loin chez Barbapoux ? demanda Eric. 

– Juste après chez le notaire. On y arrive… Tu verras, il sortira dès qu’on aura commencé à crier.

 – Et s’il vient pas ?

 – On jette des cailloux sur sa porte. ça le met en rage, c’est encore plus rigolo !

 – T’es sùr qu’il nous fera rien ?

 – Mais non ! Tu vas pas te dégonfler, dis ? 

Eric bomba le torse. Une nouvelle école, de nouveaux camarades… «  C’est pas le moment de passer pour un bébé ! »  Pensa-t-il. 

 Kévin enchaîna à voix basse : 

– Voilà, c’est ici…  Je compte jusqu’à trois et on y va ! Un… Deux… Trois… 

Les deux garnements entonnèrent en choeur : 

– Barbapoux, rat dégout ! Barbapoux il est fou ! 

A tue-tête, ils scandaient leur refrain, frappant du pied, martelant le sol en cadence. 

Dans la grande maison du notaire, une main discrète souleva un coin de rideau, mais chez son voisin le clochard, personne ne semblait vouloir se manifester.

Pour prouver qu’il avait du cran, Eric ramassa une grosse pierre qu’il envoya valdinguer sur ce qui restait de vitre à la fenêtre de la vieille masure. Aussitôt, Kévin l’imita.

 Pourtant, malgré les projectiles qui pleuvaient sur la baraque,  son propriétaire ne montrait toujours pas le moindre poil de barbe (à poux, bien sûr !). 

– Il n’est pas encore huit heures. Dit Kévin, on a le temps d’aller voir ! …….

 Kévin et son cousin entrèrent donc dans cette vieille maison où logeait habituellement ce  fameux « barbapoux ». Kévin, passa la porte qui était entre-ouverte très rapidement, mais Eric, lui, avait l’air un peu  plus hésitant. Il lui fallut quelques secondes supplémentaires  pour se décider. Une fois à l’intérieur, il rejoignit son cousin qui n’était pas loin.

 – T’as la frousse Eric ? demanda Kevin 

– Non, non, pas du tout. Je te suis, mais tu es sûr de toi, ça ne craint rien? Lui répondit Eric. 

– Je t’ai déjà dit qu’il n’y avait aucun risque ; suis moi .

 Sur ces mots les gamins avancèrent vers le couloir qui était assez sombre, en criant toujours le surnom de  » Barbapoux, Barbapoux », mais aucune réponse.

 Quelques secondes se passèrent avant que Kévin et Eric ne sentent une étrange odeur.

 – Beurk, Eric c’est toi cette odeur ? demanda Kévin à son cousin.

 – Non pas du tout, ce n’est pas toi ? dit Eric.

 Après une légère réflexion Kévin lui répondit :

 – Non ce n’est pas moi. C’est bizarre ce n’est pas la première fois que je viens ici mais c’est bien la première qu’il y’a une odeur aussi dégoûtante. 

Les deux cousins se regardèrent et décidèrent de passer outre cette odeur infecte ; ils continuèrent tous deux à crier le nom de « barbapoux ». Quand il fallut emprunter le chemin de droite, c’est Eric qui fut le premier à passer, mais par manque d’éclairage il trébucha sur un bout de bois qui trainait par terre.

 – C’est bon, moi je pars, il n’y a personne ici, et c’est tout sale ! dit Eric en se relevant.

 – Espèce de bon a rien ! j’avais raison, au moment où l’on y arrive, tu te dégonfles ! lui répondit Kévin.

 – Je trouve cet endroit vraiment bizarre, il fait noir, il y’a une odeur dégoûtante, et des bouts de bois et de verre partout par terre… enchaîna Eric.

 – Allez, Eric, on est presque arrivés à l’endroit principal, l’endroit où il est habituellement.

 Kevin convainquit ainsi Eric. Les deux gamins arrivèrent dans la salle principale. A peine y mettaient-ils les pieds qu’ils entendirent un grincement. Dans cette pièce il ne restait que quelques meubles en ruine, les fenêtres étaient toutes cassées sans exception, le sol était encombré de débris, le plancher craquait  à chacun de leur pas… Mais il n’y avait aucun « barbapoux » en vue.

 – Kévin, quel est cet endroit ? j’ai peur, allons-nous en.

 – On ne va pas, on ne va pas faire les froussards, hein, Eric, continuons, dit Kévin la voix hésitante. Un bruit plus  fort éclata, et vint à les faire sursauter. Effrayés, Eric et Kévin commencèrent à faire marche arrière quand Kévin glissa sur quelque chose de liquide et rouge. Il se releva effrayé, et en s’essuyant le visage il remarqua que celui-ci  était empli de cette substance, qui trainait partout pas terre.

 – Vite, Eric aide-moi ! vite j’ai du sang par tout, mais qu’est-il arrivé à Babarpoux, il est mort ? demanda Kévin

 – Heu, je ne sais pas, je ne sais pas, mais j’arrive, Kévin, lui répondit Eric la voix tremblotante. Eric s’approcha de son cousin pour l’aider quand un bruit sourd se fit entendre. 

De frayeur, et  à cause de ce bruit sourd, les deux gamins se laissèrent tomber, et atterrirent sur le sol mouillé. Ils étaient éffarés, effrayés, ils tremblaient. Ils se blottirent l’un à l’autre, et observèrent chaque mouvement de l’intérieur de cette pièce. Tout à coup une des vieilles armoires du fond s’ouvrit à une vitesse assez impressionnante. Kévin et Eric crièrent de toutesleurs forces. Ils ne comprenaient plus rien à ce qui était en train de se passer. D’un seul coupils virent sauter devant eux « barbapoux » couvert de sang, et qui face à eux, les regardait enrigolant. Les deux cousins se regardèrent en se relevant et coururent dans le couloir.

 Barbapoux qu’il les suivait en marchant déclara :

 -Allez, partez, sales petits morveux ! Au moins, vous ne reviendrez plus ! Je vous ai bien eus.

 – Ha Ha ! Il ne m’a fallut que du ketchup et cette vieille maison en ruines pour vous faire peur.

 Maintenant je n’aurais plus à supporter vos sottises. Que cela vous serve de leçon.

Sur ces mots Barbapoux décida de ranger le désordre qu’il avait mis précédemment. Et les jeunes

 garçons ne passèrent plus jamais devant la maison de Barbapoux.

  Charlène S., 1°9

Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot, Non classé | Aucun commentaire »

 

L’écrivain inconnu et sans inspiration qui rêvait de gloire et de richesse

   

« Puis, d’une démarche légère et assurée, il traversa la cour plongée dans la pénombre, et pénétra dans la maison. »

Trois semaines. Trois semaines que je bloque sur cette fameuse phrase, que je fixe toujours ce même point, sans que rien ne sorte. Pourtant, j’ai fini depuis un bon bout de temps mon synopsis. Les idées pour mon scénario ne manquent pas, bien au contraire. Ce n’est pas un manque d’inspiration dont je souffre, non, c’est plutôt : Comment expliquer ceci, comment expliquer cela ? Quels mots employer pour que le lecteur se figure la scène comme je l’imagine ?

Trois semaines que je n’y arrive pas. Aucun mot ne sort de ma tête, pas moyen de bouger mes doigts sur le clavier de l’ordinateur. Il m’est déjà arrivé de bloquer de cette façon, mais pas si longtemps ; quatre jours, une petite semaine au maximum. Jamais je ne suis resté aussi longtemps sans écrire, et ça me désole…

Lisa entre dans notre appartement en soupirant. Elle jette son manteau sur le canapé, se débarrasse de son sac à main et envoie valser ses chaussures dans un coin de la pièce. Elle a dû passer une mauvaise journée au travail, comme d’habitude. En me voyant, assis devant mon ordinateur, elle s’exclame :

-T’es encore là ? Bon sang Alex, ne me dis pas que tu n’as pas bougé d’ici ! Tu as préparé le dîner, au moins ?

Et voilà. Elle me fait une crise. Elle se met à jurer, à me reprocher de ne pas « décoller le cul de ma chaise sans rien faire » depuis trois semaines. Puis elle continue en me reprochant de faire tout ça pour rien, parce que je n’ai jamais vendu plus de dix livres et que mes écrits ne deviendront jamais des best-sellers comme je l’espère, etc… Ça dure un moment, je la laisse dire, puis elle finit par aller se faire des pâtes à la cuisine. Enfin je retrouve le silence.

Sur l’écran, je fixe le curseur désespérément immobile. Lisa est incapable de me comprendre, elle n’a jamais ressenti une telle angoisse, elle ne sait pas à quel point je me tue à la tâche.

 

***

 

Le lendemain matin, dès sept heures, j’ai les yeux ronds comme des billes. Ça fait plus d’un quart d’heure que Lisa fait tout pour me réveiller : elle claque les portes de placard, casse un verre, ramasse les débris avec l’aspirateur, allume la radio en chantant sous la douche… Et pour finir en beauté, elle sort en frappant ses talons aiguilles sur le carrelage, ce qui fait un boucan terrible. C’est sa façon à elle de me souhaiter une bonne journée.

Je me lève péniblement, traînant des pieds jusqu’à la cuisine, où je bois deux bols de café. Puis, en pyjama, je m’installe à mon ordinateur. Au bout de deux heures, je désespère.

Je devrais sortir, prendre un peu l’air, ça me ferait du bien. Je prends une douche, me rase, je mets même du parfum. Ça fait un sacré bout de temps que je n’en ai pas mis. Un fois prêt, je passe la porte : une enveloppe blanche est posée sur le paillasson. Il n’y a aucun nom inscrit dessus, alors je l’ouvre. La première phrase de la lettre est « Chère madame Lisa Devon ». Je retourne dans l’appartement pour la lire tranquillement.

Chère madame Lisa Devon,

Nous faisons partie d’une organisation inconnue de la plupart des gens, et nous voulons vous aider. Chaque mois nous venons en aide à une personne qui l’a mérité, et vous avez été choisie ce mois-ci. Si vous suivez ces instructions, vous aurez accès à la richesse et à la gloire.

La richesse et la gloire ? Pour Lisa ? Et pourquoi elle y aurait droit, elle, et pas moi ? Pourquoi cette « organisation » ne m’a-t-elle pas choisi moi ? Depuis toutes ces années je me tue à la tâche, à écrire des livres qui sont édités mais jamais vendus parce que je n’ai pas de publicité. C’est moi qui mérite la richesse et la gloire, et pas Lisa qui n’est qu’une secrétaire, gagnant très bien sa vie sans trop se fatiguer, en tous cas pas autant que moi. Elle ne se rend même pas compte de tout le travail que représente l’écriture d’un livre.

Et puis au fond, si c’est moi qui devient riche et célèbre, elle en profitera aussi. Nous profiterons tous les deux de ma richesse, et son estime pour moi grandira quand elle comprendra que j’ai vraiment du talent, et que mes livres peuvent être vendus. Peut-être même qu’ils deviendront des best-sellers.

Je lis les fameuses instructions, en bas de la page.

Faites disparaître cette lettre, puis allez à la cabine téléphonique en bas de votre immeuble, vous saurez quoi faire ensuite.

Je hausse les épaules. Je déchire la lettre, jusqu’à ce qu’elle soit réduite à de petits bouts de papier que je jette à la poubelle. Je sors de l’immeuble, et il me suffit de faire quelques pas pour arriver jusqu’à la cabine. Une fois à l’intérieur, je m’attends à ce que le téléphone sonne, comme dans les films ou dans les livres. J’attends quelques minutes, mais rien ne se passe.

Mon espoir commence à retomber : ce n’est peut-être qu’un canular, une mauvaise blague. Je pousse un soupir et sors. C’est alors qu’une enveloppe blanche me tombe devant les yeux. Elle devait être coincée entre la porte et la paroi de la cabine. Pourtant, si ça avait été le cas, elle serait tombée quand j’ai ouvert pour rentrer…

Quelle importance au juste ? Je me baisse et ramasse l’enveloppe. Je l’ouvre, et trouve une lettre similaire à la première.

Félicitations, madame Lisa Devon, vous avez trouvé ce deuxième message. Vous voilà prête pour recevoir notre aide. A cinq kilomètres à l’est, se trouve une plage. Les dunes de sable peuvent cacher de nombreuses choses, très utiles parfois. Il suffit de bien chercher.

On dirait une chasse aux trésor pour les gosses. Mais bon, ça pourrait faire un bon scénario. Imaginez, une histoire auto-biographique et pourtant hors du commun : un homme ordinaire se retrouve dans une quête pour la richesse et la gloire, et pour ce faire, doit découvrir le sens caché d’énigmes complexes. Je changerais peut-être quelques détails, l’homme partirait plutôt à la recherche de paix et de justice (ce serait plus politiquement correct, plus conventionnel). Je ne préciserais pas que la lettre était à l’origine adressée à sa femme, et ajouterais une course contre la montre, indispensable à de telles aventures. Ou alors… disons que dans cette lettre on lui ordonnait de trouver quelque chose, autrement sa femme mourrait. Oui, ça me paraît bien.

Je prends un taxi jusqu’à la plage. Je grimace en sortant de la voiture. Ils n’auraient pas pu choisir un autre endroit ? Lisa adore la mer, mais moi je déteste. Le sable qui se glisse partout, qui colle, l’eau sale, et le soleil, brûlant, qui vous rougit la peau. Le vent, aussi, qui siffle incessamment et fait s’envoler tout et n’importe quoi, et les mouettes qui ne s’arrêtent pas de gueuler, à vous en casser les tympans.

Dans mon livre, la scène ne se passera pas à la plage. Plutôt dans un quartier délabré, pendant une nuit sombre et glaciale… Et pourquoi l’histoire ne se déroulerait-elle pas dans les rues de Paris ? Ou New York ? Ah ! la belle ville de New York, qui rien que par son nom instaure une ambiance spéciale. Avec l’argent que j’aurais après avoir trouvé cette « chose » qui m’apportera richesse et gloire, je me paierais un voyage là-bas, pour mieux décrire la ville dans mon livre.

Mais pour l’instant, j’inspecte les dunes de sable, tous les sens en alerte. Je décide de commencer à longer la plage vers la droite, jusqu’aux bungalows déserts qui sont, en période estivale, pleins à craquer. A ce moment de l’année, personne ne vient traîner ici, sauf quelques promeneurs débiles. Parce qu’il faut vraiment être débile pour venir à la plage juste pour se balader. Qui voudrait marcher dans le sable, emmitouflé dans son manteau à cause du vent glacial, et se faire chier dessus par les mouettes, juste pour une balade ? Vraiment, certaines personnes manquent totalement de bon sens.

J’arrive jusqu’aux bungalows sans avoir rien remarqué de spécial dans le sable, et fais demi-tour. Il me reste encore tout le côté gauche de la plage à arpenter. Mes chaussures s’enfoncent dans le sable soulevé par le vent, et la sensation des grains qui rentrent dans mes chaussures et me frappent les jambes m’est insupportable.

Une éternité plus tard, je remarque au loin un point brillant. Comme l’éclat de la lumière sur un miroir, une étincelle au milieu des dunes. J’accélère mon allure. En m’approchant je me rends compte qu’il s’agit d’une boîte. Pas plus grande qu’un carton à chaussures, cette boîte en métal reflète la lumière éblouissante du soleil. Je tente d’en soulever le couvercle, mais il est fermé par un cadenas. Le cadenas est petit, facile à briser. Je saisis la boîte, et monte jusqu’en haut des dunes.

Je me demande si c’est cela que je suis sensé trouver dans les dunes. La boîte est lourde, elle contient peut-être des liasses de billets. Mais des billets ne sont pas si lourds… Et si c’était de l’or ? Comme dans une véritable chasse au trésor ? J’imagine déjà la une des journaux : « Alex Devon, l’écrivain devenu riche en découvrant un trésor enfoui dans le sable ».

J’arrive jusqu’à la promenade qui longe la côte. Il y a des rochers au bord du chemin, et je frappe la boîte sur l’un d’eux. Au bout de quatre coups, le cadenas se casse. Je pose la boîte par terre et m’accroupis devant. J’ouvre le couvercle.

Je reste interdit devant le petit objet métallique qui est à l’intérieur. C’est une sorte de boîtier, et des chiffres défilent sur un écran fixé dessus. C’est un compte à rebours.

4… 3… 2… 1…

 Un couple se promenait sur la plage, non loin d’Alex Devon. Ils assistèrent à l’explosion avec incrédulité. Ils prévinrent les secours, qui récupérèrent comme ils purent les restes de l’homme. Peu après, cette mort mystérieuse faisait la une de tous les journaux de la région, puis de la France entière. On raconte qu’on en parla même dans quelques pays étrangers. Une enquête fut menée. La police émit l’hypothèse de l’acte terroriste, mais dans ce cas la bombe aurait été placée dans un endroit plus fréquenté, pour toucher plus de monde. Restait le meurtre, mais le mobile demeurait inconnu. Ils ne relevèrent aucun indice sur les lieux du « crime ou accident » aussi mystérieux qu’étrange.

Peu à peu, les gens s’intéressèrent à Alex Devon, curieux de comprendre pourquoi la mort l’avait fauché si brusquement, et d’en connaître les circonstances. On parla de lui à la télévision, dans tous les journaux. On le surnomma « l’écrivain envolé », surnom certes assez affreux étant donné qu’il s’était vraiment « envolé » en mille morceaux lors de l’explosion, mais cela faisait de l’effet. Les gens aiment les histoires sensationnelles, et aiment en savoir plus, toujours plus. Ils voulaient connaître cet homme à la mort si extraordinaire, alors ils lurent ses livres. Livres qui furent imprimés et vendus en quantité.

Sa femme, Lisa Devon, après de nombreuses demandes de la part des lecteurs, envoya aux éditeurs le début du livre qu’Alex Devon n’avait pu achever. Ce livre se terminait par la phrase « Puis, d’une démarche légère et assurée, il traversa la cour plongée dans la pénombre, et pénétra dans la maison. », ce qui laissait aux lecteurs tout le plaisir d’imaginer la suite. On appela le livre « L’inachevé », et on compta par millions les exemplaires vendus. Lisa Devon enchaînait interviews sur interviews à propos de son défunt mari, elle fut invitée à de nombreux plateaux télé, et bientôt elle devint aussi célèbre que lui-même. On assimilait « l’écrivain envolé » à Lisa Devon, la veuve qui tenait le coup coûte que coûte, et qui assurait avoir toujours cru au talent de son mari. Elle l’avait soutenu plus que personne dans l’écriture des ses livres, et elle était persuadée, depuis toujours, qu’ils deviendraient de véritables best-sellers. Lisa Devon s’enrichit, les droits d’auteur de son mari lui revenant. Elle devint une des plus riches et des plus glorieuses femmes du moment.

Perrine.B

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Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

 

Un soir dans une rue sombre il faisait froid avec un léger brouillard et une fine pluie et quelques apparitions d’éclairs.

Sur le chantier du nouveau bâtiment dans le 18éme arrondissement de Paris, Joseph l’électricien découvrit un décés sur le lieu de travail dans les w.c. Il s’approcha de la victime et regarda le corps inerte, à terre, maculé de sang, pupilles ouvertes.

Alors il s’en alla vite prévenir ses collègues de chantier et surtout mettre au courant le chef M. Tiago.Ils appelèrent le samu, les pompiers ainsi que la police. Quand la police arriva, elle reconnut directement le corps de la victime, il s’agissait de Silverio Oliviera, un mafieux qui cachait bien son jeu, ses petits problèmes lui causèrent surement sa mort.

Aprés avoir lavé la scène de crime, le commissaire de police M. Jean commença à enquêter et repera de suite que la fenêtre avait été brisée pour entrer en infraction. En brisan la fênetre le meutrier s’etait ouvert avec le carreau de la vitre. Aprés une prise de sang à chaque individu présent sur ce chantier, le commisaire remarqua que le sang du meutrier retrouvé sur le carreau de la vitre était compatible avec celui de Joseph l’electricien présent le jour même du meutre, Joseph devenait le premier suspect d’autant plus que les rapports ne battaient pas au plus fort entre le mafieux et lui.

Placé en garde à vue, Joseph continua à clamer son innocence. Depuis déjà trois mois, l’enquête n’avançait pas, un jour le commissaire revint avec une nouvelle preuve, il avaient trouvé un cheveu. Aprés de longues analyses, il remarqua que le cheveu n’appartenait pas à Joseph. Pendant ce temps le commisaire M. Jean faisait les cent pas dans son bureau, se cassait la tête, ne rentrait meme plus le soir manger. M. Jean ne pensait qu’à cette histoire puis un soir en consultant les fichiers de tous ceux qui travaillaient sur le chantier, il découvrit que M. Tiago avait eu des antécédents avec M. Oliviera, mais cela ne prouvait rien, mais M. Jean allait deux fois plus enquêter. Deux jours apres, il retourna sur le chantier pour trouver des preuves dans le bureau de M. Tiago. Le commisaire arriva avec un mandat d’arrêt et le chef de chantier dut sortir de son bureau mis en garde à vue le temps de la perquisition. Plus les policiers fouillaient dans son bureau plus ils s’apercevaient que M. Oliviera avait eu des antécédents avec M. Jean. Les soupçons se reserraient de plus en plus sur M.Tiago apres avoir avoué qu’il n’appreciait pas forcément M. Oliviera mais il dit aussi qu’ il trouvait que c’etait un bon travailleur.

  1. Jean voulait parler à ses équipiers alors il sortit du bureau:

“ Je pense qu’il veut nous passer la pommade.

– C’est sûr mais nous ne pouvons l’accuser de rien il nous manque les preuves.

– Si ! Nous avons le cheveu retrouvé sur la victime, il nous faudrait l’accord du juge.

– Il ne nous reste plus qu’à faire une lettre à notre fameux juge.”

 

Deux jours aprés l’expedition de la lettre, ils attendirent encore la permission du juge. Le lendemain, ils reçurent une lettre du juge d’instruction. A leur satisfaction le prelevement de cheveu avait été autorisé, une semaine plus tard ils convoquèrent à nouveau M. Tiago pour le prelevement apres de longs mois et heures de travail des scientifiques, le cheveu du suspect etait identique à celui retrouv’ sur le corps de M. Oliviera, maintenant il ne restait plus qu’a reconstruire la scéne de crime au detail prés pour pouvoir passer à l’accusation. M. Jean retourna sur le chantier avec toute son equipe et ils arrêtèrent M. Tiago

  Tristan M

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Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

 

Pourtant, malgré les projectiles qui pleuvaient sur la baraque, son propriétaire ne montrait toujours pas le moindre poil de barbe (à poux, bien sûr !).

– Il n’est pas encore huit heures, dit Kévin, on a le temps d’aller voir !

– Oui, t’as raison, répondit Eric. Viens on rentre dans la maison voir s’il y est. On va voir à quoi il ressemble ce clochard.
Deux de leurs amis passaient par là.

– Claude et Albert, vous venez avec nous ?

– Non, vous êtes fous de rentrer, les mecs ! On n’y va pas c’est trop dangereux. Imagine si c’est un fou, il vous enferme dans la maison ! Nous on ne vous suit pas, désolés !

Alors que Claude et Albert ne voulaient pas rentrer, Kévin et Eric prirent leur courage à deux mains et commencèrent à monter les escaliers qui menaient devant la porte. Ils tapèrent mais personne ne répondit.

Eric et Kévin ouvrirent la porte et rentrèrent dans la maison. Ils crièrent : ‘‘Y’a quelqu’un ?’’ Personne ne répondit. Aucun bruit dans la maison. Tout était propre mais cela sentait le renfermé. L’intérieur propre de la vieille masure contrastait avec l’extérieur délabré. Les deux garçons fouillèrent pièce par pièce en commençant par le salon. Eric dit à Kévin :

– Regarde, la télévision est allumée, c’est bizarre !

Ensuite ils allèrent dans la cuisine. Il y avait une odeur de pizza. On aurait dit que quelqu’un faisait cuire des pizzas et le four était encore chaud. Pourtant, il n’y avait personne, c’était très étrange.

Les deux garçons continuèrent à se promener dans la maison. Ils avaient vérifié toutes celles du bas et commençaient à avoir mal au ventre. C’était le stress. Ils voulaient appeler Claude ou Albert mais ils n’avaient pas de réseau. On aurait dit qu’il se passait quelque chose de très bizarre dans cette maison et dans la cuisine il y avait une porte qui donnait sur le garage. Ils y allèrent. Le garage était vide mais au fond il avait une autre porte fermée avec un gros cadenas et une grosse chaine. On aurait dit une porte qui donnait sur une cave ou un sous-sol. Eric et Kévin se regardaient apeurés. Ils flippaient vraiment. Cette maison leur donnait la chair de poule.

– Kévin, viens on sort de là j’ai vraiment peur!

– Oui Eric, t’as raison. Sortons vite de cette maison, elle me fait grave flipper, j’ai la chair de poule!

Eric suivit Kévin jusqu’à la porte mais la curiosité l’emportait finalement. Les deux garçons voulurent fouiller l’étage. Pour cela, ils voulurent se rassurer en allant chercher leurs deux amis, Claude et Albert, restés dehors. Ils sortirent du garage. En traversant la cuisine pour aller au salon, ils s’arrêtèrent net. Il y avait quelque chose d’étrange.

– Eric, quand on est rentrés, la télévision était allumée, non?

– Oui Kévin, elle était bien allumée. Pour le coup, ça me fait vraiment flipper. Tu crois qu’il est vraiment là, Barbapoux ?!

– Il devait se cacher en haut parce qu’en bas il n’y était pas! Viens, on sort vite chercher Claude et Albert !

– Ouvre la porte Eric, tu fais quoi?

– Ben j’essaie de l’ouvrir mais elle est fermée à clé, dit Eric, terrorisé.

– Quoi !? Faut trouver Barbapoux et vite sortir de là!

Eric avait la trouille mais Kévin était énervé et criait :

– Barbapoux t’es où ? Si on te trouve, t’as intérêt à ouvrir la porte car on veut sortir!

Eric restait derrière Kévin, il s’y sentait en sécurité. Ils cherchèrent Barbapoux au rez-de-chaussée mais pas de Barbapoux. Ils commencèrent à monter les escaliers pour aller à l’étage. Les marches leur paraissaient interminables.

– Eric, ça fait déjà combien de temps qu’on est dans la maison?

– Ca fait déjà 1h30. Claude et Albert doivent s’inquiéter!

– Oh oui, dit Kévin mais il faut trouver ce Barbapoux pour sortir de la maison.

Ils continuèrent de monter les escaliers et arrivèrent enfin en haut. Il devait y avoir 5 portes au moins. Ils ouvrirent la première. C’était une chambre vide avec les volets fermés. Très bizarre. Il doit vraiment vivre seul ce Barbapoux. Ils ouvrirent la 2ème porte. C’était la salle de bain.

– Hé ben, il est propre en fait ce Barbapoux. Elle est vraiment nickel la salle de bain, je ne la voyais pas comme ça! Ouvrons la 3ème porte.

C’était une autre chambre ou plutôt une salle de jeux. Là encore, tout était propre et rangé. Décidément, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur de la masure était surprenant. Dans la salle de jeux, il y avait une belle télévision plasma au mur avec un grand canapé confortable, des consoles et plein de jeux vidéo. C’était un paradis. Des tranches de saucisson étaient disposées dans une assiette sur la petite table entre le meuble de télévision et le canapé. La console était sur pause. Les garçons, sentant un petit creux, goutèrent le saucisson. Il était bon. Barbapoux devait jouer quand ils lui avaient lancé des projectiles. Ce Barbapoux qui leur faisait si peur était peut-être gentil finalement!

– Eric, ça te dit de faire une ou deux parties ?

– Pourquoi pas Kevin. Vas-y, remets une partie !

Les garçons oublièrent leurs craintes et jouèrent. Avec le saucisson, c’était vraiment trop calé ! Puis d’un coup Barbapoux rentra dans la pièce. Il était grand, très grand même, assez musclé avec une grande touffe de cheveux et une grosse barbe. Il était très impressionnant ! Il s’assit à côté des garçons, tout gentil. Ils pensaient qu’il allait les taper, mais non ! Il leur parla de sa vie, comme s’il les connaissait. Il expliqua pourquoi il vivait comme un clochard, les volets fermés, la façade pas entretenue qui donnait l’impression à la maison d’être abandonnée. Il expliqua qu’il avait perdu sa femme de 31 ans et ses 2 enfants de 8 ans dans un accident de voiture il y a 3 ans et demi. C’était des jumeaux. Il était le seul survivant de cet accident. Il s’en était sorti sans aucune égratignure. Mais sa femme et ses 2 enfants étaient morts sur le coup. Un an après, il avait perdu son travail à cause de sa tristesse. De là, il avait commencé à boire beaucoup, à fumer de tout et à se laisser vivre. Il était au chômage et cherchait un autre travail. Les garçons se sentaient tellement mal en écoutant son histoire. Ils culpabilisaient de lui avoir lancé des projectiles, le pauvre !

– Monsieur, dit Eric, nous sommes désolés pour votre femme et vos enfants et nous nous excusons pour tous les projectiles. On le regrette.

– Pas grave mon petit, t’es un brave garçon, tu ne pouvais pas savoir. Mais comment tu t’appelles, au fait ?

– Merci monsieur. Je m’appelle Eric et mon cousin c’est Kévin. Et vous ?

– Kévin, comme mon petit garçon. Ca me rappelle tant de beaux souvenirs ! Moi je m’appelle Booba !

– Monsieur je vous comprends. Ca ne doit pas être facile pour vous, si vous voulez, si vous n’arrivez pas à trouver de travail je peux toujours demander à mon papa. Il tient une entreprise de tielles si ça vous intéresse !

– Ben mon garçon, ça me fait plaisir que tu essayes de m’aider. Je vais y réfléchir tant que je cherche un travail ou j’irai voir ton papa ! Si vous voulez on fait une partie de console les garçons ?, lança Barbapoux.

Kévin et Francis répondirent en chœur : ‘’Avec plaisir, Booba !’’

– Vous voulez jouer à quoi, les garçons ? J’ai tellement de jeux ! Ouvrez le meuble de télévision et choisissez celui qui vous plaît !

– OK merci Booba. Ben, on va jouer à un bon jeu de voitures !

Les garçons choisirent le jeu et le mirent dans la console. Ils firent plein de parties tout en mangeant du saucisson et des bonbons ! Ils jouèrent sans se rendre compte du temps qui passait.

– Oh Eric, il faut qu’on rentre on va se faire engueuler !

– Quoi déjà, fou ! Faut qu’on rentre vite après on ne pourra pas sortir demain !

Barbapoux acquiesça et dit qu’il ne fallait pas inquiéter leurs parents. Puis il ajouta :

– Vous allez vous faire punir rentrez vite si vous voulez revenir demain !

Les garçons rentrèrent chez eux et s’accordèrent pour dire qu’il était vraiment trop gentil ce Barbapoux.

Kévin affirma : ‘’Il faut qu’on dise aux autres d’arrêter de lancer des projectiles !’’

Le lendemain, Kévin et Eric retrouvèrent leurs copains Claude et Albert. Claude leur dit :

– Oh les mecs, on n’a eu peur hier, on vous voyait pas ressortir de la maison on s’est trop inquiété, on l’a dit à personne !

– Oui mais les mecs on est resté avec Barbapoux, il est trop gentil ! On a joué avec lui à la console. Il nous a expliqué des trucs qui se sont passés dans sa vie. Là, on va chez lui, venez si vous voulez !

Les quatre amis allèrent à la maison de Barbapoux. Arrivés devant la masure, ils toquèrent à la porte. Ils entendirent une voix grave : « C’est qui ? »

– Booba c’est nous, Kevin et Eric !

– OK mes garçons, j’arrive vous ouvrir. La porte s’ouvrit. Barbapoux avait coupé ses cheveux et il était rasé. Ses volets étaient ouverts pour la première fois !

– Mais, Booba, tu t’es coupé les cheveux et tu t’es rasé, qu’est-ce qui se passe ?

– Ben les enfants, hier ça m’a fait du bien de jouer avec vous et juste après votre départ, quelqu’un m’a appelé. C’était mon ancien patron. Il m’a dit qu’il me laissait une dernière chance et qu’il me reprenait. Je suis trop content, je commence demain ! Donc voilà les enfants je vais retrouver le sourire et avec un peu de chance une nouvelle femme ! Allez, montez, on va jouer à la console ça me fait plaisir que vous veniez me voir. Ça me fait du bien, ça me fait penser à mes enfants !

 

Barbapoux reprit le travail et plus les jours avançaient, plus il allait mieux. Quelque temps après, il rencontra une femme sur internet. Il la voyait de temps en temps. Puis elle vint habiter chez lui et les enfants allaient le voir le dimanche pour passer un peu de temps avec lui. Ils le considéraient comme un bon copain.

 

Enzo P.

 

 TCAP MVA

 

 

Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

 

Ce soir-là, Yuri était chez Madame André pour lui réparer ses tuyaux de sa salle de bain.

Après une demi heure de travail sans avoir entendu la voix de la vieille Madame André excitée devant son jeu télévisé, il alla à la cuisine pour prendre un café, la cuisine était plutôt sale, il y avait de la poussière dans tous les coins et les assiettes étaient mal lavées mais quand même rangées dans les étagères. Il retourna dans la salle de bain puis après quelques minutes, il devait demander à Madame André quel type de chauffage il devait installer. Il traversa le couloir, passa devant la porte d’entrée puis arrivé dans le salon la vue qu’il eut l’horrifia : Madame André affalée sur son rocking-chair avec un filet de sang qui venait de sa gorge et qui coulait sur sa poitrine.

La premiere chose qu’il fit c’est de regarder partout dans tout l’appartement pour voir s’il n’y avait pas un assassin, après avoir fait ça il prit son téléphone pour appeler la police.

En y réfléchissant il se dit qu’il passerait pour le premier suspect potentiel, donc il décida d’appeller son amiGregory qui était détective privé. Gregory lui dit qu’il était déjà sur une affaire donc il viendrait dans quelques heures, Yuri s’assit dans la cuisine et repensa que dans la salle juste dérrière lui il y avait un mort. Après deux heures d’attente, Gregory arriva il était onze heures du soir. Le détective identifia la pièce avec sa loupe et sa poudre pour les empreintes. Après trente minutes de travail Gregory revint dire à Yuri qu’il n’y avait aucune empreinte à part les siennes sur la porte du salon et sur le rocking-chair car il s’était penché pour lui faire la bise. Yuri remercia Gregory de son aide, puis celui-ci lui dit qu’il reviendra demain matin avec la police pour enlever le corps de la pauvre femme.

Yuri s’installa sur la chaise de la cuisine en vieux bois de marbre. Il repensa à toute cette histoire et se dit que s’ il n’était pas venu chez Madame André il n’aurait jamais assisté à cette triste histoire. Après une demi-heure de réflexion, Yuri se dit que c’était à lui de mener l’enquête donc il se mit tout de suite au travail. Grégory avait oublié sa pochette avec sa poudre d’empreintes et d’autres outils dont il ne connaissait pas l’utilité. Il essaya à différents endroits la poudre mais il ne trouva aucune autre empreinte que les siennes et celles de Gregory, puis il alla dans la chambre de la pauvre femme morte et y trouva un tiroir étrangement ouvert, il y passa la poudre puis ce qu’il vit l’effraya, les empreintes de Gregory étaient sur la poignée du tiroir pourtant il n’était pas entré dans la chambre de la dame. Yuri décida d’aller à l’agence où Gregory avait débuté ses études de détective, il sortit par la porte de derrière qui était dans la cuisine. Une fois dehors, il sortit du jardin, prit sa voiture et roula à grande vitesse jusqu’à l’agence. La porte de l’agence était bien évidemment fermée mais Yuri disposait de talents particuliers pour le crochetage. Il entra dans un bureau et ouvrit un tiroir métallique portant comme nom “Archives” il chercha le nom de Gregory. Par chance, il tomba rapidement sur le dossier “Gregory Wilhem” il ouvrit le dossier et tout ce qu’il trouva étaient des affaires qu’il avait accomplies auparavant, il trouva l’affaire de Mari André qui avait assisté au meutre de son mari. Yuri supposa aussitôt que Gregory avait tué le mari de Madame André il y a quelques années et qu’il était revenu pour tuer le dernier témoin.

Yuri repartit chez la vieille dame, il arriva devant la porte d’entrée de couleur rouge sang, il entra la clef dans la serrure la porte s’ouvrit avec difficulté. Il décida d’attendre jusqu’au lendemain la venue de la police et de Gregory. Yuri décida d’aller dormir un peu sur le canapé derrière la pauvre dame. Il s’allongea malgré l’inconfort, il eut du mal à s’endormir à cause de l’odeur de la dame morte. Il se reveilla en sursaut, quelqu’un tapait à la porte férocement. Il alla ouvrir et vit deux policiers avec Gregory, Yuri salua les policiers ainsi que Gregory. Les policiers se mirent directement au travail pour rechercher des empreintes ainsi que des pas suspects. Après une heure trente de travail, les policiers revinrent vers Yuri et Gregory pour leur annoncer qu’il n’y avait aucune empreinte à part celles de Yuri mais celui-ci dit tout de suite qu’il y avait des empreintes supectes sur la table basse de Madame André. Gegory eut un petit sourire sournois car il savait qu’il y avait ses empreintes à lui. Les policiers allèrent directement vérifier. Yuri et Gregory restèrent dans la cuisine, Gregory dit à Yuri qu’il n’aurait pas dû dire ce détail. Quand les policiers revinrent, ils expliquèrent qu’il y avait encore des empreintes de Yuri ! Alors Yuri regarda Gregory d’un air menaçant et Gregory resta à le regarder d’un sourire sournois, Yuri avait compris qu’il était venu changer les empreintes pendant que celui-ci était parti enquêter sur l’autre. Les policiers embarquèrent Yuri au Commissariat en tant que premier supect potentiel.

Yuri arriva au Commissariat d’un air triste, le Commissaire le prit dans son bureau pour l’interroger.

Le sergent le fit répéter l’histoire quatre fois avant qu’il ne soit satisfait, il lui dit qu’il allait le laisser partir mais que la police aura un oeil sur lui et qu’il n’avait pas le droit de quitter la ville. Une fois sorti du commisariat Yuri se dirigea chez Gregory pour s’expliquer avec lui, mais arrivé devant celui-ci il n’y avait personne donc Yuri décida d’aller chez Madame André. Arrivé chez elle il vit que le corps n’y était plus et que la maison avait été rangée et nettoyée, il vit ensuite un dossier sur la table portant le nom de “Yuri Drescher”, il l’ouvrit et ce qu’il vit l’horrifia !

Il était déjà parti dans un hopital psychiatrique pour cause de personnalité multiple mais on l’avait relaché pour raison inconnue. Il voulut aller voir cet hopital psychiatrique mais il était à huit heures de route et il n’avait pas assez d’essence pour faire l’aller retour. Il feuilleta le dossier et il vit qu’il avait déjà commis des meurtres mais qu’il ne les avait jamais avoués, il tomba dans les pommes.

A peu près deux ou trois heures plus tard il se réveilla chez lui, il ouvrit les yeux et vit son armoire en bois abimé et ses rideaux blancs tachetés qu’il avait récuperés de chez sa mère quand elle était morte. Gregory entra dans la chambre d’un air victorieux, et lui expliqua que c’est lui qui avait changer les empreintes pour que la police l’enmène et il lui dit aussi qu’il savait que Yuri avait fouiller dans son dossier grâce à des vidéos surveillance. Mais ce qu’il lui apprit destabilisa tellement sont cerveau qu’il fallit retomber dans les pommes : c’est un dédoublement de sa personnalité qui avait tué le mari de la pauvre Madame André et que inconsciemment il était revenu pour terminer ce qu’il avait commencé.

Donc Gregory lui expliqua qu’il a voulu le faire arrêter pour ne pas causer d’autres meutres, mais ce n’était plus Yuri qui écoutait mais l’assassin qui était en lui ! Il se leva du lit et sauta telle la rapidité d’un chat sur Gregory qui avait essayé de faire un pas de retrait mais sans aucun succès. L’assassin était en train de l’étrangler mais dans le salon il y avait la police qui arriva en alerte après avoir entendu un “boum” à cause du bruit qu’avait fait Gregory en tombant. Le policier qui entra en premier dans la chambre cria à Yuri de s’arrêter mais trop tard, Gregory avait le visage de couleur rouge pomme et les yeux qui regardaient dans le vide. Le policier regarda Yuri qui avait les yeux flamboyants de colère, celui-ci lui dit de lever les mains en l’air or l’assassin se jeta sur le policier mais avant qu’il l’eût atteint on entendit un bruit sourd : un bruit de coup de feu. Le policier avait tiré sur Yuri. Il gisait à présent sur le sol avec du sang qui venait certainement de son coeur. Après cinq minutes d’attente les pompiers et d’autres policier arrivèrent, ils observèrent la scène de meutre avec une sorte de peur dans les yeux. Les policiers étaient heureux d’avoir arrêter ce tueur mais déçu d’avoir dû le tuer. Le corps de Gregory avait été entouré dans un drap blanc et les policiers avaient appellé sa famille. Le lendemain, les policiers avaient essayé d’appeller la famille de Yuri mais sans succès, il ne devait plus en avoir, personne ne se rapellera du pauvre Yuri

Rémy, P

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Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

 

« C’est à cause de ma promesse que je suis ici. La promesse que je t’ai faite il y a 10 ans. Depuis ton accident je t’ai promis que le premier jour de chaque printemps je serai au bord de notre lac « la rosée du matin », le lac où tu m’as quittée. Aujourd’hui c’est le 21 mars et je suis sur la berge où nous passions toutes nos journées…ça m’était impossible de sourire avant aujourd’hui, mais depuis que tu m’as fait un signe, depuis que je sais que tu ne m’oublies pas j’arrive à apprécier le souvenir de nos bons moments. J’espère que de là où tu es tu vois l’arbre sur lequel je m’appuie et surtout que tu te souviens de ce magnifique saule pleureur que nous nous sommes promis de protéger ainsi que ce lieu qui paraissait magique pour les deux petites filles que nous étions. Le jardin de boutons d’or est toujours là, les roseaux au large du lac, les libellules qui tournent comme de petites étoiles au-dessus de l’eau, ces magnifiques couleurs, ces odeurs qui font que l’on se sent bien à la première inspiration…tout est comme avant. J’espère que tu t’en souviens.

Te rappelles-tu les après-midi où l’on partait toujours avant la fin du repas pour se dépêcher d’aller au lac avant que les deux cigognes ne partent ? Nos parents nous grondaient toujours et ils s’y sont faits, c’était notre rituel que personne ne pouvait avoir, c’est peut-être pour cela que l’on considérait que l’on devait protéger ce lieu magique contre tout intrus. On racontait à tout le monde que « Dame nature » nous avait choisi pour devenir les protectrices de ce lac. A tel point qu’une fois on a réprimandé un homme qui venait ramasser du thym. Cet après-midi là  fut un après-midi mouvementé que l’homme n’oubliera certainement pas. Le pauvre homme, on l’avait fait tomber dans le lac en l’appelant « le destructeur de la nature ». Il nous avait ensuite expliqué pourquoi il venait cueillir le thym et alors on l’avait autorisé à le faire , on lui avait même donné un surnom… « Le protecteur du thym ». C’est un brave homme. L’année qui a suivi ton départ, il est venu me voir pour savoir où tu étais, il était inquiet parce qu’il nous avait jamais vu seules, je lui ai alors expliqué et il est venu chaque 21 mars pour déposer du thym au bord du lac. Malheureusement ce pauvre homme est mort il y a 5 ans maintenant. Donc depuis 5 ans j’y dépose un bouquet de thym en son honneur.

L’air est tellement doux, cela me rappelle nos séances de bronzage l’été lorsque nous étions plus grandes, on partait toujours avant la fin du repas et on prenait notre serviette de plage, de la crème solaire, un magasine et on allait s’allonger sous le saule pleureur. On restait là pendant des heures à parler, à bronzer et à se faire piquer par des moustiques aussi ! On rallait tout le temps mais on ne voulait jamais écouter nos parents qui nous disaient que c’était à cause du lac et qu’il ne fallait plus y aller en été parce que ça pouvait être dangereux. Or c’était notre endroit et « moustique ou pas on irait ! » C’est ce qu’on disait tout le temps… Temps de bons souvenirs qui me redonnent le sourire mais tu me manques tellement…Après ton accident tout le monde m’a conseillé de t’oublier parce que sinon je ne retrouverais jamais le sourire ainsi que la joie de vivre mais je ne pouvais et je ne peux toujours pas t’oublier. Tu es la personne la plus importante et jusqu’à ce que je parte j’aurais une pensée pour toi tous les jours. J’ai due me battre avec mes parents pour ne pas qu’ils enlèvent tous les souvenirs que j’avais de toi, ils n’ont jamais compris la complicité qui nous unissait, on était plus que des amies ou des sœurs. Même nos petits amis ne l’ont jamais vraiment compris mais ils comprenaient déjà plus que nos parents. D’ailleurs c’est grâce à mon petit ami ou plutôt grâce à l’homme de ma vie que je suis ici aujourd’hui avec le sourire. Seul lui, a su m’écouter et a essayé de comprendre, il m’a dit que je ne devais pas t’oublier, que je devais vivre avec cette terrible perte. Et c’est ce que j’ai fait, c’est ce que j’avais besoin d’entendre. Désormais je vis en étant consciente que tu ne reviendras jamais mais que tu es toujours là dans mon cœur tu as toujours eu une place dans mon cœur et tu l’auras toujours. Cela me fait penser à la liste…

Tu te souviens de la liste que l’on avait faite ? La liste de ce qu’on devait faire avant de devenir trop âgées pour les faire, je l’ai toujours gardée avec moi et je te promets de la finir un jour.  Sur cette liste on avait marqué les trucs les plus fous…comme par exemple attacher des bouts de tissus les uns aux autres et descendre d’une fenêtre, comme dans les dessins animés. On avait aussi écrit qu’il fallait qu’on se déguise (un autre jour que le carnaval bien sûr) et qu’on passe toute une journée en ville habillées ainsi (je l’ai réalisé celui la, lors de mon enterrement de vie de jeune fille, j’étais déguisée en clown…sacré Laurie !). On s’était également dit que l’on devait aller à Las Vegas pour passer une soirée aux casinos (comme dans les films),  et qu’on irait à l’école avec des chaussures dépareillées (bon celui là je ne pense pas pouvoir le réaliser étant donné que je ne suis plus à l’école…). Et il y en a encore beaucoup comme ça…mais j’ai oublié de te parler d’un qui me tient à cœur, du moins qui nous tenait à cœur ! La boutique de fleurs que l’on devait ouvrir un jour et qui porterait le nom de « La rosée du matin » comme le nom de notre lac. Et bien je l’ai réalisé mais j’ai modifié une petite chose…le nom. Je l’ai appelé « le petit jardin de Léa», c’était notre rêve est je l’ai réalisé pour toi, à l’intérieur il y a toutes les fleurs rares que personnes ne peux trouver ailleurs, il y a les petites plantes du lac, les boutons d’or, comme ça je suis toujours un peu au lac, toujours un peu avec toi. Ces fleurs venues de très loin redonnent du sourire aux gens, ils retrouvent leurs yeux pétillants d’émerveillement lorsque qu’ils entrent dans ce petit coin de paradis, ton petit coin de paradis (car il s’agissait de ton idée). J’aimerais temps que tu puisses le voir…lorsqu’on rentre il y a une odeur revitalisante qui envahit tout le corps, on se sent renaitre, et puis lorsqu’on parcoure le petit jardin on est émerveillé par les couleurs magiques des fleurs. Des oiseaux du paradis avec leur couleur orange, des fleurs de la passion avec leurs dentelles violettes, des roses des Antilles telles des fraises sur une coupelle, des cannas au jaune vif et bien d’autres fleurs plus magnifiques les unes que les autres. La boutique est tellement merveilleuse qu’il y a une dame plutôt âgée qui passe presque tout ses lundis dans la boutique. Elle m’a expliqué qu’elle habitait aux Antilles et qu’un jour son fils avait eu un accident mortel et qu’elle ne pouvait plus continuer de vivre là bas, de ce fait elle est venue habiter ici. Elle m’a raconté que le premier jour où elle est rentrée dans ma boutique cela lui a fait un choc, toutes ces fleurs qui lui rappelaient les Antilles, sa vie passée, son fils et elle y est revenue plusieurs fois, au fur et à mesure elle a appris à vivre avec ce passé douloureux, cette horrible pensée de son fils qui n’est plus avec elle. Et venir tout les lundis lui fait du bien car c’est un peu comme si elle communiquait avec son fils à travers toutes ces fleurs qu’il aimait temps d’après ce qu’elle m’a dit. Son histoire m’a beaucoup touché, je me suis reconnue en elle, moi aussi j’ai essayé de t’oublier puis j’ais appris à vivre sans toi tout en pensant à toi. Je suis ravie que notre boutique donne de l’espoir, de la joie, du bonheur aux gens, qu’ils leur permettent de ne pas oublier ceux qui leurs sont proches, car c’est une leçon que j’ai apprise et qui m’a permis de vivre Je souhaite que beaucoup de personnes s’aperçoivent du fait qu’il ne faut absolument pas essayer d’oublier une personne chère à nos yeux mais qu’il faut apprendre à vivre avec cette douleur. Car la vie mérite d’être vécue au moins pour réaliser les objectifs que les personnes qui sont parties n’ont pas réussi à réaliser. Il faut réaliser leur rêve ! Ce magasin était ton rêve et je suis fière de l’avoir concrétisé.

Je n’ai pas fini de réaliser tes rêves mais je te promets de les réaliser un jour. Le rêve qui me tient le plus à cœur, c’est de pouvoir nous retrouver toi et moi, comme autrefois. Je sais qu’un jour on sera de nouveau ensemble et ce jour là je serai pleinement heureuse car je serai avec ma meilleure amie ! Je te le promets…

Un petit bisou de nuages, une petite lueur d’étoile et un petit reflet dans une goutte de rosée, signé ta meilleure amie ! »

Voici la lettre que j’ai découverte dans le bocal coincé entre les roseaux du lac et que je garde depuis bien longtemps. Mais ce qui me rassure c’est de savoir que la lettre est datée du 21 mars 1970 et que nous sommes en 2029…

 

Célia Ahier , T9

Publié le vendredi 8 juin 2012 dans Concours de nouvelles Joliot | Aucun commentaire »

En cette fin d’année la compagnie de théâtre « Desiderata » est venue présenter son spectacle  » l’ ascenseur »  aux élèves du LP et du LGT.

Le thème choisi le sexisme est un sujet particulièrement sensible dans cet établissement où filles et garçons se côtoient quotidiennement.

La formule choisie le théâtre-forum permet un moment d’échanges entre l’animateur et les élèves : Est-ce que ce type de situation peut arriver réellement?, que pensez-vous de la place des personnages? comment les définiriez-vous? …après ce moment d’échange, des élèves volontaires acceptent de monter sur scène pour prendre la place d’un des acteurs et apporter quelques séléments qui permettraient de faire évoluer la situation.

Un grand bravo à l’animateur pour sa dextérité à mener le débat , à inciter les élèves à s’exprimer et pour sa ténacité.

http://desiderataspectacles.fr/index.php?rf=14&pg=6

P.H

 

Publié le jeudi 7 juin 2012 dans 4. Evènements | Aucun commentaire »