10 janvier, 2010
Gastronomie, Humour, Langues, Littérature
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Comme il est doux de se savoir à l’abri et derrière les carreaux de la fenêtre de sa maison quand dehors il neige et que les températures sont vraiment très basses. On apprécie le confort moelleux d’un lit douillet qui empêche justement d’être glacé jusqu’à la moelle. On peut même se payer le luxe de siroter un vin moelleux tout en regardant le manteau blanc s’étendre sur le sol. Le mot “moelle” désigne initialement la substance molle contenue dans différents os. Les chutes entraînant des os cassés ne sont pas rares durant l’hiver, j’ai donc pensé qu’un article permettant l’usage des mots “os” ou “moelle” serait un bon clin d’oeil tout enrichissant le vocabulaire de nos élèves. J’espère ne pas être tombée sur un os et pouvoir vous passionner en apportant la connaissance de “la substantifique moelle” dont parle Rabelais

En effet, dans son oeuvre l’écrivain, qui ne fit tout de même pas de vieux os pour être mort à l’âge de 59 ans, explique que chacun doit chercher l’essentiel dans un ouvrage. Il ne s’agit pas de l’avoir dans l’os en n’arrivant pas à assimiler les notions indispensables, personne ne doit avoir l’impression d’avoir eu un os à ronger en ne récoltant que peu de miettes d’une grosse affaire. A force de faire des efforts pour apprendre, il est possible que vous soyez sur les rotules. Vous aurez peut-être aussi l’impression d’être entre l’enclume et le marteau puisque d’un côté vous augmentez votre potentiel intellectuel mais, de l’autre, vous vous fatiguez beaucoup. Mais alors là, pourquoi ne pas prendre des infusions d’astralgale dont les propriétés sont connues pour remettre sur pied les personnes affaiblies ?
Vous estimez ce billet loufoque et je peux vous dire que c’est normal puisque je l’ai rédigé en ayant à l’esprit l’humour de l’os-à-moelle, journal humoristique fondé par Pierre Dac en 1938. Pour vous donnez une idée de la teneur de ses réflexions, je concluerai avec l’une de ses maximes : ” Il est démocratiquement impensable qu’en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout” .
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4 janvier, 2010
Gastronomie, Grands événements au lycée, Société
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Le 17 décembre, l’arrivée brutale de la neige sur le sol limousin a légèrement anticipé la date officielle des vacances. Chacun s’attendait à un “Noël blanc” à cause de l’épaisseur de la couche de poudreuse. Tout était devenu immaculé, chacun à pas feutré et hésitant sauf bien sûr les enfants ravis de la métamorphose de la région en station de ski !

En fait, il n’en a rien été ! Noël n’a pas été “blanc”, tout avait disparu avant la date, mais cette intrusion inattendue de la neige a beaucoup perturbé la circulation routière et donc les achats festifs ont été effectués à la dernière minute. Je ne veux pas seulement parler des cadeaux, je vise aussi la nourriture et les alcools. Pour bien démarrer la fête, on propose souvent des cocktails aux amis : à base de rhum pour la Piña Colada et le Mojito, de vodka pour le Bloody Mary et l’Harvey Walbanger, de téquila pour l’Acapulco ou le Margarita, de gin pour le Negroni et le Tom Collins.








Suivront bien sûr les huîtres, les escargots, le foie gras, le saumon puis la dinde aux marrons, la bûchée glacée et les chocolats. Les mets seront accompagnés des vins en rapport, probablement du champagne pour le dessert. Allez, pour vous faire rêver, je vais vous redonner les appellations habituelles des bouteilles de champagne en fonction de leurs volumes : 1/4 de bouteille Piccolo, 1/2 de bouteille Fillette, 2 bouteilles Magnum, 3 bouteilles Marie-Jeanne, 8 bouteilles Impérial, 16 bouteilles Balthazar, 20 bouteilles Nabuchodonosor.

En l’espace d’une semaine ce sont deux bombances gastronomiques et c’est bien sûr un peu ballonné et grisé que chacun reprend son poste en ce jour. La neige est revenue hier au soir, comme pour évoquer la nostalgie des vacances. Malgré tout, chers lecteurs, je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2010.
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13 décembre, 2009
Animations culturelles, Ecologie, Economie, Grands événements au lycée, Pays, Santé, Société
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La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.
Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de ” Le vilain petit canard” et “La petite sirène” sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans Le vilain petit canard, un “canard” est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son “anomalie” de petit canard cachait en fait une “normalité” de cygne. Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans “Le Merle blanc” d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien aux sentiments éprouvés. A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le “vilain petit canard” n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005 car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière. Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm
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4 décembre, 2009
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Le 25 novembre, c’était donc la Sainte Catherine avec sa tradition du port des chapeaux excentriques. Le 6 décembre, ce sera la Saint Nicolas qui est souvent perçu comme une sorte de Père Noël dans les pays anglosaxons.

Ces prénoms sont associés à des traditions bien ancrées dans nos civilisations. Si l’on part du principe qu’à certains “petits noms” (par opposition à “nom de famille”) s’associe très souvent un usage précis, il est intéressant de chercher, dans le vocabulaire, des expressions qui en contiennent et d’essayer de voir à quoi on a voulu faire référence.
Beaucoup font référence à la Bible : être un Judas (être un traitre), la pomme d’Adam (saillie masculine à hauteur de la tyroïde), être en tenue d’Eve (nue), pleurer comme une Madeleine (la prostituée Madeleine a longuement pleuré aux pieds de Jésus), tranquille comme Baptiste (le prophête Baptiste passait pour un être très placide ), être un Thomas ( avoir des doutes, comme l’apôtre Thomas qui n’a pas cru à la résurrection du Christ). D’autres font allusion à la mythologie : ”fort comme Hercule” (Hercule ayant su sortir victorieux des fameux douze travaux qui lui ont été imposés ), tonnerre de Zeus (juron dit pour exprimer sa colère), riche comme Crésus, le fil d’Ariane (pour exprimer un lien entre deux choses), un travail de Pénélope ( quelque chose qui ne finit jamais), une épée de Damoclès (avoir un danger qui menace), le supplice de Tantale, la boîte de Pandore, enfourcher Pégase.
Mais il y encore d’autres prénoms que l’on peut associer à des expressions assez familières. Certaines sont conçues à partir de sortes de rimes, c’est-à-dire de sonorités proches : “A la tienne Etienne” (pour trinquer ), “ça roule Raoul” (tout va bien). D’autres s’inscrivent dans des règles de jeux, en particulier la pétanque : “baiser Fanny“, “chanter Manon“.
Et il y a aussi tous les prénoms (souvent féminins !) qui ont été donnés aux cyclones qui ont ravagé les Etats-Unis. Lors de mon dernier billet, je vous ai parlé de Katrina, mais vous aurez leur liste complète à : http://www.tibleu.com/html/index2.htm Ces perturbations sont naturelles mais il faut tout de même rappeler que leur intensité va en se multipliant et ce phénomène est à mettre en relation avec la pollution. Je ne sais si le sommet de Copenhague (Danemark) qui va s’ouvrir ces jours-ci va aborder ce problème pourtant lié au réchauffement de la planète.
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27 novembre, 2009
Animations culturelles, Personnages, Société
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En français, quand on emploie cette interjection, c’est pour complimenter quelqu’un, le féliciter, mentionner son admiration. Il faut cependant avouer que parfois l’expression s’y prête plus que de façon espérée. Ainsi, le 25 novembre, en France, c’était “La Sainte Catherine”. Quel lien avec les “chapeaux” ? Ne connaissez-vous pas l’expression “coiffer Sainte Catherine ” qui signifie avoir atteint sa vingt-cinquième année et être toujours célibataire ? Le mariage étant conçu comme “l’avenir de la femme”, on a pris l’habitude de demander à ces jeunes filles de se faire remarquer par d’éventuels prétendants en portant sur la tête des couvre-chefs très excentriques dont voici quelques modèles : http://www.2travelandeat.com/France/catherinette.coiffer.st.catherine.html On organisait un bal afin d’accroitre les chances de rencontrer un mari.
Si l’on s’en réfère à l’histoire de l’Angleterre, il y a au moins trois “Catherine” qui n’ont pas eu de chances avec leur époux : Catherine d’Aragon, Catherine Howard, Catherine Parr. Leur mari était le terrible Henri VIII. Catherine d’Aragon a été répudiée, Catherine Howard a été décapitée “pour inconduite” (alors qu’on n’arrivait plus à compter le nombre de maîtresses du Roi !). Par chance, Catherine Parr survécut à Henri VIII mais elle mourut après la naissance de sa fille Marie Seymour.



Mais l’Histoire nous a aussi appris à connaître des “Catherine” féroces ! Ainsi Catherine de Médicis qui fut l’instigatrice du massacre de la Saint-Barthélémy en 1572. On peut aussi citer Catherine II la Grande qui est connue pour sa correspondance avec Voltaire et Diderot mais qui a aussi brisé, en 1773-1774, de façon sanguinaire, la révolte des paysans russes menée par Pougatchev et instauré le sevrage en Ukraine. Il est aussi à noter que l’ouragan féroce qui a ravagé la Louisiane en 2005 s’appelait Katrina, prénom féminin bien entendu dérivé de Catherine (Katherine).


Ce prénom est porté, et très joliment, par de nombreuses enseignantes de notre lycée. C’est aussi à elles que je dédie, en toute amitié, ce billet.
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22 novembre, 2009
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Les romans d’aventures sont encore très “tendance” auprès des jeunes. Sans doute Jules Verne vous paraîtra-t-il démodé ou même “dépassé”. Pourtant il a encore ses admirateurs.
Cinq semaines en ballon est le premier roman d’une série de 64 ouvrages dans lesquels l’écrivain entraînera ses lecteurs dans d’extraordinaires voyages. Il s’agit de traverser l’Afrique alors qu’à l’époque du récit ce continent est peu connu. De plus, le moyen de locomotion est peu courant puisqu’il s’agit d’une montgolfière. L’inventeur, Samuel Fergusson, survole même le désert saharien !Dans les années de publication, il s’agit d’une oeuvre de science-fiction. Le survol de l’Afrique fait rêver tellement il paraît improbable. Mais, bien sûr, maintenant, il suffit de prendre l’avion et vous êtes dans l’Océan Indien, à la source du Nil, etc . Bref, avec maintenant une grande aisance, vous visitez les contrées dont parlent les héros. Le tour du monde en quatre-vingt jours permet d’aller en Inde, au Japon et aux Etats-Unis, en utilisant paquebots ou trains. Les Enfants du capitaine Grant font atteindre les terres de Patagonie.
Voyage au centre de la terre entraîne le lecteur dans les profondeurs du volcan Sneffels, en Islande. A travers le récit, le lecteur s’initie à la cryptolologie, à la spéologie, à la paléontologie. Bref la transition de la littérature à la science se fait très facilement. Cette approche pédagogique rappelle celle qui est à l’origine de la réalisation de Vulcania en Auvergne : http://www.vulcania.com/

La lecture de telles oeuvres peut donner envie d’explorer réellement les lieux décrits, surtout si le lecteur est un fondu d’aventures et veut dépasser les sentiers battus.
Mais cet état d’esprit va au-delà de Jules Verne. Les passionnés de mangas savent très bien qu’à travers les vignettes japonaises ils découvrent une civilisation. Bien sûr, c’est avant tout la vie quotidienne des Nippons dont il est question mais parfois l’action se passe en Europe, comme c’est le cas de Monster avec la République Tchèque. Ainsi on peut estimer que les tours opérators s’inspirent de la passion livresque de leurs clients pour définir des itinéraires, c’est d’autant plus facile s’il s’agit de romans d’aventure.
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14 novembre, 2009
Economie, Gastronomie, Métier, Pays, Santé, Société
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Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse. Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance. C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre “13″ est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait “La Cène”, dernier repas du Christ avant qu”il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/
Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. “La chance” est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme “la roulette russe” ont pignon sur rue. Les machines à sous et le poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements “addictifs” est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l’”addiction” est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut “la station du coeur” : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même “association” se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie


Il en est de même pour Vichy puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/ La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.
Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée . Parmi elles, on compte La Baule, La Rochelle, Bordeaux, Biarritz, Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir
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7 novembre, 2009
Gastronomie, Littérature, Peinture, Pédagogie, Société, architecture, musique
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Eh oui, vous aurez reconnu le début des paroles de la chanson de Charles Aznavour : http://www.youtube.com/watch?v=vSCA1hnWU5U

Et c’est vrai que les jours s’égrainent à toute vitesse. Nous avons déjà dépassé les vacances de Toussaint et les décorations de Noël commencent à s’installer dans les rues, les boîtes de chocolat et de marrons glacés se trouvent bien exposées dans les magasins. Aux actualités, on nous rappelle qu’il y a maintenant un an que Barack Obama a été élu, que Nicolas Sarkozy est à la moitié de son mandat et que le mur de Berlin est tombé depuis vingt ans, que la seconde guerre mondiale a débuté il y a soixante ans, etc. On se sent un peu dépassé et alors le vocabulaire du temps revient en mémoire : “olympiade” pour 4 ans, “lustre” pour 5 ans, “décennie” pour 10 ans, “siècle” pour 100 ans, “millènaire” pour 1000 ans. Et l’on pense à l’expression latine “ tempus fugit” qui signifie le temps qui s’enfuit. C’est d’autant plus vrai que le dimanche 25 octobre l’heure d’hiver a été mise en place et que, si ce jour là a eu 25 heures pour que le matin suivant il fasse clair plus tôt, à partir de ce jour là la nuit est tombée, elle-aussi plus tôt !
L’expression très courante “la précision des horlogers” invite à se pencher sur l’un de nos patrimoines. L’horloge comtoise est une de nos fiertés : elle est fabriquée en Franche-Comté, c’est-à-dire dans la région autour de Belfort et Besançon : http://www.patrimoine-horloge.fr/
L’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg est très célèbre . Elle attire les touristes tous les jours à 12h30 pour voir défiler les apôtres : http://www.strasbourg.eu/decouvrir/cathedrale/accueil?ItemID=1285861042 . Ce site permet de découvrir toute la beauté de la ville : http://www.jmrw.com/France/Strasbourg/index.htm Le campanile de la gare de Limoges possède quatre cadrans d’horloge reliés entre eux de façon à indiquer partout la même heure.

Naturellement il me semble que l’horloge la plus célèbre à travers le monde est celle de “Big Ben” c’est-à-dire la grosse cloche de la Tour du Parlement de Londres. Si vous voulez plus en savoir sur les horloges vous pouvez consulter http://www.horloge-edifice.fr/ . Ce mécanisme attire la curiosité donc le touriste et, par là-même connaître les lieux de leur existence peut servir à la formation de nos élèves.
Enfin , sachez que la littérature a largement “exploité ” ce thème du temps. Il y a même un ouvrage qui s’intitule Le collectionneur d’horloges extraordinaires écrit par Laura Gallego Garcia : http://www.lirado.com/livres/collectionneur-horloges.htm . Pensez aussi à L’Étrange Histoire de Benjamin Button écrit par Francis Scott Key Fitzgerald : la particularité du héros étant de …rajeunir au point de mourir bébé. N’oubliez pas la composition particulière des romans de William Faulkner, je pense en particulier à Le bruit et la fureur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien cet auteur américain et ce livre en particulier, voici un lien : http://jimharrison.free.fr/ResumeDebruit.htm
Avec toutes ces pistes de réflexion, j’espère que vous n’irez pas dire que j’ai fait beaucoup de bruit pour rien et que je vous ai fait …perdre votre temps !
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24 octobre, 2009
Animaux, Gastronomie, Pays, Pédagogie, Santé, Société
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En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.
Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs. Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de “frog” ou “froggies“ par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.


Et nos fromages dont certains “fleurent” même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins “marqué”.




Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire “tiquer”, nos amis du Québec le serve en “poutine“. Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.


C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, “la tire” dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable ( article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.


Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du “haggis” c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du “bagpipe” c’est-à-dire de la cornemuse : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote : http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus “à ménager” que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

Vous essayerez peut-être le steak d’aligator appelé “gator“ que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le “fugu”, ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

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18 octobre, 2009
Animations culturelles, Animaux, Ecologie, Pays, Pédagogie, Société
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L’automne s’est bien installé et l’on sent les premiers frimas. Les feuilles jonchent le sol et tourbillonnent au moindre vent. Toussaint approche et l’on pense aux tombes que l’on ira fleurir. Les fleurs accompagnent les grands événements de la vie : naissance, mariage et mort. Outre ces grandes dates, la nature, le jardin et l’horticulture en particulier prennent de plus en plus d’importance, sans doute parce qu’il y a un lien avec l’écologie. Mais, et cela peut sembler un paradoxe, le tourisme profite de cet attrait pour proposer quelques destinations qui permettent la découverte de nouveaux Edens. Puisque les vacances seront à la fin de cette semaine et que vous souhaitez peut-être programmer un voyage, j’aimerais vous présenter quelques-uns de ces lieux. Par ailleurs, l’hôtellerie et la restauration sont très liées aux raisons pour lesquelles les clients viennent et l’attrait pour les jardins peut en être une : http://www.levoyageur.net/jardins.php
http://orchidees.provence.free.fr/jar.bot/cadre.jar.bot.fra.html et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_jardins_botaniques dressent une liste très complète des jardins botaniques dans le monde, mais j’en présenterai quelques-uns en particulier. Commençons par l’Afrique du Sud où habite Daleen. Entre Le Cap et Port Elisabeth, on trouve de très nombreux jardins botaniques avec une très grande densité de fleurs puisque l’on recense environ 18 000 espèces. Les plus connues, sans doute parce qu’elles symbolisent le pays, sont les glaïeuls et les protéas.



La “Route des jardins“ est réputée en Afrique du Sud est un des plus beaux lieux est le jardin de Kirstenbosch dans la région du Cap. En ce moment, dans ce pays, le printemps s’achève et l’été approche aussi c’est la pleine floraison. La ville dans laquelle habite notre amie, Bloemfontein, est appelée “Cité des roses“ et il y a des parcs prestigieux : http://www.bloemfontein.co.za/page_overview.php?val_id=1&subd_id=40
Poursuivons avec le Japon où vit notre amie Mariko. Bien sûr, actuellement, les cerisiers ne sont pas en fleurs mais n’oubliez pas l’importance des jardins de pierre dans ce pays. Les espaces sacrés, et les temples en particulier, regorgent de plantes : lisez cet article pour vous informer : http://japanfan.free.fr/flore.html Les parcs autour de Tokyo où vit notre amie sont des merveilles.


Avant de revenir en Europe, faisons un tour par le Costa Rica qui est considéré comme un paradis écologique tropical. Il y a des espèces d’orchidées d’une rare beauté. Les cascades d’eaux chaudes des jardins de Tabascon surprennent le touriste. La flore mais aussi la faune (les papillons et les colibris en particulier) sont remarquables. Voici un lien qui va vous donner une idée du magnifique spectacle : http://www.waterfallgardens.com/

L’ile portugaise de Madère est surnommée “l’île aux fleurs“. On y trouve des hibiscus, des orchidées, des jacarandas, des amaryllis, des mimosas, etc

Et bien sûr les Pays-Bas la production de tulipes, jacinthes, iris et crocus. La campagne hollandaise ressemble à un damier multicolore.

Enfin, si nous rentrons en France, il ne faut pas oublier la vallée de la Loire, les jardins de Claude Monet (http://www.vernon-visite.org/rf3/jardin_monet.htm ) , le jardins des plantes (http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/GuideDecouverte/lieuxVisiter/LieuxAVisiter/FLieuAVisiter.xsp?AE_ID=214&INFO_ID=21&LIEU_ID=158&MAN_ID=273&SITE_ID=10&idx=1&nav=liste), le parc floral de Vincennes (http://www.parcfloraldeparis.com/parc_floral.html ) , etc.
Vous l’aurez compris, “florilège ” , qui signifie “sélection de choses belles et remarquables” est un dérivé du mot “fleur”
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