Fête des morts

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Nous sommes en vacances depuis vendredi 24 octobre et ce jusqu’au 6 novembre. Nous avons l’habitude de dire que ce sont « les vacances de Toussaint« . Comme ce type de congés scolaires n’existe pas dans les pays avec lesquels notre réseau de blogs scolaires nous a mis en relation, il me semble intéressant de préciser un certain nombre de faits.

La Toussaint est une fête catholique qui, comme le nom l’indique, consiste à rendre hommage à tous les Saints. Sa date est fixée au 1er novembre et il s’agit d’un jour férié. Il y a de plus en plus confusion entre « la Toussaint » et  » le jour des morts » qui, lui, a lieu le 2 novembre et qui, lui, n’accorde aucun repos particulier. Je dis qu’il y a amalgame parce qu’en fait, depuis plusieurs années, les gens se recueillent dans les cimetières, fleurissent les tombes pour Toussaint et non le lendemain comme il se devrait. Cette « pratique  » vient du fait que le jour des morts n’étant pas chômé, il n’y a pas d’autre choix. Les chrysanthèmes sont les fleurs les plus choisies pour poser sur les caveaux, de même que les arbres qui bordent le plus les cimetières sont le plus souvent des cyprès ou des ifs.

Le cimetière du Père Lachaise, à Paris est connu, même hors période de Toussaint, comme un « haut lieu touristique », mais auriez-vous aussi l’idée, en venant à Limoges, de programmer la visite du cimetière de Louyat? Il faut savoir que « Louyat » désigne le domaine. Notre cimetière est parmi l’un des plus grands de France. Il s’étend sur plus de 35 hectares, comporte 40 000 sépultures et environ 200 000 défunts y reposent. Ce site funéraire posséde aussi une particularité : des plaques en porcelaine indiquent le nom des défunts ! Il faut bien entendu voir un lien entre l’usage de la porcelaine et le fait qu’il s’agisse de Limoges. De nombreuses personnalités sont enterrées dans ce lieu : quelques maires de Limoges , David et Charles Haviland dont les noms sont associés à la porcelaine, Adrien Dubouché, généreux mécène du musée de céramique, Camille Vardelle, jeune homme tué lors des émeutes ouvrières de 1905 à Limoges. Vous aurez encore plus de détails sur ce cimetière en venant emprunter au CDI Pays du Limousin n°37 du 15 octobre 2008. Le cimetière de Limoges n’est pas le seul en Limousin à avoir des plaques funéraires en porcelaine. Le cimetière de Linards en a aussi et voici un lien pour voir comment se présentent ces « décorations mortuaires » : http://linards.ifrance.com/histoire/plaques/plaques.htm

Puisque ce blog se veut ouvert « sur l’étranger », je vais aussi vous parler d’autres cimetières. D’abord du cimetière de Staglieno à Gênes (Italie) que j’ai eu l’occasion de visiter avec mes parents il y a de nombreuses années. Il est considéré comme une curiosité touristique à cause des tombeaux . Des stèles monumentales font de lui comme un musée. Le site officiel permettra d’avoir plus de renseignements : http://www.cimiterodistaglieno.it/

Suite au commentaire de Cristolinette, je rajoute donc une photo du cimetière d’Hammamet en Tunisie ainsi qu’une autre représentant la tombe de Bettino Craxi dans ce même cimetière. Je la remercie pour ce don.

Je n’ai pas visité le cimetière Bellu de Bucarest ( Roumanie) mais sa réputation dépasse son pays. Aussi je sais qu’il abrite de nombreuses personnalités dont le célèbre architecte Ion Mincu

L’Argentine a été fortement marqué par la personnalité d’ Eva Duarte de Perón qui a été la femme du président argentin. La chanteuse Madonna a interprété le rôle d' »Evita » au cinéma . Le cimetière de La Recoleta à Buenos Aires laisse reposer de nombreuses personnalités dont Eva Perón. Ce site, en espagnol, donne des explications complémentaires sur ce cimetière : http://www.info-recoleta.com/cementerio_recoleta.htm

Au Canada, plusieurs cimetières sont célèbres mais le plus grand est celui de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal (Québec) , cimetière catholique qui jouxte justement le cimetière anglophone et protestant du Mont-Royal.

Ce lien donne encore plus de détails sur les différents cimetières du monde : http://www.landrucimetieres.fr/spip/ . Pour que vous ne trouviez pas mon article trop macabre, je voudrais ajouter qu’il y a en fait plusieurs façons de fêter les morts : se recueillir sur les tombes mais aussi faire la fête avec Halloween. J’ai remarqué que nos amis de Georgie préparait un petit article à ce sujet , alors je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil : http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ , rubrique « Les questions » . Outre les déguisements , la citrouille est au coeur de cette tradition . Elle décore les maisons et s’accompagne de symboles mortuaires.

La citrouille d\'Halloween est appelée Jack O\' Lantern

Pour rester, disons, dans le « ton », je vous propose quelques expressions plus ou moins familières que l’on utilise quand quelqu’un est mort : « il a cassé sa pipe« , « il mange les pissenlits par la racine« , « il est ressorti les pieds devant« , « il a fermé son parapluie« , « il a passé l’arme à gauche« , « ses dents ne lui font plus mal« . En connaissez-vous d’autres ?

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Madonna et moi étions au stade de France le 20 septembre 2008

Grands événements au lycée, musique, Pédagogie, Personnages 18 commentaires

Voici comment elle est rentrée   

                                                     

 Je me présente, je suis élève de 1BH du lycée Jean Monnet et mon prénom est Romain . J’ai 17 ans et je suis fan de Madonna depuis 2000 avec l’album Music .

 

1ERE PARTIE :

 

J’avais manqué le Drowned world tour en 2001 , le Reinvention tour en 2004 et enfin le Confessions tour en 2006 .

Je me devais d’y être ! Pour cela il fallait convaincre mon père :

1er point, s’y prendre 6 mois plus tôt .

2eme point, ne pas le lâcher !

Résultat, deux semaines avant la mise en vente du STICKY AND SWEET TOUR , mon père avait dit oui …

Bon un probléme de résolu, un autre arrive … La réservation du ticket , les précédentes dates en 2006 à Paris Bercy ( 4 dates de 15 000 places ) étaient parties en 1 h …

Alors, ayant un examen le matin de la mise en vente des tickets et voulant absolument avoir cette place sans payer le triple sur Ebay, je demande à mon père ( encore lui , le pauvre je sais ),  de me chercher un ticket soit pour Nice le 26 Août ou Paris le 20 Septembre .

 

Ouverture de la FNAC à10 h , je reçois un texto à 10 h 10 pour me dire que j’ai un ticket, ouf je suis sauvé . Catégorie 2 car la 1 et la pelouse sont parties en 10 minutes .

 

 

2eme partie :

J’arrive devant le stade de France à 13h30 pour 21h00, certains dorment depuis 3 jours devant ! Eh oui , ceux qui sont en pelouse veulent être au premier rang et griller la politesse aux 80 000 autres fans …

Des revendeurs de tickets au marché noir sont nombreux pour cette date et le lendemain soir ( 50 000 à Nice et 2 x 80 000 pour Paris ) .

Bref l’ambiance est explosive et on entend Madonna répéter CANDY SHOP , BEAT GOES ON et HUMAN NATURE …

Les stands où se vendent t-shirt, porte-clefs, programmes, posters et même culottes estampillées au nom de la star ne désemplissent pas et je rapporte évidemment quelques souvenirs ( pour éviter quelques évanouissements je n’oserai mettre le prix des objets ) …

18 h , ça y est ça ouvre , évidemment tout le monde se presse contre les grilles, pousse et s’énerve ! AMBIANCE !

A 19 h , la 1ère partie arrive , et c’est : BOB SINCLAR, je passe ce moment, le public étant assez peu enthousiaste et acclamant déjà Madonna …

Dès 19 h 30, le public fait déjà la hola mais, voulant se faire désirer Madonna arrive 30 minutes en retard …

                            

                      3ème partie ( la plus importante )

La star entre en scène sur Candy shop, assise un trône , en guêpière . Alors qu’elle sort d’un cube géant Les écrans géants diffusent les images et les lettres C.A.N.D.Y   S.H.O.P   , les hurlements dans le public résonnent et elle attaque  » See which flavor you like and I’ll have it for you . Come on into my stor , i’ve got candy galore  »

Puis c’est au tour de « beat goes on « qui apparaît sur écran géant du centre de la scène Kanye West. Madonna arrive en Rolls Royce toute scintillante . Par la suite c’est au tour de  « human nature« .

 La folie s’ empare le public quand Britney Speras apparaît sur les écrans et chante » It’s Britney bitch  » en réponse au « i ‘m not your bitch de Madonna » . Puis c’est l’énorme tube  » vogue  » et son  » Strike a pose  » . Pour la mise en scène, la diva est au milieu de tubes de toutes les couleurs . Pour clôturer cette première partie  » PIMP  » nous avons droit a un interlude vidéo avec un remix démentiel de  » die another day  » ( BO du James Bond Meurs un autre jour ) .

Madonna nous revient pour la partie  » OLD SCHOOL  » en commençant par » Into the groove » , et là Madonna nous épata : Corde à sauter, barre fixe et danse musclée . Le public reprend en choeur le titre de  » Recherche Susan despérèment  » .

 Madonna nous demande de faire  » ouh-ouh  » . C’est Heartbeat qui prend le relais , Borderline pour une version rock , She’s not me pour laquelle Madonna se roule au sol , danse de façon endiablée avec ses danseurs et embrasse sa danseuse française Sofia Boutella .  Et là , Oh miracle ! le «  D.J., put a record on
I wanna dance with my baby
 » se fait entendre , évidemment comme prévu le tube  » Music  » ne laisse pas le public indifférent . Pour finir cette partie, l’interlude vidéo est « rain « .

La 3ème partie dont le thème est  » GIPSY  » , commence avec « devil wouldn’t recognize you« . Madonna est couchée sur un piano avec un cylindre qui descend progressivement sur elle et projette des images dont une immense cascade d’eau . Puis c’est Spanish lesson  » habla espanol ?  »  » si ? » … Puis elle nous dit en français  » Parisss est-ce que tou crois à l’amour ?  » et aussi en anglais sa joie d’être avec nous , et son amour pour la France  . Puis Madonna s’accompagne elle-même à la guitare sur  » Miles away  » , puis le stade s’enflamme sur la version gitane de près de 10 minutes de  » la isla bonita  » , « doli doli  » et enfin une version sublime de  » you must love me  » du film Evita jouée par Madonna .

 

 Enfin le thème  » rave party  » avec le tube « 4 minutes » et Timbaland sur les écrans géants ainsi que des coulissants au centre de la scène avec Justin Timberlake , puis sûrement le meilleur moment avec Like a prayer : Madonna est sur un tapis roulant , une cloche géante descend et le son electro se fait retentir dans toute la salle pendant que le public clame les paroles . Ensuite c’est  » Ray of light  » , avec guitare électrique en main , Madonna nous dit en français être heureuse d’être là et si  » on en veut encoooore ?  » Puis  le public à droit à un  » mother fuckers  » . Elle revient sur Express yourself , trouvant que le public ne chante pas assez elle clame en chantant à plusieurs reprises ( le public le répetera )  » Paris is a shit !  » . L’avant dernier titre  » Hung up  » avec un son mi-dico mi-rock époustoufle le public , le clip défile sur les écrans , Madonna danse de façon endiablée … Puis le final  » Give it to me  » qui durera plus de 10 minutes durant lesquelles la star donnera tout ( le public aussi ) et enfin apparaît sur les écrans  » Game over  » ! Et la star nous laisse

Je n’ai, à vrai dire, réalisé que le lendemain , c’était vraiment un show merveilleux et un moment que je ne pourrai jamais oublié , du fait de la voir mais aussi de l’ambiance , dés l’arrivée devant le stade on aurait dit que les gens ne vivaient plus que pour le spectacle , que le monde extérieur était en arrêt …

 

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Frugalité

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 17 commentaires

        Nous entrons dans la 19ème Semaine Nationale du goût. Les enfants seront éduquer à la nutrition et à la gastromie. Limoges sera bien sûr de la fête. Des animations se dérouleront dans le ventre ( le mot se prête déjà à évoquer la cuisine !) de Limoges, sur les marchés, dans les halles centrales. Il y aura bien sûr la célèbre Frairie des Petits-Ventres de la rue de la Boucherie. Les produits locaux seront à l’honneur : grillons, andouillettes, galetous, clafoutis, pâté de viande, etc. Ceux d’Alsace y seront aussi. Il y aura de la choucroute, des tartes aux mirabelles, des « flammekueches », des pains d’épice, etc. Naturellement le lycée Jean Monnet va s’investir dans cette action qui a pour dessein de faire découvrir les saveurs. Voici, en lien, les menus qui seront proposés au lycée : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?breve132

    J’ai voulu profiter de cette semaine du goût pour philosopher un peu. Je vous livre donc quelques-unes de mes réflexions. Comme chacun doit sans doute le savoir, « frugalité » est un mot de la famille de « fruit« . Il signifie « sobriété » et ce sens laisse vraiment rêveur quand on connaît toute la richesse de goûts et toute la diversité des fruits! « Frugal » veut dire « qui se nourrit de peu, qui vit d’une manière simple », mais cette notion ne se comprend que par rapport à quelqu’un qui, au contraire, privilègierait, par exemple, la viande pour ses repas car, en continuant « mon tour des musées gastronomiques« , je vais vous montrer toutes les possibilités culinaires que l’on peut tirer des fruits!

         Pour poursuivre l’idée d’opposition entre la prétendue austérité et le fait de manger des fruits, commençons par parler de la châtaigne (et nous  ne serons pas « marron »!) dont le musée se trouve à …Joyeuse ! Il s’agit d’une ville de l’Ardèche. Ce musée est installé depuis 1984 dans l’ancien couvent des Oratoriens (tiens, l’idée de vie monastique revient!). Vous pouvez visiter ce lieu de façon virtuelle grâce à http://www.pays-beaumedrobie.com/fr/musee-chataign/accueil-chataigne.php mais il est tout de même préférable d’aller sur place car vous aurez la chance de déguster des terrines de châtaigne, des crèmes de châtaigne et tout un éventail de nouveaux produits. Mais il y a une seconde ville en Ardèche qui célèbre la châtaigne : Saint-Pierreville. Il y existe une Maison du châtaignier. C’ est un centre de réunion pour les casténéiculteurs et pour tous ceux qui s’intéressent à ce fruit. On y trouve  des objets fabriqués à partir du châtaignier et des produits du terroir à base de châtaigne. Pour avoir une idée, consultez : http://www.chataigniers.fr/maison/index.htm

     Pour continuer à plaisanter sur le lien entre la frugalité et la tristesse, passons maintenant à un fruit qui peut être avec ou sans pépins : la mandarine. Il s’agit du fruit du mandarinier qui est un arbre originaire d’Asie (Chine, Indochine). Le nom a été donné par référence à sa pelure qui a la même couleur que celle de la robe de soie portée par les mandarins, hauts fonctionnaires de l’empire chinois. Sa culture se trouve surtout au bord du bassin méditerranéen. Un musée lui est consacré à Seclin dans le Nord. Il est possible de le visiter de façon virtuelle en allant à : http://www.domainenapoleon.com . Avec cette adresse électronique, http://www.mandarine-napoleon.com/ vous obtiendrez quelques secrets de la fabrication de l’alcool fait de la macération de ce fruit dans du cognac que Napoléon appréciait beaucoup.

     Poursuivons avec l’austérité et disons que nous allons rentrer dans notre coquille. Celle de la noix, bien sûr! L’écomusée de la noix du Périgord se trouve en Dordogne, exactement à Castelnaud la Chapelle. Sa visite virtuelle est possible : http://ecomuseedelanoix.site.voila.fr/ . Il offre aux visiteurs des renseignements sur les origines, l’histoire, le travail, la culture du noyer et de la noix en Périgord noir. Il est possible d’assister à la préparation traditionnelle de l’huile de noix, mais les gourmets apprécieront les produits régionaux : noix, gâteau aux noix, liqueur et vin de noix, confiture de noix verte, etc.

  Quand on doit s’accommoder de ce qui ne plaît pas, il faut savoir couper la poire en deux. Et, même, quand les temps sont durs, on doit garder une poire pour la soif, c’est-à-dire faire des réserves pour l’avenir. Avez-vous déjà entendu parler de « la poire d’Angoisse  » ?  Il y a bien sûr un jeu de mots parce qu’initialement « une poire d’angoisse » est un instrument de torture (cf http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/58.htm  ). Mais « Angoisse » est un arrondissement de Nontron en Dordogne dans lequel on trouve une poire d’hiver au goût très âpre.  Savez-vous ce qu’est « une poire tapée  » ?  C’est une spécialité de Rivarennes en Indre-et-Loire. Ce site, http://www.poirestapees.com/fabrication.html vous fait découvrir la technique de fabrication. Mais on pense aussi au douillon dont parle beaucoup Guy de Maupassant dont l’action de ses romans se passe en Normandie. Un « douillon » est une poire cuite dans de la pâte à pain (cf cette recette http://www.cuisineaz.com/Recettes/Douillon-de-poires-3936.aspx ). Et ceci m’amène à vous parler de La maison de la pomme et de la poire située à Barenton dans la Manche, en Basse-Normandie.  On vous parlera sûrement des produits cidricoles : cidre, calvados, poiré, apéritif de poire, etc. En Haute-Normandie, exactement à Sainte-Opportune-La-Mare (dans l’Eure), il existe un musée pomologique (cf http://www.tourisme-quillebeuf.com/Sainte-Opportune-la-Mare,6,0,48.html )

    Pour conclure, je vais vous dire quelques mots sur le pruneau. Encore une fois, vous remarquerez que familièrement ce mot désigne aussi la balle d’une arme à feu, alors ça n’a vraiment rien d’hospitalier et de réjouissant ! Et quand on sait qu’un pruneau est une prune séchée au four ou au soleil, on ne rit plus du tout car, familièrement aussi, « une prune » est une contravention ! Je ne vous dis pas cela pour des prunes parce que je veux vous présenter le Musée du pruneau gourmand qui se trouve à Granges-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne  : http://www.lot-et-garonne.fr/decouvrir/pruneau/museepruneau.htm . Le mot « pruneau » est naturellement associé à Agen . C’est tout de même un signe : phonétiquement ça fait « à jeûn  » ! Il faut donc rester frugal !

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Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

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Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.  
 
 

 
 

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

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Quelques douceurs vous feraient-elles plaisir ?

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       Les vacances d’été sont finies depuis plus d’un mois et vous en éprouvez une certaine nostalgie. Comme ce serait bon de pouvoir encore rester sur une chaise-longue et lire son roman préféré ! Hélàs, ce temps est fini et le rythme scolaire a repris.  Heureusement les vacances de Toussaint seront à la fin du mois mais cela suppose encore patienter ! Cependant,  avez-vous remarqué que quand le moral n’est pas bon, souvent on se tourne vers les sucreries ? Aussi, pour vous consoler et parce que ça peut aider vos élèves ou vous-même dans le cadre des cours, je vais vous indiquer des lieux gastronomiques à connaître.

           Le saccharophile sera charmé par le musée du sucre et du chocolat qui se trouve à Cordes-sur-Ciel (Tarn). Yves Thuriès, grand maître pâtissier, expose toutes les possibilités artistiques et professionnelles du sucre. Rendez-vous à http://www.thuries.fr/ et vous verrez des merveilles.

       On attribue des qualités aphrodisiaques au chocolat. Il est qualifié de croquant, craquant, fondant, moelleux. Aussi je pense que vous apprécieriez dans un premier temps la visite virtuelle de son musée à l’adresse suivante : http://www.planetemuseeduchocolat.com/ . Ensuite vous serez tellement charmé que vous aurez réellement envie d’aller sur place, à Biarritz (Pyrénées Atlantiques). Des détails sur la fabrication du chocolat sont donnés à http://chocolat0.chez-alice.fr/memoire%20chocolat.htm, ainsi qu’à http://www.chococlic.com/index.php et vous pouvez suivre, étape après étape, la fabrication d’un bonbon au chocolat à : http://www.confiserie-gumuche.fr/fabricationchocolats.htm

     Souvenez-vous de votre enfance et des bonbons que vous suciez avec délice. Un nom vous vient … à la bouche : Haribo ! Vous avez d’ailleurs beaucoup vu ce mot dans le cadre des Jeux Olympiques de Pékin . Que signifie-t-il ? A l’origine de la marque, il y a Hans Riegel né en 1893. C’est lui qui a inventé ce nom dont je vais vous expliquer l’origine : HA pour Hans, RI pour Riegel et BO pour Bonn en Allemagne. Les fraises Tagada, les chamallows, les bonbons à la réglisse  vous font saliver, eh bien, c’est très simple, faîtes une visite virtuelle à http://www.haribo.com/planet/fr/info/frameset_musee.php?musee=1&frame=musee puis allez à Uzès (Gard)

     Le sucre d’orge est un bonbon particulier inventé en 1638 par les religieuses de Moret-sur-Loing (Seine-et Marne). La cour du Roi Soleil est séduite mais c’est le déclin et même la disparition avec la Révolution de 1789. En 1853, avec l’Empire, soeur Félicité redonne vie à la production. Mais en 1972, soeur Marie-Andrée donne le secret de fabrication au confiseur Jean Rousseau dont ses fils ont maintenu la tradition  http://www.visite-virtuelle.net/moret-sur-loing-musee-sucre-orge.asp

     N’oubliez pas le miel délicieux que l’on associe aussi bien à la confiserie et pâtisserie qu’à la fabrication d’hydromel et de vinaigre de miel. Pour ce faire, n’omettez pas une visite à http://www.musee-du-miel.com/ dont l’adresse postale est à Gramont (Tarn-et-Garonne). Vous aurez également des renseignement sur l’apiculture.

   Le pain d’épice est parfois appelé « kugelhopf« , « bretzel » ou « lebkueche » en Alsace. Il a des formes variées. Vous saurez quelques détails en visitant son musée  à http://www.paindepices-lips.com/ dont l’adresse postale se trouve à Gertwiller (Bas-Rhin). Vous aurez l’historique du pain d’épice et quelques recettes à http://fr.wikipedia.org/wiki/Pain_d’%C3%A9pices

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